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Au Nom de Dieu le Clément, Miséricordieux
Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « Chercher la science est une obligation pour chaque musulman ».
Il dit aussi : « les Anges étendent leurs ailes à celui qui cherche la science : par satisfaction de ce qu'il fait ». Et il dit : «Certes, Allah, et Ses anges, les habitants des cieux et de la terre, jusqu'à la fourmi dans sa tanière et jusqu'au poisson prient pour celui qui enseigne aux gens le bien ». Qu’Allah fasse de ce Forum une aumône courante pour Sa Face généreuse. Que nos intentions soient purement pour Allah seul. Tout d'abord et avant de commencer on vous invite à lire attentivement la charte du Forum (format PDF, ci-après). Ensuite voir les nouvelles règles de gestion des forums (format PDF, ci-après). Un moteur de recherche en bas de chaque forum est à votre disposition afin de consulter les sujets déjà traités.
Le grand Djihâd ashwaq
Dieu dit dans le Coran :
« O Humains ! Nous vous avons créés à partir d'un mâle et d'une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d'entre vous pour Dieu est le plus pieux » Sourate 49 (les chambres), Verset 13. Et il dit : « Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres on aurait assurément démoli bien des monastères, des églises, des synagogues et des mosquées où l'on prononce (invoque) beaucoup le Nom de Dieu » Sourate : Al-Hadjj verset 40. Abû ad-Dardâ' rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Voulez-vous que je vous annonce quelles sont les meilleures de vos actions, les plus pures auprès de votre Seigneur, celles qui vous élèvent le plus en degré, et meilleures pour vous que de dépenser or et argent en aumône, et meilleurs pour vous que de rencontrer vos ennemis lors d'une bataille pour les tuer ou pour qu'ils vous tuent ? Ils répondirent : Oui. Certes. Il reprit : Eh bien c'est l'invocation de Dieu le Très-Haut. » Un homme demanda : l'invocation est elle meilleur que le Djihâd (la guerre sainte) ? Le prophète répond alors : « même si le mudjâhid (le combattant) frappe avec son épée jusqu'à ce qu'elle se brise et se remplie de sang l'invocateur restera toujours meilleur que lui. »( Hadîth Sahîh, rapporté par Ibn Mâja et At-tirmithî.) L'Islam est une religion de Paix et d'Amour par excellence; l'étymologie même du mot vient de la racine: S.L.M , dont découle: Istislâm (soumission) et Salâm(paix), ce qui veut dire: soumission au Créateur et paix avec les créatures. Les grands hommes de l'Islam qui portèrent haut l'étendard de la foi islamique ne pouvaient pas s'opposer à la théorie coranique qui n'habilite pas le croyant à faire usage de la force pour rallier les non musulmans à leur religion : ' Si Dieu l'avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il égare qui il veut ; il dirige qui il veut. Vous seriez interrogés sur ce que vous faisiez ' (S. XVI, 93). ' Pas de contrainte en religion ! La voie droite se distingue de l'erreur ' (S. II, 256). Le Grand Djihâd celui le plus noble est le combat contre l'âme charnelle, contre l'ego et les passions pour se parer des caractères divins (Akhlâq Ar-rahmân). En effet les deux ennemis les plus redoutables de l'homme sont : son âme (et ses penchants terrestres) et Satan. La tâche la plus difficile pour chacun dans ce monde consiste en cet effort permanent sur soi, pour vaincre ces deux ennemis invisibles. Le respect de la vie et l'amour, sont les deux ailes du musulman dans le cheminement vers son seigneur, son capital ou son viatique dans ce long voyage, est sa conformité à la loi divine et son habit le plus beau est la piété et le bon caractère (libâsa at-taqwâ). La vérité sur le Djihâd Le mot 'Djihâd' est aujourd'hui employé à tort et à travers, avec souvent une connotation fortement négative, voire terrifiante, sur fond de terrorisme « islamique » et d'attentats suicides. Il est important de préciser la véritable signification du 'Djihâd'. