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  <title>Doctrine Malikite - Forum</title>
  <description><![CDATA[Bienvenu sur le premier site francophone dédié au Fiqh malikite. Ce site entend faire valoir aussi les valeurs nobles de notre belle religion]]></description>
  <link>https://www.doctrine-malikite.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-19T18:05:04+02:00</dc:date>
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   <title>Islam et politique - islamisme et hypocrisie?</title>
   <pubDate>Tue, 24 Mar 2020 18:27:09 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         À la suite des attentats criminels qui ont touché notre pays la France, une vraie chasse à la sorcière s'est engagée, où fantasme et réalité se confondent, où parler d'islam est devenu un business très lucratif qui profite aux opportunistes de tout bord.        <br />
       Notre frère Dr Tarik Abou Nour nous éclaire sur ce que les médias ou les politiques appellent l'islam politique :        <br />
              <br />
       Par Dr Tarik Abou Nour, imam théologien président de l'IESIP (Institut d'Enseignement Supérieur Islamique de Paris) :        <br />
              <br />
       Historiquement on rencontre déjà le qualificatif islamiste "islami" au 17 éme siècle au Maghreb lorsque des missionnaires, commerçants occidentaux et des orientalistes s'installent durablement en "terre d'islam" pour mieux préparer la venue des colons.        <br />
       La population avisée les appelle <b>les islamistes</b> car elle ne fait pas confiance à leur prétendue conversion à l'islam. Elle les considère avec méfiance mais les respecte et échange avec eux...        <br />
       De nos jours l'appellation a pris une ampleur plus idéologique...        <br />
              <br />
       <b>L'islam des débuts :</b>        <br />
              <br />
       Le prophète (paix et salut sur lui) modèle de tout musulman n'a jamais souhaité être souverain ni conquérir des terres !        <br />
       Les négateurs lui avaient proposé pourtant d'être leur chef et de lui donner richesse et honneur pour cesser de prêcher mais il refuse catégoriquement.        <br />
       Lorsqu'il envoya ses lettres aux rois de son époque comme celle au roi de Bahreïn, il était question de les appeler à Dieu et non de leur ravir le pouvoir. Le roi de Bahreïn lorsqu'il répondit positivement à sa lettre resta roi, il en est de même pour le Yémen… La mission du Prophète n'était pas de conquérir le monde ni de prendre des richesses mais de conquérir les cœurs par la bonne parole <b>et libérer les Hommes des jougs de la matière et des passions qui dévorent les cœurs et les éloignent de Dieu. Il œuvrait à faire aimer le Créateur aux créatures pour L'adorer sans rien Lui associer.</b>        <br />
              <br />
       <b>Que penser de l'islam politique ? </b>       <br />
              <br />
       La politique au sens noble du terme n'a rien à voir avec sa pratique actuelle. Elle signifie abnégation, sens de l'intérêt commun, le service désintéressé pour le bien de tous....C'est ce qu' a pratiqué par exemple les 4 califes des débuts de l'islam en toute humilité avec la justice pour tous, la concertation (shûra) et le sentiment de crainte de faillir à cette lourde responsabilité. Ils n'en voulaient pas mais ont été désigné pour l'assumer pour leur mérite et leur scrupule. C'est ce détachement qui a contribué à cette excellence légendaire dans l'exercice de leur responsabilité.        <br />
              <br />
       <b>A travers l'histoire : </b>       <br />
              <br />
       Dès la période Umayyade l'amour du pouvoir- cette calamité suprême- s'installe durablement ! Des guerres fratricides frappent de plein fouet la 'Oumma ' avec comme objectif principal "conquérir le pouvoir, conquérir des terres , des richesses , dominer ..."        <br />
       A quelques exceptions près, cela restera le cas jusqu'à nos jours....        <br />
              <br />
       De nos jours, des courants ont émergé pour faire croire à un idéal de gouvernance et de justice. Ces idéologies s'appuient sur une base religieuse, utilise la religion comme tremplin pour gagner l'affection et la sympathie des musulmans.        <br />
       Mais en réalité ces idéologies n'ont ni programmes ni compétences adéquates pour les responsabilités sensibles auxquelles ils prétendent. Ils ont juste la soif du pouvoir, cette maladie présentée dans le célèbre matn d'Ibn 'Ashir comme : <b>"l'origine de toutes les calamités !!"</b>        <br />
       La preuve c'est qu' une fois au pouvoir , ils tombent dans les mêmes travers qu' ils avaient dénoncé (corruption, esprit de clan, partisanerie, clientélisme, .....)        <br />
              <br />
       Pour résumer, nous devons rester <b>apolitiques</b> dans notre religiosité et notre islamité. C'est à dire en claire, dissocier nos compétences de notre appartenance religieuse ou ethnique.        <br />
       Si quelqu'un veut se spécialiser pour exercer un métier il lui faut la compétence et les formations qu'exige cette fonction !        <br />
       Il ne peut se valoir uniquement de sa religiosité. Cette dernière lui donnera certes les valeurs morales précieuses et la force spirituelle intérieure mais n’exonère aucunement de l'acquisition du savoir et du cursus adéquat pour ce métier.        <br />
       Il en est de même pour la politique, la personne qui veut s'y engager ne peut pas se cacher derrière sa religiosité pour assouvir sa soif de pouvoir et exercer une fonction qu'il ne maîtrise guère ! C 'est de l'hypocrisie manipulatrice ! Et donc c'est tout le contraire de la morale islamique.        <br />
       Un cœur souillé par l'amour du bas monde et l'attachement au pouvoir ne peut que commettre toutes les atrocités pour arriver à ses fins : c’était le cas de la secte criminelle de Daech entre autres exemples.        <br />
       Celui qui est aveuglé par le désir du pouvoir fera tout pour assouvir tous ses bas instincts une fois le pouvoir arraché !        <br />
              <br />
       Un jour un de mes maîtres fut interrogé par le gouverneur de la région : "tu as beaucoup de gens qui te suivent, tu cherches à me remplacer, tu veux faire un coup d'Etat !!? " Le maître répondu apaisé : "cette Dunya (sous-entendu ce pouvoir) que vous adorez est pour nous un cadavre puant (jîfah qadhirah), j'en ai horreur, puisse Dieu me garder ma clairvoyance !"        <br />
              <br />
       Le croyant sincère ne cherche pas à dominer ou à conquérir un pouvoir, <b>il est un témoin</b> (et non un juge), un ambassadeur de la beauté, qui passe un message désintéressé, il appelle à Dieu par la sagesse et la bienveillance. Ensuite c'est Dieu seul qui installe la lumière de la foi dans les cœurs de qui Il veut.        <br />
              <br />
       Puisse Allah purifier nos cœurs des maladies subtiles qui lui voilent l'essence de la Vérité et qu'Il fasse que nos intentions et nos actions soient pures pour Lui.        <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Islam-et-politique-islamisme-et-hypocrisie_m256181.html?id_message=1218333</link>
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   <title>Le grand Djihâd</title>
   <pubDate>Sat, 07 Jan 2017 22:41:05 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         En vidéos:        <br />
       Le djihad, son statut, ses sens et ses catégories (Djihad al Akbar, Djihad al asghar: Djihad Addaf', Djihad Attalab):        <br />
       الجهاد أحكامه أحكام سلطانية و له شروط و قواعد و أدبياته:        <br />
       <br /><br /><iframe width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/QcbxZ-0nLbs?list=PLKbL5Xik8oAhflHxnnVlg7m4nBmGyB1vy" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-grand-Djihad_m37993.html?id_message=1144697</link>
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   <title>Intervention conférence internationale sur la paix spirituelle</title>
   <pubDate>Sat, 21 May 2016 10:30:36 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         <b>Dans le cadre de la conférence internationale sur la paix spirituelle et son rôle dans la purification de l'âme et la lutte contre l’extrémisme: le 19 et 20 mai 2016 à Chefchawene (nord du Maroc):</b>       <br />
       Voici le texte de notre frère Shaykh Tarik Abou Nour        <br />
       في إطار الندوة الدولية حول الأمن الروحي و السلوكي ودورهما في تهذيب النفوس و محاربة الغلو و التطرف       <br />
       شفشاون 19، 20 ماي 2016:       <br />
        د.طارق أبو نور بنكرعي       <br />
        دور التربية الروحية في الدعوة إلى الله و تحقيق الأمن الروحي و الحضاري و التعايش البناء في بلاد الغرب.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/docs/Dr_Tarik_Abou_Nour_spiritualite_en_occident_mai_2016.pdf">http://www.doctrine-malikite.fr/docs/Dr_Tarik_Abou_Nour_spiritualite_en_occident_mai_2016.pdf</a>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Intervention-conference-internationale-sur-la-paix-spirituelle_m233177.html?id_message=1118769</link>
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   <title>Le comportement avec les non musulmans et l’image de l’Islam</title>
   <pubDate>Tue, 17 Nov 2015 01:02:04 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Toute l’équipe de Doctrine-malikite.fr : Les Shuyukhs (savants), l’équipe technique et les partenaires de votre site condamnent avec la plus grande fermeté les attentats barbares, lâches et inhumains.        <br />
              <br />
       Nos pensées vont vers les familles des victimes. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles endeuillées.        <br />
       Ces attentats sont un crime contre l’humanité, une atteinte claire à la paix, à notre UNITE et au bien vivre ensemble dans notre société plurielle.         <br />
              <br />
       <b>Le terrorisme n’est pas religieux. L'islam se désavoue du meurtre et de la barbarie.</b>       <br />
              <br />
       <b>Assassiner des innocents est anti islamique. L'absurdité mortifère de ces actes démontre la perversion, la barbarie et l’ignorance aveugle de leurs acteurs !</b>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-comportement-avec-les-non-musulmans-et-l-image-de-l-Islam_m54486.html?id_message=1088527</link>
  </item>

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   <title>La femme entre religion et culture</title>
   <pubDate>Fri, 13 Apr 2012 07:22:58 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         <b>Pour en savoir plus autour du sujet de la femme en islam, on vous conseille vivement les livres précieux suivants:</b>       <br />
              <br />
       - «L'entourage féminin du Prophète,نساء حول حضرة النبي  » auteur A. Penot, éditions Alif, Lyon,2001.       <br />
              <br />
        - «Les filles du Prophète Mohammed (paix et salut sur lui), Zineb,Rouqayya, Oum Kalthoum et Fatima Az-zahrâ (Dieu les agréent toutes) » auteur Fdal Haja, éditions Universel, année 2009.       <br />
              <br />
        - «Les épouses des Prophètes» auteur Fdal Haja, traduit par Mohamed Benhamza, éditions Universel, année 2006.       <br />
              <br />
         - «La vie de Khadîja, épouse du Prophète de l'Islam» auteur Messaoud Boudjenoun, éditions Iqra (série: les grandes figures de l'islam),  année 2010.       <br />
              <br />
        - «Fâtima az-Zahrâ, fille du Prophète de l'Islam» auteur Mohamed al-Fateh, éditions Iqra (série: les grandes figures de l'islam),  année 2010.       <br />
              <br />
        - «La vie de 'Aïcha, épouse du Prophète de l'Islam» auteur Ahmed Fazl, éditions Iqra (série: les grandes figures de l'islam),  année 2010.       <br />
              <br />
        - «Amina bint Wahb, mère du Prophète de l'Islam» auteur Messaoud Boudjenoun, éditions Iqra (série: les grandes figures de l'islam),  année 2010.       <br />
              <br />
        - «Les femmes dans le Coran» auteur Tahar Gaïd, éditions Iqra,année 2005.       <br />
              <br />
       - «Les femmes vertueuses (Assalihats)» auteur Fdal Haja, éditions Universel, année 2005.       <br />
              <br />
        - <a class="link" href="http://www.muslimshop.fr/la-vie-des-sahabiyat-p-949.html">«La vie des Sahâbiyyât (femmes compagnons du Prophète)»</a> auteur Fdal HAJA, traduction Dr Hébri BOUSSEROUEL, éditions Universel, année 2005.       <br />
              <br />
        - « La vie de Râbi'a al-'Adawiyya (figure de l'Amour inconditionné pour Dieu)»,auteur Jamal-eddin Benghal, éditions Iqra.       <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/La-femme-entre-religion-et-culture_m41978.html?id_message=682653</link>
  </item>

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   <title>La liberté une valeur intrinsèque de l’islam</title>
   <pubDate>Sun, 04 Mar 2012 10:37:56 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Tiré du Livre: <a class="link" href="http://deuxorients.com/muhammad-lintercesseur-umma-p-1006.html">«Muhammad, l'intercesseur de la Umma, l'élu de Dieu, le bien aimé des croyants»</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Coran:</b>       <br />
              <br />
       «<b> Il n'y a pas de contrainte en religion</b> ». (Coran, Sourate 2, verset 256).       <br />
        Les éxégétes  rapportent que ce verset a été révélé à propos d’un homme musulman médinois qui a voulu convertir de force ses deux enfants chrétiens à l'islam. Ce verset est un  rappel à l’ordre pour lui et pour tous ses semblables.Voir les détails de l’explication de ce verset chez Al-qurtubî , Ibn ‘Ajîba ou Al-bidâwî.       <br />
              <br />
              <br />
        « <b>Tu n’es envoyé que pour faire le rappel, en aucun cas tu ne seras à leur encontre un dominateur </b>». (Coran, sourate 88, versets 21 et 22).       <br />
              <br />
       « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru.  Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (Coran, 10:99)       <br />
              <br />
        « S’ils te contredisent, dis-leur : « Je me suis entièrement soumis à Allah, comme l’ont fait ceux qui me suivent. »  Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux illettrés : « Avez-vous embrassé l’islam ? »  S’ils embrassent l’islam, ils seront bien guidés.  Mais s’ils se détournent…  Ton devoir n’est que la transmission du message.  Allah, sur Ses serviteurs, est Clairvoyant. » (Coran, 3:20)       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Sunna:</b>       <br />
              <br />
       La « <b>Constitution de Médine</b> » ou « <b>la Charte de Médine</b> » est la constitution du premier Etat islamique dans la ville de Médine qui a mis fin entre autre à près de 100 ans d’affrontements interethniques entre les deux tribus de Aws et les Khazraj au sein de Médine. Les historiens conviennent en outre sur le fait que cette Constitution a établi principalement ce qui suit à Médine par le Prophète de l’islam (paix et salut sur lui):       <br />
       •	la paix et la sécurité des communautés,       <br />
       •	la liberté religieuse pour toutes les communautés,       <br />
       •	l’acceptation de Médine comme un lieu sacré (interdiction de toute violence et ports d’armes pour le combat...),       <br />
       •	sécurité des femmes,        <br />
       •	Aucun croyant monothéiste ne doit en tuer un autre, ou soutenir un non croyant au détriment d’un croyant,       <br />
       •	La protection de Dieu est sur tous les croyants monothéistes, indépendamment de leur classe ou de leur origine tribale,       <br />
       •	Les croyants monothéistes doivent s’entraider.       <br />
       •	Les juifs ne font qu’une communauté avec les croyants.       <br />
       •	Les juifs peuvent continuer de professer leur religion et la liberté de pratiquer leur religion est garantie.       <br />
              <br />
       Le texte connu sous le nom de constitution de Médine, appelée également charte de Médine est tiré du livre d'Ibn Ishaq, dans lequel il figure sous le titre : « <b>Le pacte entre les Émigrés et les Ansars et la réconciliation avec les juifs</b> ».       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Omar (le deuxième Calife)  suivant l’exemple du Prophète (paix et salut sur lui), signa à Jérusalem  un traité de paix et de liberté religieuse</b>. Il se présenta comme suit :        <br />
       « Du serviteur de Dieu et commandeur des croyants, Omar :       <br />
       Les habitants de Jérusalem sont assurés de la sécurité de leur vie et de leurs biens. Leurs églises et croix seront préservées. Leurs lieux de culte resteront intacts. Ils ne pourront être confisqués ou détruits. Ce traité s'applique à tous les habitants de la cité. Les gens seront tout à fait libres de suivre leur religion, ils ne devront subir aucune gêne ou trouble... » [Al-tabari, op.cit, 2éme partie page 449.]       <br />
       [Le patriarche orthodoxe de Jérusalem publia le 01 janvier 1953 une copie de l’original du manuscrit de la librairie d’Al-fanar (dans un des districts administrés par Istanbul) de ce qui serait « L’assurance de Omar » (Bibliothèque du Patriarcat de Jérusalem, Document n° 552).]       <br />
              <br />
       <b>Déclaration sur les droits de l'homme en Islam adoptée le 5 août 1990</b>, au Caire (Egypte), lors de la 19e Conférence islamique des ministres des Affaires étrangères : Article 10 : « L'Islam est la religion de l'innéité. Aucune forme de contrainte ne doit être exercée sur l'homme pour l'obliger à renoncer à sa religion pour une autre ou pour l'athéisme »       <br />
              <br />
              <br />
       Ainsi, l’Islam préserve, garantit et sacralise la liberté de conscience. Il est interdit de spolier cette liberté, et ce, d’une part conformément aux textes coraniques cités explicites à ce sujet, d’autre part affirmée par la Déclaration des Droits de l’Homme en Islam ( Article 10 ). Néanmoins, <b>la valeur « liberté » est une valeur relative en islam</b>, elle s’arrête donc quand elle touche à la dignité de l’autre, sa vie, ses biens, son honneur, ou qu’elle insulte sa personne, ses proches, sa religion ou ses symboles et références religieuses....       <br />
       Voici quelques versets coraniques indiquant le comportement à suivre avec ceux qui brisent cette règle sacrée et portent atteinte à la liberté :       <br />
       « Et dans le livre, il vous a déjà révélé que, lorsque vous entendez les mécréants nier et se moquer des signes d’Allah, ne vous asseyez pas en leur compagnie tant qu’ils n’aient changé de conversation, sinon vous seriez comme eux.  Assurément, Allah rassemblera les hypocrites et les mécréants en Enfer, tous ensembles ». (Sourate. 4 : verset 141)       <br />
       « Et quand tu verras ceux qui plaisantent/se moquent avec nos signes, alors détourne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils changent de conversation.  Et si Satan te fait oublier ce précepte, alors après t’en être souvenu, ne reste pas assis en compagnie des injustes ». (Sourate 6 : verset 69)        <br />
        « Et n’injuriez pas ceux à qui ils en appellent à côté d’Allah, afin que, par dépit et dans leur ignorance, ils n’injurient pas Allah.  Ainsi avons-nous fait que les actions de chaque peuple leur semblent attrayantes.  Ensuite leur retour est auprès de leur Seigneur ; et il les informera de ce qu’ils faisaient ». (Sourate 6 : verset 109)       <br />
              <br />
       <b>Article lié:</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-comportement-avec-les-non-musulmans-et-l-image-de-l-Islam_m54486.html">Le-comportement avec les non-musulmans et l'image de l'Islam.</a>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/La-liberte-une-valeur-intrinseque-de-l-islam_m136685.html?id_message=668053</link>
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   <title>L’exagération dans l’éloge du dernier Messager (paix et salut sur lui)</title>
   <pubDate>Fri, 03 Feb 2012 23:31:35 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         <b>Avant propos :</b>       <br />
               <br />
       <b>Le dernier Messager (paix et salut sur lui) se prénomme Muhammad et Ahmad, tous deux dérivés du 'Hamd' qui signifie la louange, ce qu’on peut traduire par « le louangé » ou « le très loué » ou encore « le digne de louange ».</b>       <br />
       Le bien aimé Prophète est la meilleure des créatures et le plus digne d’être loué après Allah. Allah Lui-même l’a loué et a loué son caractère sublime dans le Coran. Il est qualifié dans le Coran par le Prophète « envoyé comme <b>Miséricorde aux mondes</b> (rahmatan lil’âlamîn) », le Prophète « <b>au caractère sublime</b> (innaka la’alâ khuluqin ‘azîm) », « <b>le miséricordieux plein de compassion</b> (raoufun rahîm) <b>pour les croyants</b> », « <b>lumière éclairante</b> (sirâjan munîrâ) »...       <br />
               <br />
       L’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: «<b>En vérité, Allah me fit le sceau des Prophètes pendant qu'Adam était entre eau et argile</b>»[1].       <br />
       Le Prophète -que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - a dit: « <b>Je suis le seigneur (Seyyid) des fils d’Adam sans orgueil</b>. »[2]       <br />
       NB: Ici le mot ‘Seyyid’ peut se traduire par ‘seigneur ou maître’ qui marque le degré noble du Prophète, mais cela n’implique aucune divinisation du Prophète qui reste bien sûr une créature de Dieu l’Unique divinité.       <br />
       «أنا سيد ولد آدم و لا فخر، آدم فمن دونه من الأنبياء تحت لوائي»       <br />
       حديث صحيح لغيره-        <br />
       أخرجه أبو يعلى في «مسنده» 13/480-481/7493-        <br />
       و ابن حبان في «صحيحه»14/398/6478       <br />
               <br />
               <br />
       De son vivant (paix et salut sur lui) il a récompensé des poètes pour avoir fait son éloge.[3]       <br />
               <br />
               <br />
       <b>Question:</b>       <br />
              <br />
       Quelle est la signification du hadith « ... n'exagérez pas dans mon éloge comme les chrétiens l'ont fait avec 'Isa (Jèsus) fils de Maryam (Marie) » ?       <br />
              <br />
       <b>Réponse du Shaykh Al-kawthari:</b>       <br />
              <br />
       Le hadith auquel vous faites référence a été rapporté par l'imâm al-Bukhârî dans son Sahih, d'après Sayyiduna 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allâh l'agrée) qui a entendu le Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, dire : « n'exagérez pas dans mon éloge comme les chrétiens l'ont fait avec le fils de Maryam, car je ne suis qu'un serviteur. Désignez moi donc comme le Serviteur d'Allâh et Son Messager. » (Sahih al-Bukhârî, n°3445)       <br />
              <br />
       La signification de ce hadith est très claire et simple, on doit éviter l'exagération dans l'éloge du Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, comme l'ont fait les chrétiens avec Sayyiduna 'Isa (que la paix soit sur lui). <b>Tout ce qui est moindre que cela est implicitement permis par ce hadith.</b>       <br />
              <br />
       Maintenant, il nous faut préciser comment les chrétiens ont exagéré dans leur révérence envers Saiyyduna 'Isa (que la paix soit sur lui). Ils ont exagéré leur éloge de notre maître 'Isa (que la paix soit sur lui) au point de le considérer tel un dieu, le fils de Dieu ou comme l'un de Ses partenaires. Ainsi, il est totalement interdit, et une mécréance d'exalter le Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, en le considérant comme un dieu, le fils de Dieu ou l'un de Ses associés.       <br />
              <br />
       Allâh exalté est unique dans Son essence et Ses attributs, comme l'imâm al-Tahawî (qu'Allâh le prenne en miséricorde) le précise : « Nous disons à propos de l'unicité d'Allâh (tawhîd) qu'Allâh est Unique, sans associé. » (al 'Aqida al Tahawiyya)       <br />
              <br />
       Le célèbre commentateur du Sahih al-Bukhârî, Imam al Hafîdh ibn Hajâr al-'Asqalânî (qu'Allâh le prenne en miséricorde) dit dans l'explication de ce hadith, citant Ibn al-Jawzî : « La raison derrière cette interdiction [c'est-à-dire d'exagérer dans l'éloge du Prophète, paix et salut sur lui, ] est due à ce qui a été mentionné dans le hadith de Mu'adh, lorsqu'il (Sayyiduna Mu'adh, qu'Allâh l'agrée) a demandé la permission au Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, de se prosterner devant lui. Le Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, lui interdit. Ainsi, le Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, craignait qu'une personne puisse exagérer encore plus, il a donc été prompt dans l'interdiction de telles exagérations en insistant dessus. Ibn at-Tîn a dit : la signification de « n'exagérez pas dans mon éloge » est de ne pas faire l'éloge comme les chrétiens. A tel point que certains ont exagéré jusqu'à le considérer (Sayyidina 'Isa, la paix soit sur lui) un associé de Dieu. D'autres ont prétendu qu'il était Dieu Lui-Même, tandis que d'autres disent qu'il est le fils de Dieu. » (<b>Ibn Hajâr al 'Asqalanî</b>, Fath al Barî, hadith n°6830)       <br />
              <br />
       Le passage précédent tiré du plus grand commentaire du Sahih Bukhârî indique très clairement que l'interdiction vise le fait de donner au Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, le rang et le statut d'Allâh d'une manière ou d'une autre. Il n'est pas Dieu, ni son associé, ni son fils. Il est le Serviteur d'Allâh et Son bien-aimé Messager, paix et salut sur lui. Un homme, une créature d’Allah, missionné par Allah.       <br />
              <br />
       Ce hadith n'interdit en aucune façon de faire l'éloge du bien-aimé d'Allâh amplement et excessivement. On doit au Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, (après Allah) notre guidance vers la lumière de l’Islam. Il est notre maître, notre bien-aimé, notre intercesseur et guide.Il est le meilleur des créatures d’Allah. Nous l'aimons énormément, plus que toute chose et toute personne en ce monde. Nous devrions donc appeler la bénédiction sur lui et faire son éloge autant que nous le pouvons. <b>Si nous ne faisons pas l'éloge du Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, et ne l'honorons pas, qui allons nous donc complimenter </b>?!       <br />
              <br />
       Tant que l'on ne considère pas le Messager d'Allâh, paix et salut sur lui, comme l'égal d'Allâh exalté et ne lui attribuons pas la divinité, il n'y a rien de mal dans l'exagération dans son amour et son éloge, comme l'a dit si élégamment l'auteur d'al Qasidat al Burda, <b>l'imâm al Busayrî</b> (qu'Allâh le prenne en miséricorde) :       <br />
       « Délaisse uniquement ce que les chrétiens ont prétendu à propos de Jésus[4] et fait l’éloge que tu veux à son propos.       <br />
       Tu peux attribuer à sa personne toute la noblesse possible et à sa valeur toute la grandeur qui te plaira, car le mérite de l’Envoyé d’Allah est si illimité qu’on ne saurait l’exprimer verbalement...»        <br />
              <br />
       Et Allâh sait mieux       <br />
              <br />
       Muhammad ibn Adâm al-Kawtharî,  Darul Iftaa, Leicester, UK       <br />
       Essaie de traduction la fatwa originale sur le site qa.sunnipath.com/       <br />
              <br />
       <b>Le shaykh al-Bûsirî dans sa célèbre Burda</b> écrit à propos du dernier Messager:  «<b> Délaisse uniquement ce que les chrétiens ont prétendu à propos de Jésus (paix sur lui) et fait l’éloge que tu veux à son propos.       <br />
       Tu peux attribuer à sa personne toute la noblesse possible et à sa valeur toute la grandeur qui te plaira, car le mérite de l’Envoyé d’Allah est si illimité qu’on ne saurait l’exprimer verbalement...       <br />
        Tout ce que l’on sait sur lui, c’est qu’il appartient à l’espèce humaine et qu’il demeure la meilleure de toutes les créatures de Dieu.       <br />
       ...Quel merveilleux physique que celui du Prophète, rehaussé d’un éminent caractère ! Il était remarquable tant par sa beauté que par sa gaîté et son sourire (Bishr).       <br />
       Il était comparable à la fleur par sa délicatesse, à la pleine lune par son haut rang, à la mer par sa générosité, au temps par ses desseins (et sa grande volonté).</b>..»        <br />
       Voir Al-Burda (le manteau) de Sharaf ad-Dîn al-Bûsîrî, traduit et commenté en français par Hamza Boubakeur (ancien recteur de la mosquée de Paris),  imp. TIPE, Montreuil, 1980. Al-Burda est un poème très célèbre et très populaire consacré à l’éloge du Prophète Muhammad (paix et salut sur lui).       <br />
              <br />
       <b>Article lié:</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/forum/Devoir-d-aimer-le-Prophete-et-sa-noble-famille_m37935.html">L'amour du dernier Messager(paix et salut sur lui) et sa noble famille.</a>       <br />
              <br />
       Notes de bas de page et références:       <br />
       ________________________________________       <br />
       [1]  Rapporté par   Al-hâkim dans le « Mustadrak » (2/417,600) et At-tbarânî dans son « Kabîr » (18/253).       <br />
       [2] Tradition rapportée par At-tirmidhî et par Ibn Hibbân dans son authentique (14/398/6478).       <br />
       [3] On cite utilement les poètes du Prophète : Hassân Ibn Thâbith, Abdellah Ibn Rawâha et Ka’ab Ibn Mâlik ; Ka’ab Ibn Zuhayr a fait une très belle Qasida d’éloge du Prophète…       <br />
       وقال محمد بن سالم بن نصر بن سالم في صدر شرح قصيدة الإمام العلامة جمال الدين أبي عمر وعثمان بن أبي بكر المالكي المعروف بابن الحاجب في علمي العروض والقوافي : وبعد ، فالشعر ديوان العرب ، وترجمان الأدب ، مدح به النبي صلى الله عليه وسلم وسلم وأثاب عليه ، وأدنى مادحيه ، وأمر بمناضلة مشركي قريش ومعارضتهم وهجوهم مقابلة لما [ ص: 198 ] تعرضوا إليه من أذى المسلمين وهجوهم ، وقال في حق حسان بن ثابت رضي الله عنه : { إن حسان مؤيد في شعره بروح القدس        <br />
        [4] L’islam dénonce la divinisation de Jésus (paix sur lui), il n’est ni Dieu ni fils de Dieu. Dieu n’a ni fils ni femme ni associé, Il a créé toute chose et n’a aucun égal.  La révélation coranique a consacré une place d’honneur pour Jésus et sa mère la vierge Marie (voir Sourate Maryam (Marie)) sans pour autant les diviniser ! Jésus (paix et salut sur lui) est un homme (une créature de Dieu) : il est le Verbe de Dieu et il a été créé de l’Esprit de Dieu : d’une mère sans père comme Adam a été créé sans père ni mère : de l’esprit de Dieu aussi. Pour les musulmans, Dieu a remplacé Jésus au moment où ses ennemis voulaient le crucifier et l’a élevé chez Lui.
