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  <title>Doctrine Malikite</title>
  <description><![CDATA[Bienvenu sur le premier site francophone dédié au Fiqh malikite. Ce site entend faire valoir aussi les valeurs nobles de notre belle religion]]></description>
  <link>https://www.doctrine-malikite.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-18T04:14:35+02:00</dc:date>
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   <title>Où est Allah ? Peut-on penser à Son essence ?</title>
   <pubDate>Wed, 04 Jun 2014 15:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maliki Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Où est Allah?]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      A la question:        <br />
       Où est Allah ? Peut-on penser à Son essence ?        <br />
              <br />
       <b>On répond par le Coran, la Sunna et les paroles des Salafs :</b>       <br />
              <br />
       <b>Coran:</b>       <br />
       Allah dit dans le Coran:        <br />
       «<b>Rien n'est à Sa ressemblance </b>et Il est l'Audiant et le Voyant parfait. Il détient les clés des trésors des cieux et de la terre. Il dispense Ses biens à qui Il veut avec largesse ou avec parcimonie. Il a la science absolue de toute chose. »Sourate 42 (la consultation) verset:12        <br />
       Il dit aussi : « <b>Son Trône (Kursiyy) est plus vaste que les cieux et la terre</b>, dont la garde ne Lui coûte aucune peine »Sourate 2, verset: 255 (verset du Trône -âyatu al-kursî)        <br />
       «Il est avec vous où que vous soyez» (Sourate 57 : verset 4)        <br />
              <br />
       <b>Sunna:</b>       <br />
       L’envoyé de Dieu (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit :        <br />
       « Contemplez (étudiez) les signes de Dieu (les sciences de l'univers) <b>et ne pensez pas à Sa personne</b>» Rapporté par At-tabarânî.        <br />
       Abû Hurayra (que Dieu l’agrée) a rapporté que l’envoyé de Dieu (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Le diable vient trouver l’un de vous lui demandant : « Qui a créé telle chose ? Qui a créé telle chose ?», qu’à la fin il demande : « Qui a créé ton Seigneur ? ». Arrivant à cette question, l’un de vous doit se réfugier auprès de Dieu et <b>de boucher ses oreilles pour ne plus ouïr les propos du diable </b>». Hadîth 1385 (p 564) le livre des prophètes dans « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmad ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II).        <br />
              <br />
       <b>Les Paroles des Salafs:</b>       <br />
              <br />
       <b>L'imâm Abû Hanîfa</b> (m. 150) indique dans sa Wasiyya : « Si Allah avait été dans un endroit et avait eu besoin de s'asseoir et de se reposer avant de créer le trône, alors la question 'Où était Allah ?' se serait appliquée à lui, ce qui est impossible... Nous affirmons qu'Allah est établi (istawa) sur le trône sans avoir besoin (hâja) de celui-ci, et sans installation (bilâ istiqrâr) au dessus de celui-ci, car Il est Celui qui préserve le Trône et les autres [créatures] sans avoir besoin d'aucune d'entre elles. »        <br />
              <br />
       Un homme a demandé à <b>l'Imâm Mâlik</b> (m. 179) : « Comment Allah a-t-Il fait l'istiwâ sur le trône ? » L'Imâm Mâlik a incliné sa tête et est resté silencieux jusqu'à ce que la sueur de la fièvre ait couvert son front, puis il a levé les yeux et a dit : « L'istiwâ' n'est pas inconnu (ghayru majhûl), sa modalité est inconcevable pour l'esprit (al-kayfu minhu ghayru ma`qul) ; mais y croire est obligatoire, et l'investigation à son sujet est une innovation hérétique. Tu es un innovateur. » Et il a donné l'ordre que celui-ci soit mis dehors.        <br />
       ( Ibn Abî Zayd al-Qayrawani, al-Jami` fi al-sunan wa al-adab wa al-maghazi wa al-tarikh, ed. M. Abu al-Ajfan &amp; `Uthman Battikh (Beyrouth : Mu'assasat al-risala ; Tunis: al-maktaba al-`atiqa, 1402/1982) p. 123).        <br />
       Cette version rapportée de l'imâm Malik est la plus authentique selon les savants, c'est une preuve irréfutable contre les Moujassima pour confirmer que le &quot;Comment&quot; et le &quot;où&quot; ne peuvent pas s'appliquer à Allah. Allah a créé le temps et le lieu et Il transcende le fait d'occuper un lieu...        <br />
              <br />
              <br />
       <b>L'Imam Fakhrou Ed-Din Ibnou 'Açâkir </b>Ad-Dimashqiyy, décédé en 620 H a dit : <b>'On ne dit pas : Quand était-Il ? Ni où était-Il ? Ni comment ?</b> Il est de toute éternité et aucun endroit n'est de toute éternité. Il fait exister les êtres et Il crée le temps. Il n'est pas lié au temps et Il n'est pas spécifié par un endroit'.        <br />
              <br />
              <br />
       Allâh transcende le fait d'occuper l'espace (le lieu).        <br />
              <br />
       Le lieu est une créature de Dieu, donc on ne peut cerner Dieu dans un lieu:(Kâna wa lâ makâna).        <br />
       Allah ne peut être contenu dans un lieu (précis) puisqu'Il a créé le Lieu et qu'Il était avant le Lieu….        <br />
              <br />
       Allah est comme Il veut selon le mode qu'Il Lui convient, Sa science englobe tout et Il n'a pas d'égale ni de semblable. Comment Dieu pourrait être contenu ou comparé à une de Ses créatures!!!        <br />
              <br />
       <b>On ne doit pas penser à Son essence mais plutôt méditer dans la création (des cieux, de la terre..): </b>       <br />
              <br />
       Les savants sunnites interdisent de penser à l'essence d'Allah (<span style="font-style:italic">dhâtuhu</span>) et conseillent plutôt de penser et de contempler l'univers, invoquez Dieu abondamment et de s'occuper de ce qui nous est utile pour les deux vies.        <br />
              <br />
       Pour éviter les longs débats sur la question, on cite ici (encore) des références coraniques et de la sunna:        <br />
              <br />
       Dieu dit dans le Coran:        <br />
       « Rien qui Lui soit Semblable; et c'est Lui qui entend, qui observe. » Sourate 42, (As-Ashûrâ), verset: 11.        <br />
       « Oui, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a vraiment des signes pour les doués d'intelligence, qui, assis, debout, couchés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre… » Sourate 4, versets: 190-191.        <br />
              <br />
       L’envoyé de Dieu (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit :        <br />
       « Contemplez (étudiez) les signes de Dieu (les sciences de l'univers) et ne pensez pas à Sa personne» Rapporté par At-tabarânî.        <br />
       عن ابن عمر رضي الله عنهما قال        <br />
       قال رسول الله صلى الله عليه وسلم        <br />
       تفكروا في آلاء الله ولا تتفكروا في الله        <br />
       الطبراني        <br />
              <br />
       Abû Hurayra (que Dieu l’agrée) a rapporté que l’envoyé de Dieu (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Le diable vient trouver l’un de vous lui demandant : « Qui a créé telle chose ? Qui a créé telle chose ?», qu’à la fin il demande : « Qui a créé ton Seigneur ? ». Arrivant à cette question, l’un de vous doit se réfugier auprès de Dieu et de boucher ses oreilles pour ne plus ouïr les propos du diable ». Hadîth 1385 (p 564) le livre des prophètes dans « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmad ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II).        <br />
              <br />
              <br />
       قال ابن أبي زيد القيرواني المالكي في الرسالة        <br />
       لا يبلغ كنه صفته الواصفون،        <br />
       ولا يحيط بأمره المتفكرون        <br />
       يعتبر المتفكرون بآياته        <br />
       ولا يتفكرون في ماهية ذاته        <br />
              <br />
       وقال أبو جعفر الطحاوي        <br />
       لا تبلغه الأوهام،        <br />
       ولا تدركه الأفهام،        <br />
       ولا يشبه الأنام        <br />
              <br />
       <b>Le conseil:</b>       <br />
       On conseille enfin à tous nos frères et sœurs de bien considérer les deux bienfaits d’Allah : le temps(libre) et la santé et d’utiliser leur temps et leur énergie dans le bien et l’utile (pour soi-même et autrui) et de ne pas perdre le temps précieux dans les futilités et l’inutile car la vie est courte :        <br />
       Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit : « beaucoup de gens se trompent (sont dupés et ne considèrent pas à sa juste valeur) (à l'égard de) deux bienfaits d'Allah : la santé et le temps libre ».        <br />
              <br />
       Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit aussi ce qui veut dire : « Le serviteur ne bougera pas (de sa place) au jour de la résurrection avant qu'il soit interrogé à propos de quatre choses :        <br />
       1. sa vie en quoi (et de quelle façon) il la occupée (éteinte) ?        <br />
       2. sa jeunesse en (à) quoi (et de quelle façon) il la dépensée (consacrée) ?        <br />
       3. Sa science qu'a-il fait d'elle (est ce qu'il a agit conformément à sa science) ?        <br />
       4. Son argent (ses biens) comment il l'a gagné et où(dans quoi) l'a-il dépensé ? »        <br />
       (Rapporté par An-nawawî dans Riyâd as-sâlihîn)        <br />
              <br />
       L’Imâm Mâlik(RA) dit dans ses sagesses :        <br />
       La discussion (inutile) (Al-jadal) n’est pas du tout de cette religion.        <br />
       La discussion (inutile) (Al-jidâl) dans les choses de la religion, engendre l’ostentation et assombri (ou détruit) la lumière de la science dans le coeur, elle provoque de même la dureté du cœur et la haine
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Ou-est-Allah-Peut-on-penser-a-Son-essence_a140.html</link>
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   <title>Doctrine malikite</title>
   <pubDate>Fri, 11 Sep 2009 01:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maliki Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Doctrine malikite]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’authenticité de l ’Ijtihâd  Usûl Al-Fiqh  L’Imâm Mâlik et son école Détails de quelques outils de l’Ijtihâd spécifiques à l’école malikite Présence géographique de l’école malikite     <div><b>L’authenticité de l ’Ijtihâd </b></div>
     <div>
             <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) avait enseigné à Mu'âdh ibn Jabal (surnommé le mieux connaissant du Halâl et du Harâm)  avant de l’envoyer au Yémen comme messager des bonnes valeurs de l’Islam: &quot;Selon quoi jugeras-tu lorsque le besoin s'en présentera ? – Selon le Livre de Dieu, avait répondu Mu'âdh. – Et si tu ne trouves pas (de solution explicite) dans le Livre de Dieu ? – Je jugerai alors selon les Hadîths du Messager de Dieu, avait répondu Mu'âdh. – Et si tu ne trouves pas (de solution explicite) dans les Hadîths du Messager de Dieu ? – Je ne manquerai alors pas de faire un effort de réflexion (ijtihâd) pour formuler mon opinion, avait répondu Mu'âdh.&quot; Sur quoi le Prophète avait manifesté son approbation en ces termes : &quot;Louange à Dieu qui a guidé le messager du Messager de Dieu vers ce qu'agrée le Messager de Dieu.&quot;       <br />
        Rapporté par at-Tirmidhî et Abû Dâoûd, voir aussi A'lâm ul-muwaqqi'în, tome 1 pp. 49-50.        <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « lorsque le juge a fait un effort (juridique) (ijtahada) puis a atteint la vérité, il a deux récompenses, et s’il a fait un effort (juridique) et s’est trompé, il a une seule récompense ».        <br />
       Rapporté par Al-Bukhârî : Hadîth n° : 6805 : chapitre : « Al- i‘tisâm bi al-kitâb wa as-sunna »       <br />
              <br />
       On cite également pour les preuves de l'authenticité de l'Ijtihâd, les Ijtihâd des grands compagnons  comme celui de Sidna Omar (que Dieu l'agrée) lorsqu'il leva temporairement la sanction contre le vol lors de la famine (alors que cette sanction est inscrite dans le Coran), ou encore la compilation du Coran faite sous les ordres de Sidna Abou Bakr et celle faite sous les ordres de Sidna Othmâne (que Dieu les agréent). Tout ceci pour l'intérêt de l'islam et des musulmans.       <br />
       Egalement:       <br />
       Le fait que Sidna Omar Ibn Al-khattâb(que Dieu l’agrée) instaura (centralisa) les prières Tarâwîh après la prière du ‘Ishâ (pendant Ramadan) en groupe dans les mosquées en disant : « Quelle bonne innovation celle-ci ! » .Cette parole de Omar (que Dieu l’agrée) est rapportée par Al-Bukhâri dans son Sahîh et par l’imam Mâlik dans Al-Mouwattaa (Livre 6: des prières surérogatoires à Ramadan chapitre II Hadîth 252): c'était à l'occasion de l'instauration (centralisation) des prières des Tarâwîh dirigées par un Imâm dans les nuits de Ramadan.	       <br />
       Les prières Tarâwîh sont bien un acte d’adoration et non un acte de la vie courante (‘adât)…	       <br />
              <br />
       *On cite aussi utilement de même, l’ajout d’un appel à la prière (Azân) par le troisième Calife Sidna ‘Uthmân Ibn ‘Affân pour le vendredi lorsque la population musulmane a augmenté (pour alerter, informer et rappeler encore mieux les croyants à cette prière capitale) : cela a été rapporté par Al-bukhârî dans son Sahîh :	       <br />
       As-sâib Ibn Yazîd (que Dieu l’agrée) rapporte : « l’appel à la prière (Azân) pour la prière du vendredi était au début un seul appel lorsque l’imâm s’asseyait sur le Minbar , c’était le cas à l’époque du Prophète(paix et salut sur lui) puis d’Abou Bakr puis de Omar, mais à l’époque de Uthmân (que Dieu l’agrée) les gens sont devenus nombreux et il ajouta un troisième appel (Azân)… »	       <br />
       Al-Bukhârî (912)	       <br />
       حديث السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ رضي الله عنه قَالَ	       <br />
       كَانَ النِّدَاءُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ أَوَّلُهُ إِذَا جَلَسَ الْإِمَامُ عَلَى الْمِنْبَرِ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا فَلَمَّا كَانَ عُثْمَانُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَكَثُرَ النَّاسُ زَادَ النِّدَاءَ الثَّالِثَ عَلَى الزَّوْرَاءِ ' قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ الزَّوْرَاءُ مَوْضِعٌ بِالسُّوقِ بِالْمَدِينَةِ	       <br />
       رواه البخاري 912	       <br />