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet il faut prendre au sérieux et avoir conscience des dangers que les commentaires arbitraires des textes sacrés pourraient provoquer. Chaque individu peut lire le Coran, les Évangiles, et la Thora, mais quiconque ne peut les interpréter, car chacun projette ses états d'âmes dans son interprétation. Les gens englués dans l'ignorance et l'obscurantisme sont gouvernés par les pulsions de leur ego, et par conséquent vivent dans l'époque de l'ignorance, même si l'on est au vingt et unième siècle. Leur interprétation des textes sacrés, de la Bible, des Evangiles et du Coran correspond au niveau très bas et très matérialiste de leur compréhension et de leur imagination. L'on ne peut pas accuser le texte, si son interprétation est erronée. 'Djihâd' signifie « effort suprême » et est dérivé de la racine « Djahd » signifiant « effort ». Celui qui emploie ses efforts en permanence afin de parvenir à un objectif important est un «Mudjahid». 'Djihâd' et tous les mots qui en sont dérivés font parties du vocabulaire coranique et on les trouve 41 fois employés dans le texte saint. Le Coran décrit les fidèles comme étant des gens qui font régulièrement leur prière, paient leur impôt religieux, et emploient beaucoup d'efforts en sacrifiant leurs biens matériels et leur « ego », sur le chemin de Dieu. En d'autres termes pour devenir un bon musulman il faut respecter l'importance du Djihâd. Mais contrairement à ce que l'on croit souvent de nos jours, l'obligation religieuse de 'Djihâd'(projetée sur le contexte actuel qui est un contexte de paix) est absolument privée de tout sens guerrier sauf dans le cas défensif où on le nommera le petit Djihâd. Les mots qui désignent la guerre et employés par le Coran sont « harb » et « qitâl », avec leurs dérivés: a)- « Harb » est une sorte de guerre qui peut être déclarée par un individu ou un groupe d'hommes contre des ennemis moraux ou physiques. Par exemple le verset deux cents soixante quinze de la deuxième Sourate du Coran (Al-Baqara) condamne fermement « l'usure» et parle ainsi: « Dieu autorisa la vente et interdit l'usure. (275/II) Ô vous les croyants! Respectez la volonté de Dieu et renoncez- si vous êtes réellement des croyants- à ce qui vous reste de profit de l'usure. Mais si vous ne le faites pas, préparez vous à la guerre (Harb) que Dieu et son prophète envisagent contre vous» (279/II) Dans un autre verset le Coran : « Chaque fois qu'ils essaient de provoquer le feu de la guerre (harb), Dieu l'éteint » (64/V) b)- « Qitâl» signifie « engager des actions guerrières ». Le « qitâl» peut être négatif si c'est pour bafouer la justice et opprimer la liberté d'un peuple, et positif si c'est pour défendre légitimement la vie, la dignité, les biens, l'habitation de soi-même ou d'autrui contre un ennemi envahisseur et agressif. Dieu a permis pour la première fois en Islam(après plus de quinze ans de souffrances et de vexations où Allah n'avait pas autorisé les musulmans à utiliser la force contre leurs oppresseurs ), aux musulmans de faire la guerre contre les infidèles lorsque le prophète et ses compagnons ont été obligés de quitter injustement la Mecque vers Médine et furent attaqués par leurs ennemis à plusieurs reprises; le verset trente neuf de la sourate « Al-Hadj » qui marque cet évènement historique emploie le mot « qitâl » et non pas « Djihâd »: « L'autorisation(de se défendre) a été délivrée à ceux qu'on combat (yuqâtalûna) en pure injustice (puisqu'ils ont été opprimés) et Dieu est parfaitement capable de leur accorder la victoire » (39/XXII) : les savants contemporains appelle ce Qitâl justifié et qui est obligatoire contre l'ennemi envahisseur (pour ceux qui peuvent et pour défendre sa patri et la religion): le petit Djihâd. En outre, le Coran fait allusion à la confrontation militaire entre les compagnons des prophètes dans une position défensive et leurs adversaires envahisseurs dans divers versets en employant quasi exclusivement le mot «qitâl», dont voici un exemple concernant l'histoire de l'affrontement entre les Israéliens gouvernés par David et leurs ennemis dirigés par Goliath (245-251/II) : « N'as-tu pas vu les Anciens des fils d'Israël après Moïse, quand ils dirent au prophète de leur temps « désigne un roi pour nous, pour que sous son commandement nous combattions (qâtala) dans le chemin de Dieu... Il