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/L-exageration-dans-l-eloge-du-dernier-Messager-paix-et-salut-sur-lui_m134192.html?id_message=656942</link>
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   <title>Le récit extraordinaire d’Al-Khidr et de Moïse (paix sur lui)</title>
   <pubDate>Mon, 14 Jun 2010 00:51:26 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
          <a class="link" href="http://www.altafsir.com/Tafasir.asp?tMadhNo=3&tTafsirNo=37&tSoraNo=18&tAyahNo=60&tDisplay=yes&UserProfile=0&LanguageId=1"> تفسير البحر المديد في تفسير القرآن المجيد/ ابن عجيبة (ت 1224 هـ) مصنف و مدقق        <br />
       </a>       <br />
              <br />
       { قَالَ لَهُ مُوسَىٰ هَلْ أَتَّبِعُكَ عَلَىٰ أَن تُعَلِّمَنِ مِمَّا عُلِّمْتَ رُشْداً } * { قَالَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْراً } * { وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَىٰ مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْراً } * { قَالَ سَتَجِدُنِيۤ إِن شَآءَ ٱللَّهُ صَابِراً وَلاَ أَعْصِي لَكَ أمْراً } * { قَالَ فَإِنِ ٱتَّبَعْتَنِي فَلاَ تَسْأَلْني عَن شَيءٍ حَتَّىٰ أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْراً }       <br />
              <br />
              <br />
       يقول الحقّ جلّ جلاله: ولما اتصل موسى بالخضر - عليهما السلام - استأذنه في صحبته ليتعلم منه، ملاطفة وأدباً وتواضعاً، وكذلك ينبغي لمن يريد التعلم من المشايخ: أن يتأدب ويتواضع معهم. { قال له موسى هل أتبعك على أن تُعلّمَنِ مما علِّمت رُشدًا } أي: مما علمك الله من العلم الذي يدل على الرشد وإصابة الصواب، لعلي أرشد به في ديني. ولا ينافي كونه نبيًا ذا شريعة أن يتعلم من غيره من أسرار العلوم الخفية؛ إذ لا نهاية لعلمه تعالى، وقد قال له تعالى فيما تقدم: أعلم الناس من يبتغي علم غيره إلى علمه. رُوي أنهما لما التقيا جلسا يتحدثان، فجاءت خُطافة أو عصفور فنقر في البحر نقرة أو نقرتين، فقال الخضر: يا موسى خطر ببالك أنك أعلم أهل الأرض؟ ما علمك وعلمي وعلم الأولين والآخرين في جنب علم الله إلا أقل من الماء الذي حمله هذا العصفور.       <br />
              <br />
       ولَمَّا سأله صُحْبَتَهُ { قال } له: { إِنك لن تستطيع معيَ صبرًا }؛ لأنك رسول مكلف بحفظ ظواهر الشرائع، وأنا أطلعني الله تعالى على أمور خفية، لا تتمالك أن تصبر عنها؛ لمخالفة ظاهرها للشريعة. وفي صحيح البخاري:' قال له الخضر: يا موسى، إني على علم من علم الله عَلَّمَنِيهِ، لا تعلمه أنت، وأنتَ على علمٍ من علم الله علَّمكَه الله، لا أعلمه '        <br />
              <br />
       ثم علّل عدم صبره بقوله: { وكيف تصبرُ على ما لم تُحط به خُبْرًا }؟ لأني أتولى أموراً خفية لا خُبر لك بها، وصاحب الشريعة لا يُسلم لصاحب الحقيقة العارية من الشريعة، { قال } له موسى عليه السلام: { ستجدني إِن شاء الله صابرًا } معك، غير مُعترض عليك. وتوسيط الاستثناء بين مفعولي الوجدان لكمال الاعتناء بالتيمن، ولئلا يتوهم تعلقه بالصبر، { ولا أعصي لك أمرًا } ، هو داخل في الاستثناء، أي: ستجدني إن شاء الله صابرًا وغير عاص.       <br />
       وقال القشيري: وَعَدَ من نفسه شيئين: الصبر، وألاَّ يعصيه فيما يأمره به. فأما الصبر فَقَرنَه بالمشيئة، حتى وجده صابرًا، فلم يقبضْ على يدي الخضر فيما كان منه من الفعل. والثاني قال: { ولا أعصي لك أمراً } ، فأطلق ولم يستثن، فعصى، حيث قال له الخضر: { فلا تسألني عن شيء } ، فكان يسأله، فبالاستثناء لم يخالف، وبالإطلاق خالف. هـ. قال شيخ شيوخنا سيدي عبد الرحمن الفاسي: وفيه نظر؛ للحديث الصحيح:        <br />
       ' يرحم الله موسى، لو صبر... ' مع أن قوله: ' ولا أعصي... ' الخ، غير خارج عن الاستثناء، كما تقدم، وإن احتمل خروجه، والظاهر: أن الاستثناء، كالدعاء، إنما ينفع إذا صادف القدر، وهو هنا لم يصادف، مع أنه هنا عارضه علم الخضر بكونه لم يصبر من قوله: { لن تستطيع معي صبرًا } ، وقد أراد الله نفوذ علم الخضر. هـ.       <br />
              <br />
       وقال ابن البنا: أن العهد إنما هو على قدر الاستطاعة، وإن الوفاء بالملتزم إنما يكون فيما لا يخالف الشرع، فلا طاعة لمخلوق في معصية الخالق؛ لأن موسى عليه السلام لم يلتزم إلا ذلك. ولمّا رأى ما هو محرم تكلم... فافهم. هـ.       <br />
              <br />
       ثم شرط عليه التسليم لِمَا يرى، فقال: { فإِن اتبعتني فلا تسالني عن شيء } تشاهده من أفعالي، فهمْتَه أم لا، أي: لا تفاتحني بالسؤال عن حكمته، فضلاً عن مناقشته واعتراضه، { حتى أُحْدِثَ لك منه ذكرًا }؛ حتى أبتدي بيانه لك وحكمته، وفيه إيذان بأن ما يصدر منه له حكمة خفية، وعاقبة صالحة. وهذا من أدب المتعلم مع العالم، والتابع مع المتبوع، أنه لا يعترض على شيخه بل يسأل؛ مُسترشدًا بملاطفةٍ وأدب، وهذا في العلم الظاهر. وسيأتي في الإشارة ما يتعلق بعلم الباطن.       <br />
              <br />
       الإشارة: قد أخذ الصوفية - رضي الله عنهم - آداب المريد مع الشيخ من قضية الخضر مع موسى - عليهما السلام -؛ فطريقتهم مبنية على السكوت والتسليم، حتى لو قال لشيخه: لِمَ؟ لَمْ يفلح أبدًا، سواء رأى من شيخه منكرًا أو غيره، ولعله اختبار له في صدقه، أو اطلع على باطن الأمر فيه، فأحوالهم خضرية، فالمريد الصادق يُسلم لشيخه في كل ما يرى، ويمتثل أمره في كل شيء، فَهِم وجه الشريعة فيه أم لا، هذا في علم الباطن، وأما علم الظاهر فمبني على البحث والتفتيش، مع ملاطفة وتعظيم.       <br />
              <br />
       قال الورتجبي: امتحن الحق تعالى موسى عليه السلام بصحبة الخضر؛ لاستقامة الطريقة ولتقويم السنة في متابعة المشايخ، ويكون أسوة للمريدين والقاصدين في خدمتهم أشياخ الطريقة. هـ. قال القشيري في قوله: { فلا تسالن عن شيء }: قال: ليس للمريد أن يقول لشيخه: لِمَ، ولا للمتعلم أن يقول لأستاذه، ولا للعامي أن يقول للمفتي فيما يفتي ويحكم: لِمَ. هـ.       <br />
              <br />
       وقال ابن البنا في تفسيره: يُؤخذ من هذه القصة: ترك الاعتراض على أولياء الله إذا ظهر منهم شيء مخالف للظاهر؛ لأنهم فيه على دليل غير ظاهر لغيرهم، اللهم إلا أن يدعوك إلى اتباعه، فلا تتبعه إلا عن دليل، ويُسلم له في حاله، ولا تعترض عليه، ولا يمنعك ذلك من طلب العلم والتعلم منه، وإن كنت لا تعمل بعمله؛ لأنه لا يجب عليك تقليده إلا عن دليل، فلا تعمل مثل عمله، وأنت ترى أنه مخالف لك في ظنك، ولا علم لك بحقيقة باطن الأمر، فلا تقفُ ما ليس لك به علم        <br />
              <br />
       { فَٱنْطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا رَكِبَا فِي ٱلسَّفِينَةِ خَرَقَهَا قَالَ أَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئاً إِمْراً } * {قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْراً } * { قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْراً } * { فَٱنْطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَا لَقِيَا غُلاَماً فَقَتَلَهُ قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْساً زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَّقَدْ جِئْتَ شَيْئاً نُّكْراً } * { قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَّكَ إِنَّكَ لَن تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْراً } * { قَالَ إِن سَأَلْتُكَ عَن شَيْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي قَدْ بَلَغْتَ مِن لَّدُنِّي عُذْراً } * { فَٱنطَلَقَا حَتَّىٰ إِذَآ أَتَيَآ أَهْلَ قَرْيَةٍ ٱسْتَطْعَمَآ أَهْلَهَا فَأَبَوْاْ أَن يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَاراً يُرِيدُ أَن يَنقَضَّ فَأَقَامَهُ قَالَ لَوْ شِئْتَ لَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْراً }        <br />
              <br />
       يقول الحقّ جلّ جلاله: { فانطلقا } أي: موسى والخضر، وسكت عن الخادم؛ لكونه تبعًا، وقيل: إن يوشع لم يصحبهما، بل رجع، فصارا يمشيان على ساحل البحر، فمرت بهم سفينة، فكلموهم أن يحملوهم، فعرفوا الخضر، فحملوهم بغير نَوْل، فلما لَجَّجُوا البَحْرَ أخذ الخضرُ فأسًا فخرق السفينة، فقلع لوحًا أو لوحين مما يلي الماء، فحشاها موسى بثوبه، و { قال أخرقتها لتُغرق أهلَها } أو: ليَغرَق أهلُها، { لقد جئتَ } أي: أتيتَ وفعلت، { شيئًا إِمْرًا } أي: عظيمًا هائلاً، يقال: أَمِر الأمرُ: عظم، { قال } الخضر: { ألم أقل إِنك لن تستطيع معي صبرًا }؛ تذكيرًا لما قاله له من قبلُ، وإنكارًا لِعدم الوفاء بالعهد، { قال } موسى عليه السلام: { لا تُؤاخذني بما نسيتُ } أي: بنسياني، أو بالذي نسيته، وهو وصيته بأن لا يسأله عن حكمة ما صدر عنه من الأفعال الخفية الأسباب قبل بيانه، أراد: نسي وصيته، ولا مؤاخذة على الناسي، وفي الحديث: ' كانت الأولى مِن مُوسى نسيانًا ' أو: أراد بالنسيان الترك، أي: لا تُؤاخذني بما تركت من وصيتك أول مرة. { ولا تُرهقني } أي: لا تُغْشِنِي ولا تُحَمِّلْنِي { من أمري } ، وهو اتباعك، { عُسرًا } أي: لا تعَسِّرْ عليّ في متابعتك، بل يسرها عليّ؛ بالإغضاء والمسامحة.       <br />
              <br />
       { فانطلقا } أي: فقبل عذره؛ فخرجا من السفينة فانطلقا { حتى إذا لقيا غلامًا فقتله } قيل: كان يلعب مع الغلمان ففتَلَ عنقه، وقيل: ضرب رأسه بحجر، وقيل: ذبحه، والأول أصح؛ لوروده في الصحيح، رُوي أن اسم الغلام ' جيسور ' بالجيم، وقيل: بالحاء المهملة، فإِن قلت: لِمَ قال { خرقها }؛ بغير فاءٍ، وقال: { فقتله } بالفاء؟ فالجواب: أن ' خَرَقَها ': جواب الشرط، و { قتله }: من جملة الشرط، معطوفًا عليه، والجزاء هو قوله: { قال أقتلت } ، فإن قلت: لِمَ خولف بينهما؟ فالجواب: أن خرق السفينة لم يتعقب الركوب، وقد تعقب القتل لِقاء الغلام. هـ. وأصله للزمخشري. وقال البيضاوي: ولعل تغيير النظم بأن جعل خرقها جزاء، واعتراض موسى عليه السلام مستأنفًا في الأولى، وفي الثانية { فقتله } من جملة الشرط، واعتراضه جزاء؛ لأن القتل أقبح، والاعتراض عليه أدخل، فكان جديرًا بأن يجعل عمدة الكلام، ولذلك وصله بقوله: { لقد جئت شيئًا نُكرًا } أي: منكرًا. هـ. وناقشه أبو السعود بما يطول ذكره.       <br />
              <br />
       { قال } موسى عليه السلام في اعتراضه: { أقتلتَ نفسًا زكية }: طاهرة من الذنوب، وقرئ بغير ألف؛ مبالغةً، { بغير نَفْسٍ } أي: بغير قتلِ نفسٍ محرمةٍ، فيكون قصاصًا. وتخصيص نفي هذا القبيح بالذكر من بين سائر القبيحات من الكفر بعد الإيمان، والزنا بعد إحصان؛ لأنه أقرب إلى الوقوع؛ نظرًا لحال الغلام        <br />
              <br />
       { لقد جئتَ شيئًا نُكْرًا } أي: مُنكرًا، قيل: أنكرُ من الأول، إذ لا يمكن تداركه، كما يمكن تدارك الأول؛ بالسد ونحوه. وقيل: ' الإمْر ' أعظم؛ لأن قتل نفس واحدة أهون من إغراق أهل السفينة.       <br />
              <br />
       { قال } له الخضرُ عليه السلام: { ألم أقل لك إِنك لن تستطيعَ معي صبرًا } ، زاد ' لك '؛ لزيادة تأكيد المكافحة؛ بالعتاب على رفض الوصية وقلة التثبت والصبر، لما تكرر منه الإنكار، ولم يَرْعَوِ بالتذكير، حتى زاد في النكير في المرة الثانية بذكر المنكر. { قال } موسى عليه السلام: { إِنْ سألتك عن شيء بعدها }؛ بعد هذه المرة { فلا تُصاحبني } إن سألتُ صُحبتَكَ، وقرأ يعقوب: ' فلا تصحبني '؛ رباعيًا، أي: لا تجعلني صاحبًا لك، { قد بلغتَ من لدُنِّي عُذْرًا } أي: قد أعذرتَ ووجدت مِنْ قِبَلِي عذرًا في مفارقتي، حيث خالفتك ثلاث مرات. وعن النبي صلى الله عليه وسلم: ' يرحم الله أَخِي مُوسَى، استحيا، فقال ذلك، لو لَبِثَ مَعَ صَاحِبِهِ لأبْصرَ أَعْجَبَ الأعَاجِيب ' وفي البخاري: ' وددنا لو صبر موسى، حتى يقص الله علينا من أمرهما '.        <br />
              <br />
       { فانطلقا حتى إِذا أتيا أهل قريةٍ } ، هي أنطاكية، وقيل: أَيْلة، وقيل الأبُلة، وهي أبعد أرض الله من السماء، وقيل: برقة، وقال أبو هريرة وغيره: هي بالأندلس. ويُذكر أنها الجزيرة الخضراء. قلت: وهي التي تسمى اليوم طريفة، وأصلها بالظاء المشالة. وذلك على قول إن مجمع البحرين عند طنجة وسبتة. وعن النبي صلى الله عليه وسلم: ' كانوا أهل قرية لِئامًا ' وقال قتادة: شر القرى التي لا يُضاف فيها الضيف، ولا يعرف لابن السبيل حقه.       <br />
              <br />
       ثم وصف القرية بقوله: { استطعما أهلها } أي: طلبا منهم طعامًا، ولم يقل: استطعماهم، على أن يكون صفة لأهل؛ لزيادة تشنيعهم على سوء صنيعهم، فإن الإباء من الضيافة، مع كونهم أهلها قاطنين بها، أشنع وأقبح.       <br />
              <br />
       رُوي أنهما طافا بالقرية يطلبان الطعام، فلم يطعموهما. واستضافاهم { فأَبَوا أن يُضيفوهما } بالتشديد، وقرئ بالتخفيف. يقال: ضافه: إذا كان له ضيفًا، أضافه وضيّفه: أنزله ضيفًا. وأصل الإضافة: الميل، من: ضاف السهمُ عن الغرض: مال، ونظيره: زاره، من الازْوِرَار، أي: الميل. فبينما هما يمشيان، { فوجدا فيها جدارًا } ، قال وهب: كان طوله مائة ذراع، { يُريد أن ينقضَّ } أي: يسقط، استعار الإرادة للمشارفة؛ للدلالة على المبالغة في ذلك، والانقضاض: الإسراع في السقوط، وهو انفعال، من القض، يقال: قضضته فانقض، ومنه: انقضاض الطير والكوكب؛ لسقوطه بسرعة. وقرئ: أن ينقاض، من انقاضت السنُّ: إذا سقطت طولاً. { فأقامه } قيل: مسحه بيده فقام، وقيل: نقضه وبناه، وهو بعيد. { قال } له موسى: { لو شئتَ لاتخذتَ عليه أجرًا } نتعشى به، وهو تحريض له على أخذ الجُعل، أو تعريض بأنه فُضول، وكأنه لَمَّا رأى الحِرمَان ومساس الحاجة كان اشتغاله بذلك في ذلك الوقت مما لا يعني، فلم يتمالك الصبر عليه.        <br />
       قال ابن التين: إن الثالثة كانت نسيانًا؛ لأنه يبعد الإنكار لأمر مشروع، وهو الإحسان لمن أساء. هـ. وفيه نظر؛ فقد قال القشيري في تفسير الآية: لم يقل موسى: إنك ألْمَمْتَ بمحظور، ولكن قال: لو شئتَ، أي: فإن لم تأخذ بسببك فهلا أخذت بسببنا، فكان أخْذُ الأجر خيرًا من الترك، ولئن وَجَبَ حقُّهم فَلِمَ أخللت بحقنا؟ ويقال: إنَّ سَفَرَه ذلك كان سفرَ تأديب، فَرُدَّ إلى تَحَمُّلِ المشقة، وإلاَّ فهو نسي، حيث سقى لبنات شعيب، وكان ما أصابه من التعب والجوع أكثر، ولكنه كان في ذلك الوقت محمولاً، وفي هذا الوقت مُتَحَمِّلا. هـ.       <br />
              <br />
       قلت: لأن الحق تعالى أراد تأديبه فلم يحمل عنه، فكان سالكًا محضًا، وفي وقت السقي: كان مجذوبًا محمولاً عنه.       <br />
              <br />
       ثم قال القشيري: وكما أن موسى كان يُحب صحبة الخضر؛ لما له فيه من غرض استزادةٍ من العلم، كان الخضر يحب ترك صحبته؛ إيثارًا للخلوة بالله عنه. هـ. قاله في الحاشية الفاسية.       <br />
              <br />
       الإشارة: يُؤخذ من خرق السفينة أن المريد لا تفيض عليه العلوم اللدنية والأسرار الربانية حتى يخرق عوائد نفسه، ويعيب سفينة وجوده، بتخريب ظاهره، حتى لا يقبله أحد، ولا يُقبل عليه أحد، فبذلك يخلو بقلبه ويستقيم على ذكر ربه، وأما ما دام ظاهره متزينًا بلباس العوائد، فلا يطمع في ورود المواهب والفوائد.       <br />
              <br />
       ويُؤخذ من قتل الغلام: أنه لا بد من قتل الهوى، وكل ما فيه حظ للنفس والشيطان والطريق في ذلك أن تنظر ما يثقل على النفس فتُحمله لها، وما يخف عليها فتحجزها عنه، حتى لا يثقل عليها شيء من الحق. ويؤخذ من إقامة الجدار رسم الشرائع؛ قيامًا بآداب العبودية، وصونًا لكنز أسرار الربوبية. ويؤخذُ منه أيضًا: الإحسان لمن أساء إليه، فإن أهل القرية أساؤوا؛ بترك ضيافة الخضر، فقابلهم بالإحسان؛ حيث أقام جدارهم. والله تعالى أعلم.       <br />
              <br />
       ثمَّ ذكر افتراقهما وبان الحكمة في تلك الخوارق       <br />
              <br />
        قَالَ هَـٰذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِع عَّلَيْهِ صَبْراً } * { أَمَّا ٱلسَّفِينَةُ فَكَانَتْ لِمَسَاكِينَ يَعْمَلُونَ فِي ٱلْبَحْرِ فَأَرَدتُّ أَنْ أَعِيبَهَا وَكَانَ وَرَآءَهُم مَّلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ غَصْباً} * { وَأَمَّا ٱلْغُلاَمُ فَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ فَخَشِينَآ أَن يُرْهِقَهُمَا طُغْيَاناً وَكُفْراً } * { فَأَرَدْنَآ أَن يُبْدِلَهُمَا رَبُّهُمَا خَيْراً مِّنْهُ زَكَـاةً وَأَقْرَبَ رُحْماً } * { وَأَمَّا ٱلْجِدَارُ فَكَانَ لِغُلاَمَيْنِ يَتِيمَيْنِ فِي ٱلْمَدِينَةِ وَكَانَ تَحْتَهُ كَنزٌ لَّهُمَا وَكَانَ أَبُوهُمَا صَالِحاً فَأَرَادَ رَبُّكَ أَن يَبْلُغَآ أَشُدَّهُمَا وَيَسْتَخْرِجَا كَنزَهُمَا رَحْمَةً مِّن رَّبِّكَ وَمَا فَعَلْتُهُ عَنْ أَمْرِي ذَلِكَ تَأْوِيلُ مَا لَمْ تَسْطِـع عَّلَيْهِ صَبْراً }        <br />
              <br />
       يقول الحقّ جلّ جلاله: { قال } الخضر عليه السلام: { هذا فراقُ بيني وبينك } فلا تصحبني بعد هذا، { سأنبئُك بتأويل ما لم تستطع عليه صبرًا } أي: سأخبرك بالخبر الباطن، فيما لم تستطع عليه صبرًا؛ لكونه منكرًا في الظاهر، فالتأويل: رجوع الشيء إلى مآله، والمراد هنا: المآل والعاقبة، وهو خلاص السفينة من اليد العادية، وخلاص أَبَوَيْ الغلام من شره، مع الفوز بالبدل الأحسن، واستخراج اليتيمين للكنز، وفي جعل صلة الموصول عدم استطاعته، ولم يقل: ' بتأويل ما رأيت '؛ نوعُ تعريضٍ به، وعناية عليه السلام.       <br />
              <br />
       ثم جعل يفسر له، فقال: { أما السفينة } التي خرقتُها، { فكانت لمساكين }: ضُعفاء، لا يقدرون على مدافعة الظلمة، فسماهم مساكين؛ لذلهم وضعفهم، ومنه قوله صلى الله عليه وسلم: ' اللهُمَّ أَحْيِنِي مِسْكِينًا، وأمتْنِي مِسْكِينًا، واحْشُرْنِي في زُمرةِ المَسَاكِينِ ' فلم يُرد مسكنة الفقر، وإنما أراد التواضع والخضوع، أي: احشرني مخبتًا متواضعًا، غير جبار ولا متكبر، وقيل: كانت السفينة لعشرة إخوة: خمسة زَمْنَى، وخمسة { يعملون في البحر }. وإسناد العمل إلى الكل، حينئذ، بطريق التغليب، ولأن عمل الوكيل بمنزلة الموكل. { فأردت أن أعيبها }: أجعلها ذات عيب، { وكان ورائهم ملكٌ } أي: أمامهم، وقرئ به، أو خلفهم، وكان رجوعهم عليه لا محالة، وكان اسمه: ' جلندي بن كركر ' وقيل: ' هُدَدُ بن بُدَد ' ، قال ابن عطية: وهذا كله غير ثابت، يعني: تسمية الملك. { يأخذُ كلَّ سفينة } صالحة، وقرئ به، { غَصْبًا } من أصحابها.       <br />
              <br />
       وكان حق النظم أن يتأخر بيانُ إرادةِ التعيُّبِ عن خوف الغصب، فيقول: فكانت لمساكين، وكان ورائهم ملك يأخذ كل سفينة صالحة، فأردت أن أعيبها؛ لأن إرادة التعيب مُسَبَّبٌ عن خوف الغصب، وإنما قدّم؛ للاعتناء بشأنها؛ إذ هي المحتاجة إلى التأويل، ولأن في التأخير فصلاً بين السفينة وضميرها، مع توهم رجوعه إلى الأقرب قال البيضاوي: ومبني ذلك - أي: التعيب وخوف الغصب - على أنه متى تعارض ضرران يجب حمل أهونهما بدفع أعظمهما، وهو أصل ممهد، غير أن الشرائع في تفاصيله مختلفة. هـ.       <br />
              <br />
       { وأما الغلامُ } الذي قتلتُه { فكان أبواه مؤمنين } وقد طُبع هو كافرًا، وإنما لم يصرح بكفره؛ لعدم الحاجة إليه؛ لظهوره من قوله: { فخشينا أن يُرهقهما }: فخفنا أن يغشى الوالدَيْنِ المؤمنَيْنِ { طغيانًا } عليهما { وكفرًا } بنعمتهما؛ لعقوقه وسوء صنيعه، فَيُلْحِقُهُمَا شرًا، أو لشدة محبتهما له فيحملهما على طاعته، أو يقرن بإيمانهما طغيانه وكفره، فيجتمع في بيت واحد مؤمنان وطاغ كافر، فلعله يميلهما إلى رأيه فيرتدا.        <br />
       وإنما خشي الخضر عليه السلام منه ذلك؛ لأن الله سبحانه أعلمه بحاله وأطلعه على عاقبة أمره، وقرئ: ' فخاف ربك ' ، أي: كره سبحانه كراهية من خاف سوء عاقبة الأمر. ويجوز أن تكون القراءة المشهورة من قول الله سبحانه على الحكاية، أي فكرهنا أن يرهقهما طغيانًا وكفرًا؛ { فأردنا أن يُبدلهما ربُّهما خيرًا منه }؛ بأن يرزقهما بدله ولدًا { خيرًا منه زكاةً }: طهارة من الذنوب والأخلاق الردية، { وأقربَ رُحْمًا } أي: رحمة وعطفًا، وفي التعرض لعنوان الربوبية والإضافة إليهما ما لا يخفى؛ من الدلالة على وصول الخير إليهما، فلذلك قيل: ولدت لهما جارية، تزوجها نبي من الأنبياء فولدت نبيًا، هدى الله تعالى على يديه أمة من الأمم، وقيل: ولدت سبعين نبيًا، وقيل: أبدلهما ابنًا مؤمنًا مثلهما.       <br />
              <br />
       { وأما الجدارُ } الذي أقمتُ { فكان لغلامين يتيمين في المدينة } أي: القرية المذكورة فيما سبق، ولعل التعبير عنها بالمدينة؛ لإظهار نوع اعتداد بها، باعتداد ما فيها من اليتيمين وأبيهما الصالح، قيل: اسم اليتيمين أصرم وصريم. { وكان تحته كنزٌ لهما } من فضة وذهب، كما في الحديث، والذم على كنزهما إنما هو لمن لم يؤد زكاته، مع أن هذه شريعة أخرى. قال ابن عباس: (كان لوحًا من ذهب، مكتوب فيه: عجبت لمن يؤمن بالقدر كيف يحزن؟ وعجبت لمن يؤمن بالرزق كيف يتعب؟ وعجبت لمن يؤمن بالموت كيف يفرح؟ وعجبت لمن يؤمن بالحساب كيف يغفل؟ وعجبت لمن يعرف الدنيا وتقلبها بأهلها كيف يطمئن إليها؟ لا إله إلا الله، محمد رسول الله). وقيل: كانت صحفًا فيها علم مدفون.       <br />
              <br />