       Sidna Uthmân (qui est Mujtahid comme Sidna Omar et comme les grands compagnons connaisseurs) a donc ajouté un acte de dévotion (Al-azân) (cela est encore appliqué dans les mosquées du Maghreb) parce que cela est utile pour la communauté et parce que cela ne va pas à l’encontre ni du Coran ni de la Sunna, <b>au contraire cela s’accorde avec les nobles finalités de la religion.</b>	       <br />
              <br />
       Ceci dit, il est important et utile de signaler que l’Ijtihâd (effort juridique) et l'émission des Fatwas sont réservés exclusivement aux savants Mujtahid qui maîtrisent les règles du droit musulman, autrement c’est l’anarchie, la Fitna et l’égarement.       <br />
       Ne peut faire l’Ijtihâd que celui qui a atteint le degré de savant « Mujtahid ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Usûl Al-Fiqh </b></div>
     <div>
             <br />
       Ce terme désigne la base du droit musulman, c'est-à-dire l’ensemble <b>des textes et des outils</b> qui ont permis aux savants d’émettre  l’avis juridique (Fatwa) à propos des divers sujets en question.       <br />
       Les deux premières sources des Usûl Al-Fiqh - pour les  quatre écoles sunnites reconnues par la Communauté musulmane- sont  le Coran et la Sunna.       <br />
       Il n’est pas donné à n’importe qui d’interpréter le Coran et la Sunna. Celui qui interprète ces textes sacrés sans avoir la science nécessaire qui permet d’en déduire les jugements, celui là suit sa passion, s’égare et égare avec lui ceux qui le suivent.       <br />
       On a précisé dans la rubrique <b>« Conditions de la Fatwa et de l'interprétation »</b> quelques règles liées à la compréhension et à l’interprétation des  textes sacrés.       <br />
              <br />
        Pour les questions et sujets nouveaux qui n'ont pas été traités par les textes traditionnels, les quatre écoles ont eu recours à ce qu'on appelle les outils de l’Ijtihâd- l'effort juridique-.       <br />
       On peut citer parmi ces outils:        <br />
       *l'analogie (ou le rapprochement par rapport au texte traditionnel) « al-qiyâs »,        <br />
       *le consensus « al-ijmâ' »  (basé sur la célèbre parole du Prophète (paix et salut sur lui): &quot;Ma communauté ne peut pas avoir un consensus faux (égaré)[1]&quot;,        <br />
       *l'intérêt de la communauté « Al-masâlih al-mursala »,        <br />
       *la préférence personnelle en vue du bien « istihsân »        <br />
       *l'opinion personnel « Ar-ra’y » (spécialité de l'école hanafite) basé sur l'interprétation « ta’wîl ».        <br />
       *la prévention de l’inconvénient  « Sadd ad-darâi' ».       <br />
       On reviendra sur ces outils plus loin.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Imâm Mâlik et son école</b></div>
     <div>
             <br />
       L’école malikite  est <b>la plus ancienne école d'exégèse coranique </b>. Elle a été fondée par l’Imâm Mâlik Ibn Anas[93 H/716 ap. J.-C. - 179 H./795 ap. J.-C] qui pris sa science entre autre de : Ibn Chihâb Az-zuhrî, Abû Az-zannâd, Ibn Hourmuz, Rabî'a Ibn 'abd Ar-rahmân, Nâfi' l'affranchi du grand compagnon Abdellah Ibn 'Umar (que Dieu l'agrée) et de Yahyâ Ibn Sa'îd Al-Ansâri (mort en 143 H) fils d'un partisan du Prophète (paix et salut sur lui).        <br />
       L'Imâm Mâlik fut un disciple direct des Successeurs des Compagnons du Prophète Muhammad, sur lui la Grâce Divine et la Paix. Il étudia aussi auprès de Ja'far as-Sâdiq et connut Abû Hanifah.       <br />
              <br />
       Le fait que l’Imâm Mâlik fut implicitement cité par le Prophète (paix et salut sur lui) et qualifié de « Savant de Médine » dans le hadîth <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=forum&amp;subaction=message&amp;id_chambre=3401&amp;id_sujet=47476">voir le lien suivant</a>, suffit (à lui seul)  pour certifier que sa notoriété et sa fiabilité sont irréfutables et que sa qualité est hautement reconnue sans aucune divergence.        <br />
              <br />
       Selon An-Nawawî, <b>Mâlik eut 900 maîtres </b> dont 300 Successeurs, les autres étant des Successeurs des Successeurs.        <br />
              <br />
       <b>Al-qâdî 'Iyâd de Ceuta</b>(l'auteur du Shifâ) dit dans son <b>Tartîb al-madârik</b>: &quot;les savants en récits traditionnels ont dit :&quot;Le guide des consciences après 'Umar Ibn Al-khattâb fut Zayd Ibn Thâbit, et après lui, 'Abd Allah Ibn 'Umar. Vingt-et-un transmetteurs ont reçu leur science de Zayd, qu'ils ont ensuite transmise à trois hommes: Ibn Chihâb,Bukayr Ibn 'Abd Allah et Abû Az-zannâd, pour enfin parvenir à Mâlik Ibn Anas&quot;&quot;.       <br />
              <br />
       Sa vie et sa science étaient à Médine, la ville du Prophète, qui était naturellement la mieux placée en tant que dépositaire des « traditions connues » (hadîth Mashhûr). Mâlik commença à enseigner dès l'âge de 17ans. Il choisit la Mosquée du Prophète pour tenir son cercle de science. Plus précisément, il choisit, dans la mosquée de Médine, l'endroit où se tenait le Calife 'Omar Ibn Al-Khattâb. C'est là que s'asseyait le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui).       <br />
              <br />
              <br />
       Pour un autre exposé détaillé sur la vie de l'Imâm Mâlik (que Dieu l'agrée): <a class="link" href="http://www.islamophile.org/spip/article689.html">cliquez ici.</a>        <br />
       La qubba sur la tombe de l’Imâm Mâlik fut détruite par les Wahabbis en 1800.       <br />
              <br />
              <br />
       Les sources juridiques de l'école de Mâlik sont bien sûr avant tout le Coran , puis la sunna, puis le consensus des savants (ijmâ‘ ), puis les coutumes médinoises (‘amalu ahli al-Madîna) (car les médinois &quot;descendants des compagnons du Prophète (paix et salut sur lui)&quot; connaissaient mieux que quiconque la Sunna), l'effort d'interprétation personnelle (Ijtihâd), l'opinion personnelle (ra'y) qui découle de la réflexion (fikr) (en l'absence du texte sacré), la préférence personnelle en vue du bien (istihsân), ainsi que le raisonnement par analogie (qiyâs), et la prévention de l’inconvénient (Sadd al-ddarâi‘). Elle s’appuie également sur l’intérêt général « Al-masâlih Al-mursala » qui fait que cette école répond parfaitement aux événements liés à l’évolution des temps et aux besoins de la communauté en matière de droit. Cette diversité de méthodes et de règles juridiques est sans doute le secret de la richesse et de la force de cette école. Et bien qu'elle soit assez scrupuleuse sur le plan de la pratique religieuse (notamment des cinq piliers fondamentaux de l'Islam), cette école est aussi, avec l'école hanafite, la plus ouverte et la plus souple dans son adaptation aux différentes réalités locales et temporelles et à l'évolution du monde. Elle est donc mieux en mesure d'appréhender les adaptations nécessaires d'une façon souple et efficace. Surtout que cette école, à la suite de son fondateur, homme humble et scrupuleux, a une maturation fondamentale, et une intention (niyya) tournée avant tout vers la préservation de l'unité de la Umma, préférant cultiver ce qui réunit que de rechercher des solutions juridiques qui pourraient diviser.       <br />
               <br />
       De part la richesse de ses outils et des possibilités qu’elle révèle, de nouveaux avis juridiques peuvent  être émis par ceux qui ont les compétences juridiques pour répondre au mieux, loin du fanatisme ou de l’extrémisme religieux ; aux besoins des musulmans, sans renier les fondements généraux de l’Islam et ses valeurs d’amour, d’unité, d’entente et de paix.       <br />
              <br />
              <br />
       L’imam Mâlik était réputé pour sa narration du Hadîth, il est considéré comme l’un des meilleurs en la matière et des plus fiables (Al-Bukhârî lui-même confirmera plus tard  la haute fiabilité de ses chaînes). Les ouvrages de référence de l’école malikite sont, entre autres, <b>le Muwatta’</b> (la voie rendue aisée) (premier recueil de Hadîth et de Fiqh en Islam) de l’Imâm Mâlik et <b>la Mudawanna Al-kubrâ</b>, un recueil des avis juridiques de Mâlik qu’a compilé son élève Sahnûn Ibn Saïd At-tanûkhî.        <br />
              <br />
       Abû Zahra dans son livre sur l'Imâm Mâlik sa vie, et son époque, ses opinions et son Fiqh déclare concernant <b>le Muwattaa </b>:        <br />
       « l'histoire ne connaît pas de recueil de Hadîth et de Fiqh plus ancien qu'Al-Muwatta'...Aucun auteur avant Mâlik ne devait connaître la notoriété de ce dernier avec son Muwatta', qui nous est parvenu tel qu'il a été rédigé par son auteur. C'est pour cela que nous disons de lui qu'il est le premier recueil de Hadîth et de Fiqh à avoir été composé »        <br />
              <br />
       L'Imâm Ash-Shâfi'i disait de l'Imâm Mâlik et de son Muwattaa : « L'ouvrage le plus authentique après le Livre de Dieu est le Mouwattaa de Mâlik ». (L’imâm Ash-shâfi’ a dit cela puisqu’il a vécu avant l’apparition des deux ouvrages authentiques Al-Bukhârî et Muslim).        <br />
       Al-Bukhârî a surnommé la chaîne de transmission citée dans le Muwatttaa : la chaîne d’or (pour souligner sa grande authenticité) : il s’agit de Mâlik d’après Nâfi’ d’après Ibn omar…on cite aussi comme chaîne hautement authentique du Muwattaaa : Az-zuharî d’après Sâlim d’après Ibn Omar…        <br />
              <br />
       L’imâm Mâlik a rassemblé(écrit) son livre Al-Muwattaa en quarante ans, ceci à cause de l’attention particulière qu’il portait à la qualité des transmetteurs et du contenu, et à la rigueur et scrupule dans l’authentification des Hadîths…        <br />
       Ibn ‘Abdel Al-barr rapporte selon Al-Awzâ’î : on a exposé à l’imâm Mâlik son Muwattaa en quarante jours et il dit : « ce livre que j’ai composé en quarante ans, vous le prenez en quarante jours, vous manquez de compréhension de ce livre ! »        <br />
              <br />
       Le Muwattaa contenait au début de son écriture plus de 10 000 Hadîths, puis l’Imâm Mâlik par sa rigueur et son scrupule le réduisait chaque année jusqu’à arriver à prés de 600 hadîths…        <br />
       Abû Bakr Al-Abharî a dit : « la somme de ce qu’il y a dans le Muwattaa de récits prophétiques, de compagnons et de successeurs est de :1720 hadîths : le Musnad parmi ces Hadîths est de 600 Hadîths, le Mursal compte 222 hadîths, et le Mawqûf (paroles attribuées aux compagnons du Prophète) : 613 Hadîths et les paroles des successeurs : 285 récits. » (Voir tanwîr Al-hawâlik de l’Imâm As-sayûtî : tome I page 6.)        <br />
              <br />
       Al-qâdî ‘Iyâd de Ceuta rapporte dans son livre Al-Madârik (2/73) pour les circonstances de l’écriture du Muwattaa :        <br />
       « Le Calife Abû Jaafar Al-Mansour Al-‘abbâsî - premier Calife de la dynastie des Abbasites-, a dit à l’Imâm Mâlik : « <b>O Abû ‘Abdellah ! Rassembles cette science et écris un ouvrage : évites dans cet ouvrage les particularités(les extêmes) (shawâddh) d’Ibn Masoud, les choses difficiles (shadâid) d’Ibn Omar et les dérogations d’Ibn Abbâs ; et cherche plutôt le juste milieu en toute chose et ce qui fait unanimité chez les compagnons et Imâms, et fais de cette science une science unifiée </b>»        <br />
              <br />
       Beaucoup de savants anciens et contemporains se sont penchés sur l’interprétation du Muwattaa et son commentaire. Le Muwattaa fut traduit en plusieurs langues.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/forum/En-exclusivite-paroles-de-l-Imam-Malik_m39470.html">Voir ici sur ce lien, les paroles de sagesse de l’Imâm Mâlik et plus de détails sur son Muwattaa.</a>       <br />
              <br />
       <b>La Mudawanna (Al-kubrâ)</b> (appelé aussi la mère), est la première référence de notre école Malikite en matière de droit : c'est un recueil énorme regroupant tous les avis juridiques de l'Imam Mâlik ( et ses maîtres ) (souvent argumentés par les Hadîths) qu'a compilé son élève Sahnûn Ibn Saïd At-tanûkhî.        <br />
       Sahnûn a rapporté le contenu de sa Mudawwana d'Ibn Al-qâsim qui a rapporté de Mâlik        <br />
       <b>La Mudawwana comporte 30200 sujets traités. </b>       <br />
              <br />
       Abû Saïd Sahnoun Ibn Saïd Ibn Habib Ibn Rabia AL TANOUKHI Imam SOUHNOUN- né à Kairouan en 777 (160 H). En 804 il se rendit pour trois ans en orient parfaire ses connaissances. De retour à Kairouan il s'implique à répandre la doctrine de l'imam Mâlik dans tout l'occident musulman. Son oeuvre maîtresse 'la moudawwana' y contribua largement Nommé Cadi (Juge) de Kairouan en 849 (234 H) il occupa cette charge jusqu'à sa mort en 855 (240 H).        <br />
              <br />
       La deuxième référence de notre école malikite en matière de droit est  <b>Al-wâdiha fî as-sunan wa al-Fiqh</b> de 'Abdel Malik Ibn Habîb (elle a été notamment mise en valeur par les malikites d'Andalousie)        <br />
              <br />
       La troisième  référence de notre école  est <b>Al-mustakhraja </b>de Muhammad Ibn Ahmad Al-'atabî al-andalusî: connue sous le nom de Al-'Utbiyya: Ibn Rushd s'est référé à cet ouvrage.        <br />
              <br />
       La quatrième  référence de notre école est  <b>Al-muwâziya </b>de Muhammad Ibn Ibrâhîm Al-Iskandarî connu sous le nom de Ibn Al-Muwâz : il s’ agit de l’ouvrage le plus authentique et le plus complet selon beaucoup de savants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Détails de quelques outils de l’Ijtihâd spécifiques à l’école malikite [2]</b></div>
     <div>
             <br />
       En plus des outils classiques de l'ijtihâd qui sont communs entre les quatre écoles sunnites tels l'analogie (qiyâs) ou le consensus (Ijmâ'), on cite ici quelques outils qui caractérisent spécifiquement l'école malikite:       <br />
              <br />
       <b>'Amal ahl al madîna</b>:       <br />
              <br />
       L’école malikite  met l’accent sur <b>l’avis des compagnons</b> du Prophète et sur <b>la pratique des médinois</b> (‘amal ahl al madîna), ces derniers étant les descendants des compagnons du prophète. <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/forum/La-coutume-des-gens-de-Medine-dans-l-ecole-malikite_m48439.html">Voir ici les détails sur la notion des pratiques des médinois</a>       <br />
              <br />
       La particularité du fiqh de l'imam Malik est qu'il considère l'opinion des savants de Médine comme l’une des  sources de droit et le consensus de ces savants comme étant source de droit avant toute autre opinion.        <br />