nous est impossible de ne pas combattre (qâtala) sur la voie de Dieu puisque nous avons été chassés de nos habitations et séparés de nos familles... » Leur prophète leur répondit: « Dieu vous a envoyé Saül comme roi. ».Ils dirent: « Nous ne sommes pas capables de résister aujourd'hui devant Goliath et son armée. » Mais ceux parmi eux qui croyaient rencontrer Dieu répondirent: « Combien de fois un petit groupe d'hommes a vaincu une troupe nombreuse, avec l'autorisation de Dieu. Dieu est avec ceux qui sont patients ». Ils mirent enfin leur ennemi en fuite, avec l'autorisation de Dieu, et David élimina Goliath. Dieu accorda à David la royauté et la sagesse; il lui enseigna ce qu'Il voulait. » Juste à la suite de ces versets Le Coran fait cette déduction: « Si Dieu ne repoussait pas certains hommes par l'intermédiaire d'autres, la terre serait envahie par la corruption »(251/II) et fait également cette remarque: « Combattez (qâtilû) sur la voie de Dieu, sachez que Dieu entend et connaît tout » (243/II). L'on en déduit donc que selon la logique du Coran, la résistance devant l'injustice, l'invasion et la barbarie est un acte légitime. Mais malgré ce constat il faut souligner que dans tous les versets cités à ce sujet le mot « Djihâd » n'a pas du tout été employé ; mais «qîtâl» ou «muqâtalah» sont utilisés. La sunna muhammadienne a définit la charte, les convenances et les conditions de ce qitâl: qui peut être appelé aussi: le petit Djihâd (al-jihâd al-asghar). En d'autres termes, «Djihâd» dans son sens projeté sur le contexte actuel (de paix):ne correspond pas du tout à une action militaire, que celle-ci soit offensive ou défensive. L'action militaire défensive pour chasser l'ennemi envahisseur et défendre sa patri (sa religion): s'appellera: le petit Djihâd et ne pourra être abrogée: au contraire c'est un devoir religieux individuel (fard 'ayn) pour ceux qui peuvent. Le mot «Djihâd» signifie dans son sens profond et global « un effort très important », et correspond à une action intérieure individuelle que chaque «croyant» est invité à entreprendre pour s'approcher graduellement du but final de son ascension ésotérique vers Allah. A ce sujet le Coran donne cette précision: « Ceux qui emploient tous leurs efforts pour Nous (jâhadu fînâ), nous allons les guider vers nos chemins » (69/29) et dans la même Sourate(29), ce verset complète l'explication: « Celui qui fait le Djihad, le fait pour son propre bien » ou « celui qui lutte, lutte pour dresser son nafs (contre son âme) ». « Man jâhada fa innamâ yujâhidu li nafsih » (6/29). Ainsi «le grand Djihâd » n'est en fait qu'un combat que chaque croyant déclare à l'intérieur de lui-même contre ses pulsions primitives et les poussés instinctives. Durant cette lutte acharnée, le croyant essaye de développer en lui de plus en plus les attributs humains et chevaleresques, tels que l'amitié, l'amour, le don envers autrui, l'altruisme, tout en réprimant les caractéristiques négatives tels que la jalousie, la rancune, la méchanceté, l'ostentation;... Ce Djihâd se fait- pour les soufis-, en compagnie d'un maître spirituel réalisé qui connaît les ruses de l'âme égotique et qui connaît mieux que quiconque le Seigneur : (les soufis l'appelle aussi : l'expert, khabîr selon le terme du verset coranique : (Sourate 26, verset 59) « Le Miséricordieux, interroge donc quelqu'un de bien informé sur Lui (expert) », ce gnostique ('ârif) ou expert, connaît très bien son âme pour avoir parfait son éducation : et « celui qui connaît son âme connaît son Seigneur ») Le coeur est le lieu du regard divin conformément au Hadîth : « Dieu ne regarde ni vos corps ni vos formes mais il regarde vos coeurs », il constitue cette forteresse bien gardée, que la Djihâd doit protéger des envahisseurs. Le coeur, cette subtilité (latîfa) est protégé par la bienveillance divine ('Inâya), il peut être menacé si l'âme n'est pas éduquée. Tout ce qui n'est pas Dieu constituera les idoles qui peuvent habiter le coeur : le souiller et le voiler. L'amour de ce bas monde, les attaches matérielles, l'amour du pouvoir (Hubbu Ar-riyâsati), l'ostentation (le petit Shirk) , l'autosatisfaction('Ujb) et j'en passe : forment les envahisseurs qui attaquent ce coeur, ce sont les maladies du coeur. Une poitrine ne peut contenir deux coeurs (comme dit dans le Coran), si le coeur est rempli d'Amour de Dieu, nul autre Amour ne peut y habiter. Le Prophète (paix et salut sur lui) dit à propos de l'ostentation par exemple: « Le Shirk (le petit shirk ou l'ostentation) restera dans ma communauté comme la marche de la fourmi noire, sous la pierre plate dans la nuit noire » Ce qui veut dire que les maladies du coeur sont très difficilement décelables et qu'il faut une éducation spirituelle lumineuse pour les diagnostiquer et en guérir: Ceci pour détruire tout « idole » afin de libérer le coeur et pour qu'il puisse voir la vérité (Al-Haqîqa) de chaque chose (par la lumière de Dieu). Nafs L'objectif du Djihâd est donc de combattre le « nafs ». En fait, «nafs » ne signifie pas réellement ' âme ' mais plutôt ' ego ', partie de nous même porteuse des pulsions instinctives à l'origine de la barbarie, de l'obscurantisme et de l'ignorance ; «nafs» est l'aspect le plus primitif de l'être humain correspondant au cerveau reptilien. C'est sous la pression du nafs que l'homme reste, en général, dans le domaine de la loi de la jungle. Nafs est en complète contradiction avec tout ce qui relève de l'esprit divin. L'âme humaine peut osciller entre l'état de l'âme charnelle (Am-mâra bi s-sûa), celle qui blâme (law-wâma) et celle qui est apaisée (Mutmainna). L'âme humaine peut être victime des insufflations du Diable et des mauvaises pensées: et donc dans ce cas elle voile la vue du coeur et incite au mal et aux pêchers, elle sera l'alliée du Diable et sera ainsi une âme charnelle (Am-mâra bi s-sûa) . Si elle essaie de résister aux tentations et veut revenir à Dieu à chaque fois (en rappelant à l'ordre): elle sera l'âme qui blâme (law-wâma). Par contre, si elle est purifiée (Muzakkât), elle atteint le degré de l'âme apaisée (Mutmainna) et sera en harmonie avec la révélation donc conforme à la Shari'a: dans ce cas le coeur recevra de Dieu les inspirations lumineuses (al-wâridât) et atteindra l'ouverture (Al-fath). Ceci ne peut se faire sans une éducation d'un maître vivant réalisé (Mutahaqqiq,'ârif). Attar , poète mystique persan du 6ème siècle de l'hégire, compare le nafs et ses caractéristiques à une jungle dominée par divers animaux tels que le loup de la sauvagerie, le renard de la ruse, l'ours de la sexualité, le tigre de l'agressivité, le serpent , la chauve-souris , le scorpion, etc... Le croyant a l'obligation de combattre tous ces animaux afin de modifier la jungle de sa personnalité et la transformer en un jardin de fleurs et de parfums. Les prophètes ont été envoyés de la part de Dieu pour appeler les hommes à se réveiller du sommeil de l'égoïsme et distinguer la source du danger qui est camouflée en eux-mêmes. Le Coran précise: « Je n'acquitte pas mon nafs; puisque le nafs ordonne sans cesse des actes malsains »;(53/XII) et Moïse lance cet appel explicite aux croyants « Ô peuple, revenez vers votre Seigneur et tuez votre nafs»(54/II). Combattre le « nafs commandant des mauvaises actions » (Am-mâratun bi s-sûa) est une condition nécessaire pour faire évoluer l'âme vers les valeurs supérieures de l'humanité, de l'unité, et de la divinité. En supprimant ce premier obstacle, l'individu peut se conformer petit à petit aux valeurs les plus nobles (les caractéres d'Allah), et à la fin d'un voyage long et difficile il pourra devenir le vicaire de Dieu. C'est pour cela que le croyant ne peut jamais se séparer de son épée de piété, ni jamais renoncer à ce combat intérieur. Les mystiques expliquent que l'homme peut en réalité parvenir à surmonter et dépasser ces étapes successives pour finalement réaliser les caractéres nobles et la paix intérieure grâce au Djihâd. C'est la seule garantie du cheminant dans la voie initiatique contre les vicissitudes de son nafs. Le premier appel des prophètes à leurs interlocuteurs est d'engager un Djihad, parce que cet effort suprême ouvre la porte du perfectionnement : un Djihad contre son propre ego, puisque l'ennemi le plus farouche de chacun de nous est notre propre nafs, et tant que nous