       { وكان أبوهما صالحًا } ، فيه تنبيه على أن سَعْيَهُ في ذلك كان لصلاح أبيهما، وفيه دليل على أن الله تعالى يحفظ أولياءه في ذريتهم، قيل: كان بينهما وبين الأب الذي حُفظا به سبعة أجداد. قال محمد بن المنكدر: (إن الله تعالى ليحفظ بالرجل الصالح ولده وولد ولده، ومَسربته التي هو فيها، والدويرات التي حولها، فلا يزالون في حفظ الله وستره). وكان سعيد بن المسيب يقول لولده: إني لأزيد في صلاتي من أجلك، رجاء أن أُحْفَظَ فيك، ويتلو هذه الآية. وفي الحديث: ' ما أحسن أحدٌ الخلافة في ماله إلا أحسن الله الخلافة في تركته ' ويؤخذ من الآية: القيام بحق أولاد الصالحين؛ إذ قام الخضر عليه السلام بذلك.       <br />
              <br />
       { فأراد ربك } أي: مالكك ومُدبر أمرك. وفي إضافة الرب إلى ضمير موسى عليه السلام، دون ضميرهما، تنبيه له عليه السلام على تحتم كمال الانقياد، والاستسلام لإرادته سبحانه، وَوُجوب الاحتراز عن المناقشة فيما برز من القدرة في الأمور المذكورة وغيرها. أراد { أن يبلغا أشُدَّهما }: حُلُمَهُمَا وكمالَ رأيِهِمَا، { ويستخرجا كنزهما } من تحت الجدار، ولولا أني أقمته لانقض، وخرج الكنز من تحته، قبل اقتدارهما على حفظ المال وتنميته، وضاع بالكلية؛ { رحمةً من ربك } مصدر في موضع الحال، أي: يستخرجا كنزهما مَرْحُومَيْنِ به من الله تعالى.        <br />
       وقد استعمل الخضر عليه السلام غاية الأدب في هذه المخاطبة؛ فنسب ما كان عيبًا لنفسه، وما كان ممتزجًا له ولله تعالى؛ فإن القتل بلا سبب ظاهرهُ عيبٌ، وإبداله بخير منه خير، فأتى بضمير المشاركة، وما كان كمالاً محضًا، وهو إقامة الجدار، نسبه لله تعالى.       <br />
              <br />
       ثم قال: { وما فعلته } أي: ما رَأَيْتَ من الخوارق { عن أمري } أي: عن رأيي واجتهادي، بل بوحي إلهي مَلَكي، أو إلهامي، على اختلافٍ في نبوته أو ولايته، { ذلك } أي: ما تقدم ذكره من التأويلات، { تأويلُ } أي: مآل وعاقبة { ما لم تَسْطِع عليه صبرًا } أي: تفسير ما لم تستطع عليه صبرًا، فحذف التاء؛ تخفيفًا، وهو فذلكة لِمَا تقدم، وفي جعل الصلة غير ما مرَّ تكرير للتنكير عليه وتشديد للعتاب. قيل: كل ما أنكر سيدنا موسى عليه السلام على الخضر قد جرى له مثله، ففي هذه الأمثلة حجة عليه، وذلك أنه لما أنكر خرق السفينة، نودي: يا موسى أين كان تدبيرك هذا وأنت مطروح في اليم؟ فلما أنكر قتل الغلام وقيل له: أين إنكارك من وكْزك القبطي وقضائك عليه؟ فلما أنكر إقامة الجدار، نودي: أين هذا من رفعك الحجر لبنات شعيب دون أجر؟ والله تعالى أعلم.       <br />
              <br />
       رُوِيَ أنه قال له: لو صبرتَ لأتيتُ بك على ألفي عجيبة، كلها مما رأيت. ولما أراد موسى عليه السلام أن يفارقه، قال له: أوصني، قال: لا تطلب العلم لتحدث به، واطلبه لتعمل به. هـ.       <br />
              <br />
       وفي رواية: قال له: اجعل همتك في معادك، ولا تخض فيما لا يعنيك، ولا تأمن الخوفَ، ولا تيأس الأمْن، وتدبر الأمور في علانيتك، ولا تذر الإحسان في قدرتك. فقال له: زدني يا ولي الله، فقال: يا موسى إياك واللجاجة، ولا تمش في غير حاجة، ولا تضحك، من غير عَجَب، ولا تُعير أحدًا بخطيئة بعد الندم، وابك على خطيئَتك يا ابن عمران، وإياك والإعجاب بنفسك، والتفريط فيما بقي من عمرك، فقال له موسى: قد أبلغت في الوصية، أتم الله عليك نعمته، وغمرك في رحمته، وكلأك من عدوه. فقال الخضر: آمين. فأوصني أنت يا نبي الله، فقال له موسى: إياك والغضب إلا في الله، ولا ترضى عن أحد إلا في الله، ولا تحب لدنيا ولا تبغض لدنيا، فإنك تخرج من الإيمان وتدخل في الكفر، فقال له الخضر: قد أبلغت في الوصية يا ابن عمران، أعانك الله على طاعته، وأراك السرور في أمرك، وحببك إلى خلقه، وأوسع عليك من فضله، قال موسى: آمين        <br />
       نبيه: قد تقدم أن الجمهور على حياة الخضر عليه السلام. وسبب تعميره أنه كان على مقدمة ذي القرنين، فلما دخل الظلمات أصاب الخضر عين الحياة، فنزل فاغتسل منها، وشرب من مائها، فأخطأ ذو القرنين الطريق، فعاد، فلم يصادفها، قالوا: وإلياس أيضًا في الحياة، يلتقيان في كل سنة بالموسم، واحتج من قال بموت الخضر بقوله - عليه الصلاة والسلام-، كما في الصحيح، بعد صلاة العشاء: ' أَرَأَيْتَكُمْ لَيْلَتَكُمْ هَذِهِ، فَإِنَّه عَلَى رأسِ مِائَةِ سَنَةِ، لا يَبْقَى ممَنْ هُوَ اليَوْمَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَحَدًا ' ، ويجاب بأن الخضر عليه السلام كان في ذلك الوقت في السحاب، أو يخصص الحديث به؛ كما يخص بإبليس ومن عَمَّر من غيره. والله تعالى أعلم.       <br />
              <br />
       الإشارة: الاعتراض على المشايخ موجب للبُعد عنهم، والبُعد عنهم موجب للبُعد عن الله، فلا وصول إلى الله إلا بالوصول إليهم مع التعظيم والاحترام؛ ' سبحان من لم يجعل الدليل على أوليائه إلا من حيث الدليل عليه، ولم يصل إليهم إلا من أراد أن يوصله إليه '؛ كما في الحِكَم. فالواجب على المريد، إذا كان بين يدي الشيخ، السكوت والتسليم والاحترام والتعظيم، إلا أن يأمره بالكلام، فيتكلم بآداب ووقار وخفض صوت، فإذا رأى منه شيئًا يخالف ظاهر الشريعة فليسلم له، ويطلب تأويله، فإن الشريعة واسعة، لها ظاهر وباطن، فلعله اطلع على ما لم يفهمه المريد.       <br />
              <br />
       وكذلك الفُقراء لا ينكر عليهم إلا ما كان محرّمًا مجمعًا على تحريمه، ولا تأويل فيه، كالزنا بالمعينة أو اللواط، وأما ما اختلف فيه، ولو خارج المذهب، فلا ينكر عليه، وكذلك ما فيه تأويل. هذا إن صحت عدالته، فقد قالوا: إن صحت عدالة المرء فليترك وما فعل. وتأمل قضية شيخ شيوخنا سيدي عبد الرحمن المجذوب في مسألة الثور الذي أمر الفقراء بذبحه، فلما ذبحوه تبين أنه كان صدقة عليه، وكذلك غيره من أرباب الأحوال، يُلتمس لهم أحسن المخارج، فإن أحوالهم خضرية، وما رأينا أحدًا أولع بالإنكار فأفلح أبدًا. وبالله التوفيق.        <br />
              <br />
       
   ]]>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-recit-extraordinaire-d-Al-Khidr-et-de-Moise-paix-sur-lui_m91627.html?id_message=454997</link>
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   <title>Le récit des Amoureux</title>
   <pubDate>Sat, 01 May 2010 22:16:40 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Le récit des Amoureux, Bien Aimés :       <br />
              <br />
       Dans le Coran , Dieu, Gloire à Lui , dit:       <br />
       « Dis : 'Si vous aimez vraiment Dieu, suivez-moi, Dieu vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » Sourate 3, verset 31.       <br />
       « ..Or les croyants sont les plus ardents en l'Amour de Dieu… » Sourate 2, verset 165.       <br />
       « Ô les croyants ! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion... Dieu va faire venir un peuple qu'Il aime et qui L'aime… » Sourate 5 ,verset 54.       <br />
              <br />
       La sainte pieuse Râbi’a Al-‘adawiyya  (m 185 H),  grande figure de l’Amour de Dieu ,a dit :       <br />
       « Entre l’amant et le bien-aimé, il n’y a pas de distance, ni de parole, que par la force du désir, ni de description, que par le goût.        <br />
       Qui a goûté, a connu. Et qui a décrit ne s’est pas décrit. En vérité, comment peux-tu décrire quelque chose, quand en sa présence tu es anéanti ?        <br />
       En son existence, tu es dissout ? En sa contemplation, tu es défait ?        <br />
       En sa pureté, tu es ivre »       <br />
              <br />
       L’imâm Abî Hâmid Al-Ghazâlî (m 505 H)  a dit :       <br />
       « L'amour le plus indispensable, le plus élevé et le plus sublime est l'Amour de Celui pour qui les cœurs s'inclinent naturellement d'amour, que les créatures aspirent spontanément à adorer. Allah est adoré pour Lui même sous tous les rapports tandis qu'autrui n'est aimé qu'accessoirement par rapport à Son amour. En effet, Son amour est attesté par tous Ses livres révélés, par l'appel de tous Ses envoyés, par la disposition originelle et l'intelligence qu'Il a placé en Ses créatures, et par Ses Bienfaits en leur faveur. En fait, si les cœurs s'inclinent en général à aimer leur bienfaiteur, qu'en est-il de Celui qui est le Dispensateur suprême de toute faveur ... Si les cœurs s'inclinent vers l'amour de toute chose belle qu'en est-il de Celui qui a créé la ' beauté ' ? »       <br />
              <br />
       Pour en savoir plus sur les sens et les stations de l’Amour, nous avions détaillé ici <b>les onze  stations de l’Amour</b> en islam :       <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/forum/L-Amour-notre-capital-et-notre-moteur_m37936.html">http://www.doctrine-malikite.fr/forum/L-Amour-notre-capital-et-notre-moteur_m37936.html</a>       <br />
              <br />
       Nous avons le plaisir, à travers le présent article, de vous présenter un petit extrait de l’ouvrage :       <br />
       « <b>Mukâshafat Al-qulûb, al-muqarrib ilâ hadrati ‘allâmi al-ghuyûb</b> »,       <br />
       De l’éminent Imâm, savant et maître Abî Hâmid Al-Ghazâlî (m 505 H) :       <br />
       <b>Chapitre 10 : la spire d'amour (Al-‘Ishq)  </b>       <br />
       (Traduction de l’équipe doctrine-malikite.fr)       <br />
              <br />
       « L’amour est le fait d’être attiré par une chose désirable, mais si cela devient une certitude et atteint une force, cela s’appelle la spire d’amour (‘Ishq). Celui qui  aime devient le compagnon de son bien aimé et  dépense  pour lui ce qu’il possède. N’as-tu pas entendu parlé de Zoulîkhâ , elle avait atteint un tel degré d’amour pour Josèphe (que la paix soit sur lui) qu’elle a abandonné ses biens et sa beauté. Elle possédait de bijoux et de diamants la mesure de 70 chameaux.        <br />
       Elle a ainsi tout dépensé pour  l’amour  de Josèphe, à chaque fois que quelqu’un lui disait qu’il a vu Josèphe, elle lui donnait un bijou (collier) qui le rendait suffisamment riche, jusqu’à ce qu’elle perdit tout bien !       <br />
       Elle appelait toute chose du nom de Josèphe ! Elle a oublié toute chose en dehors de Josèphe, anéantit en lui par l’excès d’amour qu’elle avait pour lui, quand elle levait les yeux vers le ciel, elle voyait le nom de Josèphe inscrit sur les astres !       <br />
       Mais lorsqu’elle cru en Dieu,  elle épousa  Josèphe, elle s’isola pour l’Adoration de Dieu, il lui demandait  de partager sa couche le jour, elle le repoussait au soir et le soir, elle le repoussait pour le jour. Elle lui dit : O Josèphe je t’ai aimé lorsque je ne Le connaissais pas encore (en parlant de Dieu).Mais lorsque je L’ai connu, Son Amour  (m’a envahi) ne m’a laissé rien pour autre que Lui ! Jusqu’à ce qu’un jour Josèphe lui dit : « Dieu te demande cela et Me dit qu’Il viendrait de toi deux enfants qui seront deux Prophètes »…Elle obtempéra ensuite…       <br />
              <br />
       Le fou de Layla (Qays) fut interrogé : tu t’appelles comment ? Il répondit : Leyla. Un jour on lui dit : Leyla est morte ! Il répondit : Leyla est dans mon cœur ne meurt pas, je suis Leyla.  Un jour il passa près de sa maison et regarda le ciel, on lui dit : regarde plutôt le mur de Leyla, peut-être la verras-tu ? Il dit alors : je me contente d’observer l’étoile qui recouvre par son ombre la maison de Leyla.       <br />
              <br />
       Mansour Al-hallâj (paix à son âme) fut emprisonné 18 jours, le maître Shablî (que Dieu l’agrée) est venu le visiter et lui posa la question : « Qu’est ce que l’Amour ?», il répondit : « ne me pose pas  cette question aujourd’hui mais demain. »       <br />
       Le lendemain, on fit sortir Hallâj pour le tuer (crucifier), Shablî passa prés de lui et Hallâj donna sa réponse : O Shablî, l’Amour : son début est brûlure et sa fin est martyr. Hallâj a ainsi eu la certitude dans sa vision, il réalisa que tout est éphémère et illusion en dehors d’Allah. Sa parole emblématique « je suis la Vérité » était une expression de son anéantissement dans l’Amour jusqu’à oublier qui il était, la seule chose qu’il réalisait à ce moment est que Dieu est La seule Vérité…       <br />
              <br />
       On  rapporte que la sincérité de l’Amour se distingue par trois signes : « préférer la parole de Son bien aimé à toute autre parole, préférer s’assoir auprès de lui (être avec Lui) à être avec autre que lui, préférer  sa satisfaction à la satisfaction de toute autre que Lui » Al-Muntahâ.       <br />
              <br />
       On dit : la spire d’amour est déchirement des « voiles » et dévoilement des « secrets ». L’extase (Al-wajd) est l’incapacité  de l’esprit à contenir les flux de la spire d’amour lorsqu’il est envahi par la douceur de l’invocation de Dieu (Dhikr) : combien même on lui aurait coupé un membre, il ne sentira rien !       <br />
              <br />
       On rapporte qu’un jeune homme se lavait dans l’Euphrate (rivière en Iraq) et entendit un homme réciter : « Ô injustes ! Tenez-vous à l'écart ce jour- là ! » Sourate Yasin, verset 59. Il se mit à cause de cela à s’agiter (par crainte de Dieu)  jusqu’à ce qu’il ne noie et meurt !       <br />
              <br />
       On rapporte que l’éminent maître Dhu An-noun l’égyptien (paix à son âme) entra à la Mosquée Sacrée (à la Mecque) et vit  un jeune homme qui gisait nu et malade, il gémissait tristement. Dhu An-nun raconte alors : «  je l’ai salué et je lui demandai qui es tu ? » il répondit : « un étranger amoureux », j’ai compris ce qu’il me dit et je lui répondis : « je suis comme toi », le jeune homme commença à pleurer, et je pleurai  à cause de ses pleures. Il me dit alors : et toi aussi tu pleures, je dis : je suis comme toi. L’homme pleura alors plus fort jusqu’à perdre son âme  (il mourut). Je lui ai mis mon vêtement pour le couvrir et je suis parti chercher un linceul…Lorsque je revins, je ne trouvai personne, je dis  alors « Gloire à Dieu » (Subhâna llâh). C’est ainsi qu’une voix (hâtif) (venu du ciel) dit :« O Dhu An-nnun, cet étranger a été demandé par Satan dans la vie d’ici bas, mais il ne le trouva pas, puis il fut demandé par Mâlik (gardien de l’Enfer)  et ce dernier ne le trouva point non plus, puis il fut demandé par Ridwân (gardien du Paradis) mais ne le trouva point non plus ». Je dis alors il est où ?! La voix répondit : « dans un séjour de vérité, auprès d'un Souverain Omnipotent» Sourate la Lune, verset 55. Et ce grâce à Son Amour, son obéissance, ses actes pieux et son repentir imminent. Zahr Ar-riyâd.       <br />
              <br />
       …       <br />
              <br />
       Un jour, 'îsâ (Jésus) (paix sur lui) passant devant un jeune homme ce dernier lui demanda de prier Dieu pour lui pour avoir un atome d'Amour de Dieu. Jésus lui répondit qu'il ne pourrait supporter un atome d'Amour de Dieu. Le jeune lui demande alors un demi-atome d'Amour de Dieu. Jésus (paix sur lui) pria alors et le jeune reçoit ce qu'il voulut.        <br />
       Plus tard, Jésus repassa par le même endroit et demanda des nouvelles du jeune. On lui dit alors que ce jeune est devenu fou et qu'il partit dans les montagnes.        <br />
       Jésus demanda à Dieu de lui montrer ce jeune. Il le vit alors le visage vers le ciel...        <br />
       Jésus le salua, mais le jeune ne répondait pas...Allah révéla alors à Jésus:        <br />
       « comment veux-tu qu'il te réponde alors qu'il a un demi atome d'Amour pour Moi...même si on le coupe avec une scie il ne se rendra même pas compte... »       <br />
              <br />
       Celui qui prétend avoir ces trois choses sans  s’être purifié de trois est un menteur :       <br />
       •Celui qui prétend avoir reçu la saveur (douceur) de l’invocation de Dieu (Dhikr) tout en étant amoureux (attaché à )  (de) ce bas monde !       <br />
       •Celui qui prétend avoir l’amour de la pureté de l’intention(Ikhlâs) dans l’acte mais qu’il aime  l’éloge (et la vénération) des gens pour lui !       <br />
       •Celui qui prétend aimer son Créateur sans s’anéantir (s’oublier lui-même) : se détacher de ses propres passions.       <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : «<b> Il viendra un jour où les gens de ma communauté aimeront  cinq choses et oublieront cinq : ils aimeront la vie  d’ici bas et oublieront l’au-delà, ils aimeront l’argent (les biens) et oublieront le jugement, ils aimeront les créatures et oublieront le Créateur, ils aimeront les péchés et oublieront le repentir (Tawba) et ils aimeront les palais et oublieront le cimetière</b> ».        <br />
       …       <br />
       Dieu nous dit dans le Coran : « <b>le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d'aucune utilité, sauf celui qui vient à Dieu avec un cœur sain</b> ». Sourate Les poètes, versets 88 et 89.       <br />
       …       <br />
       On raconte qu’il y avait un homme avare et hypocrite qui jura de divorcer de sa femme si elle donnait l’aumône, un jour un mendiant vint à sa porte et s’écria, o gens de cette maison, je vous demande par Dieu que vous me donniez quelque chose ! La femme lui donna  alors trois pains.  Le mendiant croisa l’homme hypocrite et  ce dernier lui demanda : qui t’a donné ces pains ? Le mendiant lui indiqua la maison qu’il reconnu. De retour chez lui, il dit à sa femme : « n’ai-je pas juré que tu ne donneras point  à personne ! » La femme répondit : « il a demandé par Dieu et je lui ai donné pour Dieu ». L’hypocrite mit le feu au four et vint retrouver sa femme : « debout femme et jettes- toi donc au feu pour Dieu ! ». La femme se leva et alla chercher ses bijoux. L’hypocrite s’exclame : « laisse les bijoux ». La femme répliqua : «  Celui qui aime ne se fait pas t-il beau pour Son bien aimé, et moi je vais visiter mon Bien Aimé » et elle se jeta au feu. L’hypocrite referma le four et partit.  Trois jours passèrent, l’hypocrite ouvra le four et trouva la femme saine et sauve par la Puissance d’Allah ! L’homme s’exclama et une voix lui dit alors : «<b> Ne sais-tu pas que le Feu ne brule pas Nos bien-aimés</b> ? »       <br />
              <br />
       On raconte que Asiyya femme du Pharaon cachait sa foi au Pharaon, mais ce dernier appris la nouvelle, il la fit torturer les pires des tortures et lui demanda d’apostasier mais devant son refus il la crucifia…Pharaon lui demanda encore d’apostasier, mais Asiyya répondit : « tu peux avoir le dessus sur mon corps mais mon cœur est épargné  par [la grâce] de mon Seigneur. Même si  tu me découpes en petits morceaux, cela ne me fera qu’aimer mon Seigneur encore plus. » Moïse (que la paix soit sur lui) passa auprès d’elle, elle lui demanda : «  Est-ce que mon Seigneur (Allah) est satisfait de moi ou en colère ». Moïse répondit : « O Asiyya, les Anges des cieux t’attendent avec impatience, et Allah fait ton éloge, demandes et tu seras exaucée » Elle dit alors : « 'Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre; et sauve-moi des gens injustes'. »Sourate 66, verset 11.       <br />
       Salmân (que Dieu l’agrée) rapporte que la femme du Pharaon était torturée aussi par le soleil et quand ses tortionnaires partaient, les anges la protégeaient par leurs ailes et elle voyait sa demeure au Paradis.       <br />