              <br />
       La philosophie de Malik est la suivante: Médine est la ville qui a accueilli le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui -, où les Compagnons les plus proches du Prophète ont vécu (Umar, Ali, Uthman, Talha, Zubayr, Sa'd, Zayd ibn Thabit, etc.) et où les sectes sont apparues en dernier.        <br />
              <br />
       Pour l'imam Malik, il est donc impossible que le consensus des gens de Médine qui provient de l'enseignement des Compagnons soit source d'erreur, puisque jadis les habitants de Médine ont pratiqué l'Islam de la manière la plus pure et la plus conforme à la source.        <br />
              <br />
       D'ôù la parole de Malik: « <b>je préfére la transmission de milliers par d'autres milliers que d'une seule personne par une autre.</b>» Il veut dire par là que la Pratique des Gens de Médine est une transmission 'mutawâtir' (d'un nombre très important de personnes fiables) et est donc supérieure à un hadith transmis seulement par une personne (fiable) à une autre (fiable) (hadith ahad).       <br />
              <br />
       L’école malikite  donne aussi une place importante aux coutumes de la société s’ils ne contredisent pas la loi divine.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Al-masâlih al mursala:</b>الاستصلاح و المصالح المرسلة       <br />
              <br />
        L’établissement des normes juridiques à partir de l'intérêt général de la société, appelé al masâlih al mursala est valorisé dans l'école de Mâlik.       <br />
       Le principe de al-masalih al-mursala correspond à tous les bénéfices non liés à un texte du Coran ou une sunnah précise.        <br />
       الاستصلاح عبارة عن تشريع حكم في واقعة لا نصّ فيها ولا إجماع، بناء على مراعاة مصلحة مرسلة مطلقة       <br />
              <br />
       La notion de masalih al mursala est souvent très proche de celle d'al-istihsan. L'imam Shatibi écrit que la différence réside dans la nature de la règle, al-istihsan est une dérogation à une règle établie alors qu'al-masalih al-mursala n'est pas conditionné.        <br />
              <br />
       Exemples :        <br />
       Les Compagnons – que Dieu les agrée – ont compilé le Coran sous la forme de Livre, puis les générations suivantes ont rajouté la vocalisation, les sommaires, index, découpages en parties etc. parce qu'il y avait un intérêt à le faire; comme pour les minarets, les écoles… qui n'existaient pas à l'époque du Prophète – que la Bénédiction et la Paix soient sur lui -.       <br />
              <br />
       Dans les cas douteux où aucune solution claire ne saurait être tirée des sources (Coran et Sunna), le juge doit prendre sa décision tenant compte du plus grand bien public plutôt que de son opinion personnelle.        <br />
              <br />
              <br />
       <b> Al-istihsan :</b>        <br />
              <br />
       Ibn al-Qâçim rapporte que l'imam Malik avait l'habitude de dire que la connaissance d'al-istihsan constituait 9/10ème de la connaissance.        <br />
              <br />
       al-istihsan peut être traduit par 'choix préférentiel' ou 'préférence juridique'.        <br />
       Ce principe est utilisé comme une exception à une règle de manière temporaire ou particulière quand un bénéfice est recherché (ou pour éviter une nuisance).        <br />
              <br />
       Il existe deux types d'al-istihsan :        <br />
              <br />
       -Al istihsan basé sur une analogie :        <br />
       L'imam Shatibi écrit: « Al-istihsan est utilisé lorsqu'il est nécessaire de préférer une déduction renforcée à l'analogie. Celui qui utilise al-ishtisan ne se réfère pas seulement à son inclinaison et son goût personnel mais il se réfère à l'intention du Législateur qui se dégage de cas similaire. Or, une question réglée par analogie (simple) pourrait entraîner une nuisance. »       <br />
       L'objectif d'al-istihsan est justement d'empêcher cette nuisance.        <br />
              <br />
       -Al istihsan basé sur une nécessité :        <br />
       Par exemple, al-istihsan est utilisé lorsqu'une personne a besoin (nécessité médicale) d'être examinée par un docteur en se montrant nue devant lui, alors que la règle générale interdit de se montrer nue devant une personne étrangère.        <br />
       Sayyiduna Umar ibn al-Khattab – que Dieu l'agrée – a aussi suspendu l'application de la peine légale (hadd) lors d'une famine car certaines personnes étaient poussées, par nécessité, à voler.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Sadd ad-darâi' :</b>       <br />
              <br />
       'Sadd al-ddarai' est la prévention des moyens qui peuvent entraîner une nuisance.        <br />
       Le principe général est que ce qui mène vers l'illicite est illicite (et ce qui mène vers le recommandé est recommandé, vers le non-souhaitable, non-souhaitable etc.).        <br />
              <br />
       Par exemple, les savants considèrent qu'il est interdit de conserver du vin même si le but est d'en faire du vinaigre, car la tentation est toujours possible.        <br />
              <br />
       Autres exemples:       <br />
              <br />
       Creuser des puits est une bonne chose mais si cela est fait au milieu d'une route non (car il y a le risque que des gens y tombent)...       <br />
              <br />
       Utiliser un médicament autorisé en vu de l'ivresse qu'il procure est interdit .       <br />
              <br />
       Le gaspillage -même dans les choses licites-  mais cela dépend de l'état matériel de la personne concernée et de la nature de la dépense: exemple une personne qui a une famille à charge ou des dettes n'a pas à donner tout son argent en aumône!       <br />
       في المال منكران؛ أحدهما: الإضاعة. والآخر: الإسراف.       <br />
       فالإضاعة: تفويت مال بلا فائدة يعتد بها كإحراق الثوب وتمزيقه، وهدم البناء من غير غرض. وإلقاء المال في البحر، وفي معناه صرف المال إلى النائحة والمطرب، وفي أنواع الفساد لأنها فوائد محرمة شرعاً فصارت كالمعدومة.       <br />
       وأما الإسراف: فقد يطلق لإرادة صرف المال إلى النائحة  والمنكرات، وقد يطلق على الصرف إلى المباحات في جنسها ولكن مع المبالغة.       <br />
       والمبالغة تختلف بالإضافة إلى الأحوال فنقول: من لم يملك إلا مائة دينار مثلاً ومعه عياله وأولاده ولا معيشة لهم سواه فأنفق الجميع في وليمة فهو مسرف يجب منعه قال تعالى: &quot; ولا تبسطها كل البسط فتقعد ملوماً محسوراً &quot; نزل هذا في رجل بالمدينة قسم جميع ماله ولم يبق شيئاً لعياله فطولب بالنفقة فلم يقدر على شيء وقال تعالى: &quot; ولا تبذر تبذيراً إن المبذرين كانوا إخوان الشياطين &quot; وكذلك قال عز وجل: &quot; والذين إذا أنفقوا لم يسرفوا ولم يقتروا &quot; فمن يسرف هذا الإسراف ينكر عليه ويجب على القاضي أن يحجر عليه؛ إلا إذا كان الرجل وحده وكان له قوة في التوكل صادقة؛ فله أن ينفق جميع ماله في أبواب البر. ومن له عيال أو كان عاجزاً عن التوكل فليس له أن يتصدق بجميع ماله. وكذلك لو صرف جميع ماله إلى نقوش حيطانه؛ وتزيين بنيانه فهو أيضاً إسراف محرم، وفعل ذلك له ممن له مال كثير ليس بحرام لأن التزيين من الأغراض الصحيحة، ولم تزل المساجد تزين وتنقش أبوابها وسقوفها مع أن نقش الباب والسقف لا فائدة فيه إلا مجرد الزينة، فكذا الدور، وكذلك القول في التجمل بالثياب والأطعمة فذلك مباح في جنسه، ويصير إسرافاً باعتبار حال الرجل وثروته.        <br />
              <br />
       Il est interdit de se retrouver dans un lieu ou dans une situation qui pourrait entraîner la survenue de quelque chose d'illicite: endroit où de l'alcool ou de la drogue est consommé, lieu de débauche etc.        <br />
              <br />
       Insulter les idôles ou les symboles religieux des autres:       <br />
       Allah dit dans le Coran : « <b>N'injuriez(N'insultez pas) pas ceux qu'ils invoquent, en dehors d'Allah ; car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance. De même, Nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action. Ensuite, c'est vers leur Seigneur que sera leur retour; et Il les informera de ce qu'ils oeuvraient</b>. » Sourate 6, verset 108.        <br />
       Ainsi Allah interdit dans ce verset au Prophète (paix et salut sur lui) et aux musulmans d'insulter les idoles de pierres que les polythéistes adoraient en dehors d'Allah : car en effet ces polythéistes vont alors insulter Allah...        <br />
       Les commentateurs de ce verset : notamment le savant Ibn 'Ajîba Al-hasanî dans son Tafsîr : « Al-Bahr Al-madîd fî tafsîr al-qurân al-majîd », Al-Bîdâwî et Al-Qurtubî dans leur Tafsîr également nous informent :        <br />
       Les malikites s'appuie sur ce verset pour justifier le principe (juridique) connue dans cette école sous le nom de « la prévention de l'inconvénient » 'Sadd ad-darâi' c'est à dire la prévention des moyens qui peuvent entraîner une nuisance.        <br />
       Ils ajoutent : Il est devoir de délaisser une obéissance (d'Allah) (tâ'a) qui va entraîner un péché sûr (ma'asiyya râjiha). Ce qui entraîne un mal est mal.        <br />
       Ibn Al-'Arabi dit : la prévention et la sauvegarde de l'honneur par le fait de délaisser une Sunna est devoir dans ce bas monde.        <br />
       Al-qurtubî ajoutent : « Ce verset [est toujours d'actualité] et son statut reste et n'est pas abrogé, tant que le mécréant est fort et qu'on craint qu'il insulte l'Islam ou le Prophète ou Dieu ; il est interdit donc au musulman d'insulter leur croix ou leur religion ou leurs églises (ou leurs symboles) car cela amènera au péché [au désordre]. Insulter les idoles des mécréants ne les fera que fuire de l'Islam et augmenter leur mécréance.        <br />
       Ce verset est une preuve aussi sur le fait que même celui qui a raison et en droit, pourra s'abstenir de demander son droit si cela provoque un mal dans la religion. Le deuxième Calife Omar (que Dieu l'agrée) a dit dans ce sens : « Ne jugez pas entre les gens d'une même famille(qui ont des liens de parenté entre eux) de peur [de causer] la rupture », Ibn Al-'Arabi dit : « Si ce droit lui est dû (wâjib) il le prendra dans tous les cas, mais si ce droit est indifférent (jâiz) (autorisé) c'est de cela qu'il était question dans ce qui a été dit » »        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Attention</span>: il y a des situations où ce principe ne s'applique plus:  on n'empêchera pas -par exemple- de planter du raisin par peur que l'on en fasse du vin et on n'interdira pas non plus dans les habitations le voisinage entre les gens qui ne sont pas des proches parents même si cela peut éventuellement engendrer l’adultère!       <br />
              <br />
              <br />
       <b>La législation(Shari'a) de nos prédécesseurs (Shar'u mâ qablanâ) </b>       <br />
       sauf celle abrogée par notre Shari'a ou celle qui la contredit.       <br />
              <br />
       Le dernier Messager (paix et salut sur lui) ainsi que sa communauté sont chargés par la révélation de pratiquer la législation de ceux qui nous ont précédé, i.e. ce que notre Shari'a stipule comme faisant partie de leur législation, mais ne stipule ni qu'il est législation pour nous ni qu'il ne l'est pas, car si le Coran le mentionne c'est pour qu'on le prenne en compte, comme le précise le verset coranique: &quot;Il y a certes dans leur histoire une leçon pour des gens doués de réflexion&quot;, et le profit de la réflexion est la mise en pratique. Un autre verset coranique précise: &quot;C'est ceux-là qu'Allah a guidé, prends donc leur guidance en exemple&quot;.       <br />
       S'il est stipulé qu'il fait loi également pour nous, il n'y a alors pas de divergence quant à l'obligation de le pratiquer, comme le talion(Qisâs)- par exemple- que Dieu a mentionné comme faisant partie de la législation de nos prédécesseurs à travers le verset coranique: &quot;et nous y avons prescrit à leur égard: vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, et dans les blessures le talion&quot;, et qu'il a également mentionné comme faisant partie de notre législation à travers le verset coranique: &quot;ô vous qui croyez, le talion (qisâs) vous a été prescrit pour le meurtre&quot;. Mais il y a des choses qui font partie de leur législation sans être de la notre, comme la parole de Moïse s'adressant à son peuple, que le verset coranique suivant rapporte: &quot;repentez vous à votre Créateur et mettez-vous à mort!&quot;, il nous est interdit à nous musulmans de nous donner la mort, notre législation nous a épargné les difficultés et les fardeaux, comme le précise le verset coranique suivant: &quot;qui les décharge des poids et des chaines qui étaient sur eux&quot;.       <br />
       On peut citer comme exemples de notre pratique de la législation des prédécesseurs la déduction de certains Shafiites du fait de se porter garant du retour d'une personne, ce qui est connu chez eux sous le nom de la <span style="font-style:italic">Kafâla</span>, du récit de Jacob (paix sur lui) et de ses enfants, relaté dans le verset coranique suivant &quot;je ne l'enverrai pas avec vous tant que vous ne jurerez pas par Dieu de me le ramener, à moins que l'on vous cerne de toute part&quot;; la déduction des hanbalites de la validité d'une longue location de service (Ijâra) de la parole du Très-Haut relatant le récit de Moïse (paix sur lui) avec Chou'ayb (paix sur lui): &quot;je veux te donner comme épouse l'une de mes deux filles que voici&quot; jusqu'à sa parole: &quot;et si tu complètes dix ans, libre à toi&quot;; la déduction des malikites de l'obligation de <span style="font-style:italic">l'i'dhâr</span>, qui est de dire au plaidant: &quot;te reste t-il un argument?&quot;, du récit de Salomon (Sulaymân) (paix sur lui), avec la huppe, dans le verset coranique: &quot;je vais la châtier durement ou l'égorger, à moins qu'elle me présente une justification explicite&quot;, ou leur déduction de la permission de la <span style="font-style:italic">Ja'âla</span> (paiement en contrepartie de l’achèvement d'un travail)  de la parole du Très-Haut: &quot;celui qui me le ramènera aura le chargement d'un chameau, je m'en porte garant&quot;; et la déduction des savants que les prodiges (choses extraordinaires) des saints sont possibles de la parole du Très-Haut relatant l'histoire de Marie (Maryam) (paix sur elle): &quot;il dit: ô Marie, d'où te vient ceci? Elle dit: de chez Allâh&quot; (elle avait les fruits de l'été en hiver et les fruits de l'hiver en été et Dieu gratifie ses élus comme Il veut).       <br />
