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Al-mash



*Dans le cas d’une blessure qui nous empêche d’utiliser l’eau (risque d’infection et de complication) il faut faire l’ablution normale et en arrivant au membre malade essuyer (mash: passage de la main mouillée) sur le pansement ou le plâtre ou le bandage (jabîratun) du membre malade (au lieu de le laver) jusqu’à ce que ce membre guérisse et qu’on enlève le plâtre. Idem pour le Ghusl.[1]
Notez Bien:
le bandage (ou plâtre ou pansement) doit être gardé jusqu'à la fin de la prière: si vous l'enlevez ou qu'il s'enlève avant la fin de la prière, il faut le remettre refaire l'essuyage et refaire la prière. Si le membre est guéri, là on réutilisera à nouveau l'eau pour ce membre.

*On a la possibilité de remplacer le lavage des pieds par le fait d’essuyer les chaussettes, les chaussons ou même les chaussures (khuffayn) avec la main (passage des mains mouillées sur les chaussettes) sous certaines conditions : les plus importantes étant que ces chaussures (chaussettes ou chaussons) soient de cuire essentiellement (pour la doctrine malikite:la matière prépondérante doit être le cuire:surtout le bas et le haut, si ce n'est que les côtés qui sont d'une autre matière mais que le reste est en cuire, il restera bon pour l'essuyage), que ces chaussettes arrivent aux chevilles(en les incluant et les couvrant aussi), qu’elles soient enfilées (pour la première fois) en état d’ablution humide (c'est-à-dire : on fait nos ablutions, puis on les met), qu’elles soient propres (ne contiennent pas de najâsa),qu’elles ne soient plus enlevées, et que les chaussettes ne soient pas déchirées sur le tiers du pieds ou plus (c'est-à-dire que la déchirure ou le trou ne découvre pas le tiers du pieds ou plus)…
Le cuire doit être aussi "Makhrûz" (cousu) et non pas collé.

L’essuyage sur les chaussettes (de cuir) (avec ses conditions)n’est pas limité par une période dans le malikisme (sauf si on veut se laver ou faire les ablutions humides complètes), il est préférable de les enlever chaque vendredi ou chaque semaine pour faire le Ghusl ou les ablutions humides.
On peut le faire en résidence comme en voyage, en bonne santé ou en maladie.

Si on est en état de souillure majeure (obligation du Ghusl): là on ne peut plus faire l'essuyage sur les khuffayn.
Si on fait l'ablution avec le mash puis on enléve les Khuffayn, il faudra tout de suite laver les pieds aux chevilles pour que l'ablution reste valide, s'il oubli de laver son pied de suite il construira sur ce qui a été fait avant les pieds (en émettant l'intention) et continuera l'ablution humide...Si il ne lave pas son pied volontairement et si un long temps est passé: il doit refaire toute l'ablution humide.(Al-Fiqh 'alâ al-madhâhib al-arbaa d'Al-jazîrî tome I page 134).


Notes:
[1]Arguments du Mash sur les bandages ou le plâtre :
On cite entre autre:
Le hadîth de Jâbir Ibn ‘Abd Allah: à propos de l’homme qui fut blessé à la tête... Il était Junub (en état d’impureté majeure) et il demanda s'il pouvait faire le tayammum mais on le lui refusa. Il fit donc le Ghusl (grande ablution) mais mourut à la suite de cela. Le prophète, apprenant cela, dit : ils l’ont tué ! Qu’Allah les tue! Il aurait suffit à l'homme de faire le tayammum; il aurait mis un bandage sur sa blessure, aurait fait l'essuyage (mash) dessus et le lavage du reste du corps."
Rapporté par Abû Dâwud (1/239-240) (kitâb at-tahâra : bâbun fî al-majrûh yatayammam) et ad-dâraqutnî (1/189).
Ibn Omar a fait aussi l’ablution normale en passant la main mouillée (essuyant) sur les bandages qu’il avait et en lavant les autres parties (les parties saines).
Rapporté par Al Bayhaqî dans ses Sunan (1/328).





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