              <br />
       Puisse Allah nous donner le repentir avant que la mort surprenne et l’éveil (lors de l’insouciance) par Sa miséricorde et Sa grâce, qu’Il fasse intercéder en notre faveur notre bien aimé Sidna Muhammad paix et salut sur lui.        <br />
       La qualité du croyant est de se repentir et revenir à Dieu de façon imminente et regretter les péchés et être satisfait de ce que Dieu lui a octroyé dans ce bas  monde et n’être point occupé par celui-ci, mais orienté vers Dieu et vers les bons actes pour l’au-delà, et L’adorer avec l’Intention pure.       <br />
       Puisse Allah faire de nous : «Ceux qui écoutent la Parole [al-qawla] et qui suivent le meilleur d’elle, ceux-là sont ceux qu’Allah a guidé, ceux-là sont les doués d'intelligence » (Coran, Sourate Az-Zumar 39, verset 18)       <br />
       
   ]]>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-recit-des-Amoureux_m88964.html?id_message=440537</link>
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   <title>Le Dhikr et ses bienfaits</title>
   <pubDate>Fri, 01 Jan 2010 12:11:03 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Le vrai problème de l'humanité de nos jours est le vide spirituel qui améne angoisse, suicide, violence,crime...       <br />
       Beaucoup de gens cherchent les défauts chez les autres et oublient leur propres défauts...Beaucoup passe à côté des vrais problèmes et des priorités...       <br />
       Le croyant qui occupe son temps par le Dhikr (lequel comme on a expliqué ci dessus comprend: lecture du Coran, prière sur le Prophète,tasbîh,tahlîl,istighfâr...) ne pourra qu'être heureux, avoir les sages décisions et  être soutenu et béni dans tous ses efforts.       <br />
              <br />
       Notre bien aimé Prophète (paix et salut sur lui) a dit: Allah (Gloire à Lui) a dit:        <br />
       '<b>Je suis Allah nulle divinité autre que Moi, le Roi des rois, les coeurs des rois sont entre Ma main, si Mes serviteurs M'obéissent Je transforme les coeurs de leurs rois en affection et miséricorde pour eux; mais s'ils me désobéissent Je transforme les coeurs de leurs rois en colére et mépris contre eux et ils leur infligent ainsi le pire châtiment . Ne vous occupez pas à prier contre vos rois, mais occupez  vous par l'invocation et l'imploration et Je vous suffit (préserve) de vos rois</b>.'       <br />
       Hadith Qudsî, rapporté par At-tabarâni selon Abî Ad-dardâa et rapporté par Ibn Touloun As-sâlihî.       <br />
              <br />
        أَخْبَرَنَا أَبُو عُمَرَ يُوسُفُ بْنُ حَسَنِ بْنِ أَحْمَدَ بْنِ حَسَنٍ الْمَقْدِسِيُّ ، أَخْبَرَنَا جَدِّي ، أَخْبَرَنَا أَبُو عُمَرَ بْنُ قَدَّامَةَ ، أَخْبَرَنَا أَبُو الْحَسَنِ الصَّالِحِيُّ ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُحَمَّدِ بْنُ الْحُرَسْتَانِيُّ ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الْكَرِيمِ بْنُ حَمْزَةَ ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ الْكِتَّانِيُّ ، أَخْبَرَنَا أَبُو الْقَاسِمِ بْنُ الرَّازِيِّ ، أَخْبَرَنَا أَبُو يَعْقُوبَ الْأَذْرُعِيُّ ، حَدَّثَنَا أَبُو عَمْرٍو الْمِقْدَامُ بْنُ دَاوُدَ ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مَعْبَدٍ ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ رَاشِدٍ ، عَنْ مَالِكِ بْنِ دِينَارٍ ، عَنْ خِلَاسِ بْنِ عَمْرٍو ، عَنْ أَبِي الدَّرْدَاءِ ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : ' إِنَّ الْحَيَّ تَبَارَكَ وَتَعَالَى ، يَقُولُ : أَنَا اللَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنَا مَلِكُ الْمُلُوكِ ، وَقُلُوبُ الْمُلُوكِ فِي يَدِي ، فَإِنِ الْعِبَادُ أَطَاعُونِي حَوَّلْتُ قُلُوبَ مُلُوكِهِمْ عَلَيْهِمْ بِالرَّأْفَةِ وَالرَّحْمَةِ ، وَإنِ الْعِبَادُ عَصَوْنِي حَوَّلْتُ قُلُوبَ مُلُوكِهِمْ عَلَيْهِمْ بِالسُّخْطِ وَالنِّقْمَةِ فَسَامُوهُمْ سُوءَ الْعَذَابِ ، فَلَا تَشْغَلُوا أنفسَكُمْ بِالدُّعَاءِ عَلَى الْمُلُوكِ ، وَلَكْنِ اشْغَلُوا أَنْفُسَكُمْ بِالذِّكْرِ ، وَالتَّضَرُّعِ أَكْفِكُمْ أَمْرَ مُلُوكِكُمْ        <br />
       حديث قدسي       <br />
       الأربعين في فضل الرحمة والراحمين لابن طولون الصالحي        <br />
       أخرجه الطبراني       <br />
              <br />
              <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-Dhikr-et-ses-bienfaits_m37997.html?id_message=404738</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.doctrine-malikite.fr,2026:rss_forum-358079</guid>
   <title>L’amalgame dangereux entre la notion  d’intermédiaire en Islam et celle en christianisme/judaïsme</title>
   <pubDate>Fri, 07 Aug 2009 01:51:32 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Beaucoup de jeunes aujourd’hui se plaisent à réfuter les paroles des maîtres et savants et  se permettent même d’accuser de shirk ceux qui ont choisi de prendre leur éducation et leur science des savants et maîtres ! Ceci en mettant en avant une parole très mal comprise et utiliser à tord et à travers : pas d’intermédiaire en Islam !       <br />
       Ces personnes suivent ainsi leurs propres passions, leurs  propres interprétations et insufflations erronées, s’égarent  ainsi et égarent avec eux ceux qui les suivent (que Dieu nous en préserve).       <br />
       Pour bien comprendre la différence entre l’intermédiaire (wâsita) : الواسطة, bannie et interdite en Islam et la compagnie bénie des maîtres et savants pour prendre la science et l’éducation : qui est une chose très recommandée dans notre religion : on définit d’abord ce que Dieu a interdit dans le Coran à ce propos pour que le sujet soit clair pour tout le monde et dans l’espoir que les gens qui ignorent la religion ne se permettent plus de commettre le péché gravissime d’accuser les nobles savants, les nobles maîtres et leurs disciples.       <br />
              <br />
       Allah dit dans le Coran : Sourate 9 ,verset 31 :       <br />
       9.31. « <b> Ils ont élevé au rang de divinités en dehors de Dieu leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Messie, fils de Marie, alors qu’ils avaient reçu ordre de n’adorer que Dieu l’Unique, en dehors duquel il n’y a point de divinité. Gloire à Lui ! Il est infiniment au-dessus de ce qu’ils prétendent Lui associer.</b> »       <br />
       Dans les exégèses (Tafsîr) de ce verset chez l’éminent savant Qurtubî on trouve :       <br />
       Ils ont pris leurs savants et leur ascètes  pour divinités en dehors de Dieu : <b>ceci parce que ces savants et ascètes ont transformé pour eux le licite en illicite et l’illicite en licite</b>. [Ils ont ainsi légiféré pour eux le contraire de ce que Allah a révélé, en toute connaissance de cause et en suivant ainsi leur passion et en préférant l’éclat de ce bas monde sans craindre le châtiment d’Allah…]       <br />
       [L’histoire nous rapporte effectivement que beaucoup de moines et rabbins prenaient l’argent et autres biens pour légiférer aux gens des choses interdites par Dieu …]        <br />
       Al-a’mash et Sufyân rapportent selon Habîb Ibn Abî thâbith selon Abî Al-bukhturî : j’ai demandé au [grand compagnon] Hudhayfa (que Dieu l’agrée) à propos de la parole du Très Haut : « Ils ont élevé au rang de divinités en dehors de Dieu leurs rabbins et leurs moines »,<b> est-ce qu’ils les ont adoré ?!</b> Hudhayfa répondit : <b>« non. Mais ils ont rendu licite l’illicite et ils les ont suivi ; et ils ont rendu l’illicite licite et ils les ont suivi dans cela»</b>       <br />
              <br />
       On voit ainsi très clairement ce qui a été reproché aux gens du Livre avant nous.       <br />
              <br />
       { اتخذوا أحبارَهم } أي: علماءَهم { ورهبانَهم }؛ عُبَّادَهم { أرباباً من دون الله }؛ بأن أطاعوهم في تحريم ما أحل الله، وتحليل ما حرم الله، وفي السجود لهم، { والمسيحَ ابنَ مريمَ }؛ بأن جعلوه ابن الله، { وما أمروا إلا ليعبدوا إِلهاً واحداً } وهو الله الواحد الحق، وأما طاعة الرسول ـ عليه الصلاة والسلام ـ وسائر من أمر بطاعته، فهو في الحقيقة طاعة الله، { لا إله إلا هو }؛ تقرير للتوحيد، { سبحانه عما يشركون }؛ تنزيهاً له عن أن يكون معه شريك.       <br />
              <br />
       فالوسائط؛ كالأنبياء والأولياء، إنما هم مُوَصِّلونَ إلى الله، دالون عليه        <br />
              <br />
       روى الأعمش وسفيان عن حبيب بن أبي ثابت عن أبي البَخْتَرِيّ قال: سئل حذيفة عن قول الله عزّ وجلّ: { ٱتَّخَذُوۤاْ أَحْبَارَهُمْ وَرُهْبَانَهُمْ أَرْبَاباً مِّن دُونِ ٱللَّهِ } هل عبدوهم؟ فقال لا، ولكن أحَلّوا لهم الحرام فاستحلّوه، وحرّموا عليهم الحلال فحرّموه. وروى الترمذِيّ ' عن عدِيّ بن حاتم قال: أتيت النبيّ صلى الله عليه وسلم وفي عنقي صليب من ذهب. فقال: «ما هذا يا عدِيّ ٱطرح عنك هذا الوثن» وسمعته يقرأ في سورة «براءة» «اتَّخَذُوا أَحْبَارَهُمْ وَرُهْبَانَهُمْ أَرْبَاباً مِنْ دُون اللَّهِ وَالْمَسِيحَ ابْنَ مَرْيَمَ» ثم قال: «أما إنهم لم يكونوا يعبدونهم ولكنهم كانوا إذا أحلّوا لهم شيئاً استحلّوه وإذا حرّموا عليهم شيئاً حرّموه» ' قال: هذا حديث غريب لا يُعرف إلاَّ من حديث عبد السَّلام بن حرب. وغُطيف بن أَعْيَن ليس بمعروف في الحديث.       <br />
              <br />
       مقتطف من تفسير القرطبي و تفسير ابن عجيبة لآية 31 من سورة التوبة        <br />
              <br />
       <b>Pour ce qui est du suivi et de la compagnie des nobles savants musulmans :</b>       <br />
       Les savants musulmans ne légifère rien, ils prennent tout simplement leur science et Fatwas du Coran et de la Sunna authentique en interprétant les textes sacrés selon la compréhension de nos pieux prédécesseurs qui ont appris cela du Prophète (paix et salut sur lui) et si le sujet en question est absent des textes sacrés [Coran et Sunna], ils utilisent les outils connus et reconnus de l’Ijtihâd, comme le démontre bien ces deux Hadîths:       <br />
              <br />
       <b>Le Prophète (paix et salut sur lui) avait enseigné à Mu'âdh ibn Jabal(que Dieu l’agrée)  avant de l’envoyer au Yémen comme messager des bonnes valeurs de l’Islam: 'Selon quoi jugeras-tu lorsque le besoin s'en présentera ? – Selon le Livre de Dieu, avait répondu Mu'âdh. – Et si tu ne trouves pas (de solution explicite) dans le Livre de Dieu ? – Je jugerai alors selon les Hadîths du Messager de Dieu, avait répondu Mu'âdh. – Et si tu ne trouves pas (de solution explicite) dans les Hadîths du Messager de Dieu ? – Je ne manquerai alors pas de faire un effort de réflexion (ijtihâd) pour formuler mon opinion, avait répondu Mu'âdh.' Sur quoi le Prophète avait manifesté son approbation en ces termes : 'Louange à Dieu qui a guidé le messager du Messager de Dieu vers ce qu'agrée le Messager de Dieu' </b>(rapporté par at-Tirmidhî et Abû Dâoûd, voir aussi A'lâm ul-muwaqqi'în, tome 1 pp. 49-50).        <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : <b>« lorsque le juge a fait un effort (juridique) (ijtahada) puis a atteint la vérité, il a deux récompenses, et s’il a fait un effort (juridique) et s’est trompé, il a une seule récompense »</b>. Rapporté par Al-Bukhârî : Hadîth n° : 6805 : chapitre : « Al- i‘tisâm bi al-kitâb wa as-sunna »       <br />
              <br />
       Ainsi, on voit clairement que suivre les savants pieux et vertueux,  c’est suivre les commandements  du Prophète (paix et salut sur lui), car ils ne font que les  rapporter de façon fidèle et fiable  et avec la compréhension juste et authentique. Sans pour autant que ces savants soient parfaits ni infaillibles.       <br />
               <br />
              <br />
       <b>Pour ce qui est de la compagnie des pieux et vertueux </b>: cette compagnie est très recommandée dans notre religion.  Accompagner un maître ou savant  pieux et vertueux était de tout temps recommandé pour bien apprendre notre religion, pour améliorer notre comportement, pour rester dans la ligne droite. <b>La compagnie des véridiques et des vertueux influe positivement sur notre comportement et sur notre foi</b> et inversement la compagnie (fréquentation)  des gens du mal nous amène au péché et fait diminuer notre foi…Ceci est attesté par le Coran et le Sahîh de la Sunna :       <br />
              <br />
       Voici quelques preuves traduites en français :        <br />
                <br />
       Dieu dit dans le Coran: « <b>Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques</b> »[1].        <br />
       Et Il dit : « <b>Le Miséricordieux, interroge donc quelqu'un de bien informé sur Lui (expert)</b> »[2].       <br />
       Et Il dit :« Ô vous qui croyez ! Craignez pieusement Dieu et efforcez-vous de trouver <b>le moyen de vous rapprocher de Lui !</b> Déployez vos efforts pour Sa cause, ainsi vous réussirez ! »[Sourate 5 verset 35]       <br />
       { وابتغوا إليه الوسيلة } أي: اطلبوا ما تتوسلون به إلى رضوانه، والقرب من جناب قدسه من الطاعات، وترك المخالفات، { وجاهدوا في سبيله }.       <br />
       الإشارة: لا وسيلة أقرب من صحبة العارفين، والجلوس بين أيديهم        <br />
              <br />
        Et dans un autre verset, Dieu (exalté soit-Il) dit: «<b>Les amis les plus intimes sont ce jour-là ennemis les uns des autres sauf les gens pieux</b> »[3].        <br />
       Dans un autre verset : « <b>Fais preuve de patience (en restant) avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à Notre Rappel (à l'invocation de Dieu), qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier</b> »[4]        <br />
       (notons au passage que ce verset fut révélé à propos des gens du banc (ahl as-suffa) composés des pauvres (Fuqara) parmi les croyants (les émigrés) : Salmân le Persan, Bilâl l’éthiopien, Suhayb Ar-rumî…Qui ont fait de la mosquée du Prophète (paix et salut sur lui) leur lieu de retraite et de Dhikr (invocation d’Allah)…La révélation a demandé au bien aimé Messager (paix et salut sur lui) de s’allier à eux…)        <br />
              <br />
       والمراد بهم فقراء المؤمنين؛ كعمار وصهيب وخباب وبلال       <br />
        وقال سلمان الفارسي رضي الله عنه: جاءت المؤلّفة قلوبهم إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم: عيينة بن حِصْن والأقرع بن حابس فقالوا: يا رسول الله؛ إنك لو جلست في صدر المجلس ونحيّت عنا هؤلاء وأرواح جبابهم ـ يعنون سلمان وأبا ذرّ وفقراء المسلمين، وكانت عليهم جباب الصوف لم يكن عليهم غيرها ـ جلسنا إليك وحادثناك وأخذنا عنك، فأنزل الله تعالى: { وَٱتْلُ مَآ أُوْحِيَ إِلَيْكَ مِن كِتَابِ رَبِّكَ لاَ مُبَدِّلَ لِكَلِمَاتِهِ وَلَن تَجِدَ مِن دُونِهِ مُلْتَحَداً وَٱصْبِرْ نَفْسَكَ مَعَ ٱلَّذِينَ يَدْعُونَ رَبَّهُم بِٱلْغَدَاةِ وَٱلْعَشِيِّ يُرِيدُونَ وَجْهَهُ } حتى بلغ ـ { إِنَّا أَعْتَدْنَا لِلظَّالِمِينَ نَارًا أَحَاطَ بِهِمْ سُرَادِقُهَا }. يتهددهم بالنار. فقام النبيّ صلى الله عليه وسلم يلتمسهم حتى إذا أصابهم في مؤخر المسجد يذكرون الله قال: ' الحمد لله الذي لم يمتني حتى أمرني أن أصبر نفسي مع رجال من أمتي، معكم المحيا ومعكم الممات '        <br />
              <br />
        وقيل: نزلت في بيان أهل الصُّفَّة، وكانوا نحو سبعمائة، فتكون الآية مدنية.       <br />
              <br />
       ثم وصفهم بالإخلاص، فقال: { يُريدون وجهه }       <br />
               <br />
       أنظر تفسير القرطبي و تفسيرالطبري وابن عجيبة        <br />
              <br />
       Voir aussi et méditer dans la Sourate Al-kahf (la Caverne), les versets expliquant la recherche puis la compagnie du Prophète Moïse au vertueux Al-Khidr (versets de 60 à 82).       <br />
              <br />
       Abû Mûsâ (que Dieu l’agrée) a rapporté que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « <b>Le compagnon vertueux et le compagnon malfaisant sont respectivement comparables au vendeur du musc et au forgeron. Le vendeur du musc t’en donne ou t’en vend ou encore il émane de sa personne une odeur agréable, tandis que le forgeron risque de brûler tes habits ou il répand une odeur nauséabonde </b>»[5].       <br />
              <br />
       Ibn ‘Abbâs, que Dieu les agrée tous les deux (Ibn ‘Abbâs et son père), rapporte : « Quelqu’un demanda : « <b>Ô Prophète, quelle est la meilleure personne auprès de laquelle on s’assoit ? »  Il dit : « Celui dont la vue vous rappelle Dieu, dont les paroles ajoutent à votre science et dont les actes vous rappellent l’au-delà.</b> » »        <br />
              <br />
       Abû Hurayra, qu'Allah l'agrée, rapporte: le prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui a dit: «<b> l'homme suit la religion de son compagnon intime, que chacun de vous fasse attention à celui qu'il prend pour ami </b>»[6].        <br />
                <br />
       Abû Hurayra rapporte que l'Envoyé d'Allah (bénédiction et paix sur lui) a dit: « <b>Allah a dit: Celui qui fait montre d'hostilité envers un de mes walis (amis, saints, élus) Je lui déclare la guerre. Mon serviteur ne se rapproche pas de moi  par quelque chose de plus agréable à Mes yeux  que l'accomplissement  de ce que Je lui ai prescrit et , Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des oeuvres surérogatoires au point que Je l'aime. Et lorsque  Je l'aime, Je suis son ouie par laquelle il entend, son regard par lequel il voit, sa main par laquelle il saisit, et son pied avec lequel il marche; s'il Me demande, assurément Je l'exaucerai; s'il cherche prés de Moi asile, assurément;  Je le  lui donnerai</b>.' Rapporté par Al-Bukhârî.        <br />
                <br />
       Abû Sa‘îd rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) dit : « <b>Il y a parmi ma communauté ceux qui intercèdent en faveur de troupes de gens (Al-fiâm), ceux qui intercèdent en faveur d’une tribu, ceux qui intercèdent en faveur d’un groupe et ceux qui intercèdent en faveur d’une personne, jusqu’à ce qu’ils rentrent au Paradis</b> »[7]        <br />
                <br />
       La relation entre le maître et le disciple et entre les disciples, est une relation de respect et d’amour en Dieu (Mahabba fî-llah).        <br />
       Abû Hurayra rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) dit : « <b>Dieu dit au jour de la résurrection : Où sont ceux qui s’aiment en Moi (en Ma majesté), Je les mets sous Mon ombre, ce jour où il n’y a pas d’ombre si ce n’est Mon ombre</b> »[8].        <br />
                <br />
       L’éminent savant et maître Ibn ‘Atâ Allah Al-Iskandarî (d’Alexandrie) a dit dans ses sagesses (Hikam): « Gloire à Celui qui ne guide certains aspirants vers Ses amis (c’est-à-dire les Saints de Dieu), que parce que ceux-ci sont les guides vers Lui, et qui ne fait parvenir jusqu’à eux que ceux qu’Il veut faire arriver jusqu’à Lui. »       <br />