              <br />
       <b>La coutume (Al 'ourf)</b>       <br />
              <br />
       L'habitude ('âdah) est comme la coutume ('Ourf) dans son sens linguistique et terminologique. C'est la propagation d'un concept parmi les gens, qui peut être spécifique à certains pays ou groupes (ou époques). <b>On jugera en fonction d'elle tant qu'elle ne contredit pas la loi divine</b>.       <br />
       Parmi ce qui est basé sur le 'Ourf (coutume), il y a le laps de temps considéré comme long pour les questions relatives à l'oubli dans la prière, le montant des dépenses dues à l'entretien de l'épouse et des enfants et les formules (formulations) des serments et des contrats...       <br />
       L'origine de la prise en compte du 'Ourf dans la jurisprudence islamique  est la parole d'Allah dans le Coran : &quot;ordonne la bonne coutume&quot;, ainsi que Sa parole: &quot;on doit aux épouses la même chose que ce qui leur incombe envers leurs maris selon l'usage&quot;.       <br />
              <br />
       Ref. «Poésie (et son commentaire) dans la science des fondements du droit musulman d'après Al-Waraqât de 'l'imam al Harameyn' al Juwayni», aux éditions Les 4 Sources,par Abdellah Al-thaparro Al-Faransî, Paris, décembre 2010. (En arabe et français).       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Murâ't Al-khilâf :</b>       <br />
              <br />
       Considérer la divergence et la preuve du savant qui est divergent avec notre avis principal:par exemple l'imâm Mâlik a utilisé l'argument de ceux qui divergent avec son opinion concernant le statut du mariage dit Chighâr et qui considèrent que ce type de mariage est non nul, pour dire que l'héritage demeure entre les deux personnes (s'il l'un des deux meurt), bien que ce mariage est nul.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présence géographique de l’école malikite </b></div>
     <div>
             <br />
       La plupart des disciples de l’Imâm Mâlik sont partis en Afrique du nord et en Espagne. L'école malikite s’est répandue en Andalousie, au Maghreb, en Afrique subsaharienne, aux Emirats,au Koweït, à Bahreïn, au Soudan, et au Khurâsân.       <br />
       Attention : cette présence historique  ne veut pas dire que les principes de l’école y sont appliqués.  Car sur le terrain actuellement,  l’idéologie salafite-wahhabite  est prépondérante pour les raisons qu’on a développées dans notre rubrique des <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/Histoire-du-Wahhabisme-les-anti-doctrinaux_r26.html">anti-doctrinaux.</a>        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes de bas de page:</b>       <br />
              <br />
        [1] Voir Ad-dâramî (1/29) et « jam‘a al-jawâmi‘ » de l’Imam As-suyûtî (4641) : c’est parmi les trois choses que Dieu a promis à Son Messager Sidna Muhammad (paix et salut sur lui) : que sa communauté n’aura pas de consensus sur le faux. Ce Hadîth a été rapporté également par At-tabarani avec une chaîne authentique remontant à Abdellah Ibn Omar, ainsi que Al-haythamî dans &quot;Majma' az-zawâid&quot;.       <br />
       Le consensus considéré ici est celui des savants Mujtahid du Fiqh.       <br />
       [2] En absence d’un texte explicite et ferme dans les sources authentiques (Coran et Sunna), on fait recours à l'Ijtihâd : il n’y a pas d’ «Ijtihâd »  en présence du texte traditionnel « nass ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Doctrine-malikite_a136.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>L'Innovation(Bid'a)</title>
   <pubDate>Sat, 21 Jul 2007 02:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[L'innovation (Bid'a)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La notion de Bid'a en Islam Question et sa réponse autour d'actes de dévotions ajoutés après la vie du Prophète Vidéos à ce sujet     <div><b>La notion de Bid'a en Islam</b></div>
     <div>
              <br />
        L’innovation consiste en le fait de rajouter à la religion des éléments qui n’existaient pas du temps du Prophète (paix et salut sur lui). Beaucoup de musulmans croient à tord que toute nouvelle chose est forcément une innovation interdite et un égarement, même s’il s’agit de choses utiles pour la communauté ! Ils se basent pour dire cela sur le hadîth célèbre[1]:        <br />
                <br />
       « Faites attention aux choses nouvelles, car toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène à l’Enfer »[2]        <br />
                <br />
       A propos de ce hadîth, nous pouvons remarquer plusieurs choses :        <br />
                <br />
       Les savants ont dit que cette parole ne fait pas référence à l’ensemble des choses nouvelles sans restriction... L’expression « toute innovation » n’est pas à prendre dans un sens absolu.        <br />
                <br />
       Il existe plusieurs exemples dans le Coran ou dans la Sunna où les commandements, les recommandations ou les interdictions doivent être complétées par d’autres textes qui réduisent leur portée ou expliquent la façon dont doit être compris le verset ou le hadîth.        <br />
                <br />
       Par exemple dans la Sourate an-najm, il est écrit :        <br />
                <br />
       « L’Homme ne possédera que ce qu’il aura acquis par ses efforts. »[3]        <br />
                <br />
       Pourtant d’autres textes affirment que nous recevons des récompenses lorsque quelqu’un prie pour nous, lorsque les anges prient pour nous, durant la prière sur le mort qui est faite pour nous, lorsque l’on a laissé une œuvre de charité comme une mosquée ou une aumône après notre mort…        <br />
                <br />
       De la même manière, dans la Sourate al-anbiyâ, il est dit :        <br />
                <br />
       « Vous serez vraiment, vous et ce que vous adorez en dehors de Dieu, le combustible de l’Enfer. »[4]        <br />
                <br />
       L’expression « ce que vous adorez » ne peut pas être prise dans un sens général sinon on devrait considérer que Jésus (paix et salut sur lui), sa mère (paix et salut sur elle) et les anges que les gens ont adorés en dehors de Dieu, iront tous en Enfer.        <br />
                <br />
       Et aussi dans le hadîth qui dit :        <br />
                <br />
       « Celui qui prie avant le lever du soleil et avant son coucher n’entrera pas en Enfer. »        <br />
                <br />
       Cela ne signifie pas que si on prie seulement la prière de Subh et la prière de ‘Asr nous sommes protégés de l’Enfer même si l’on néglige toutes les autres obligations.        <br />
                <br />
       En vérité, si nous voulons définir correctement ce qu’est une bida‘, il faut auparavant définir ce qu’est la sunna, puisque l’un ne va pas sans l’autre. On ne peut pas connaître l’un sans connaître la définition de l’autre.        <br />
                <br />
       Le mot « Sunna » signifie tradition, façon de faire, comme il est rapporté dans un hadîth tiré du sahîh muslim :        <br />
                <br />
       « <b>Quiconque introduit dans l’Islam une pratique (sunna) louable en retirera une double récompense : la première pour l’avoir introduite, la seconde constituée par la somme des récompenses acquises par ceux qui l’auront imité(fait) après lui sans que cela ne diminue en rien leur propre récompense. Mais quiconque introduit dans l’Islam une pratique mauvaise se verra pénalisé d’une double faute : la première pour avoir introduit cette pratique et la seconde constituée par l’ensemble des fautes commises par ceux qui l’auront imité(fait) après lui sans que cela ne diminue en rien leurs propres fautes</b>. »        <br />
              <br />
       &#1610;&#1602;&#1608;&#1604; &#1593;&#1604;&#1610;&#1607; &#1575;&#1604;&#1589;&#1604;&#1575;&#1577; &#1608;&#1575;&#1604;&#1587;&#1604;&#1575;&#1605;:       <br />
       &#1605;&#1606; &#1587;&#1606; &#1601;&#1610; &#1575;&#1604;&#1573;&#1587;&#1604;&#1575;&#1605; &#1587;&#1606;&#1577; &#1581;&#1587;&#1606;&#1577; &#1601;&#1604;&#1607; &#1571;&#1580;&#1585;&#1607;&#1575; &#1608;&#1571;&#1580;&#1585; &#1605;&#1606; &#1593;&#1605;&#1604; &#1576;&#1607;&#1575; &#1605;&#1606; &#1576;&#1593;&#1583;&#1607; &#1605;&#1606; &#1594;&#1610;&#1585; &#1571;&#1606; &#1610;&#1606;&#1602;&#1589; &#1605;&#1606; &#1571;&#1580;&#1608;&#1585;&#1607;&#1605; &#1588;&#1610;&#1569;        <br />
       &#1608;&#1605;&#1606; &#1587;&#1606;&#1617;&#1614; &#1601;&#1610; &#1575;&#1604;&#1573;&#1587;&#1604;&#1575;&#1605; &#1587;&#1606;&#1617;&#1614;&#1577; &#1587;&#1610;&#1574;&#1577; &#1601;&#1593;&#1604;&#1610;&#1607; &#1608;&#1586;&#1585;&#1607;&#1575; &#1608;&#1608;&#1586;&#1585; &#1605;&#1606; &#1593;&#1605;&#1604; &#1576;&#1607;&#1575; &#1605;&#1606; &#1576;&#1593;&#1583;&#1607; &#1605;&#1606; &#1594;&#1610;&#1585; &#1571;&#1606; &#1610;&#1606;&#1602;&#1589; &#1605;&#1606; &#1571;&#1608;&#1586;&#1575;&#1585;&#1607;&#1605; &#1588;&#1610;&#1569;       <br />
        &#1585;&#1608;&#1575;&#1607; &#1571;&#1581;&#1605;&#1583; &#1608;&#1605;&#1587;&#1604;&#1605; &#1608;&#1575;&#1604;&#1578;&#1585;&#1605;&#1584;&#1610;       <br />
              <br />
       Le mot "sunna" s'emploie également plus précisément dans le droit musulman pour désigner la tradition prophétique ou encore un acte recommandé non obligatoire  (voir le chapitre: les 5 statuts légaux des actes).         <br />
                <br />
       A travers cette parole prophétique citée, on se rend compte de la marge de manœuvre considérable offerte par le législateur. Et que les actes nouveaux doivent être jugés à la lumière de leur intérêt pour la religion et la communauté ou leur nuisance, à leur conformité ou non à l'esprit de cette religion et sa sagesse.       <br />
                <br />
       En lisant les recueils de hadîth, on se rend compte que beaucoup de Compagnons ont réalisé de nouveaux actes, de nouvelles prières de demande (du‘â), de nouveaux Dhikr etc. que le Prophète (paix et salut sur lui) n’avait jamais réalisé avant eux.        <br />
                <br />
       Les Compagnons ont réalisé ces actions en étant totalement convaincus qu’ils étaient bons pour l’Islam et les musulmans ; en référence au verset :        <br />
                <br />
       « …pratiquez le bien et peut-être réussirez-vous. »[5]        <br />
                <br />
       Beaucoup de Compagnons ont réalisé un effort d’interprétation (ijtihâd), ils ont instauré de nouvelles pratiques en vérifiant qu’elles n’étaient pas en contradiction avec le Coran et la Sunna, et en rejetant tous les actes qui s’en écartaient. Tout ce que la Loi atteste comme bon est considéré comme bon et tout ce que les textes considèrent comme mauvais est une innovation mauvaise à rejeter.        <br />
                <br />
       Certains Savants ont utilisé le terme de « bida‘  hasana » (bonne innovation ou bonne coutume) pour désigner les nouvelles actions autorisées, mais en réalité il n’y a pas d’innovation louable, puisque ce n’est pas une innovation mais une interprétation et une compréhension de la sunna.        <br />
                <br />
       Par exemple, Al-Bukhârî et Muslim rapportent dans leur recueil d’Abû Hurayra que le Prophète demanda à Bilâl en quel acte il avait le plus d’espoir (qu’il le mène au Paradis)[le Prophète avait entendu le mouvement de Bilâl au Paradis.] . Bilâl (que Dieu l’agrée) répondit qu’il n’existait pas un acte dont il avait le plus d’espoir que le fait qu’il avait l’habitude, après avoir fait ses ablutions aussi de jour comme de nuit, de faire autant de raka‘ qu’il pouvait.         <br />
       Ibn Hajar al-Asqalânî, dans son Fath al Bârî, en déduit qu’il est permis par effort d’interprétation (ijtihâd) de choisir le moment d’accomplir les actes d’adoration surérogatoires.        <br />
                <br />
       De la même manière, Al-Bukhâri rapporte que Khubayb avait demandé de prier deux raka‘at  (deux unités de prières) avant d’être exécuter par les idolâtres à la Mecque.        <br />
                <br />
       Ces deux exemples montrent que Bilâl et Khubayb ont utilisé leur propre effort d’interprétation sans que le Prophète en ait parlé auparavant.        <br />
                <br />
       Autre exemple rapporté par al-Bukhârî et Muslim :        <br />
                <br />
       Rifa‘a Ibn Râfi‘ a raconté qu’un jour, au cours d’une prière en commun avec le Prophète (paix et salut sur lui) comme Imâm, un Compagnon avait rajouté une invocation à haute voix après que le Prophète ait dit : sami‘a Allahu limane hamidahu. Il avait dit :       <br />
        ربنا ولك الحمد        <br />
       حمدا كثيرا طيبا مباركا فيه"       <br />
        "       <br />
       Après la fin de la prière, le Prophète (paix et salut sur lui) a demandé qui avait dit cela et a dit que plus de trente anges s’étaient ‘précipités’ pour pouvoir être celui qui allait écrire cette invocation le premier.       <br />
                <br />
       Ibn Hajar en déduit qu’il est permis d’utiliser de nouveaux dhikr au cours de la prière tant qu’ils ne contredisent pas ceux conseillés dans les hadîths.        <br />
                <br />
       Nous remarquons que ce récit fait référence à la prière qui est l’acte rituel le plus important en Islam.        <br />
                <br />
       Il existe aussi un récit qui parle de l’utilisation de la Fâtiha comme moyen de guérison :        <br />
       Al-Bukhârî rapporte d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî qu’un groupe de Compagnons étaient en train de camper dans le désert lorsqu’un homme vint les voir en leur disant que leur chef venait d’être piqué par un scorpion et qu’ils avaient tout essayé mais que rien ne marchait. Un des Compagnons récita la Fâtiha en échange d’un troupeau de moutons. Ils ne se partagèrent pas le troupeau avant d’avoir demandé l’avis du Prophète (paix et salut sur lui). A leur retour, Sayyiduna Muhammad (paix et salut sur lui) leur demanda comment il savait que la Fâtiha avait un pouvoir de guérison et il accepta le partage du troupeau.        <br />
                <br />
       Ce hadîth montre que les Compagnons n’avaient aucune connaissance préalable de la capacité de guérison de la Fâtiha mais ils ont utilisé leur effort d’interprétation (ijtihâd : effort juridique).        <br />
                <br />