n'arrivons pas à maîtriser notre nafs, nous ne pouvons pas développer les capacités latentes cachées en nous. La distinction entre les djihad Dans la « sunna » (la tradition musulmane) les « fuqaha » (docteurs en Droit musulman) ont distingué trois sortes de 'Djihad' à savoir le 'Djihad' le plus grand ('Djihad' al-akbar) - celui contre l'ennemi intérieur - ; 'Djihad' al-asghar (Djihad le plus petit) ; - celui contre l'ennemi extérieur pour défendre la religion (défensif)- ; et le 'Djihad' le plus noble ('Djihad' al-afdal). Ce dernier signifie « dire la vérité devant un oppresseur. » (Hadith cité par Muslim et Bukhâri) L'un des évènements survenus lors des guerres des premiers temps de l'Islam clarifie l'importance du sens évolutif et spirituel du 'Djihad'. Un jour, lorsque le prophète et son entourage furent attaqués par l'armée d'une tribu païenne ; les musulmans résistèrent sur leurs positions défensives et gagnèrent la bataille ; après la retraite de l'armée ennemie, le prophète trouva les musulmans très satisfaits des efforts engagés et de leur victoire, et leur lança : ' Nous retournons maintenant de cette petite bataille(petit Djihâd) vers la grande bataille(grand Djihâd:et engageons maintenant le Djihad le plus grand) '.(Fa raja'nâ minal djihad al-asghar ilâ aldjihad al-akbar) (Hadith cité par Muslim et Bukhari ) Les musulmans, vraisemblablement choqués par ces paroles répliquèrent : ' mais c'est l'ennemi le plus mortel que nous avons vaincu ! ' et Muhammad répliqua : ' Non, votre plus grand ennemi réside en chacun de vous-même ; il faut que chacun combatte son propre ego'.(a'dâ 'adowwokom an-nafs allati bayna djanbaykom) . Suicide Le prophète de l'Islam a dit : ' Mourez avant que la mort ne vous prenne ».(Hadith cité par Muslem et Bokhari). De l'avis des théologiens, des interprètes et des mystiques, cette phrase fait allusion au principe de l'évolution substantielle: puisque l'homme est un être qui se développe et qui se surpasse, il est le seul qui sait maîtriser ses pulsions instinctives pour permettre à son esprit de se perfectionner. En fait l'homme est composé d'une existence et d'une substance. Cette dernière est une réalité évolutive. Il devient radicalement un démon si les pulsions démoniaques de son ego prennent le dessus, ou un vertueux si les attributs divins de son esprit occupent le terrain. Entre le mal et le bien la lutte ne s'arrête qu'une fois que la victoire est acquise par l'une de deux parties adverses. Les mauvaises interprétations exposées par des gens n'étant pas habilités à commenter les textes saints ont donné jour à beaucoup d'amalgames à propos de ce hadith. La parole de Muhammad(paix et salut sur lui) « Mourez avant que la mort ne vous cherche» ainsi que le verset coranique citant la parole de Moïse « revenez vers Dieu et tuez vos nafs », n'incitent pas à des actes suicidaires, mais au perfectionnement : c'est-à-dire la transformation de notre âme d'une âme à qui Satan insuffle le mal (alliée de Satan) vers une âme qui blâme (lawwâma) puis enfin vers une âme apaisée (mutmainna) en harmonie avec la loi divine et la révélation.Ceci se fait en éliminant petit à petit les vices de l'âme (tuant ainsi l'âme charnelle et l'ego). L'acte le plus détestable aux yeux de Dieu et de ses prophètes est le suicide, puisque par le suicide nous arrêtons définitivement le processus de l'évolution de notre substance. Engager tout acte suicidaire est interdit explicitement par le Coran dans un verset qui dit : ' Dépensez vos biens pour la cause de Dieu et ne vous précipitez pas vous-mêmes à votre propre perte '.(195/II) et « Et ne vous entre-tuez pas (ne vous suicidez pas) car Dieu est pour vous Tout de Miséricorde »(29/IV). Préserver sa vie et la vie des autres est la plus haute responsabilité de l'être humain ; celui qui se suicide tue un individu : lui-même ; or le Coran stipule que ' « ...Que quiconque tuerait une personne- à moins qu'en échange d'une autre ou à cause d'un désordre commis- rien d'autre, alors: c'est comme s'il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les gens ensemble '(Sourate 5, verset : 32). ASh-aarite
C'est cela la vérité et Dieu est plus Grand.