       Il a dit aussi : « Ne prends pas pour compagnon celui dont l ‘état ne te stimule pas et dont les paroles ne te montrent pas la voie de Dieu. »       <br />
       La stimulation de l’état se produit quand le disciple se rattache à Dieu en se détachant des créatures et de toutes les envies passionnelles. Grâce au compagnonnage, l’état du disciple est encouragé à s’orienter vers Dieu.       <br />
       Peu à peu, il devient conscient de la puissance de Son Seigneur, il ne compte que sur Lui dans ses demandes, il se rende compte de l’incapacité des créatures à l’atteindre. Ainsi, le disciple se met à agir conformément à la Loi divine d’une manière complète et équilibrée. C’est là la caractéristique des Gens de l’Unité (muwahidîn) et des Connaissants (‘ârifîn).        <br />
                <br />
       Le disciple sincère ne cherche  pas à percer les mystères qui lui sont voilés mais il cherche la compagnie du maître qui lui indique les défauts qui lui sont cachés. Ainsi, il s’occupe de ses défauts et non pas des défauts des autres et des jugements inutiles.       <br />
               <br />
       La nature de l’âme humaine est de s ‘imprégner de celui qu’elle prend pour modèle. Si le modèle est bon, l’âme tend à être bonne. Tout le secret du compagnonnage est là. Le disciple, grâce à la présence d’un maître Spirituel véridique, se pare des qualités de son maître, comme la sincérité de l’orientation vers Dieu, le bon caractère envers Dieu et Ses créatures, l’amour de Dieu et de son Prophète -sur lui la paix et le salut- et la miséricorde envers toutes les créatures.       <br />
       A l’inverse, la fréquentation de ceux qui ne possèdent pas une sincérité du cœur exemplaire, qui sont encore marqués par des vices apparents et/ou cachés, ne peut apporter à celui qui les accompagne que l’acquisition et la persistance des mêmes souillures.        <br />
              <br />
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              <br />
       <b>Notes de bas de page :</b>       <br />
       [1] Sourate Tawbah, verset : 119       <br />
       [2] Sourate 26, verset 59 : les walis ou les élus ou encore « les experts en Dieu: khabîr, pluriel : khubarâ »  existent et existeront tant que le soleil brillera sur cette terre : Abû Hurayra rapporte que l'Envoyé d'Allah (bénédiction et paix sur lui) a dit: « Allah a dit: Celui qui fait montre d'hostilité envers un de mes walis (amis, saints, élus) Je lui déclare la guerre. Mon serviteur ne se rapproche pas de moi  par quelque chose de plus agréable à Mes yeux  que l'accomplissement  de ce que Je lui ai prescrit et , Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des oeuvres surérogatoires au point que Je l'aime. Et lorsque  Je l'aime, Je suis son ouie par laquelle il entend, son regard par lequel il voit, sa main par laquelle il saisit, et son pied avec lequel il marche; s'il Me demande, assurément Je l'exaucerai; s'il cherche prés de Moi asile, assurément;  Je le  lui donnerai.' Rapporté par Al-Bukhârî.       <br />
       [3] Sourate 43, verset 67.       <br />
       [4]Coran : Al-Kahf (la caverne), verset 28.        <br />
       [5] Rapporté dans le Sahîh al-Bukhârî : Hadîth 1926 (p 823) le livre des bêtes à égorger et du gibier : dans  « le sommaire du sahih al-bukhârî » Tome II,  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.       <br />
       [6] Rapporté par At-tirmithî dans ses Sunans (Kitâb Az-zuhd) et  Abû Dâwûd dans ses Sunans (kitâb al-adab).       <br />
       [7] Rapporté par At-tirmithî dans ses sunans (Kitâb sifat Al-qiyâma wa ar-raqâiq wa al-wara‘).       <br />
       [8] Rapporté par Muslim (Kitâb Al-birr wa As-silla wa al-âdâb).       <br />
              <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/L-amalgame-dangereux-entre-la-notion-d-intermediaire-en-Islam-et-celle-en-christianisme-judaisme_m73426.html?id_message=358079</link>
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   <title>L'orgueil en Islam</title>
   <pubDate>Mon, 18 May 2009 12:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         <b>Question :</b>       <br />
              <br />
       Nobles savants :       <br />
       Pouvez – vous nous dire plus à propos du richissime Qârûn ?       <br />
       Qu’en est-il pour les versets à son propos ? Pouvez- vous nous les citer ?       <br />
              <br />
       <b>Réponse :</b>       <br />
              <br />
       D’après les commentateurs du Coran, Qaroun (Coré) [cousin de Moïse] était celui qui mémorisait  le plus la Thora parmi tous les gens de son époque, il était le plus savant après Moïse et son frère Haroun mais il fut hypocrite comme le fut As-sâmiriy et sa vaste science ne lui a servi  ainsi à rien  (sa science fut donc un argument contre lui chez Allah).       <br />
              <br />
       <b>Que vaut la science sans humilité ni piété !</b>       <br />
       Chaque savant trouvera plus savant que lui, et c’est Allah qui détient la science infinie.        <br />
       Allah interrogera certes chaque savant sur l’application (et l’utilisation) de sa science…       <br />
       S’attacher et s'orgueillir de sa science et/ou ses biens c’est oublier celui qui nous les a  donné (confié), ne pas Le remercier et oublier qui nous sommes vraiment et vers Qui on retournera…       <br />
       L’humilité dans l’acte et la parole consiste entre autre à remercier Allah, à s’occuper par Son adoration, à utiliser ce qu’Il nous a donné dans le bien et l’obéissance à Allah, à tendre la main (selon nos possibilités) à notre prochain pour l’aider, payer Ses dus, donner en aumône de ce que Dieu nous a confié…       <br />
              <br />
       Qaroun était parmi les  adorateurs puis il mécru après cela, Al-qushayrî rapporte que Qâroun s’isolait dans un monastère pour l’adoration de Dieu, et Satan l’a accompagné (sans que Qârun s’en aperçoive) et l’a convaincu petit à petit que sa solitude et son ascèse n’étaient pas bien et l’a progressivement poussé à l’amour du bas monde à l’accumulation (thésaurisation)  des richesses et à l’avarice. Puis ensuite Satan l’a laissé…       <br />
              <br />
       Qâroun est devenu ainsi arrogant et se montrait supérieur aux autres par ses richesses et ses enfants, malgré sa science (il savait que c’était interdit et que Dieu avait fait périr beaucoup de tyrans et d'arrogants avant lui…)       <br />
              <br />
       A propos donc de ce personnage, méditons ensemble les versets coraniques 76 à 83 de la Sourate 28 (Al-qasas):       <br />
              <br />
       76. En vérité, Coré [Qâroun] était du peuple de Moïse mais il était empli de violence (arrogance, orgueil) envers eux. Nous lui avions donné de trésors dont les clefs pesaient lourd à toute une bande de gens forts. Son peuple lui dit : 'Ne te réjouis point. <b>Car Dieu n'aime pas les arrogants</b>.        <br />
       77. Et recherche à travers ce que Dieu t'a donné, la Demeure dernière. Et n'oublie pas ta part en cette vie. <b>Et sois bienfaisant comme Dieu a été bienfaisant envers toi</b>. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Dieu n'aime point les corrupteurs'.        <br />
       78. Il dit : '<b>C'est par une science que je possède que ceci m'est venu</b>'. Ne savait-il pas qu'avant lui Dieu avait périr des générations supérieures à lui en force et plus riches en biens ? Et les criminels ne seront pas interrogés sur leurs péchés' !        <br />
       79. Il sortit à son peuple dans tout son apparat. Ceux qui aimaient la vie présente dirent : 'Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Coré. Il a été doté, certes, d'une immense fortune'.        <br />
       80. Tandis que ceux auxquels <b>le savoir</b>* a été donné dirent : 'Malheur à vous ! La récompense de Dieu est meilleure pour celui qui croit et fait le bien'. Mais elle ne sera reçue que par ceux qui endurent.        <br />
       81. Nous fîmes donc que la terre l'engloutît, lui et sa maison. Aucun clan en dehors de Dieu ne fut là pour le secourir, et il ne pût se secourir lui-même.        <br />
       82. Et ceux qui, la veille, souhaitaient d'être à sa place, se mirent à dire : 'Ah ! Il est vrai que Dieu augmente la part de qui Il veut, parmi Ses serviteurs, ou la restreint. Si Dieu ne nous avait pas favorisés, Il nous aurait certainement fait engloutir. Ah ! Il est vrai que ceux qui ne croient pas ne réussissent pas'.        <br />
       83. <b>Cette Demeure dernière, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent, ni à s'élever sur terre, ni à y semer la corruption. Cependant, l'heureuse fin appartient aux pieux</b>.       <br />
              <br />
       * il s’agit  de la science avec la foi. Les sages disent : celui qui désire ce bas monde est un ignorant même s’il est le plus savant des gens.        <br />
              <br />
       Parmi les précieux conseils de l’Imam Mâlik dans sa lettre adressée au Sultan ‘Abbasite Haron Ar-rashîd :        <br />
       « ….        <br />
       Ne détourne pas ton visage des gens, et soit humble, car on m’a rapporté du Prophète (paix et salut sur lui) : « Les gens du Paradis ce sont les faciles (souples), les doux, les joviaux (avenants) (أهل الجنة كل هين لين سهل طلق)» »       <br />
              <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/L-orgueil-en-Islam_m41057.html?id_message=338945</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.doctrine-malikite.fr,2026:rss_forum-324432</guid>
   <title>'L'effort que tu déploies pour obtenir ce qui t'est garanti' </title>
   <pubDate>Tue, 24 Mar 2009 02:44:21 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Akhlâq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         <a class="link" href="http://www.islamophile.org/spip/article1359.html">Pour avoir une biographie du Sheykh Ibn 'Atâ Allah al-iskandarî, cliquez ici</a>       <br />
              <br />
       On présente ici une brève biographie de l'Imâm Ahmed Ibn 'Ajîba Al-hasanî:        <br />
              <br />
       Le grand savant sunnite malikite marocain Ahmad Ibn ‘Ajiba  (surnommé Abû Al-'abbâs) est né en 1747 à A'jabîsh dans la tribu d'Anjara, village situé dans les montagnes avoisinant la ville de Tétouan au nord du Maroc à environ 10 Km de la méditérannée.       <br />
              <br />
       Sa généalogie remonte à Sidna Al-hasan, fils de Sidna 'Ali et Fatima fille du Prophète (paix et salut sur lui).        <br />
       Il montre très tôt des prodiges de sainteté et un vif intérêt aussi bien pour les sciences de la Loi (Shari’a) que pour le soufisme. Il eut d'éminents maîtres en loi islamique.       <br />
       Auteur d’une quarantaine d’ouvrages religieux et de poèmes, il réalise également un commentaire du Coran et de Hadiths, des recueils de théologie et de soufisme. Il est l’auteur du précieux recueil d’interprétations des sagesses(Hikam) d'Ibn 'Atâ Allah disponible en français : « Iqâz al-himam fî sharh al-hikam ».        <br />
       L'ouvrage le plus marquant de l'Imâm Ahmed Ibn-Ajiba, une des références en matière de commentaire sunnite du Saint-Coran, est son oeuvre : « al-bahr al-madîd fî tafsîr al-qurân al-majîd » <a class="link" href="http://www.altafsir.com/Tafasir.asp?tMadhNo=3&tTafsirNo=37&tSoraNo=1&tAyahNo=1&tDisplay=yes&UserProfile=0&LanguageId=1">« البحر المديد في تفسير القرآن المجيد »</a>        <br />
       Cet ouvrage utile et précieux qu’on conseille vivement est en cours de traduction en français.        <br />
              <br />
       Ibn 'Ajîba fut le défenseur des soufis sunnites par sa plume et son grand savoir en science juridique et en science du Coran: <b>il était juge (jurisprudence malikite avec une grande connaissance des trois autres écoles sunnites), muftî et grand théologien... </b>       <br />
              <br />
       A l’âge de quarante huit ans il fait la connaissance à Fès du maître Moulay al-Arbi Al-Darqawi (1743-1823), l’homme qui deviendra son guide spirituel (murshid). <b>Ahmad Ibn ‘Ajiba grand savant et jurisconsulte, était alors titulaire de plusieurs chaires d’enseignement dans les mosquées et les écoles (medersas) de Tétouan</b> mais après cette rencontre <a class="link" href="http://www.soufisme-fr.com/forum/les-grands-imams-du-tassawwuf/87-sidi-ben-ajiba-al-hassany.html">il tournera le dos aux honneurs de la vie mondaine et se consacrera exclusivement à la voie spirituelle</a>. Ce geste lui vaudra les foudres de l’orthodoxie locale et principalement des doctes Ulémas qui le persécuteront.        <br />
       Ayant obtenu gain de cause, il partira se réfugier dans la campagne où il mourra de la peste en 1809 quand il était en visite vers son Sheykh Al-bouzidî. Ahmad Ibn ‘Ajiba fut entérré dans un premier temps au petit village de Ghumâra puis transporté plus tard à Tétouen.       <br />
              <br />
       Avec <a class="link" href="http://aslama.com/forums/showthread.php?p=159596#post159596">Sidi Muhammad Al-harrâq</a>, il est considéré comme la plume du soufisme contemporain du Akhlâq, c'est à dire du soufisme basé sur le Coran et la Sunna, qui n'est autre que la station de l'excellence (Ihsân) en Islam.        <br />
       Ibn 'Ajîba dit dans son livre Al-Mi'râj: '...le but du soufisme est la purification intérieure des vices et l’embellissement intérieur par toutes les vertus ; ou l’effacement de la créature, qu’elle soit éperdue dans la vision (shuhûd) de la Vérité (Dieu : Al-Haqq), ou qu’il y ait retour vers le monde manifesté (al-athar) ; son début est science, son milieu action et sa fin don (de la part de Dieu) .'       <br />
              <br />
       Les ouvrages d'Ibn 'Ajîba sonnent une réforme profonde vers le soufisme du bon comportement et de la droiture (Istiqâma).        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Quelques références : </b>       <br />
              <br />
       • Al-a'lâm de Az-zarkalî 1/245       <br />
       • Shajarat an-nûr az-zakiyya de Hasan Al-Kouhen page 164       <br />
       • Jean Louis Michon, Le soufi marocain Ahmad ibn Ajība (1746-1809) et son Mi'rāj, 1990.        <br />
       • Jean-Louis Michon, L’Autobiographie (Fahrasa) du Soufi marocain Ahmad Ibn ‘Ajñba (1747-1809), Leyde, 1969.        <br />
       • Voir ici un article traduit de son commentaire d’un verset coranique sur la différence :        <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/La-gestion-du-conflit-ou-de-la-difference-selon-le-Coran_r42.html">http://www.doctrine-malikite.fr/La-gestion-du-conflit-ou-de-la-difference-selon-le-Coran_r42.html</a>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/L-effort-que-tu-deploies-pour-obtenir-ce-qui-t-est-garanti_m66856.html?id_message=324432</link>
  </item>

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   <title>Devoir de prier sur le Prophète</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2009 00:27:47 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Niyya</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Merci infiniment cher frère Ashwaq pour ce merveilleux rappel !        <br />
       Je ne peux bien évidement m'empêcher de partager avec vous un petit passage du        <br />
       fameux Dalâil Al-Khayrât, sublime recueil sur notre bien aimé Prophète, paix et        <br />
       salut sur lui, œuvre de l'imam et savant Mohammed Ben Souleymane Al Jazouli (enterré à Marrakech et parmi ses sept saints) :        <br />
              <br />
              <br />
       Ô Allah , * Créateur des sept cieux et de  la Terre , * répands Tes plus nobles prières , Tes larges bénédictions *        <br />
       et Ton clément attendrissement sur Saydina Mohammad Ton Serviteur et Ton        <br />
       Messager , * celui qui a ouvert ce qui était fermé , * Qui a parachevé ce qui        <br />
       a précédé , * l'annonciateur de la vérité par la vérité , *        <br />
       l'anéantisseur des troupes du  mensonges comme  il a été chargé de le faire.        <br />
       * Celui qui a assumé Ton ordre d’obéissance, * faisant tout pour Te        <br />
       satisfaire, * comprenant Ta révélation, * respectant son engagement vis à        <br />
       vis de Toi, * exécutant Ton ordre, * jusqu'à ce qu'il aie vu le        <br />
       Jaillissement d'un flux luminescent divin        <br />
       *C'est par lui que les cœurs ont été guidés vers la bonne voie après avoir        <br />
       été plongés dans l'incrédulité et le pêché *. C'est lui qui a animé        <br />
       les explications des signes *, les éclaircissements des lois *, et les        <br />
       luminescences de l'Islam.* Il est donc le dépositaire digne de confiance *,        <br />
       le garde de Ta science secrète , * Ton témoin le jour du jugement dernier * ,        <br />
       Ton envoyé du bonheur * et Ton Messager par la vérité , miséricorde . *        <br />
       Ô Allah , mets le à son aise dans Ton Eden * et récompense-le par le grand        <br />
       bien , de Ta générosité , * lui conférant un bonheur non entaché de        <br />
       contrariété , * émanant du bénéfice de Ta large gratification * et Tes        <br />
       largesses gracieuses        <br />
       Ô Allah , élève ses édifices au dessus de ceux des hommes , * et honore sa        <br />
       demeure chez Toi et sa résidence , * parfaits sa lumière * et récompense-le ,        <br />
       sur le fait , qu'il est Ton Envoyé, au témoignage accepté , à la parole        <br />
       agréée ,* à la logique équitable, * au plan net * et à l'argumentation        <br />
       suprême . * Allah et Ses anges prient sur le Prophète, * Ô vous qui avez cru        <br />
       , priez sur lui et saluez le abondamment. * A Ton service Ô Allah. * Prière        <br />
       d'Allah le Magnanime , le Miséricordieux , * des anges proches , * des        <br />