       Il existe aussi beaucoup de récits concernant des invocations (du‘â) faites par des Compagnons qui ont été validées par le Prophète (paix et salut sur lui) ensuite.        <br />
                <br />
       Si maintenant nous retournons au hadîth du début :        <br />
                <br />
       « Faites attention aux choses nouvelles, car toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène à l’Enfer »        <br />
                <br />
       Il devient plus facile de comprendre le sens véritable de ce hadîth.        <br />
                <br />
       La seule raison pour laquelle la Loi Islamique est valide pour toutes les époques et tous les lieux et est la plus facile et la plus parfaite de toutes les Lois, c’est parce que cette Loi comprend des principes méthodologiques généraux et universels. Les Savants ont reçu la capacité de compréhension des textes, la connaissance des types d’analogies et de parallélismes et l’excellence qui caractérise cette Loi. Allons-nous considérer que chaque innovation apparue après le premier siècle de l’Islam est une innovation blâmable sans considérer si elle entraîne un bénéfice ou un préjudice ? Cela invaliderait une grande partie des bases fondamentales de la Loi Sacrée aussi bien que les règlements obtenus par raisonnement analogique, et cela limiterait et rétrécirait la vaste et étendue envergure de la Loi. [6]        <br />
                <br />
       Le Sheikh <b>‘Izz ad-din Ibn ‘Abdel-Ssalâm </b>(le sultan des Oulémas) considère que la classification en cinq statuts légaux[7] pour les actes en jurisprudence doit aussi être appliquée pour les innovations :        <br />
                <br />
       <b>1.Les innovations obligatoires </b>:        <br />
                <br />
       Compilation du Coran(en entier)  (qui s’est faite la première fois sous les ordres du premier Calife Abou Bakr (que Dieu l'agrée) puis définitivement à l’époque du troisième Calife ‘Uthmân Ibn ‘Affân (que Dieu l’agrée) ), étude de la grammaire, de la lexicographie arabe, classification des hadîths selon leur degré de certitude(fiabilité), apprentissage des arguments contre les déviances et les sectes...       <br />
                <br />
       <b>2.Les innovations interdites</b>        <br />
                <br />
       Les doctrines malsaines et déviantes (comme les fatalistes,les antropomorphistes,les Jabriyya...), toutes les activités répréhensibles par la Loi. Il s'agit aussi de <b>toute altération</b> consciente, volontaire et non justifiée dans le culte: exemple : la secte égarée qui a choisi(décrété) de faire seulement deux prières au lieu des cinq obligatoires ! Ou celle qui a choisi(décrété) de ne plus jeûner le Ramadan ! ...       <br />
                <br />
       <b>3.Les innovations recommandées </b>       <br />
                <br />
       Construire des écoles religieuses, écriture de livres sur le droit musulman et la science islamique en général, récitation de wird, mawlid an-nabi.        <br />
       Parmi les bonnes coutumes aussi (ou les innovations méritoires), la lecture du Coran en groupe et à haute voix. Dans certains pays comme le Maroc, cette coutume est toujours d’actualité dans les mosquées après la prière du Maghreb  et après la prière du Subh. Cela permet la mémorisation du Coran et l’apprentissage des ses règles de lecture. Il en est de même pour la lecture du Coran sur les tombes surtout la lecture de la Sourate Yâsîn.        <br />
                <br />
       <b>4.Les innovations blâmables </b>       <br />
                <br />
       Construire de trop belles mosquées, apprendre des sciences qui n’ont aucun intérêt juste par jeu.        <br />
                <br />
       <b>5.Les innovations permises </b>       <br />
                <br />
       Utiliser des fourchettes et des cuillères(**), manger d’autres plats (licites) que ceux consommés par le Prophète (paix et salut sur lui), posséder des biens matériels modernes (voiture,portable, ordinateur..).        <br />
       (**)Manger (ou boire) dans des plats ou des récipients d’or ou d’argent est illicite. Ainsi qu’utiliser des fourchettes et des cuillères d’or et d’agent…       <br />
                <br />
       <b>Le Grand Muhaddith Marocain Sidi ‘Abdullah Ibn As-Siddîq</b> a dit:        <br />
                <br />
       “Dans les «  Qawâ‘id al-Kubra », <b>‘Izz ibn ‘Abdel-Ssalâm </b>classifie les innovations (bida‘) selon leur bénéfice, leur nuisance ou leur neutralité dans cinq catégories de règles : l’obligatoire, la recommandée, l’interdite, la blâmable et la permise, en donnant des exemples pour chacune de ces catégories et en mentionnant les principes de la Loi Sacrée qui vérifient cette classification.        <br />
                <br />
       Ses paroles sur le sujet montre une réelle compréhension et un savoir aiguisé à la fois des principes de la jurisprudence et du jeu des avantages/désavantages humains pour lesquels le Législateur a établi les règles de la Loi Sacrée.        <br />
                <br />
       Parce que sa classification des innovations a été établie sur des bases solides en droit islamique et en principes de la Loi, elle a été approuvée par l’Imam An-nawawî, par Ibn Hajar al-Asqalani et par la grande majorité des savants, qui ont agréé ses paroles et ont considéré qu’il était obligatoire d’appliquer sa classification à tous les nouveaux événements et à toutes les éventualités qui apparaissent avec le changement d’époque et la transformation des gens.        <br />
                <br />
       Personne ne doit rejeter cette classification en utilisant comme argument le hadîth qui dit « toute innovation est un égarement », parce que la seule véritable innovation qui est un égarement complet est celle qui concerne les bases de la croyance (ou une modification  (altération) volontaire et sans preuve dans les piliers de la religion), comme les innovations des Mu‘tazilites, des Qadarites, des Murjiites et d’autres, qui ont contredit les croyances des premiers musulmans. Des innovations pareilles sont répréhensibles parce qu’elles sont dangereuses et dénuées de tous bénéfices.        <br />
                <br />
       Pour les innovations en acte, c’est-à-dire l’apparition d’un acte de dévotion ou autres qui  n’existait pas au début de l’Islam, il doit obligatoirement être jugé en utilisant les cinq catégories définies par ‘Izz ad-dîn Ibn ‘Abd As-salâm. Affirmer que telle ou telle innovation est néfaste sans qualification n’est pas acceptable. (…)[8]        <br />
              <br />
       <b>L’imam As-Shafi’i</b> affirme [9] : « Toute chose innovée qui contredit le Livre, la Sounna, le Consensus des savants ou le Athar [10] [unanime], est une innovation (égarée) et une errance. Par contre toute chose qui est innovée en matière de bien et qui ne les contredit en rien, est une innovation louable. »        <br />
       Il estime également [11] : « Il existe deux types d’innovations : les innovations réprouvées et les innovations autorisées. Les innovations conformes à la Sounna sont autorisées, mais celles qui la contredisent sont réprouvées ». Il appuie ses propos en se basant sur la parole de Omar : « Quelle bonne innovation celle-ci ! »[12]. Il importe de noter, à ce sujet, que des avis similaires ont été rapportés par nombre de savants tels que Al Bayhaqî , Al-Nawawî , l’Imâm Al-Haytamî, Abou Bakr ibn Al ’Arabi, Al-Ghazâli, Ibn Hazm, Ibn al Jawzî, le Sultan des oulémas l’imam Al ‘Izz Ibn ‘Abd as-Salâm et Al Hâfiz ibn Hajar et bien d’autres.[13]  Attention, <b>l'éminent Imam Malik</b> a une position opposée (sémantiquement) car pour lui le mot "Bid'a" ne peut porter qu'une connotation négative. Ainsi, pour les nouveautés conformes à la charia, elles seront appelées pour lui "Sunna" (cf. hadith précédent) et non une bid'a hasana!        <br />
       L’imam Al-Shawkâni, éminent savant de l’Islam, a rapporté dans son livre Nayl al-Awtâr* (appuyant l'analyse du savant Ibn Hajar dans le Fath) que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises, est la position la plus authentique (tahqîq) :        <br />
        ما أحدث على غير مثال سابق وتطلق في الشرع على مقابلة السنة فتكون مذمومة والتحقيق أنها إن كانت مما يندرج تحت مستحسن في الشرع فهي حسنة وإن كانت مما يندرج تحت مستقبح في الشرع فهي مستقبحة وإلا فهي من قسم المباح وقد تنقسم إلى الأحكام الخمسة .       <br />
       [نيل الأوطار شرح منتقى الأخبار 3 / 63 *].       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes:</b>       <br />
              <br />
       [1] Il est important pour le croyant sincére quant il s’agit de comprendre (ou d’interpréter) un hadîth de maîtriser la « science du hadîth » ou de faire appel aux savants spécialistes.        <br />
              <br />
       [2] Rapporté par Abû Dâwûd        <br />
              <br />
       [3] Sourate : 53, verset : 39.        <br />
              <br />
       [4] Sourate : 21, verset : 98.        <br />
              <br />
       [5] Sourate : al-Hadjj 22, verset : 77.        <br />
              <br />
       [6]Voir: Adillatu Ahli as-sunna wa al-jamâ‘a.        <br />
              <br />
       [7] Voir le chapitre VI: les statuts légaux en Islam.        <br />
              <br />
       [8] « Itqân assan ‘a fî tahqîqi ma ‘anâ al bid ‘a » (<b>les statuts légaux de l’innovation </b>: de l’innovation blâmable à la bonne coutume) : auteur le grand savant ‘Abdallah As-seddîq Al-ghumârî : édition : Maktabatu Al-qâhira : année 2005.        <br />
              <br />
       [9] Rapporté de Harmala disciple de As-Shafi’i par Abû Nu’aym dans Hilyat Al-Awliyâ.        <br />
              <br />
       [10] Un Athar est une information traditionnelle, en l’occurrence, ce qui est rapporté des compagnons du Prophète ou de leurs successeurs.        <br />
              <br />
       [11] Rapporté d’Al-Rabi’, autre disciple de As-Shafi’i par Al-Bayhaqî dans son livre Madkhal et Manâqib Al-Shafi’i avec une chaîne authentique comme l’écrit Ibn Taymiyya dans son livre Dar’ Ta’ârud Al-’Aql wa An-Naql.        <br />
              <br />
       [12]La parole de Omar est rapportée par Al-Bukhâri dans son Sahîh et par l’imam Mâlik dans  Al-Mouwattaa (Livre 6: des prières surérogatoires à Ramadan chapitre II Hadîth 252): c'était à l'occasion de l'instauration (centralisation) des prières des Tarâwîh dirigées par un Imâm dans les nuits de Ramadan.       <br />
              <br />
       [13] Il importe de noter que certains savants ont classé les bonnes et les mauvaises innovations suivant les cinq statuts juridiques connus comme on a vu. L’innovation est ainsi divisée en : celle qui est obligatoire (wajiba), interdite (mouharrama), recommandée (mandouba), déconseillée (makrouha) ou indifférente (autorisée) (moubaha). En revanche, on trouve plus de réticence au niveau de l’école hanbalite et surtout avec Ibn Taymiyya.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Question et sa réponse autour d'actes de dévotions ajoutés après la vie du Prophète</b></div>
     <div>
      Question:       <br />
       Que dites vous à ceux qui prétendent que la Bid’a égarée est liée à tout acte d’adoration qui est survenu après la mort du Prophète (paix et salut sur lui), sans distinction de nuisance/utilité par rapport à la communauté ni de distinction de conformité ou non par rapport aux textes et à leur esprit ?	       <br />
              <br />
       Réponse :	       <br />
       Cela est faux, comme on a précisé ci-dessus, les grands savants considérés ont classé la Bid’a en cinq catégories, y compris si cela concerne des actes de dévotion :	       <br />
       Parmi les innombrables preuves/exemples irréfutables sur cela :	       <br />
       *Le fait que <b>Sidna Omar Ibn Al-khattâb</b>(que Dieu l’agrée) <b>instaura (centralisa) les prières Tarâwîh</b> après la prière du ‘Ishâ (pendant Ramadan) en groupe dans les mosquées en disant : « Quelle bonne innovation celle-ci ! » .Cette parole de Omar (que Dieu l’agrée) est rapportée par Al-Bukhâri dans son Sahîh et par l’imam Mâlik dans Al-Mouwattaa (Livre 6: des prières surérogatoires à Ramadan chapitre II Hadîth 252): c'était à l'occasion de l'instauration (centralisation) des prières des Tarâwîh dirigées par un Imâm dans les nuits de Ramadan.	       <br />
       Les prières Tarâwîh sont bien un acte d’adoration et non un acte de la vie courante (‘adât)…	       <br />
              <br />
       *On cite aussi utilement de même, <b>l’ajout d’un appel à la prière (Azân) par le troisième Calife Sidna ‘Uthmân Ibn ‘Affân pour le vendredi</b> lorsque la population musulmane a augmenté (pour alerter, informer et rappeler encore mieux les croyants à cette prière capitale) : cela a été rapporté par Al-bukhârî dans son Sahîh :	       <br />
       As-sâib Ibn Yazîd (que Dieu l’agrée) rapporte : « l’appel à la prière (Azân) pour la prière du vendredi était au début un seul appel lorsque l’imâm s’asseyait sur le Minbar , c’était le cas à l’époque du Prophète(paix et salut sur lui) puis d’Abou Bakr puis de Omar, mais à l’époque de Uthmân (que Dieu l’agrée) les gens sont devenus nombreux et il ajouta un troisième appel (Azân)… »	       <br />
       Al-Bukhârî (912)	       <br />
       حديث السَّائِبِ بْنِ يَزِيدَ رضي الله عنه قَالَ	       <br />
       كَانَ النِّدَاءُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ أَوَّلُهُ إِذَا جَلَسَ الْإِمَامُ عَلَى الْمِنْبَرِ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَأَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا فَلَمَّا كَانَ عُثْمَانُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ وَكَثُرَ النَّاسُ زَادَ النِّدَاءَ الثَّالِثَ عَلَى الزَّوْرَاءِ ' قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ الزَّوْرَاءُ مَوْضِعٌ بِالسُّوقِ بِالْمَدِينَةِ	       <br />
       رواه البخاري 912	       <br />
       Sidna Uthmân (qui est Mujtahid comme Sidna Omar et comme les grands compagnons connaisseurs) a donc ajouté un acte de dévotion (Al-azân) (cela est encore appliqué dans toutes les mosquées du monde sunnite) parce que cela est utile pour la communauté et parce que cela ne va pas à l’encontre ni du Coran ni de la Sunna, au contraire cela s’accorde avec les nobles finalités de la religion.	       <br />
              <br />