Construisons ensemble un avenir meilleur. Ahmed Choukri
Si djihad veut dire combat contre l'égo comment croire que des musulmans se trompent au point de nommer par exemple, en Algérie, le ministère qui gère les anciens combattants 'Ministère des Moudjahidine' et non pas 'Ministères des Mouqatilîne' ? Pourquoi le 'Jihad Islamique ' au Liban(Palestine) etc?
Choukri Ashwaq
Cher frère vous n'avez pas trés bien lu l'article :
Le Djihad n'est pas que le combat contre l'égo: ce genre de Djihâd contre l'ego s'appelle:le grand Djihâd. Le petit Djihâd: existe comme précisé sur l'article et c'est un Djihad 'Défensif'. Exemple: Quand votre pays est envahi militairement par un ennemi vous êtes obligé de défendre votre patri: c'est cela le Djihâd 'Défensif' obligatoire : fard 'ayn: pour ceux qui ont la possibilité physique de le faire... Ce Djihâd défensif (qu'on a appelé aussi Qitâl) est reconnu par toutes les lois du monde. Extrait de l'article ci dessus: La distinction entre les djihad Dans la « sunna » (la tradition musulmane) les « fuqaha » (docteurs en Droit musulman) ont distingué trois sortes de 'Djihad' à savoir le 'Djihad' le plus grand ('Djihad' al-akbar) - celui contre l'ennemi intérieur (Satan et l'âme charnelle) - ; 'Djihad' al-asghar (Djihad le plus petit) ; - celui contre l'ennemi extérieur pour défendre la religion (défensif)- ; et le 'Djihad' le plus noble ('Djihad' al-afdal). Ce dernier signifie « dire la vérité devant un oppresseur. » (Hadith cité par Muslim et Bukhâri) Abû Jawa
'Djihâd' et tous les mots qui en sont dérivés font parties du vocabulaire coranique et on les trouve 41 fois employés dans le texte saint:
Il est important de signaler deux choses trés importantes: 1. à chaque fois que le mot Djihâd est employé dans le Coran: il peut être interprété au seconde degré donc désigner l'effort spirituel. Mais le mot qitâl non. 2. Les savants ont eu raison de distinguer deux types(degrés) de Djihâd: *le combat contre nos deux ennemis invisibles (Satan et l'âme charnelle) est durable et perpetuel et dépasse le temps et l'espace, il est indépendant du temps et de l'espace: ces deux ennemis sont toujours avec nous: C'est pour cela qu'on l'appelle: le Grand Djihâd. *Le petit Djihâd (défensif) est quant à lui ponctuel et limité dans le temps et l'espace, et en plus l'ennemi est visible: donc ce Djihad est plus facile et moins durable que le premier: c'est pour cela qu'on l'appelle le petit Djihâd. Enfin: dans le contexte et l'époque où nous vivons: qui sont un contexte et une époque de paix: il faut qu'on s'intéresse plutôt au Grand Djihâd et qu'on le considére dans toute sa profondeur et son importance. NB: l'intention sera dans tous les cas pour Dieu et pour que Sa parole soit la plus Haute. L'histoire témoigne que les hommes se faisaient(et se font) la guerre pour l'argent ou le pouvoir ou pour imposer une idéologie!! Ce n'est pas cela le but de notre mission sur cette terre. Si les hommes réussissent un jour à comprendre (comme il se doit) le message de Dieu et le but de leur création: ils échangeront dans la paix et contruirons ensemble pour le bonheur de tous. 'Et entraidez vous pour (accomplir) le bien et la piété' (Coran) Abu Jawa
Un livre complet à propos du Djihâd à lire absolument (car il prend en considération le contexte de paix: entre autre les pactes de paix établis entre les états musulmans et les autres et aussi l'adaptation des textes aux réalités du temps en se fondant sur les sources les plus authentiques):
Du Sheykh syrien Muhammad Saïd Ramadân Al-Bouti: http://www.muslimshop.fr/le-jihad-en-islam-p-2087.html kiya
Assalam aleykum,
Merci pour cette info. Apparemment il y a même une explication du hadith 'il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils attestent....' Ca doit etre très intéressant.
Un très bel article à lire aussi sur le sujet:
http://www.islamophile.org/spip/Le-Jihad-sa-vraie-signification-et.html |
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