       Prophètes , des sincères , des martyrs et des vertueux * et toute chose        <br />
       T'ayant glorifié Ô Allah Seigneur des Univers , * prières sur Saydina Mohammad        <br />
       Ibn ‘Abdillah , * Sceau des Prophètes , Maître des Envoyés , * Imam des pieux        <br />
       * Messager du Seigneur des Univers . * Le témoin, l'heureux présage, * le        <br />
       conviant à Toi sur Ta permission, * le luminescent, l'éclairant *, et sur        <br />
       lui le Salut.        <br />
       * Ô Allah , répands Tes prières , Tes bénédictions et Ta miséricorde  sur        <br />
       , le Maître des Envoyés , * l'Imam des pieux , * et le Sceau des Prophètes ,        <br />
       * Saydina Mohammad , Ton Serviteur et Ton Messager , * Imam du bien , *        <br />
       Commandant du bien , * et Messager de la miséricorde .        <br />
       * Ô Allah, ressuscite le dans la position louable (shafâ’a) dans laquelle aimeraient être à sa place, ceux        <br />
       qui ont existé avant lui(les premiers) et ceux qui existeraient après lui (les derniers)…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Extrait de la première section Le Lundi</span>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Devoir-de-prier-sur-le-Prophete_m37403.html?id_message=319934</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.doctrine-malikite.fr,2026:rss_forum-308473</guid>
   <title>Le mensonge exclut la foi: al Jilani</title>
   <pubDate>Wed, 31 Dec 2008 15:40:10 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Pour ceux qui ne connaissent pas ou peu l’éminent savant et maître Muhyi ad-dîn 'Abd al-Qâdir al-Jîlânî auteur du texte (traduit) ci-dessus, on a choisi pour vous cette biographie- qui malgré sa richesse-reste insuffisante pour décrire et donner la vraie image de ce grand maître:        <br />
              <br />
       Source :http://membres.lycos.fr/jilani/  (entre autre)       <br />
              <br />
       <b>Shaykh Muhyi ad-dîn 'Abd al-Qâdir al-Jîlânî </b>(1077 A.D./472 H. - 1166 A.D./561 H.).       <br />
       Il est Abû Muhammad 'Abd al-Qâdir al-Jîlânî Ibn Mûsâ Ibn 'Abdellah Ibn Yahyâ Az-zâhid Ibn Muhammad Ibn Dâwud Ibn Mûsâ Ibn 'Abdellah Ibn Mûsâ Al-joun Ibn 'Abdellah al-kâmil Ibn Al-hasan Al-muthannâ Ibn Al-hasan As-sibt <b>fils de 'Alî et Fâtima Az-zahrâ fille du Prophète (paix et salut sur lui).</b>       <br />
       Il fut le phare de son époque dans les sciences spirituelles et les disciplines relatives à la Loi divine(Sharî’a). Sa réputation fut telle dans les sciences du soufisme et de la sharî`a qu’il finit par être connu comme le pôle de son temps, al-ghawth al-a`zam.        <br />
       Il est né dans la cité de Jîlân, dans la province nord-est de la Perse, en l’an 1077 A.D.        <br />
       A l’âge de dix-huit ans, il partit pour Bagdad à la poursuite de la connaissance et de la guidance divines.       <br />
              <br />
        <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=forum&subaction=message&id_sujet=44261">Ibn Taymiyya (m.728 H/1328) fut d'ailleurs l’un de ses disciples</a>, et il vécut aussi la grande épreuve de l’invasion mongole de Bagdad.       <br />
              <br />
        <b>Ses premiers maîtres en Loi divine furent le shaykh Abul Wafa ibn Aqil, le shaykh Muhammad ibn al-Hasan al-Baqlani et Abû Zakariyâ’ Tabrizî. A l’ombre de ces trois grands, il apprit la science de l’exégèse du Coran, la science des traditions, la science de la vie du Prophète (sîrah), la théologie, la jurisprudence (fiqh), la grammaire, la récitation du Coran et la philologie. Il étudia l’école de jurisprudence hanbalite, mais il était aussi capable de donner des décisions dans l’école chaféite. Il connaissait le Coran par coeur, non pas sous une seule forme, mais dans les sept méthodes de récitation.        <br />
              <br />
       Après avoir acquis la maîtrise de treize disciplines relatives à la loi religieuse et des sciences annexes</b>, il se tourna alors vers la voie spirituelle sous la guidance du shaykh Hammâd ibn Muslim ad-Dabbâs. Il reçut l’initiation dans la voie des chercheurs du shaykh al-Mubarak Sa`id ibn al-Hasan. Le shaykh al-Mubarak Sa`id fut le shaykh de la plupart des plus grands chercheurs et maîtres de son temps à Bagdad.        <br />
              <br />
       Shaykh `Abd al-Qâdir al-Jîlânî reçut l’ijaza et la direction de la tarîqa à l’âge de cinquante ans, de son shaykh, Shaykh al-Mubarak Sa`id. Peu de temps après avoir reçu le titre officiel de shaykh at-tarîqa, on le reconnaissait dans la cité et ses environs comme un grand maître, et comme la source à laquelle tous les cœurs habités d’un désir ardent devaient se tourner pour trouver la guidance et l’illumination propres à diriger les cœurs sur la voie de l’amour divin et de l’inspiration divine. Sayyidina `Abd al-Qâdir raconte : ' Au commencement, seules quelques personnes fréquentaient mon groupe. Quand de plus en plus de gens eurent entendu parler de moi, l’école devint surpeuplée. Je pris alors l’habitude de m’installer dans la mosquée de Bab al-Hilba, qui finit par être trop petite pour accueillir le grand nombre de gens qui venaient m’écouter. Ils venaient même au milieu de la nuit, portant des lampes et des bougies pour voir. Finalement le lieu ne put contenir les foules, et on transporta la chaise d’où j’enseignais sur une voie de circulation, puis dans les faubourgs de la ville, dans un endroit qui devint le nouveau lieu de rassemblement. Les gens y venaient à pied, à cheval, à dos de mule, d’âne ou de chameau. On put voir jusqu’à soixante-dix mille auditeurs assistant à ces rassemblements. '        <br />
              <br />
       Dans ces rassemblements, il enjoignait aux gens de faire le bien, et il les dissuadait de commettre le mal. Son conseil s’adressait aux gouvernants, aux ministres, aux gouverneurs, aux juges, à ses disciples et aux gens ordinaires. Selon Ibn Kathîr, le grand historien, ' il se tenait debout dans les mosquées, il réprimandait publiquement les gouvernants qui commettaient le mal. Il le faisait en présence de tous, qui pouvaient ainsi en témoigner, dans des interventions publiques. Il évitait toutes les formes de conciliabule politique, et ne craignait personne quand il parlait, sinon Dieu Tout Puissant. Aucun reproche ne l’affectait. '        <br />
              <br />
       Un jour, comme le calife du monde islamique venait de nommer une personne injuste comme juge en chef, `Abd al-Qâdir al-Jîlânî se leva, dans la plus grande mosquée de Bagdad, pour prononcer le sermon du vendredi. Il s’y adressa directement au calife. Il dit : ' Tu as désigné le pire des injustes pour juger des affaires des musulmans ! Que répondras-tu demain au Seigneur des mondes, au Plus Miséricordieux des miséricordieux ? ' Entendant cela, le calife trembla de peur. Versant des larmes abondantes, il se hâta, après la prière, de démettre ce juge.        <br />
              <br />
       <b> `Abd al-Qâdir appelait les gens à se corriger eux-mêmes, à purifier leur cœur et à chasser de leur cœur l’amour excessif de la vie terrestre. Il les pressait de remplir leur cœur de l’amour de Dieu et de Son Messager et de ses saints. Il les exhortait à suivre le Prophète dans chacun de leurs actes et chacune de leurs pensées, en tout comportement et en toute attitude, il les exhortait à éviter l’hypocrisie et les feintes, à chasser de leur cœur l’orgueil, l’auto-satisfaction, la haine et l’hostilité, la jalousie, la tyrannie, la tromperie et la rancœur. Il appelait les gens à briser leurs attachements à ce monde et à ceux qui en sont les esclaves, et de se tourner de tout leur cœur vers Celui qui nourrit, Dieu Tout Puissant, cherchant Sa satisfaction, Sa guidance, Sa miséricorde et Son pardon.</b>       <br />
              <br />
        <b>Il ouvrait la porte aux gens pour qu’ils renouvellent leur pacte avec leur Seigneur. Musulmans comme non musulmans, ils venaient en masse l’écouter, se repentir de leurs mauvaises actions et l’accepter comme chef et guide sur la voie qui mène à Dieu, acceptant de n’associer personne à Dieu, que ce soit ouvertement ou de façon subtile, de louer Dieu et de Le remercier pour Ses faveurs bienveillantes, de suivre la voie des prédécesseurs vertueux dans la religion et la guidance droite, d’éviter toute déviation et schisme en religion, d’unifier leurs cœurs et de les réunir comme au creux d’une main, dans l’amour de Dieu, de Ses prophètes et de Ses saints. Ils détournaient leur cœur de l’amour de la vie de ce monde et le dirigeaient vers l’amour de l’au-delà, ils le détournaient des plaisirs des sens et de la recherche de la fortune et du pouvoir et le dirigeaient vers l’amour de Dieu et l’acceptation de Ses ordres et de Ses interdits. </b>        <br />
              <br />
       <b>Dans une de ses causeries, dont on dit qu’y assistaient plus de quatre cents scribes, il dit : ' Les murs de la religion sont tombés et leurs fondations ont craqué. Rassemblons-nous, ô gens de la terre, et reconstruisons ce qui est en ruine, rétablissons ce qui est tombé ! C’est inacceptable. Ô soleil ! Ô lune ! Ô jour ! Venez tous ! Ô gens, la religion implore aide et assistance, tenant ses mains au-dessus de sa tête en signe de détresse, une détresse due aux débauchés, aux insolents, aux innovateurs, à ceux qui pervertissent la loi divine, aux gens insouciants, aux injustes et aux tyranniques, à ceux qui falsifient la connaissance divine et pourtant la revendiquent, alors qu’en fait elle n’est pas entre leurs mains. '        <br />
       Ô hommes ! Que vos cœurs sont devenus durs ! Même un chien sert son maître. Il le garde, l’accompagne dans ses marches, chasse pour lui, garde ses troupeaux et veille sur lui avec loyauté dans l’espoir que son maître lui accordera quelques bouchées de son repas ou les lui mettra de côté pour plus tard. Réfléchissez-y et comparez à la façon dont vous vous rendez obèses par les bontés de Dieu, la façon dont vous satisfaites grâce à elles vos désirs vils, sans même obéir à Ses commandements ni éviter ce qu’Il a interdit ! Vous ne Lui payez pas ce que vous Lui devez, vous négligez Ses ordres et vous n’observez pas les limites de ce qu’Il vous a ordonné. '</b>        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ses enseignements</b>        <br />
              <br />
       Bien qu’il fut éminent parmi les grands saints – et c’est la raison pour laquelle on le surnomma al-ghawth al-a`zam ou le soutien parfait –,<b>`Abd al-Qâdir al-Jîlânî est aussi un juriste hors pair de l’école hanbalite</b>. On a signalé ses liens avec l’école chaféite et avec l’imâm Abû Hanîfa. Il fut le disciple de saints prestigieux, comme Abû al-Khayr Hammâd ibn Muslim ad-Dabbâs (mort en 525 H.) et Kwaja Abû Yûsuf al-Hamadhâni (mort en 535 H.), second, après Abû al-Hasan al-Kharaqâni (qui fut le shaykh de al-Harawi al-Ansâri dans la chaîne d’autorité primitive de le naqshbandiyya.       <br />
              <br />
        Les œuvres les plus réputées du shaykh `Abd al-Qâdir sont les suivantes :       <br />
              <br />
        • al-ghunya li tâlibi tarîqa l-haqq (Provisions suffisantes pour ceux qui cherchent la voie de la vérité) est une des présentations les plus concises qu’on ait jamais écrite de l’école juridique de l’imâm Ibn Hanbal, comprenant les enseignements solides des ahl as-sunna sur la `aqida et le tasawwuf.       <br />
              <br />
        • al-fath ar-rabbani (Les ouvertures seigneuriales), recueil de sermons destinés aux élèves et aux maîtres de la voie soufie et à tous ceux qu’attire la perfection. Fidèle à son titre, ce livre procure à son lecteur un profit et un gain spirituel immenses (traduit en français). • futuh al-ghayb (Ouvertures sur l’invisible), autre recueil de sermons plus avancés que les précédents, et comme eux d’une valeur inestimable.       <br />
              <br />
        • sirr al-asrâr (Secret des secrets), court traité de pratique soufie que le shaykh `Abd al-Qâdir rédigea à l’intention de ses disciples (traduit en français).        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Étant donné son statut dans l’école hanbalite, `Abd al-Qâdir jouissait d’un grand respect auprès de Ibn Taymiyya, au point qu’il fut le seul auquel ce dernier accorda le titre de ' notre shaykh ' (shaykhuna) dans toute sa fatawa, alors qu’il réserva l’appellation ' mon imâm ' (imâmuna) à Ahmad ibn Hanbal. Il mentionnait fréquemment Jîlânî et son shaykh ad-Dabbâs comme les meilleurs exemples de soufis récents. </b>        <br />
              <br />
       Les prodiges du shaykh `Abd al-Qâdir sont trop nombreux pour qu’on puise les compter. L’un de ces prodiges a consisté à faire don de la guidance, qui se manifeste dans ses paroles, par lesquelles des milliers de gens entrèrent dans l’islâm et se repentirent. Al-Shattanawfi cite, dans bahjat al-asrâr, de nombreux prodiges en mentionnant chaque fois la chaîne de transmission. Ibn Taymiyya utilise ces récits comme un moyen de satisfaire son souci d’authenticité, mais son élève adh-Dhahabi, tout en affirmant qu’il croit d’une façon générale aux prodiges de `Abd al-Qâdir et en qualifiant `Abd al-Qâdir de Shaykh al-Islâm, d’Imâm, de Savant et de modèle, se déclare cependant sceptique sur nombre d’entre eux. On a pu constater ce trait de caractère d’adh-Dhahabi dans la manière dont il doute du récit authentique de l’admiration de l’imâm Ahmad pour al-Muhâsibi…       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
        <b>Préface du Secret des Secret (Al Bouraq)</b>        <br />
              <br />
       Si l’arbre se juge à ses fruits, `Abd al-Qâdir al-Jîlânî est certes un arbre d’une valeur inestimable : il inspire en effet la plus ancienne des confréries soufies, la qâdiriyya, aujourd’hui encore la plus importante du monde musulman.       <br />
        Né en 1077 dans un village du jîlân (dans l’Iran actuel), `abd al-qâdir arrive à Bagdad vers 1095 pour étudier.        <br />
       La nizâmiyya, première université musulmane, vient juste de perdre le grand al-Ghazâlî, parti à la découverte de lui-même. Alors `abd al-qâdir renonce à s’y inscrire, et c’est avec plusieurs maîtres qu’il se forge en quelques années, dans une cité où se côtoient les plus grands saints et les pires perversions, une solide formation dans les différentes sciences religieuses. Il y mène, semble-t-il, une vie agitée, tant au plan spirituel qu’au plan matériel.        <br />
              <br />
       Puis il part pour, disent certains, vingt-cinq années d’errance et de retraite. “ Me prenant par la main, Dieu m’a élevé au-dessus de tous les adorateurs. Je suis proche de mon Seigneur et comblé de L’avoir rencontré. ”       <br />
        Son maître le plus marquant est alors abu al-khayr al-dabbas, celui qui a dit : “ Le plus court chemin qui mène l’homme à Dieu, c’est de L’aimer. ”        <br />
       On dit qu’il a également été formé par abû yûsuf al-hamadânî, un des premiers maîtres de la chaîne de la confrérie naqshbandiyya.        <br />
              <br />
       En 1127, il réapparaît à Bagdad, et se révèle alors un prédicateur hors pair. <b>Le “ faucon gris de Dieu ” </b> (al-bâz al-ash-hab) embrase le cœur des milliers de fidèles qui se pressent pour écouter ses sermons. Et cette aptitude à ouvrir les coeurs continue à oeuvrer depuis bientôt mille ans, même si un orientaliste moderne n’accorde (avec un peu de présomption ou de naïveté ...) que peu de valeur aux sermons d’`abd al-qâdir al-jîlânî, pas assez en tout cas pour justifier sa réputation !       <br />
              <br />
        Dans sa propre école, `abd al-qâdir passe le reste de sa longue vie (il meurt en 1166) à enseigner, entouré d’une nombreuse famille. Son enseignement prône à la fois le respect de la loi divine (`abd al-qâdir se rattache au hanbalisme) et la lutte intérieure (le grand jihâd=soufisme) contre les passions.        <br />
              <br />
       Le secret des secrets est un petit livre que le maître a écrit pour ses disciples. Il n’est peut-être pas inutile de préciser ici ce que signifie le mot “ soufi ”, puisqu’aussi bien ce livre est un “ livre de soufisme ”. Le mot est aujourd’hui utilisé à propos de quiconque s’engage dans une démarche spirituelle dans la voie du soufisme. En toute rigueur, le mot doit être réservé à celui qui est parvenu au terme du voyage. Celui-là n’a d’ailleurs rien à dire, ni à ceux (très rares) qui sont, comme lui, réalisés (cela ne servirait à rien), ni à ceux qui le suivent sur le chemin (ils ne comprendraient pas). Autant dire qu’un “ soufi ” ne se révèle pas.        <br />
              <br />
       Ceux qui suivent la voie soufie sont un peu plus nombreux : ils ne se diront jamais soufis, car ils savent. Enfin viennent ceux, très nombreux, qui se préparent à entrer dans la voie soufie. Parmi eux, beaucoup pensent avoir déjà emprunté la voie, alors que le long, très long travail de purification préalable est à peine entamé et que peu parviendront à franchir cette première étape. À tous ceux-là, le shaykh `abd al-qâdir al-jîlânî apportera une aide précieuse, si Dieu le veut, car c’est pour eux qu’il a écrit le présent livre.        <br />
              <br />
       <b>Il semble qu’il faille aussi préciser que, contrairement à une idée malheureusement répandue, le soufisme est indissociable de l’islam. Le soufisme repose sur la tradition, c’est-à-dire la transmission ininterrompue depuis le Prophète Muhammad (la chaîne de transmission de certaines confréries remonte à Dieu, par Gabriel). Les maîtres auto-proclamés, sans lien établi avec la tradition, n’ont pas cours dans le soufisme. Car couper le soufisme de sa source essentielle revient à le réduire à une sorte de gymnastique ou d’hygiène “ spirituelle ”.</b> Elles peuvent être utiles, mais elles ne nourrissent pas cette attitude intérieure spécifique où se mêlent la nostalgie du temps du pacte primordial et le désir ardent de retrouver l’intimité du Créateur. 