       Ceci dit, il est important et utile de signaler que l’Ijtihâd (effort juridique) et l'émission des Fatwas sont réservés exclusivement aux savants Mujtahid qui maîtrisent les règles du droit musulman, autrement c’est l’anarchie, la Fitna et l’égarement, lire à ce propos notre article :	       <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/Conditions-de-la-Fatwa-et-de-l-interpretation_r5.html">http://www.doctrine-malikite.fr/Conditions-de-la-Fatwa-et-de-l-interpretation_r5.html</a>       <br />
              <br />
       Puisse Allah nous donner la bonne compréhension.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vidéos à ce sujet:</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.doctrine-malikite.fr/video/<iframe width="854" height="510" src="//www.youtube.com/embed/3w4F5Kf4AHE?list=PLKbL5Xik8oAhflHxnnVlg7m4nBmGyB1vy" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/1t267LamfIs" title="Qu&#39;est ce que la Bid&#39;a (innovation religieuse)- Dr Tarik Abou Nour" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/L-Innovation-Bid-a_a102.html</link>
  </item>

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   <title>Tawassul</title>
   <pubDate>Sat, 21 Jul 2007 02:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Tawassul]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les preuves du Coran et de la Sunna authentique sur le Tawassul Que disent les quatres écoles sunnites reconnues sur le Tawassul Réponse détaillée à Al-albânî Vidéo en arabe du Shaykh Al-'alawi al Maliki     <div><b>Les preuves du Coran et de la Sunna authentique sur le Tawassul</b></div>
     <div>
              <br />
               <br />
        Le tawassul selon la tradition islamique[1]        <br />
                <br />
       <b>Il est utile d’apporter les arguments du Coran, de la Sunna et de la vie des compagnons  pour  une pratique qui suscite beaucoup de  polémique et qui  faisait  pourtant partie de la pratique des premiers musulmans pieux et vertueux : il s’agit du tawassul (les supplications de Dieu à travers l’évocation de la faveur du Messager et des saints: tout en ayant la certitude que c'est Allah seul qui donne et prive bien sûr) </b>:        <br />
              <br />
       Les savants de la « <span style="font-style:italic">salafiyya Fiqhiyya</span> » rapportent , plus de dix sept preuves découlant du Coran et de la Sunna authentique à propos des mérites de la supplication de Dieu par la faveur du Messager ou des saints vivants ou morts.        <br />
              <br />
       Le Messager de Dieu Muhammad (paix et bénédiction soient sur lui et sa descendance) est le maître des premiers et des derniers et Allah, qu'Il soit glorifié et vénéré, nous ordonne de le magnifier et de le respecter. Allah, qu'Il soit exalté, dit dans le Coran :        <br />
       "Nous t'avons envoyé en tant que témoin, annonciateur de la bonne nouvelle et avertisseur pour que vous croyiez en Allah et en Son Messager, que vous l'honoriez, et reconnaissiez sa dignité...." [2]        <br />
              <br />
              <br />
       L'invocation de Dieu en mettant en avant la grande station du Prophète (At-Tawassul) et la recherche de bénédictions par lui (At-Tabarruk), ainsi que les supplications de Dieu par la faveur de tous les Prophètes, les saints et les pieux vertueux, est un bien et une bénédiction. C'est un moyen de se rapprocher de l'agrément d’ Allah, qu'Il soit glorifié et magnifié, et d'accroître par cela les récompenses ; cela n'est ni harâm, ni une adoration d'idoles, ni de l'association à Allah comme le prétendent ceux qui rejettent le tawassul, les privés de sa bénédiction, ceux-là même qui ont un cœur dur.        <br />
       Dieu exalté dit dans le Coran : « O les croyants ! Craignez Allah, cherchez le moyen de vous rapprocher de Lui … »[3]        <br />
       Il dit aussi : « Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d’Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Allah, très accueillant au repentir, Miséricordieux. »[4]        <br />
       Et Il dit : « Et lorsqu’il leur vint de Dieu un Livre (le Coran) confirmant ce qu’il y avait avec eux (la Torah), cependant qu’ils imploraient auparavant de Dieu la victoire sur les Négateurs (Mécréants) (par la faveur du dernier Messager), et lorsque leur vint ce dont ils connaissaient les caractéristiques, ils le renièrent.. »[5] : les juifs étaient souvent en guerre contre les tribus arabes d’origine yéménite (Aws et Khazraj) avant l’Islam. Les juifs imploraient Dieu par la faveur du dernier messager (qu’ils trouvaient décrit dans la Torah) pour avoir la victoire ... Mais quand ce prophète fit effectivement envoyé, ils l’ont renié car il n’était pas juif ! Dieu a réprouvé dans ce verset leur mécréance et non pas leur tawassul.        <br />
                <br />
       Plusieurs paroles du prophète et pratiques des compagnons démontrent la licéité de demander une faveur à Allah par le moyen du prophète ou des saints…        <br />
       Il est rapporté à propos de  Salâtu al hâja:        <br />
       Le compagnon ‘Uthman Ibn Hunayf rapporte : "J'étais témoin chez le Messager d’Allah, lorsqu'un aveugle est venu se plaindre à lui de la perte de sa vue. Le Messager lui a dit : "Si tu veux, tu persévères (tu sois patient) et si tu veux, j'invoquerai en ta faveur." Alors l'aveugle dit : "O messager d’Allah, ma cécité est difficile et je n'ai personne pour me guider."        <br />
       Le prophète lui demanda alors de bien faire les ablutions, ensuite de faire deux Rak‘ates et de prier à la fin avec cette invocation : «  O mon Dieu ! Je te prie et m’oriente vers toi par ton prophète, le prophète de la miséricorde. O Muhammad !  Je m’oriente par toi à Allah pour qu’il exauce mon vœu. Mon Dieu fait qu’il intercède en ma faveur ». Ibn Hunayf dit alors : « Par Allah, nous n'étions pas encore séparés et nous n'avons pas attendu longtemps avant que l'homme revienne auprès de nous et il avait retrouvé la vue comme s'il n'avait jamais subi un mal auparavant. »[6]        <br />
       Par ce hadith sahih(vrai) nous savons que le Messager (paix et bénédiction soient sur lui et sa descendance) enseigna à cet aveugle comment s'adresser à Allah par son intermédiaire. Et si le tawassul était harâm ou était de l'association comme le prétend  ceux qui sont privés des bénédictions du tawassul, le Messager d’Allah n'aurait pas enseigné cela à cet aveugle.        <br />
              <br />
       ‘Umar Ibn Al-khatâb a rapporté que le prophète (paix et bénédiction soient sur lui et sa descendance) a dit : « Quand Adam (le père de l’humanité) (que la paix soit sur lui) commit l'erreur et pécha, il dit : " O Allah, je m'adresse à Toi par le droit accordé à Muhammad par sa grâce, alors accorde-moi Ton pardon."        <br />
       Allah, qu'Il soit exalté, lui dit (cela pour rendre manifeste la connaissance d’Adam) :"O Adam comment connais-tu Muhammad alors que je ne l'ai pas encore créé ? " Adam dit : "lorsque Tu me créas, j'ai relevé ma tête et j'ai vu, inscrit sur Ton trône : « Il n'y a pas de divinité à part Allah, Muhammad est le Messager d’Allah », alors j'ai su que Tu n'as accompagné Ton nom que par celui de la créature la plus aimée par Toi. Allah révéla à Adam alors que Muhammad était le dernier des prophètes de sa descendance et que sans lui Il ne l’aurait pas créé. »[7]        <br />
              <br />
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       Il est rapporté dans le Shifâ du Qâdî ‘Iyâd de Ceuta :       <br />
       Le Calife Al-Mansour le ‘Abbasite a interrogé <b>l’Imâm Mâlik</b> au pèlerinage :lors de la visite de la tombe du Prophète : est ce que je me dirige vers la Qibla pour supplier Dieu ou je me dirige vers le Prophète ?       <br />
       <b>L’Imâm Mâlik </b>répondit alors : « pourquoi ne te dirige-tu pas avec ton visage vers lui(le prophète) alors qu’il est ton intermédiaire et l’intermédiaire de ton père Adam (que la paix soit sur lui) ! Dirige toi donc vers lui et demande son intercession et Dieu le fera intercéder »       <br />
              <br />
        Les compagnons pratiquaient <b>le tawassul par le Prophète</b> et recherchaient les traces de ses bénédictions de son vivant et après sa mort, les musulmans après eux et jusqu'à maintenant ne cessent de faire cela.        <br />
       Il a été rapporté de source sûre que pendant  la période de Ar-ramdah, où il y a eu un manque de pluie et que l'épreuve devint dure pour les musulmans (ils subirent la sécheresse et la famine pendant une période à l’époque du Calife bien guidé ‘Umar Ibn l-Khattâb), le grand compagnon Bilâl Ibnu l-Hârith Al-Muzanî se dirigea <b>en direction de la tombe du Prophète </b>pour bénéficier des bénédictions et il a dit : "O Messager d’Allah <b>demande la pluie pour ta communauté parce qu'elle est en train de périr</b>." Plus tard, cet homme a vu le Prophète en songe, qui lui dit : "Transmet mon salâm à ‘Umar et informe-le que vous allez recevoir la pluie." Ce compagnon alla voir notre maître ‘Umar et l'informa de ce que lui avait dit le Messager, ‘Umar pleura alors de désir et d'attendrissement pour le Prophète. Ni ‘Umar, ni un autre compagnon désapprouva ce qu'avait fait Bilâl Ibnu l-Hârith : se diriger vers la tombe du Prophète pour faire le tawassul et demander l'aide par le Prophète. [8]       <br />
              <br />
       At-tabarânî dans le Kabîr ainsi qu’Ibn Hibbân et Al-Hâkim rapportent le hadîth suivant qui est selon eux authentique et fiable : d’après Anas Ibn Mâlik :       <br />
       « Quand Fâtima Bint Asad (que Dieu l’agrée) est morte : -elle est celle qui a élevé le prophète (paix et salut sur lui) et c’est la mère de ‘Ali Ibn Abî Tâlib (que Dieu l’agrée)-le Prophète s’est assis prés de sa tête et a dit : «Que Dieu soit miséricordieux envers toi ô ma mère après ma mère »…Il fit des éloges à son propos  et lui mit sa Burda comme Kafan (linceul)… Quand les gens ont commencé à creuser sa tombe, le prophète a creusé lui-même et pris avec ses mains un morceau de terre de cette tombe. Quand on a fini de creuser il s’est mis couché dans cette tombe et a dit : « O Allah qui revivifie et qui donne la mort et qui est le Vivant qui ne meurt pas : pardonne à ma mère Fâtima Bint Asad et élargit sa rentrée <b>par le droit accordé à Ton Prophète et aux Prophètes qui sont venus avant moi </b>car Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux. »       <br />
              <br />
                <br />
       <b>Quand au tawassul par les saints et leur grandeur chez Dieu</b> :        <br />
              <br />
       Un jour, alors que les musulmans étaient en période de grande sécheresse, la Calife ‘Umar Ibn L-Khattâb demanda à Dieu de faire tomber la pluie par la faveur d’Al ‘Abbas (oncle du prophète)  et  Dieu les abreuva d’une pluie abondante[9]….        <br />
              <br />
       L’Imâm pieux <b>Shâfi‘î </b>(fondateur de la doctrine Shafi‘ite « Shâfi‘isme »)  dit:       <br />
       « Je fais le Tabarruk par l’imâm <b>Abû Hanîfa </b>et je viens à sa tombe chaque jour en visiteur.        <br />
       Quand j’ai un besoin(une demande), j’accomplis deux Rak’at (pour Dieu) et je viens visiter sa tombe pour demander à Allah ce que je veux en présence de sa tombe. Je ne suis pas encore loin alors que Dieu m’a exaucé. »       <br />
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       Al-Khatîb Al-baghdâdî rapporte dans Târîkh Bagdad, qu’un des grands  salafs qui ont vécu à l’époque de l’Imâm Ahmad Ibn hanbal et chez qui ce dernier envoyait son propre fils apprendre le hadîth chez lui : il s’agit du grand savant et juriste Ibrâhim Al-harbî Abû Ishâq : il disait : la tombe de Ma’arûf Al-Karkhî est un remède efficace par expérience.       <br />
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       L'invocation par l'intercession des saints qu’ils soient vivants ou morts est totalement licite comme on a démontré: en réalité on s’approche de Dieu et on est exaucé (entre autre aussi)  par ce tawassul : <b>grâce à  leurs actes et par leurs stations chez Allah </b>si on les aime et on les respecte : « l’homme suit la religion de son ami intime.. » ou encore : « l’homme est avec celui qu’il aime… »  comme a dit le prophète (paix et bénédiction soient sur lui). Notre demande est ainsi formulée <b>pour Dieu seul</b>, par les bonnes oeuvres de ces saints.        <br />
       <b>Plusieurs Hadîths</b> encouragent <b>le tawassul à Allah par les actes des plus pieux</b>... Citons à titre d’exemple : Abû Saïd Al-khudarî  rapporte que le prophète sur lui la paix a dit : « Celui qui sort de chez lui pour aller à la prière et dit : « O Allah, je t’implore par la grâce de ceux qui te prient et par ma marche (vers la mosquée), car je ne suis sorti ni par ostentation ni  pour l’honneur, je suis sorti  par crainte de Ta colère, recherchant ton agrément. Je Te demande de me préserver de l’Enfer et de me pardonner mes pêchers, car nul ne pardonne les pêchers si ce n’était Toi. ». Dieu vient à lui et soixante dix  milles anges demandent le pardon pou lui. »[10]        <br />
                <br />
       <b>Al-Bukkârî cite dans son Sahîh le </b>hadîth du Prophète (paix et salut sur lui) à propos de l’histoire des trois hommes de la grotte qui furent bloqués dans une grotte par une grande pierre et décidèrent de prier <b>Dieu par leurs actes pieux</b>. Ils furent ainsi exaucés[11].        <br />
              <br />
       <b>Le Sheykh Al-Mukhtâr Fâl Al-'alawi Ash-shanghîtî dit en réponse à ceux qui limitent le Tawassul au Tawassul par les vivants :</b>       <br />
       "On ne peut pas prétendre que le Tawassul fait par Omar (que Dieu l'agrée) par Al-'Abbâs pour demander la pluie (Hadîth cité dans Sahîh Al-Bukhârî): montre que cela exige que la personne soit vivante: <b>ceci est faux</b>. <b>Car en effet d'autres Hadîths authentiques comme nous avons démontré prouvent que les compagnons ont fait le Tawassul par le prophète (paix et salut sur lui) après sa mort: comme 'Uthmân Ibn hanîf et Bilâl Ibn Al-hârith</b>...       <br />
       <b>La doctrine des Ahl-sunna wa al-jamâ' à l'exception des disciples de Muhammad Ibn Abdel Wahhâb: est que le Tawassul est correcte et licite par le Prophète pendant sa vie et après sa mort ainsi qu'avec les autres Prophètes et saints vivants et morts comme démontré</b>: <b>car nous les gens de la sunna et du groupe on ne croit pas qu'une personne même le prophète lui même puisse donner ou priver ou influer par lui même sur quoi que ce soit et que c'est Allah seul sans associé qui donne et prive et influe. Donc pas de différence entre le Tawassul par des morts ou des vivants puisque le Tawassul concerne la mise en avant de station (jâhi) et des bons actes de ces gens là</b>...       <br />
       <b>Quand à ceux qui font la différence entre les vivants et les morts: ils croient -malheureusement pour eux- que ces vivants peuvent influer</b>…Et nous on dit: "C'est Allah qui a créé toute chose" et "Allah vous a créé vous et ce que vous faites"; et donc ceux qui autorisent le Tawassul par les vivants et l'interdisent par les morts, ce sont ceux là qui ont dans leur coeur du Shirk (association): car ils croient que autre que Allah peut influer..Le tawassul, le tashaffu' et al-istighâta ont tous le même sens, et dans les coeurs des croyants cela veut dire le Tabarruk et la demande à Allah seul bi jâhi (par la cause, les bons actes et la station) de ces biens aimés de Dieu; celui qui influe, donne, prive et crée étant Allah seul, ces gens là sont une cause (sabab), comme toutes les autres causes normales connues, et dans son livre Shawâhid al-haqq fî al-istighâtha bi sayyid al-khalq le grand savant An-nabahânî page 161 rapporte:        <br />
       parmi les preuves de la licéite du tawassul par le prophète après sa mort: <b>ce que rapporte Ad-dâramî dans son sahîh d'après Abî Al-jawzâ</b>:       <br />
       les habitants de Médine ont été touché par une grande sécheresse et ils se sont plaints à Aïsha (que Dieu l'agrée) et elle leur dit :"Allez voir la tombe du Prophète et faites lui une Kuwwa jusqu'au ciel et ils ont eu une pluie abondante " le savant Al-murâghî dit en commentant ce Hadîth:       <br />
       "faire une ouverture (al-kuwwa) est restée une sunna des gens de Médine dans les sécheresses.." Le savant As-samhoudî ajoute:        <br />
       "ils font une ouverture en bas de la chambre illuminée...Ils ouvrent la porte face au Prophète (paix et salut sur lui), se réunissent pour faire le Tawassul et Al-istishfâ' par Prophète à Dieu pour lever l'épreuve..."        <br />
       Référence : Risâlat Al Bayân page 109 et 110.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes: </b>       <br />
       [1] A propos de ce sujet on conseille une référence très utile : il s’agit d’un petit traité du grand savant et Imâm Abdellah Ibn As-seddîq Al-ghumârî : « <span style="font-style:italic">Ithâf Al-adhkiyâ fî jawâz At-tawwassul bi al-anbiyâ wa al-awliyâ </span>». Voir aussi : « <span style="font-style:italic">Shawâhid Al-haqq fî al-istighâthati bi sayyidi Al-khalq </span>» du savant Yousouf An-nabahânî.        <br />
       Voir aussi une bonne référence arabe éléctronique:        <br />
       <a class="link" href="http://www.sunna.info/Tawassul.htm">http://www.sunna.info/Tawassul.htm</a>       <br />
              <br />
       [2] Al Fath, versets: 8 et 9.        <br />
              <br />
       [3] Al-Mâidah (Sourate 5), verset 35.        <br />
              <br />
       [4] An-Nisâ (les femmes, Sourate 4), verset 64.        <br />
              <br />
       [5] Sourate 2, verset 89.        <br />
              <br />
       [6] Hadîth authentique rapporté par At-Tabarânî dans son Mu'jam al-Kabir. Al-Tabarâni considère cette parole attribuée à un Compagnon comme rigoureusement authentique (sahîh).       <br />
              <br />
       [7] Rapporté par Al-hâkim dans le « Mustadrak » (2/615) et Ibn ‘Asâkir : (2/147).        <br />
              <br />
       [8]Dans le hadîth sahîh cité dans al-Bukhârî, il est rapporté : « Chaque fois que quelqu’un prie sur moi, Dieu me rend (me restitue) mon esprit pour que je lui rende son salut. »       <br />
       Les anges transmettent au Prophète - paix et bénédictions sur lui - nos prières sur lui, en vertu du hadîth : « <b>Dieu possède des anges parcourant la terre et qui me transmettent les salutations de ma communauté</b>. » Hadîth authentique : rapporté par An-nesâî et Ibn-hibbân, il est rapporté aussi que les actions de  la communauté sont exposées au Prophète (paix et salut sur lui) , ensuite, il prie Dieu pour les croyants et demande le pardon de Dieu pour eux.       <br />
       Le prophète dit : « Ma vie est un bien pour vous, vous citez les Hadîths et les Hadîths sont cités pour vous ; <b>et ma mort est un bien pour vous </b>: <b>vos actes sont exposés à moi </b>et si  je vois du bien, je loue Dieu pour cela, et je vois du mal, je demande pardon à Dieu pour vous. » Majmua al zuwaid  d’Ibn Hajar Al-haytami 9.24.       <br />
       Rapporté aussi par Al-bazzâr et les transmetteurs de ce Hadîth sont fiables (ce sont les gens du sahîh).       <br />
              <br />
        Ar-râfi‘î dans son « Sharh » rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui)  a dit : « <b>je suis honoré par Dieu, et il ne me laissera pas dans ma tombe trois jours après ma mort</b> » : cela rejoint le verset coranique qui informe que les martyrs sont vivants chez Dieu, les prophètes sont aussi  vivants chez Dieu après leur mort. Il s’agit là de la vie de l’esprit. Allah a interdit à la terre de se nourrir des corps des prophètes et des saints : c’est pour cela qu’ils restent intactes après leur mort : cela a été remarqué plusieurs fois lors de travaux de transfert de cimetières : des saints enterrés depuis plusieurs siècles sont découverts intactes comme s’ils venaient d’être enterré et Allah fait ce qu’Il veut…Le Prophète ( sallallâhu`alayhi wa sallam ) a dit « Les vendredi, faites beaucoup de prières sur moi! , elles me parviendront » <b>lorsqu'on lui a demander si elles lui parviendront après sa mort</b>, il a dit « <b>La terre ne décomposent pas les corps des prophètes</b>. Lorsqu'un croyant priera sur moi, <b>un ange m'en informera en disant « un tel fils d'un tel t'as saluer </b>» [ Ibn Maja].       <br />
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              <br />
              <br />
       [9] Rapporté dans le Sahîh al-Bukhârî : Hadîth 551 (p 107) le livre de la prière pour obtenir la pluie dans  « le sommaire du sahih al-bukhârî » Tome I,  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.        <br />
              <br />
       [10] Hadîth cité par As-Suyûtî dans Al-Jâmî‘ Al-Kabîr.        <br />
              <br />
       [11] Rapporté dans le Sahîh al-Bukhârî : Hadîth 1057 (p 407) le livre du salariat (37) dans  « le sommaire du sahih al-bukhârî » Tome I,  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.        <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Que disent les 4 écoles sunnites sur le Tawassul :</b></div>
     <div>
             <br />
       <b>IMAM AHMAD IBN HANBAL (ra) : </b>       <br />
              <br />
       L'Imam Ahmad Ibn Hanbal (r) a recommandé aux croyants dans les livres de fiqh de faire le Tawassul par le Prophète (paix et salut sur lui) dans chaque Du'a avec cette formulation :       <br />
       "O Allah, je me tourne vers Toi avec Ton Prophète, Le Prophète de la Miséricorde ( ). O Muhammad ! Je me tourne avec Toi vers mon Seigneur pour la satisfaction de mes besoins."       <br />
       [<span style="font-style:italic">RÉFÉRENCES</span> : Rapporté par Abu Bakr al-Marwazi dans son "Mansak", cette narration est trouvée dans les livres du Madhhab Hanbali dans la section sur l'adab dans les du'as - Cf. Ibn Muflih's Furu` (1:595=2:204); al-Mardawi's Insaf (2:456); Ibn `Aqil's Tadhkira; al-Buhuti, Kashshaf al-Qina` (2:68 ); Shams al-Din ibn Mulih, al-Furu` (2:159), al-Hajjaqi, al-Iqna` (1:208 ).]       <br />
              <br />
       Ala' a-Din al-Mardawi dit dans son ouvrage al-Insaf fi ma`rifat al-rajih min al-khilaf `ala madhhab al-Imam al-mubajjal Ahmad ibn Hanbal (3:456) :       <br />
       "La position correcte du Madhhab Hanbali est qu'il est permis dans un du'a (demande) d'invoquer Allah (Swt) par l'Intermédiaire d'une personne pieuse, cela est même fortement conseillé (mustahabb). L'Imam Ahmad (r) a dit à Abu Bakr al-Marwazi: yatawassalu bi al-nabi fi du`a'ih — "laisse utiliser Le Prophète (paix et salut sur lui) comme wasîla(cause, intercesseur) dans les du'as (supplication)"        <br />
       Exemple de formule de Tawassul : "O Allah je te demande ceci par la faveur, la station, ou les bons actes d’Untel (saint) .."       <br />
              <br />
       <b>IMAM MALIK (ra) :</b>       <br />
       L'Imam Malik (r) a été questionné au sujet de la visite à la tombe du Prophète par le Khalife Abû Ja`far al-Mansur. Ce dernier lui a demandé :       <br />
       " Dois je me tourner face à la Qibla en tournant le dos à la tombe du Messager d'Allah (paix et salut sur lui) lorsque je fais mes du'as (supplications)?"       <br />
       L'Imam Malik (r) lui a répondu :       <br />
       "Comment peux-tu détourner ton regard de lui alors qu'il est ta wasîla(cause) et celui de ton père Adam (paix sur lui) pour obtenir le pardon d'Allah (swt) le jour de la résurrection ? Non, tu dois lui faire face et demander son Intercession (istashfi` bihi) pour qu'Allah (swt) t'accorde Son Pardon comme Il (SWT) le mentionne dans le verset coranique: "Si, lorsqu'ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon de Dieu et si le Messager demandait le pardon pour eux, ils trouveraient, certes, Dieu, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux".(4:64)."       <br />
       [<span style="font-style:italic">RÉFÉRENCES</span> : al-Qadi `Iyad dans al-Shifa (2:92-93) avec une chaine authentique (sahih), et aussi cité par Samhudi in Khulasat al-Wafa, Subki in Shifa' al-siqam, Qastallani in al-Mawahib al-laduniyya, Ibn Jama`a in Hidayat al-salik, et Haytami in al-Jawhar al-munazzam et Tuhfat al-zuwwar. Voir aussi Ibn `Abd al-Hadi in al-Sarim al-munki p. 244. Ibn Jama`a dit dans Hidayat al-salik (3:1381): "Cela est rapporté des deux Hafiz Ibn Bashkuwal et al-Qadi `Iyad dans son Shifa' après lui"]       <br />
              <br />
       <b>IMAM SHAFI'I (ra) :</b>       <br />
       Imam Ibn Hajar al-Haythami dit dans son ouvrage al-Khayrat al-hisân fî manâqib al-imam Abî Hanîfa al-Nu`man, chapitre 35:       <br />
       "L'Imam Shafi'i (r) quand il était à Bagdad visitait la tombe de l'Imam Abu Hanifa (r), lui donnait le salam puis il demandait à Allah (SWT) d'exaucer ses du'as par la wasîla(faveur) (bi jâhi) de L'Imam Abû Hanîfa (ra)"       <br />
       Bien sûr les Salafites-Wahhabites mettent en cause les sources de cette information comme à leur habitude comme ils s'opposent de façon agressive à tous ceux qui divergent avec eux et avec leurs idées et n'hésitent pas à les traiter de tous les noms et qualificatifs, même s'ils s'agit de nobles savants.....        <br />
              <br />
       Haythami dit également en plusieurs endroit dans ses ouvrages al-Sawa`iq al-muhriqa li ahl ad-dalal wa al-zandaqa (cf. p. 180) et al-Khayrat al-hisan (p. 69): "Imam Shafi`i faisait le tawassul par la wasîla de la Famille du Prophète (paix et salut sur lui ) (Ahl al-Bayt) quand il disait :       <br />
       "Al an-nabi dharî`ati wa hum ilayhi wasîlatî arjû bihim ûtâ ghadan bi yadi al-yamîni sahîfatî "(La famille du Prophète est mon moyen et mon intercesseur envers lui. A travers eux j'espère recevoir mon livre dans la main droite le jour du Jugement.)       <br />
       [ <span style="font-style:italic">RÉFÉRENCES</span> : al-Haytami, al-Khayrat al-hisan (Le Caire: al-Halabi, n.d.) p. 63. Il est aussi relaté que l'Imam Ahmad faisait le tawassul par l'Imam Shafi`i au point que son fils`Abd Allah en exprima de l'étonnement, l'Imam Ahmad (r) lui expliqua : "al-Shafi`i est comme le soleil pour les gens et comme la santé pour le corps " Quand l'Imam Shafi`i entendit que les gens d'al-Maghrib faisait le tawassul à Allah par la wasîla de l'Imam Malik, il n'objecta pas.]       <br />
              <br />
       Al-Khatîb rapporte dans Târîkh Baghdad que le qadi al-Husayn ibn `Ali al-Saymari (qui est sadûq : véridique) leur a rapporté, que l'Imam `Umar ibn Ibrahim [ibn Ahmad] al-Muqri (qui est digne de foi) lui a dit, que le Shaykh Makram ibn Ahmad (qui est digne de foi) leur a dit, que `Umar ibn Ishaq ibn Ibrahim leur a dit, que le Shaykh `Ali ibn Maymun (qui est digne de foi) leur a dit :       <br />
       « J'ai entendu al-Shafi`i dire : "Je jure que je recherche la bénédiction d'Abu Hanifa (inni la’atabarraku bi-Abi Hanifa) et vais à sa tombe tous les jours," » c'est-à-dire pour lui rendre visite. « Chaque fois que j'ai un certain besoin je prie deux rak`as puis je vais à sa tombe et demande à Allah exalté soit-il de satisfaire mon besoin alors que je suis à sa tombe, et peu de temps passe avant que mon besoin ne soit satisfait. »       <br />
       Rapporté par al-Khatib dans Tarikh Baghdad (volume 1 page 123). L'Imam al-Haytami le cite dans le trente-cinquième chapitre de son livre sur l'Imam Abu Hanifa intitulé al-Khayrat al-Hisan.       <br />
       Rapporté entre autre aussi par al Bayhaqi       <br />
       Bien sûr les Salafites-Wahhabites mettent en cause les sources de cette information comme à leur habitude comme ils s'opposent de façon agressive à tous ceux qui divergent avec eux et avec leurs idées et n'hésitent pas à les traiter de tous les noms et qualificatifs, même s'ils s'agit de nobles savants.....       <br />
              <br />
       <b>Les savants Salafs</b> ont aussi donné des preuves favorables au Tawassul :       <br />
       On attribue cette opinion favorable à l'Imâm Mâlik (ra) , Ach Chawkâni (ra) , An Nawawi (ra), Al Qoustoulâni (ra), As Soubouki (ra) … Selon le rapport de "al mawsoûat oul fiqhiyah", cette opinion serait celle qui fait autorité chez les savants mâlékites et châféïtes, ainsi que chez certains hanafites (ceux des générations postérieures, al mouta 'akh-khiroûn), comme en témoigne les formules d'invocations et de salutations au Prophète Mouhammad (sallallâhou ‘alayhi wa sallam) présentes dans leurs ouvrages de fiqh. Al 'izz ibn abd as salâm (ra). Et telle était également la position de l'Imâm Ahmad (rah), mais il limitait pour sa part la permission de ce type de Tawassul à la seule personne du Prophète Mouhammad (sallallâhou ‘alayhi wa sallam).       <br />
       voir aussi:       <br />
       <a class="link" href="http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=362">http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=362</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réponse détaillée à Al-albânî</b></div>
     <div>
             <br />