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-mensonge-exclut-la-foi-al-Jilani_m63329.html?id_message=308473</link>
  </item>

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   <title>En exclusivité : paroles de l’Imam Mâlik :</title>
   <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 14:49:33 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         <b>Question :</b>       <br />
       1. Pouvez-vous nous parler brièvement du livre de Hadîths de l’Imâm Mâlik : Al- Muwattaa , qui est selon les savants le premier livre de Hadîths connu?       <br />
       2. Savez-vous si dans le Muwattaa on trouve des hadîths sur la bonne parole et l’éthique en général ?       <br />
              <br />
       <b>Réponse :</b>       <br />
              <br />
       <b>1. </b>       <br />
              <br />
       Al-Muwatta' « La Voie Aplanie » ou « La Voie rendue aisée », de l'Imâm Mâlik Ibn Anas (m 179 H) est considéré comme le premier recueil connu de hadiths en Islam après la SAHÎFA de Hammâm: صحيفة همام       <br />
              <br />
       Abû Zahra dans son livre sur l'Imâm Mâlik sa vie, et son époque, ses opinions et son Fiqh déclare :        <br />
       « l'histoire ne connaît pas de recueil de Hadîth et de Fiqh plus ancien qu'Al-Muwatta'...Aucun auteur avant Mâlik ne devait connaître la notoriété de ce dernier avec son Muwatta', qui nous est parvenu tel qu'il a été rédigé par son auteur. C'est pour cela que nous disons de lui qu'il est le premier recueil de Hadîth et de Fiqh à avoir été composé »       <br />
              <br />
       <b>L'Imâm Ash-Shâfi'i </b>disait de l'Imâm Mâlik et de son Muwattaa : « L'ouvrage le plus authentique après le Livre de Dieu est le Mouwattaa de Mâlik ». (L’imâm Ash-shâfi’ a dit cela puisqu’il a vécu avant l’apparition des deux ouvrages authentiques Al-Bukhârî et Muslim).       <br />
       Al-Bukhârî a surnommé la chaîne de transmission citée dans le Muwatttaa : <b>la chaîne d’or </b>(pour souligner sa grande authenticité) : il s’agit de Mâlik d’après Nâfi’ d’après Ibn omar…on cite aussi comme chaîne hautement authentique du Muwattaaa : Az-zuharî d’après Sâlim d’après Ibn Omar…       <br />
              <br />
       L’imâm Mâlik a rassemblé(écrit) son livre Al-Muwattaa <b>en quarante ans</b>, ceci à cause de l’attention particulière qu’il portait à la qualité des transmetteurs et du contenu, et à la rigueur et scrupule dans l’authentification des Hadîths…       <br />
       Ibn ‘Abdel Al-barr rapporte selon Al-Awzâ’î : on a exposé à l’imâm Mâlik son Muwattaa en quarante jours et il dit : « ce livre que j’ai composé en quarante ans, vous le prenez en quarante jours, vous manquez de compréhension de ce livre ! »       <br />
              <br />
       Le Muwattaa contenait au début de son écriture plus de 10 000 Hadîths, puis l’Imâm Mâlik par sa rigueur et son scrupule le réduisait chaque année jusqu’à arriver à prés de 600 hadîths…       <br />
       Abû Bakr Al-Abharî a dit : « la somme de ce qu’il y a dans le Muwattaa de récits prophétiques, de compagnons et de successeurs est de :1720 hadîths : le Musnad parmi ces Hadîths est de 600 Hadîths, le Mursal compte 222 hadîths, et le Mawqûf (paroles attribuées aux compagnons du Prophète) : 613 Hadîths et les paroles des successeurs : 285 récits. » (Voir tanwîr Al-hawâlik de l’Imâm As-sayûtî : tome I page 6.)       <br />
              <br />
       Al-qâdî ‘Iyâd de Ceuta rapporte dans son livre Al-Madârik (2/73) pour <b>les circonstances de l’écriture du Muwattaa </b>:       <br />
       « Le Calife Abû Jaafar Al-Mansour Al-‘abbâsî - premier Calife de la dynastie des Abbasites-, a dit à l’Imâm Mâlik : « O Abû ‘Abdellah ! Rassembles cette science et écris un ouvrage : évites dans cet ouvrage les particularités(les extêmes) (shawâddh) d’Ibn Masoud, les choses difficiles (shadâid) d’Ibn Omar et les dérogations d’Ibn Abbâs ; et cherche plutôt le juste milieu en toute chose et ce qui fait unanimité chez les compagnons et Imâms, et fais de cette science une science unifiée »       <br />
              <br />
       Beaucoup de savants anciens et contemporains se sont penchés sur l’interprétation du Muwattaa et son commentaire.       <br />
              <br />
       Le Muwattaa fut traduit en plusieurs langues.       <br />
              <br />
       <b>2.</b>       <br />
              <br />
       Effectivement dans le Muwattaa, il y a en plus des éléments du Culte, des transactions, des éléments de l’éthique et de la spiritualité :       <br />
       On trouve ainsi des chapitres comme :        <br />
       Livre 47 : Le livre des bons caractères       <br />
       Livre 56 : le Livre des paroles de la médisance, et de la dévotion       <br />
       Livre 59 : le Livre de la science       <br />
       Livre 61 : Le livre des divers noms atribués au Prophète (paix et salut sur lui)       <br />
       ...       <br />
       Exemples :       <br />
              <br />
       Abdullah Ibn Omar a rapporté que l'Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: 'celui qui dit à son frère coreligionnaire: 'ô incrédule'!, ceci en sera attribué à l'un des deux'.       <br />
       Rapporté par l’Imâm Mâlik dans son Muwattaa Livre 56 : des paroles, de la médisance et de la dévotion (1844). (Ainsi que par Al-Bukhârî et Muslim en d'autres termes).       <br />
              <br />
       Yahya Ibn Saïd a rapporté que Jésus, le fils de Marie, paix sur lui, ayant rencontré en route un cochon, il dit : « va-y-en paix ». On lui dit : « dis –tu cela à un cochon ! » Jésus répondit : « Je crains que ma langue s’habitue à la prononciation des mauvaises paroles »        <br />
       Rapporté par l’Imâm Mâlik dans son Muwattaa Livre 56 : des paroles, de la médisance et de la dévotion (1847).        <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) dit :        <br />
       « Si tu entends un homme dire : ‘les gens ont péri’ (disant cela par mépris et orgueil), c’est lui qui en est le plus pire d’eux»        <br />
       Hadîth rapporté par Muslim dans son Sahîh : chapitre : Al-birru wa As-sila : (139/2623) et Mâlik dans son Muwattaa dans le chapitre : Al-kalâm (751/2). Il n’y a pas de péché sur celui qui dit cela attristé par son état et l’état des gens par rapport aux manquements dans la religion (sans se croire au dessus des gens ni mépriser les autres).       <br />
              <br />
       Pour un bref aperçu sur la biographie de l’Imâm Mâlik voir :       <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&amp;numrub=22">http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&amp;numrub=22</a>       <br />
       Et pour une biographie détaillée de cet éminent Imâm : voir le livre (traduit en français) :       <br />
       L'Imam Mâlik - Sa vie et son époque, ses opinions et son fiqh d'Abou Zahra aux éditions Al-qalam       <br />
              <br />
              <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/En-exclusivite-paroles-de-l-Imam-Malik_m39470.html?id_message=291587</link>
  </item>

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   <title>La licéité de l'utilisation du chapelet &#1575;&#1604;&#1587;&#1576;&#1581;&#1577; ?</title>
   <pubDate>Thu, 31 Jul 2008 20:29:49 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
          Nombreux sont ceux qui aujourd'hui discourent sur la licité de l'usage du chapelet (subha) (&#1575;&#1604;&#1587;&#1576;&#1581;&#1577;).        <br />
              <br />
       Il faut d’abord signaler le grand danger de faire une Fatwa sans science, et/ou d’interdire ce que Dieu a rendu licite. Voir à ce propos :       <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=5">http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=5</a>       <br />
              <br />
       Certaines personnes utilisent le Hadîth suivant pour prétendre que le chapelet est une mauvaise innovation !       <br />
       Le Compagnon Abdallah Ibn Amr Ibn Al Asse a dit: ' J'ai vu le messager d'Allah faire le Tasbih avec sa main droite (Il se servait de ses doigts pour compter le nombre de fois qu'il récitait le Tasbih). ' (Abû Dâwûd)       <br />
              <br />
       On rappelle dans un premier temps ce qu’on a dit dans le chapitre concernant les types d’innovation <b>qu’on classe par défaut en jurisprudence islamique une chose en mubâh (licite) tant qu’il n’y a pas de texte qui l’interdit (ni de préjudice) ; et que le Prophète (paix et salut sur lui) n’a pas fait  toute les choses licites existantes ni toutes les choses méritoires existantes.</b>       <br />
              <br />
        Il est claire que le tasbîh et l’invocation <b>abondante</b> d’Allah ainsi que la prière sur le Prophète (paix et salut sur lui) sont des choses demandées par les textes sacrés du Coran et de la Sunna authentique…(Voir la rubrique de la spiritualité : ‘la grande importance du Dhikr en Islam’) et le chapelet n’est qu’un moyen pour atteindre ce but sublime demandé…       <br />
       Il est vrai que pour faire un tasbîh court comme par exemple les bâqiyât as-sâlihât après les prières on préfère les doigts qui seront témoins dans l’au-delà… Mais pour faire beaucoup d’invocation comme préconise certains textes de la sunna (voir plus loin) il est difficile voir impossible de compter avec les doigts sans se tromper ni se distraire…       <br />
              <br />
       D’autres  personnes, qui se considèrent doctes, ont émis un avis défavorable absolu à l’utilisation de la Subha, la qualifiant d'innovation blâmable (bid'a) en argumentant de la faiblesse des ahadîths utilisés.       <br />
       Il est bon de rappeler que, par consensus des savants, une tradition, même faible, permet de classer une pratique dans la catégorie des pratiques recommandées (mustahabb).       <br />
              <br />
       D’autres personnes estiment que l’usage du chapelet (subha) peut amener à l’ostentation (&#1575;&#1604;&#1585;&#1610;&#1575;&#1569;) et que donc il ne faut pas l’utiliser : on répond tout simplement à ces gens là que plusieurs de nos actes de bien devraient être délaissés alors juste à cause de la peur de l’ostentation !        <br />
       La maladie de l’ostentation peut concerner tous les actes du croyant (même la prière rituelle ou la lecture du Coran), son diagnostique et son statut ont été décrit sur le lien :<a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=forum&subaction=message&id_sujet=38193">ostentation</a>       <br />
       Justement parmi les meilleurs remèdes contre cette maladie c’est l’invocation abondante du Seigneur (Dhikr kathîr) et le fait de renouveler (et purifier) l’intention pour Allah seul…       <br />
              <br />
       <b>Quelques preuves des savants sunnites sur la licéité voir la recommandation de la Subha (du chapelet) :</b>       <br />
              <br />
       L'Imam Ibn Taymiyya a dit: « Compter le Tasbîh en utilisant les doigts est une Sunna, le compter en utilisant (le chapelet) les cailloux, les noyaux, ou tout autre moyen, est une chose permise <b>du fait qu'il y avait parmi les Compagnons certains qui le faisaient.</b> »       <br />
              <br />
       L'imâm Jalal-al-dîn al-Suyûtî dans son livre 'al-Minha fî as-sabha' ('Les bienfaits du chapelet') a réuni beaucoup d'informations et de réflexions sur ce sujet. Il cite notamment un hadîth marfu' rapporté par 'Alî: «b [Quel excellent moyen de se souvenir de Dieu que le chapelet!]b »       <br />
              <br />
       'Abd-Allah, le fils de Ibn Hanbal, rapporte dans les 'Zawâid az-zuhd' que <b>Abû Hurayra « avait un fil qui contenait mille nœuds; il ne dormait pas avant de glorifier Dieu autant de fois qu'il y avait de nœuds »</b>. Selon d'autres sources,<b> Abû l-Dardâ' faisait de même</b>.       <br />
              <br />
       On rapporte que Jâbir a dit qu’une femme a vu Fâtima, fille d’al-Husayn, petit fils du Prophète –que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui, en train d’invoquer en utilisant un fil composé de plusieurs nœuds.       <br />
              <br />
       Abû Dawûd, Tirmidhi, Nasaï et al-Hâkim dans leur compilation de ahadîth ('Sunan') rapportent d’après une chaîne de garants authentiques que Sa’d Ibn Abî Waqqâs et l’Envoyé de Dieu - que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui- s’étaient rendu chez une femme qui utilisait des noyaux de dattes ou des petits cailloux qui lui servaient de chapelet. Le Prophète lui a dit : « Je vais t ‘apprendre quelque chose de meilleur pour toi. Dis : 'Gloire à Dieu autant  de fois que le nombre de Ses créatures. Gloire à Dieu autant  de fois qu’Il est satisfait de Lui-même. Gloire à Dieu autant  de fois nécessaire pour transcrire Ses paroles. ' »       <br />
       Ibn ‘Abidin, le savant hanafite, considère que ce hadîth légitime l’usage du chapelet, puisque le Prophète (paix et salut sur lui) ne l’a pas interdit, mais il lui a juste conseillé d’effectuer des pratiques qui seraient pour elle plus facile à exécuter. <b>Si le chapelet était illicite, il le lui aurait interdit.</b>       <br />
              <br />
       On rapporte que le Prophète a dit : « Quiconque dit 70000 fois : 'Pas de divinité si ce n’est Dieu', Dieu interdit qu’il aille en enfer. » <b>Or, comment compter 70000 fois une invocation sur ses doigts, sans utiliser un instrument qui permet de ne pas se tromper et de rester présent dans l’invocation.</b>       <br />
              <br />
       Une règle juridique bien connue considère que les moyens utilisés pour effectuer une pratique recommandée sont aussi conseillés. <b>En conséquence, le dhikr (invocations) est légitimé par un très grand nombre d’ahadîth, donc les méthodes qui facilitent cette pratique (le chapelet par exemple) sont recommandées également. </b>       <br />
              <br />
       Les savants de la communauté sont unanimes à préconiser l’utilisation du subha.       <br />
       Ibn al-Jawzî, le célèbre théologien, a dit: « Le chapelet est recommandé (mustahabb) en se référant au hadîth de Sâfiyya qui 'glorifiait Dieu' en utilisant des noyaux de dattes ou de petits cailloux. Le Prophète a approuvé son procédé.<b> Encore faut-il que son but ne contredise pas son objet.</b> »       <br />
              <br />
       Shaykh Mohammed Ibn 'Allan, dans 'Al-Futuhât ar-rabbâniya 'alâ al-adhkar an-nawâwiyya' écrit: «<b> L'emploi du chapelet se justifie davantage quand il s'agit de compter de nombreuses invocations. En comptant avec les doigts ou avec autre chose, l'esprit, absorbé par cette comptabilité, peut être distrait du contenu du dhikr.</b> »       <br />
              <br />
       Le shaykh Abdel-Kader Aïssa, dans son livre 'Les Vertus du Dhikr', observe que « le serviteur invoque Son Maître (…) [en] utilisant un chapelet qui lui permet de compter ce qu'il veut atteindre comme nombre désiré sans se fatiguer par un comptage mental .»       <br />
              <br />
       <span class="u">Référence:</span>       <br />
       Shaykh Abdel-Kader Aïssa, <span style="font-style:italic">Les Vertus du Dhikr, éd. : Iqra, 1996</span>.       <br />
       Et voir aussi un petit traité précis et résumé du docteur Hasan Ash-shaykh  Al-fâtih Ash-shaykh  qarîb Allah (l’ancien directeur de l’université islamique d’umm Darmân) :       <br />
       &#1581;&#1587;&#1606; &#1575;&#1604;&#1588;&#1610;&#1582; &#1575;&#1604;&#1601;&#1575;&#1578;&#1581; &#1575;&#1604;&#1588;&#1610;&#1582; &#1602;&#1585;&#1610;&#1576; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607;       <br />
       &#1575;&#1604;&#1587;&#1576;&#1581;&#1577; &#1605;&#1588;&#1585;&#1608;&#1593;&#1610;&#1578;&#1607;&#1575; &#1571;&#1583;&#1604;&#1578;&#1607;&#1575;       <br />
       &#1583;&#1575;&#1585; &#1575;&#1604;&#1580;&#1610;&#1604; &#1576;&#1610;&#1585;&#1608;&#1578;       <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/La-liceite-de-l-utilisation-du-chapelet-1575-1604-1587-1576-1581-1577_m56017.html?id_message=272991</link>
  </item>

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   <title>Le respect aux savants, aux gens du Coran, aux personnes âgées et aux gens du mérite</title>
   <pubDate>Sat, 26 Jul 2008 15:01:04 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         &#1604;&#1605;&#1575; &#1583;&#1582;&#1604; &#1585;&#1587;&#1608;&#1604; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1593;&#1604;&#1610;&#1607; &#1608;&#1570;&#1604;&#1607; &#1575;&#1604;&#1589;&#1604;&#1575;&#1577; &#1608;&#1575;&#1604;&#1587;&#1604;&#1575;&#1605; &#1605;&#1603;&#1577;&#1614; &#1575;&#1604;&#1605;&#1603;&#1585;&#1605;&#1577; &#1548; &#1608;&#1583;&#1582;&#1604; &#1575;&#1604;&#1605;&#1587;&#1580;&#1583;&#1614; &#1575;&#1604;&#1581;&#1585;&#1575;&#1605; &#1548;       <br />
        &#1571;&#1578;&#1609; &#1571;&#1576;&#1608; &#1576;&#1603;&#1585; &#1576;&#1571;&#1576;&#1610;&#1607; &#1571;&#1576;&#1610; &#1602;&#1581;&#1575;&#1601;&#1577; &#1610;&#1602;&#1600;&#1600;&#1600;&#1608;&#1583;&#1607; &#1548; &#1601;&#1604;&#1605;&#1575; &#1585;&#1570;&#1607; &#1585;&#1587;&#1608;&#1604; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1593;&#1604;&#1610;&#1607; &#1608;&#1570;&#1604;&#1607; &#1575;&#1604;&#1589;&#1604;&#1575;&#1577; &#1608;&#1575;&#1604;&#1587;&#1604;&#1575;&#1605; &#1602;&#1575;&#1604; :       <br />
         &#1607;&#1604;&#1575;&#1617; &#1578;&#1585;&#1603;&#1578;&#1614; &#1575;&#1604;&#1588;&#1617;&#1614;&#1610;&#1618;&#1582;&#1614; &#1601;&#1610; &#1576;&#1610;&#1578;&#1607; &#1581;&#1578;&#1609; &#1570;&#1578;&#1610;&#1607; &#1567;       <br />
       …       <br />
       &#1573;&#1587;&#1606;&#1575;&#1583;&#1607; &#1589;&#1581;&#1610;&#1581; &#1548; &#1575;&#1576;&#1606; &#1581;&#1580;&#1585; &#1575;&#1604;&#1593;&#1587;&#1602;&#1604;&#1575;&#1606;&#1610; &#1600; &#1575;&#1604;&#1573;&#1589;&#1575;&#1576;&#1577; : 2/461       <br />
       « Quand le Prophète (paix et salut sur lui) entra dans la mosquée sacrée, Abû Bakr (que Dieu l’agrée) amena son père Abû Quhâfa en le conduisant ; dés que le Prophète (paix et salut sur lui) le vit ; il dit : n’aurais tu pas du laisser le Sheykh (vieux monsieur) chez lui , jusqu’à ce que je vienne à lui… ? »       <br />
              <br />
       &#1608;&#1580;&#1575;&#1569; &#1588;&#1610;&#1582; &#1610;&#1585;&#1610;&#1583; &#1575;&#1604;&#1606;&#1576;&#1610; &#1593;&#1604;&#1610;&#1607; &#1608;&#1570;&#1604;&#1607; &#1575;&#1604;&#1589;&#1604;&#1575;&#1577; &#1608;&#1575;&#1604;&#1587;&#1604;&#1575;&#1605; &#1548; &#1601;&#1571;&#1576;&#1618;&#1591;&#1571; &#1575;&#1604;&#1602;&#1608;&#1605;&#1615; &#1571;&#1606; &#1610;&#1615;&#1608;&#1614;&#1587;&#1617;&#1616;&#1593;&#1608;&#1575; &#1604;&#1607; &#1548;       <br />
        &#1601;&#1602;&#1575;&#1604; : ' &#1604;&#1610;&#1587; &#1605;&#1616;&#1606;&#1617;&#1575; &#1605;&#1614;&#1606; &#1604;&#1605; &#1610;&#1614;&#1585;&#1581;&#1605; &#1589;&#1594;&#1610;&#1585;&#1614;&#1606;&#1575; &#1548; &#1608;&#1604;&#1605; &#1610;&#1615;&#1608;&#1614;&#1602;&#1617;&#1616;&#1585; &#1603;&#1576;&#1610;&#1585;&#1614;&#1606;&#1575; '       <br />
        [ &#1589;&#1581;&#1610;&#1581; &#1548; &#1600; &#1589;&#1581;&#1610;&#1581; &#1575;&#1604;&#1578;&#1585;&#1605;&#1584;&#1610; : 1919 ]       <br />
       Anas Ibn Mâlik a dit: « Un vieillard est venu voir le Prophète, mais les gens présents mirent beaucoup de temps à lui céder le passage. Le Prophète dit alors : « Ne fait pas partie de notre communauté celui-là qui ne se montre pas clément avec notre petit et n'honore pas notre grand » (At-Tirmidhî).       <br />
              <br />
       *********************       <br />
              <br />
       <b>Enfin</b> il faut savoir que notre bien aimé Prophète honorait chacun selon sa position et nous demandait de faire pareille.       <br />
       &#1593;&#1606; &#1593;&#1575;&#1574;&#1588;&#1577; &#1585;&#1590;&#1610; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1593;&#1606;&#1607;&#1575; : &#1571;&#1606; &#1575;&#1604;&#1606;&#1576;&#1610; &#1589;&#1604;&#1609; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1593;&#1604;&#1610;&#1607; &#1608;&#1587;&#1604;&#1605; &#1602;&#1575;&#1604; :       <br />
        &#1571;&#1606;&#1586;&#1604;&#1608;&#1575; &#1575;&#1604;&#1606;&#1575;&#1587; &#1605;&#1606;&#1575;&#1586;&#1604;&#1607;&#1605;       <br />
        &#1585;&#1608;&#1575;&#1607; &#1571;&#1576;&#1608; &#1583;&#1575;&#1608;&#1583;       <br />
       Aîsha mère des croyants (que Dieu l’agrée) rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit :       <br />
       « mettez chacun en sa position (c'est-à-dire honorer chacun selon son mérite et son rang) »       <br />
       &#1571;&#1606;&#1586;&#1604;&#1608;&#1575; &#1575;&#1604;&#1606;&#1575;&#1587; &#1605;&#1606;&#1575;&#1586;&#1604;&#1607;&#1605; &#1548; &#1608;&#1571;&#1603;&#1585;&#1605;&#1608;&#1575; &#1584;&#1575; &#1575;&#1604;&#1588;&#1610;&#1576;&#1577; &#1575;&#1604;&#1605;&#1587;&#1604;&#1605; &#1548; &#1608;&#1575;&#1593;&#1585;&#1601;&#1608;&#1575; &#1604;&#1604;&#1593;&#1604;&#1605;&#1575;&#1569; &#1581;&#1602;&#1607;&#1605; &#1548; &#1608;&#1604;&#1584;&#1608;&#1610; &#1575;&#1604;&#1601;&#1590;&#1604; &#1601;&#1590;&#1604;&#1607;&#1605; &#1548; &#1601;&#1607;&#1584;&#1575; &#1605;&#1605;&#1575; &#1571;&#1583;&#1617;&#1614;&#1576; &#1576;&#1607; &#1575;&#1604;&#1606;&#1576;&#1610;&#1617;&#1615; &#1600; &#1593;&#1604;&#1610;&#1607; &#1608;&#1570;&#1604;&#1607; &#1575;&#1604;&#1589;&#1604;&#1575;&#1577; &#1608;&#1575;&#1604;&#1587;&#1604;&#1575;&#1605; &#1600; &#1571;&#1589;&#1581;&#1575;&#1576;&#1614;&#1607;       <br />
              <br />
       &#1602;&#1575;&#1604; &#1571;&#1576;&#1608; &#1593;&#1576;&#1583; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1587;&#1574;&#1604; &#1575;&#1604;&#1605;&#1585;&#1608;&#1584;&#1610; &#1593;&#1606; &#1602;&#1608;&#1604; &#1575;&#1604;&#1606;&#1576;&#1610;   { : &#1573;&#1584;&#1575; &#1580;&#1575;&#1569;&#1603;&#1605; &#1603;&#1585;&#1610;&#1605; &#1602;&#1608;&#1605; &#1601;&#1571;&#1603;&#1585;&#1605;&#1608;&#1607; } &#1602;&#1575;&#1604;       <br />
       &#1606;&#1593;&#1605; &#1607;&#1603;&#1584;&#1575; &#1610;&#1585;&#1608;&#1609; &#1602;&#1604;&#1578; &#1610;&#1575; &#1571;&#1576;&#1575; &#1593;&#1576;&#1583; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607;       <br />
       &#1575;&#1604;&#1585;&#1580;&#1604; &#1575;&#1604;&#1587;&#1608;&#1569; &#1608;&#1575;&#1604;&#1585;&#1580;&#1604; &#1575;&#1604;&#1589;&#1575;&#1604;&#1581; &#1601;&#1610; &#1607;&#1584;&#1575; &#1608;&#1575;&#1581;&#1583; &#1602;&#1575;&#1604; &#1604;&#1575; &#1602;&#1604;&#1578; : &#1601;&#1573;&#1606; &#1603;&#1575;&#1606; &#1585;&#1580;&#1604; &#1587;&#1608;&#1569; &#1610;&#1603;&#1585;&#1605;&#1607; , &#1602;&#1575;&#1604; : &#1604;&#1575;       <br />
       &#1608;&#1585;&#1571;&#1610;&#1578; &#1571;&#1576;&#1575; &#1593;&#1576;&#1583; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1608;&#1602;&#1583; &#1581;&#1590;&#1585; &#1594;&#1604;&#1575;&#1605; &#1605;&#1606; &#1576;&#1606;&#1610; &#1607;&#1575;&#1588;&#1605;        <br />
       &#1608;&#1605;&#1593;&#1607; &#1587;&#1610;&#1604;&#1575;&#1606;        <br />
       &#1573;&#1576;&#1585;&#1575;&#1607;&#1610;&#1605; &#1601;&#1585;&#1571;&#1610;&#1578;&#1607; &#1602;&#1583;&#1605; &#1575;&#1604;&#1594;&#1604;&#1575;&#1605;       <br />
       &#1608;&#1585;&#1571;&#1610;&#1578; &#1585;&#1580;&#1604;&#1575; &#1605;&#1606; &#1608;&#1604;&#1583; &#1575;&#1604;&#1586;&#1576;&#1610;&#1585; &#1601;&#1610; &#1575;&#1604;&#1605;&#1587;&#1580;&#1583;       <br />
       &#1601;&#1585;&#1571;&#1610;&#1578; &#1571;&#1576;&#1575; &#1593;&#1576;&#1583; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607; &#1602;&#1583; &#1602;&#1583;&#1605;&#1607; &#1601;&#1610; &#1575;&#1604;&#1582;&#1585;&#1608;&#1580; &#1605;&#1606; &#1575;&#1604;&#1605;&#1587;&#1580;&#1583;       <br />
       &#1608;&#1603;&#1575;&#1606; &#1581;&#1583;&#1610;&#1579; &#1575;&#1604;&#1587;&#1606; &#1601;&#1580;&#1593;&#1604; &#1575;&#1604;&#1601;&#1578;&#1609; &#1610;&#1605;&#1578;&#1606;&#1593;  &#1608;&#1580;&#1593;&#1604;       <br />
        &#1571;&#1576;&#1608; &#1593;&#1576;&#1583; &#1575;&#1604;&#1604;&#1607;        <br />
       &#1610;&#1571;&#1578;&#1610; &#1581;&#1578;&#1609; &#1602;&#1583;&#1605;&#1607;        <br />
              <br />
       Il faut donc respecter et honorer les gens de la science (religieuse) et du Coran ainsi que les personnes âgées de la communauté et reconnaître le bien des gens du bien et du mérite c’est comme cela que le Prophète (paix et salut sur lui) a éduqué ses compagnons….Et c’est comme cela que les générations suivantes ont appris et ont fait…       <br />
       Abû 'Addellah a dit : Al-marûdhî fut interrogé à propos du Hadîth du Prophète (paix et salut sur lui): « Si un généreux (un noble) parmi un groupe de gens vient à vous, alors faites preuve de générosité envers lui (honorez le) »       <br />
       Il dit oui, c’est comme cela que fut rapporté.       <br />
       On ajoute alors : « O Abû Abdellah même si la personne est mauvaise (parmi les gens du mal )»       <br />
       Il répondit : « non ».       <br />
       J’ai vu Abû 'Abdellah en présence d’un jeune garçon de la famille des banî hâshim (la famille du Prophète) et d’un autre homme, et Abû Abdellah a mis en avant le garçon.       <br />
       Il fit ainsi aussi avec un homme des fils d’Az-zubayr (que Dieu l’agrée) qu’il trouva dans la mosquée et il n’a pas voulu sortir avant lui, et l’homme -qui était plus jeune qu’Abû Abdellah- n’a pas voulu devancé ce dernier…Mais Abû Abdellah a insisté jusqu’à ce que cet homme passa (sortit) en premier devant lui…       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes :</b>       <br />
       [1] Imam al-Nawawî, Le Livre des Invocations, éd : Alif-ennour, 1995 et  Shaykh Abdel-Kader Aïssa, Les Vertus du Dhikr, éd. : Iqra, 1996       <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-respect-aux-savants-aux-gens-du-Coran-aux-personnes-agees-et-aux-gens-du-merite_m55789.html?id_message=271835</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Flatteries en Islam</title>
   <pubDate>Sat, 14 Jun 2008 19:53:52 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ashwaq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         Que fait-on vis-à-vis de l'éloge des gens : selon les sagesses d'Ibn 'Atâ Allah d'Alexandrie ?:       <br />
              <br />
       Les paroles de sagesses, al-Hikam, d'Ibn 'Atâ Allah d'Alexandrie comptent parmi les plus célèbres recueils d'aphorismes soufis. Elles sont répandues dans presque tout le monde islamique, depuis le Maghreb, où elles ont été l'objet de plusieurs grands commentaires, jusqu'en Indonésie, où elles furent traduites en malais. Leur diffusion est en quelque sorte parallèle à celle de l'ordre shâdhilite, qui voit dans les Hikam le vade mecum, le guide et le compagnon de route de celui qui parcourt la voie contemplative. Car Ibn 'Atâ Allah, qui est né vers le milieu du 7éme siècle et qui mourut en l'an 709/1309 au Caire, fut non seulement le disciple et successeur du maître Abû-l-'Abbâs al-Mursî, lui-même disciple du fondateur de l'ordre, Abû-l-Hassan Ash-Shâdhilî ; il fut aussi le premier maître de cette chaîne à laisser un ouvrage doctrinal écrit, qui fixe et résume l'enseignement oral de ses prédécesseurs       <br />
       [voir : Titus Burckhardt, Hikam : paroles de sagesses, Arché Milano]       <br />
              <br />
       Pour la biographie du maître Ibn 'Atâ Allah Al-Iskandarî voir :       <br />
       <a class="link" href="http://www.islamophile.org/spip/L-Imam-Ahmad-Ibn-Ata-illah-As.html">http://www.islamophile.org/spip/L-Imam-Ahmad-Ibn-Ata-illah-As.html</a>       <br />
              <br />
       Ibn 'Atâ Allah d'Alexandrie dit dans ses sagesses :       <br />
              <br />
       « Les gens te loueront des qualités qu'ils supposent être en toi ; <b>mais toi blâme-toi</b> des défauts que tu sais posséder »       <br />
              <br />
       « Le croyant, lorsqu'on le loue, est confus devant Dieu d'être loué pour une qualité qu'il constate ne pas posséder »       <br />
              <br />
       « Il n' y a pire ignorant que celui qui abandonne la certitude qu'il a [de ses défauts] pour admettre l'existence des qualités que les gens lui supposent. »       <br />
              <br />
       « Lorsqu'on te loue et que tu ne mérites pas, loue Dieu de ce qui Lui revient »       <br />
              <br />
       « Les renonçants (ascètes) (zâhidûn) lorsqu'ils sont loués ont le coeur serré parce qu'ils constatent que cet éloge émane des créatures. Les connaissants ('ârifûn) lorsqu'ils sont loués se réjouissent parce qu'ils voient que cet éloge leur vient du Roi-Réalité (Allah : al-Malik Al-Haqq). »       <br />
              <br />
              <br />
       Le maître <a class="link" href="http://www.soufisme-fr.com/showthread.php?t=87">Ibn 'Ajîba Al-hasanî</a> [1] a commenté généreusement les Hikams (sagesses) d'Ibn 'Atâ Allah dans son ouvrage merveilleux et utile aux cheminants: <a class="link" href="http://islamport.com/w/akh/Web/232/9.htm">îqâz al-himam fî sharh al-hikam</a>.       <br />
              <br />
       Nous vous présentons ici quelques éléments de l'explication des hikams citées:       <br />
       «...       <br />
       Le croyant sincère ne cherche pas l'éloge des gens. Il est plutôt à la recherche de l'agrément d'Allah l'Unique Vérité. Tous ses actes sont purement pour Allah : donc il ne soucie ni de l'éloge des gens ni de leurs critiques infondées... Il prend des paroles ce qui est bon et utile...Allah dit dans le Coran : « <b>Ceux qui prêtent l'oreille à la Parole puis suivent le meilleur d'elle. C'est eux que Dieu a guidés, et c'est eux les doués d'intelligence. </b>» (Sourate 39, Az-Zumar : verset 18)        <br />
              <br />
       Le croyant est occupé par ses défauts innombrables inhérents à sa faiblesse...Il revient à Dieu à chaque fois par le repentir et la demande de pardon (Istghfâr)...       <br />
       Il s'occupe à dévoiler et guérir les vices et les défauts cachés de son âme, sans se tourner à regarder et énumérer les défauts des autres. Les sages disent : « Ne voit les défauts qu'en toi et sois convaincu que s'ils sont apparents en l'autre ; ils sont cachés en toi. »       <br />
              <br />
       L'éloge des gens pour toi ne doit aucunement nourrir ton ego, cette éloge est vu par le cheminant comme un signe de Dieu, un message venant de Lui pour encourager Son serviteur à continuer et à persévérer dans le droit chemin.       <br />
       <b>L'Imâm Abû Hanîfa</b> a entendu un jour les gens le louer en disant de lui qu'il veillait toute la nuit (en prière et en invocations) ; mais il veillait en réalité que la moitié de la nuit. Ainsi, depuis ce jour il a décidé de veiller la nuit entière (pour Allah).       <br />
              <br />
       Quant aux insouciants dont l'âme (le coeur) est encore polluée par les attaches de ce bas monde : ils aiment (et cherchent) l'éloge et fuient toute critique ou conseil.       <br />
              <br />
       Dans le tafsîr du Coran Al-bahr Al-madîd[2] du maître Ibn 'Ajîba : du verset suivant :       <br />
              <br />
       <b>Ne pense point que ceux-là qui exultent de ce qu'ils ont fait, et qui aiment qu'on les loue pour ce qu'ils n'ont pas fait, ne pense point donc, qu'ils trouvent une échappatoire au châtiment. Pour eux, il y aura un châtiment douloureux !</b>       <br />
       (Coran : Sourate III, verset :188)       <br />
              <br />
       Il dit :       <br />
       Abû Saïd Al-Khudrî (que Dieu l'agrée) a dit à propos de ce verset : « ce verset a été révélé à propos des hypocrites qui ne sortaient pas avec le Prophète (paix et salut sur lui) dans ses expéditions ; et quand le prophète revenait, ceux-ci s'excusaient auprès de lui. Quand le prophète (paix et salut sur lui) acceptait leur excuses (infondées et fabriquées), ils se réjouissaient et ils aiment être loués de ce qu'ils n'ont pas fait »       <br />
       Ibn Hajar dit : « ce verset peut être appliqué aussi à tous ceux qui font de bons actes et sont atteints par l'orgueil et l'admiration par cela (&#1601;&#1585;&#1581;&#1608;&#1575; &#1576;&#1607;&#1575; &#1601;&#1585;&#1581; &#1573;&#1593;&#1580;&#1575;&#1576;) : ils s'enorgueillirent de leur dévotion, et aiment que les gens les louent pour ce qu'ils n'ont pas (comme qualités) et pour ce qu'ils ne sont pas »       <br />
              <br />
       Allah dit dans le Coran :       <br />
       &#1608;&#1614;&#1605;&#1614;&#1575; &#1576;&#1616;&#1603;&#1615;&#1605; &#1605;&#1617;&#1616;&#1606; &#1606;&#1617;&#1616;&#1593;&#1618;&#1605;&#1614;&#1577;&#1613; &#1601;&#1614;&#1605;&#1616;&#1606; &#1575;&#1604;&#1604;&#1617;&#1614;&#1607;&#1616; &#1579;&#1615;&#1605;&#1617;&#1614; &#1573;&#1616;&#1584;&#1614;&#1575; &#1605;&#1614;&#1587;&#1617;&#1614;&#1603;&#1615;&#1605;&#1615; &#1575;&#1604;&#1590;&#1617;&#1615;&#1585;&#1617;&#1615; &#1601;&#1614;&#1573;&#1616;&#1604;&#1614;&#1610;&#1618;&#1607;&#1616; &#1578;&#1614;&#1580;&#1618;&#1571;&#1614;&#1585;&#1615;&#1608;&#1606;&#1614;       <br />
       « Et tout ce que vous avez comme bienfait provient d'Allah. Puis quand le malheur vous touche, c'est Lui que vous implorez à haute voix.» (Sourate 16, verset 53).       <br />
              <br />
       Ceux qui approprient ce qu'ils ont fait de bons à eux même sans considérer l'acte de Dieu, et qui aiment que les gens les louent pour ce que les autres ont fait : seront châtié par le voile de la vanité ('Ujb : &#1593;&#1580;&#1576; ) et de l'éloignement.       <br />
       C'est Allah seul qui fait : parmi les bienfaits d'Allah sur nous est qu'il crée et attribue à nous.       <br />
       Si le fidèle se réjouit de la bonne action qui apparaît sur lui et qui est le signe de la bienveillance (divine) et qu'il se voit ainsi comme un instrument : séparé de cette action et porté en même temps par la puissance divine éternelle pour (faire) cette action. Là il n'y a pas de soucis et ce serviteur sera dans l'humilité et la gratitude dues au Seigneur qui augmenteront ainsi par cette attitude.       <br />
       Mais s'il se réjouit de cette action parce qu'elle vient de lui et s'enorgueillit face aux gens : c'est cela l'essense même du 'Ujb (l'orgueil et la vanité).       <br />
       Ainsi ne te réjouit pas de l'obéissance parce qu'elle émane de toi, mais réjouis-toi de cette obéissance du fait que c'est un cadeau d'Allah pour toi.       <br />
       « De la grâce d'Allah et de Sa miséricorde qu'ils se réjouissent donc !» (Coran : Sourate 10, verset 58.)       <br />
              <br />
       Débarrasses-toi <b>de l'ostentation</b> et oeuvre pour l'Eternel et vois dans l'éloge des gens un encouragement pour faire encore plus de bonnes choses en croyant fermement que cette action d'obéissance n'est que par la grâce de Dieu et Sa guidance...A Lui donc reviennent les louanges...       <br />
       « Le croyant, lorsqu'on le loue, est confus devant Dieu d'être loué pour une qualité qu'il constate ne pas posséder »        <br />
       « Il n'y a pire ignorant que celui qui abandonne la certitude qu'il a [de ses défauts] pour admettre l'existence des qualités que les gens lui supposent. »       <br />
       « Lorsqu'on te loue et que tu ne mérites pas, loue Dieu de ce qui Lui revient »       <br />
       « Les renonçants (ascètes) (zâhidûn) lorsqu'ils sont loués ont le coeur serré parce qu'ils constatent que cet éloge émane des créatures. Les connaissants ('ârifûn) lorsqu'ils sont loués se réjouissent parce qu'ils voient que cet éloge leur vient du Roi-Réalité (Allah : al-Malik Al-Haqq). »       <br />
              <br />
       Qu'Allah fasse que toutes nos bonnes actions soient purement pour Lui seul.       <br />
       Qu'Il purifie nos intentions.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes :</b>       <br />
       [1] Ahmad Ibn 'Ajiba est né en 1747 à al-Khamis, village situé entre Tanger et Tétouan. Il montre très tôt un vif intérêt aussi bien pour les sciences de la Loi (Shari'a) que pour le soufisme. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages religieux et de poèmes, il réalise également un commentaire du Coran et de Hadiths, des recueils de théologie et de soufisme. C'est à l'âge de quarante huit ans qu'il fait la connaissance à Fès de Moulay al-Arbi Al-Darqawi (1743-1823), l'homme qui deviendra son guide spirituel (murshid). Ahmad Ibn 'Ajiba était alors titulaire de plusieurs chaires d'enseignement dans les mosquées et les écoles (medersas) de Tétouan mais après cette rencontre il tournera le dos aux honneurs de la vie mondaine et se consacrera exclusivement à la voie spirituelle. Ce geste lui vaudra les foudres de l'orthodoxie locale et principalement des doctes Ulémas (ignorants) qui le persécuteront. Ayant obtenu gain de cause, il partira se réfugier dans la campagne où il mourra de la peste en 1809. Ahmad Ibn 'Ajiba est enterré à dans le petit village de Zammije, entre Tanger et Tétouan.       <br />
       Références :       <br />
       * Jean Louis Michon, Le soufi marocain Ahmad ibn 'Ajîba (1746-1809) et son Mi'râj, 1990       <br />
       * Jean-Louis Michon, L'Autobiographie (Fahrasa) du Soufi marocain Ahmad Ibn 'Ajîba (1747-1809), Leyde, 1969.       <br />
              <br />
       [2] pour ce tafsîr sunnite voir :       <br />
       <a class="link" href="http://www.altafsir.com/Tafasir.asp?tMadhNo=3&tTafsirNo=37&tSoraNo=1&tAyahNo=1&tDisplay=yes&UserProfile=0">http://www.altafsir.com/Tafasir.asp?tMadhNo=3&tTafsirNo=37&tSoraNo=1&tAyahNo=1&tDisplay=yes&UserProfile=0</a>       <br />
              <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/Flatteries-en-Islam_m49645.html?id_message=259354</link>
  </item>

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   <title>La Patience</title>
   <pubDate>Wed, 28 May 2008 23:08:51 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Niyya</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
         La Patience (as-sabr):       <br />
              <br />
       Par Ibn Juzayy al Kalbi (m.741h)       <br />
              <br />
       Dans le Qu'ran, la patience est mentionnée plus de soixante dix fois, Ceci étant du à l'importance primordiale qu'à la patience dans le dine, Il a été rapporté que chaque bonne action est rétribuée de manière limitée, de 10 à 70 fois sa valeur, sauf la patience dont la récompense n'est pas quantifiable,       <br />
              <br />
       Et ce conformément à la parole d'Allah : « Seuls les patients sont rétribués sans compter »       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Allah mentionne huit façons dont il honore le patient :</span>       <br />
              <br />
       * Le premier est l'amour : « Et Allah aime les patients »       <br />
       * Le second est le secours : « Et Allah est vraiment avec les patients »       <br />
       * Le troisième est les demeures au Paradis : « Ils seront récompensés par des demeures au Paradis et ce grâce à leur patience »       <br />
       * Le quatrième est la pleine récompense, Allah dit : « Seuls les patients sont récompensés sans compter »       <br />
       * Les quatre autres façons sont mentionnées dans un verset (dans Al Baqarah) dans lequel on informe (les patients) de bonnes nouvelles, Dans cette même ayah, on mentionne également la bénédiction, la miséricorde et la guidance comme récompense pour les patients.        <br />
       Allah dit : ' Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. <b>Et fais la bonne annonce</b> aux endurants(patients),qui disent, quand un malheur les atteint : 'Certes nous sommes à Allah, et c'est à Lui que nous retournerons'. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés.' (Sourate II , verset 155, 156 et 157).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La Patience revêt quatre formes :</span>       <br />
              <br />
       * La patience dans l'afflcition, où laquelle on s'interdit le mécontentement ou l'impatience.       <br />
       * La patience dans l'aisance, à laquelle on doit rendre grâce, sans outrepasser les limites (s'interdire ainsi par exemple la fierté et l'orgueil)       <br />
       * La patience dans l'obéissance, en étant constant et perséverant envers elle.       <br />
       * La patience en s'interdisant les actes de désobéissance en s'éloignant de ces derniers.       <br />
              <br />
       Au dessus de la patience , il y a la résignation (<span style="font-style:italic">ar-ridâ wa at-taslîm</span>), qui se traduit par abandonner d'exprimer ouvertement son mécontentement (<span style="font-style:italic">ash-shakwâ</span>) et/ ou son opposition, et abandonner le dégout intérieur.       <br />
              <br />
       Et au-dessus de la résignation, il y a la totale satisfaction du décret divin; le bonheur de l'âme inhérent à l'acte de Dieu; il provient de l'amour. Tout ce que le Bien-aimé fait est bien aimé.       <br />
              <br />
       Les spécialistes de cette science citent d'autres formes de patience:       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La patience pour choisir les bons compagnons(les véridiques, pieux) et pour invoquer Allah abondamment (travail sur soi pour purifier l'âme):</span>       <br />
              <br />
       Allah dit dans le Coran:       <br />
       « Fais preuve de patience (en restant) avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux , en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le coeur inattentif à Notre Rappel(à l'invocation de Dieu), qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier »        <br />
       Coran : Al-Kahf (la caverne), verset 28.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La patience des Connaisseurs ('ârifîn):</span>       <br />
              <br />
       La patience dans les épreuves et dans la privation, la patience pour ne pas désobéir à Dieu et pour accomplir les actes d'obéissances : ces éléments constituent le premier degré de la patience.        <br />
       Quant à la la patience des connaisseurs de Dieu, elle passe par le fait de supporter le mal et l'ignorance des autres, les connaisseurs sont plongés dans l'adoration et ressentent de l'apaisement et de la douceur dans les actes d'obéissance...Ils sont dans le bonheur de la proximité divine.        <br />
       Et ils n'oublient jamais de rendre grâce à tout moment:       <br />
       Al-ghazâlî dit:        <br />
       « Parmi les devoirs qui incombent à l'homme envers Dieu, le premier est l'action de grâce. Celle ci peut être d'ordre exotérique- elle consiste à agréer ce qu'on a reçu- ou ésotérique ; cela équivaut dans ce cas à contempler les bienfaits divins. Or celui qui n'observe pas les commandements divins ne pratique nullement l'action de grâce ; de même, celui qui ne respecte pas ses engagements avec Dieu ne peut prétendre garder un lien avec Lui. Soyez donc reconnaissants envers Lui pour les bienfaits qu'il a déposés en vous !        <br />
       Les hommes aveugles et plongés dans l'inadvertance demandent à Dieu qu'Il renouvelle sans cesse Ses faveurs, alors qu'ils ne L'ont jamais remercié lorsqu'Il leur a donné... ».        <br />
       « Ceux qui ont atteint les hauts degrés de la Connaissance sont reconnaissants (et remercient Dieu) dans les épreuves (car cela veut dire : que Dieu pense à eux) et lorsque Dieu leur donne un bien, il le donne de suite à ceux qui ont le plus besoin de ce bien : <b>Ils sont plongés dans la contemplation du Bienfaiteur et ne voient que Lui : dans l'épreuve comme dans les situations aisées</b>... Alors que ceux qui n'ont pas goûté encore aux délices de Sa connaissance, sont dans la patience lors des épreuves et ne sont dans la gratitude que lorsque Dieu leur octroie un bien »        <br />
              <br />
       <b>Enfin:</b>       <br />
       Les Prophètes sont les hommes les plus parfaits et donc les plus éprouvés par Allah:       <br />
       En évoquant la patience, il est important et utile de citer l'exemple du prophète (Ayyoub/Job) (que la paix soit sur lui):       <br />
       La grande épreuve qu'a subit le prophète patient Ayyoub est citée entre autre dans la Sourate 21 (Les Prophètes) , versets: 83 et 84.        <br />
       Dans le Tafsîr: il est dit que ce Prophète avait une trés grande richesse, des enfants...        <br />
       Satan pris de jalousie a dit à Dieu à son propos: Ayyoub T'a toujours remercié et loué car Tu lui as tout donné! Si tu me laissais prendre son argent et ses richesses: il ne resistera point à l'épreuve, et Tu verras : il ne Te reconnaîtra plus et sera mécréant...        <br />
       Satan a ainsi pris son argent et ses richesses et Ayyoub a continué à louer Dieu et le remercier malgré cela; il disait c'est Dieu qui donne et c'est Dieu qui reprend et tout est à Dieu..        <br />
       Satan a continué en demandant à Dieu de prendre les enfants d'Ayyoub...        <br />
       Même avec la perte de ses enfants, Ayyoub resta croyant et resistant..        <br />
       Satan et ses soldats désespérent alors et Satan demandeà Dieu de les laisser éprouver Ayyoub dans son corps...        <br />
       Dieu a permis à Satan de s'en prendre au corps d'Ayyoub sauf à son coeur, sa langue et son cerveau.        <br />
       Ayyoub fut atteint d'une irritation horrible qui lui enleva la peau jusqu'à ce que les vers sortirent de son corps..Les gens de son village l'ont chassé du village et les gens ne voulaient plus l'approcher et le fuirent sauf sa fidéle épouse..        <br />
       Il y a divergence sur le nombre d'année où Ayyoub est resté dans cet état (8 ans,13 ans..)        <br />
       Ayyoub avait beaucoup de patience et de pudeur vis à vis d'Allah: sa femme lui demanda un jour: 'pourquoi tu ne pries pas Allah et il te guérira?'        <br />
       Il répondit: 'Combien d'années la largesse et la richesse avaient duré pour nous?'        <br />
       Elle répondit: '80 ans'        <br />
       Et Ayyoub dit alors: 'J'ai de la pudeur envers Allah de lui demander le rétablissement alors que le temps de mon épreuve n'est pas égale au temps de ma richesse passée'        <br />
       <b>On rapporte que les vers ont mangé sa peau jusqu'à ce qu'il y a plus que l'os: et malgré cela ce prophète est resté patient et invoquait Allah et le louait abondamment...</b>        <br />
       Satan cria de désespoir...Et a voulu fléchir sa femme..Et Ayyoub resta finalement seule et délaissé avec son épreuve..        <br />
       ...        <br />
       Enfin, Dieu a levé l'épreuve sur son serviteur patient et pieux: Il le guéri, et lui renda sa richesse et ses enfants en les faisant revivre et en plus il lui a donné d'autres enfants...        <br />
              <br />
              <br />
       
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/forum/La-Patience_m52602.html?id_message=252085</link>
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