       La Contrainte du sot innovateur sur la possibilité de prendre pour intermédiaire le Prophète par la Réfutation d’al-Albani        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Par son éminence le Sheykh Abdellah Ibn As-seddîq Al-Ghumârî, surnommé le Bukhârî de son époque</b>        <br />
       (Le Muhaddîth et Faqîh lauréat de Al-Azhar d'Egypte et de la Qarawiyyîn de Fès.)       <br />
              <br />
              <br />
       Au Nom d'Allah le clément, le miséricordieux,       <br />
              <br />
       Toutes les louanges reviennent à Allah, le Seigneur des Mondes.       <br />
       Le dernier mot sera pour celui qui craint Allah, alors que le transgresseur ne récoltera que l'hostilité.       <br />
              <br />
       Que la Bénédiction et la Paix soient sur notre Maître Muhammad, ainsi que sa noble famille. Qu'Allah soit satisfait de ses Compagnons et de ceux qui l'ont suivi.       <br />
              <br />
       En résumé (dans ce traité), j'affirme  que le Shaykh Al-Albani, qu'Allah le pardonne, est motivé par des objectifs et des désirs autres que ceux qu'il prétend se donner. Si dans ses lectures, il rencontre un hadith ou un propos (d'un compagnon) (athar) qui ne s'accorde pas avec son point de vue, alors, il s'efforce de le considérer comme faible (da'if).       <br />
       Par la ruse et les artifices, il essaie ensuite de faire croire à ses lecteurs que son point de vue est le bon; alors qu'il se trouve complètement dans l'erreur.       <br />
       Il est plutôt un pécheur et un fraudeur. Par sa duplicité, il a réussi à égarer ceux qui lui faisaient confiance et qui pensaient qu'il était fiable.       <br />
              <br />
       Hamdi al-Salafi, qui est l'éditeur d'al-Mu'jam al-Kabir (de Tabarani), fait partie de ceux qui ont été égaré par sa faute.       <br />
       Dans une note, il a eu l'audace de déclarer faible un hadith rigoureusement authentique, parce qu'il n'allait pas dans le sens de la doctrine de sa secte, et parce que son professeur avait su se montrer persuasif.        <br />
       La preuve est qu'il ne fait que recopier ce que son professeur (al-Albani) a écrit.       <br />
              <br />
       Au vue de la situation, je souhaitais présenter la vérité à propos de ce sujet et exposer la fausseté des allégations du l'égareur (Al-Albani) et de l'égaré (Hamdi al-Salafi).       <br />
              <br />
       Je ne dépends que d’Allah, Il est mon soutien et c'est vers Lui que je me tourne.       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>Hadith de l'homme aveugle</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Al-Tabarani rapporte, dans son Mu'jam al-Kabir, la tradition suivante :       <br />
              <br />
       Selon Ibn Wahb qui cite Shabib, qui lui cite Rawh ibn al-Qasim, qui cite Abu Ja'far al-Khatami al-Madani, qui cite une parole d'Abu Umamah ibn Sahl ibn Hunayf, selon laquelle 'Uthman ibn Hanayf rapporte:       <br />
              <br />
       "Un homme avait pour habitude de venir voir souvent 'Uthman Ibn 'Affan – qu'Allah l'agrée – pour lui faire part d'une requête, mais 'Uthman ne faisait pas attention à lui et ne s'occupait pas de son problème.        <br />
       Cet homme vint se plaindre alors à 'Uthman ibn Hunayf, qui lui donna un conseil: "Rends-toi dans la salle d'eau et fais tes ablutions, ensuite va à la mosquée, prie deux rak'ates, puis prononce :       <br />
       "<span style="font-style:italic">ô Allah, je Te demande et je m'adresse à Toi, par l'intermédiaire de notre Prophète Muhammad – que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - , le Prophète de la Miséricorde. ô Muhammad,  je m'adresse par ton intermédiaire à mon Seigneur afin que ma demande soit exaucée."        <br />
       Puis mentionne ta demande et reviens pour que je puisse venir avec toi (parler à 'Uthman ibn 'Affan)</span>."       <br />
              <br />
       L'homme partit, fit ce que lui avait conseillé 'Uthman ibn Hunayf et retourna attendre à la porte de 'Uthman ibn 'Affan pour lui parler.         <br />
       Le garde, qui surveillait la porte, le prit par la main et le fit asseoir sur le tapis auprès de 'Uthman ibn 'Affan qui lui demanda aussitôt : "De quoi as-tu besoin ?"       <br />
       L'homme exposa sa situation et 'Uthman régla l'affaire sur le champ en s'excusant : "Je ne me souvenais plus de ce dont tu avais besoin jusqu'à maintenant."        <br />
       Et il ajouta : "Reviens me voir si tu as d'autres soucis."       <br />
              <br />
       L'homme s'en alla. Sur le chemin, il croisa de nouveau 'Uthman ibn Hunayf et le remercia: "Qu'Allah te récompense, il n'aurait pas fait attention à moi et n'aurait pas pris en compte ma demande si tu ne lui avais pas parlé."       <br />
       'Uthman ibn Hunayf dit: "Je jure par Allah que je ne lui en ai pas parlé. En réalité, j'étais un jour avec le Messager d'Allah – que la Bénédiction et la Paix soient sur lui -, quand un homme aveugle vint le trouver en se plaignant d'avoir perdu la vue. Le Prophète – que la Bénédiction et la Paix soient sur lui – lui demanda: "Pourquoi ne te résignes-tu pas ?"       <br />
       L'homme répondit: "ô Messager d'Allah  ! Je n'ai plus personne pour me guider et cela me cause beaucoup de difficultés."       <br />
       Le Prophète – que la Bénédiction et la Paix sur lui – a répondu:       <br />
       "Rends-toi dans la salle d'eau et fais tes ablutions, ensuite va à la mosquée, prie deux rak'ates, puis prononce cette invocation (rapportée ci-dessus)."       <br />
              <br />
       'Uthman ibn Hunayf a rajouté: "Par Allah, le groupe ne s'était pas encore dispersé et peu de temps s'était écoulé quand l'homme repartit comme s'il n'avait jamais été malade."       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Opinion de Hamdi al-Salafi</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Al-Tabarani considère cette parole attribuée à un Compagnon comme rigoureusement authentique (sahih), et pourtant Hamdi al-Salafi le contredit en écrivant:       <br />
              <br />
       "Il n'y a pas de doute sur l'authenticité de la deuxième partie du hadith (qui concerne l'histoire de l'homme aveugle), par contre, il y a un doute concernant la première partie de l'histoire (qui concerne les recommandations que 'Uthman ibn Hunayf a faites à l'homme qui cherchait l'aide de 'Uthman ibn 'Affan) que les innovateurs (mubtadi'ah) utilisent pour légitimer la pratique hétérodoxe d'utiliser  le Prophète – que la Bénédiction et la Paix soient sur lui – comme intercesseur.       <br />
              <br />
       D'abord, comme al-Tabarani le mentionne, Shabib est  le seul à rapporter ce hadith selon cette chaîne de transmission.       <br />
              <br />
       Ensuite la narration de Shabib ne serait pas mauvaise si deux conditions étaient remplies:       <br />
       1.- C'est le fils de Shabib, Ahmad qui l' a rapporté de lui,       <br />
       2.- la narration de Shabib vient de Yunus ibn Yazid.        <br />
              <br />
       Or, dans le cas présent, la narration de Shabib est rapportée par trois personnes: Ibn Wahb,  Isma'il et Ahmad, les deux fils de Shabib.       <br />
              <br />
       Certains experts de la transmission du hadith de toute confiance ont critiqué les narrations de Ibn Wahb qui proviennent de Shabib, tout comme ils ont critiqué Shabib lui-même. En ce qui concerne le fils de Shabib, Isma'il, il est inconnu.       <br />
              <br />
       Même si Ahmad rapporte aussi ce hadith de Shabib, ce n'est pas la narration de Shabib qui provient de Yunus ibn Yazid.       <br />
              <br />
       De plus, les experts en transmission (muhaddithun) sont en désaccord sur le texte rapporté par Ahmad (le fils de Shabib).       <br />
              <br />
       Ibn al-Sunni rapporte le hadith dans son 'Amal al-Yawm wa al-Layl et al-Hakim le rapporte avec trois chaînes de transmission, et aucune ne mentionne la première histoire (celle de la rencontre entre 'Uthman ibn Hunayf et l'homme qui voulait voir 'Uthman ibn Affan).       <br />
              <br />
       Al-Hakim rapporte ce hadith avec comme chaîne 'Awn ibn 'Amarah qui le tenait de Rawh ibn al-Qasim.       <br />
              <br />
       Mon professeur Muhammad Nasir al-din al-Albani a écrit:       <br />
       "Même si 'Awn est faible (da'if), sa version du hadith (sans la première histoire) reste  préférable à celle de Shabib, car la version de Rawh est en accord avec celles de Shu'bah  et de Hamad ibn Salamah par l'intermédiaire de Abu Ja'far al-Khatmi."       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(Fin de citation)</span>       <br />
              <br />
       <b>Réponses</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Ce qu'affirme Hamdi (et al-Albani) est contestable et fallacieux à plusieurs titres.       <br />
              <br />
       1ère Remarque :       <br />
              <br />
       L'histoire de la rencontre entre 'Uthman ibn Hunayf et l'homme qui voulait voir 'Uthman ibn Affan est rapportée par al-Bayhaqi dans son Dala'il al-Nubuwah de la manière suivante :       <br />
              <br />
       Ya'qub ibn Sufyan a dit qu'Ahmad ibn Shabib ibn Sa'id lui a rapporté personnellement que son père lui avait rapporté selon Rawh ibn al-Qassim qui le tenait de Abu Ja'far al-Khatami selon Abu Usamah ibn Sahl ibn Hunayf qu'un homme cherchait à voir 'Uthman ibn Affan,,, et il a mentionné l'histoire dans son intégralité.       <br />
              <br />
       Ya'qub ibn Sufyan est appelé aussi Abu Yusuf al-Fasawi (mort en 177 h.), le Hafiz, l'Imam, considéré comme absolument digne de confiance (al-thiqah), voire même encore plus que cela.       <br />
              <br />
       La chaîne de transmission de ce hadith est authentique, ce qui entraîne que l'histoire rapportée soit considérée comme authentique.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, d'autres spécialistes (en hadith et en science des narrateurs) considèrent ce hadith comme rigoureusement authentique (sahih), par exemple:       <br />
       -  Al-Hafiz al-Mundhiri dans son Targhib wa al-Tarhib (volume 2, p. 606)       <br />
       -  Al-Hafiz al-Haytami dans son Majma' al-Zawa'id (volume 2, p. 179).       <br />
              <br />
              <br />
       2ème Remarque :       <br />
              <br />
       Ahmad ibn Shabib fait partie des narrateurs sur lesquels s'appuie al-Boukhari.       <br />
       Al-Boukhari rapporte des hadith provenant d'Ahmad ibn Shabib à la fois dans son Sahih et dans son Adab al-Mufrad.       <br />
       Abu Hatim al-Razi le considère, lui aussi, comme digne de confiance (thiqah), et il  rapporte ce hadith comme le fait aussi Abu Zur'ah.       <br />
       Ibn 'Adi mentionne que les gens de Basra (c'est-à-dire les experts dans le hadith et sa critique) le considéraient comme digne de confiance (thiqah), et Ali al-Madini  rapporte également le hadith en question.       <br />
              <br />
       Le père de Ahmad, Shabib ibn Sa'id al-Tamimi al-Habati al-Basri est aussi un des narrateurs sur lesquels s'appuie al-Boukhari dans son Sahih et son Adab al-Mufrad.       <br />
              <br />
       Ceux qui considèrent Shabib comme digne de confiance incluent, entre autres : Abu Zur'ah, Abu Hatim, al-Nissa'i, al-Duhali, al-Daraqutni et al-Tabarani.       <br />
              <br />
       Abu Hatim rapporte que Shabib avait en sa possession les livres de Yunus ibn Yazid, et le considère comme parfaitement fiable (salih) dans sa transmission du hadith et qu'il n'y a rien ajouter contre lui.        <br />
              <br />
       Ibn 'Adi a dit: "Shabib avait une copie du livre d'al-Zuhri. Il a en sa possession des hadiths bons que Yunus a transmis d'al-Zuhri."       <br />
              <br />
       Ibn al-Madini dit à propos de Shabib: "Il est digne de confiance (thiqah). Il avait pour habitude de voyager en Egypte pour le commerce. Son livre est authentique (sahih)."       <br />
              <br />
       Cette remarque porte sur l'authentification de (ta'dil) de Shabib (comme quelqu'un de fiable).       <br />
              <br />
       Comme chacun peut le constater, il n'est obligatoire que la narration provienne de Yunus ibn Yazid pour être authentique (sahih) (contrairement à ce qu'affirme Hamdi).       <br />
              <br />
       Au contraire, Ibn al-Madini affirme que son livre était authentique, alors que Ibn 'Adi se limite à traiter de la copie que Shabib possédait du livre de al-Zuhri, sans rien insinuer sur le reste de la narration de Shabib.       <br />
              <br />
       Les allégations de al-Albani (qui affirme que les hadiths de Shabib seraient authentiques si la transmission était passée par Yunus ibn Yazid) sont donc une erreur et une entorse à la confiance portée à la science et à la religion.       <br />
              <br />
       Tout cela est de plus corroboré par le fait que le hadith de l'homme aveugle a été déclaré authentique par les experts du hadith (huffaz), même si Shabib n'a pas rapporté ce hadith de Yunus comme venant de Al-Zuhri mais plutôt comme venant de Rawh ibn al-Qâsim.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, al-Albani prétend que, les versions rapportées par Ibn al-Sunni et al-Hakim ne contenant pas l'histoire de 'Uthman ibn Hunayf, elle est douteuse (da'if).       <br />
              <br />
       Voilà encore un exemple du jeu de dupes d'al-Albani. Les gens qui ont une certaine connaissance de la science du hadith savent très bien que certains transmetteurs peuvent rapporter un hadith dans son intégralité, alors que d'autres peuvent choisir de  ne transmettre qu'une version abrégée selon leur finalité.       <br />
              <br />
       Par exemple, al-Boukhari procède de la sorte dans son Sahih en mentionnant un hadith sous une forme abrégée tandis que d'autres rapporteurs en donnent la version complète.       <br />
              <br />
       De plus, dans la version du hadith rapporté par al-Bayhaqi, le rapporteur n'est autre que l'imam illustre Ya'qub ibn Soufyan.       <br />
       A propos de lui, Abu Zur'ah al-Dimashqi écrit: "Deux hommes parmi les plus nobles de tous sont venus à nous. Ya'qub ibn Soufyan, qui est celui qui a le plus voyagé des deux, ne peut être comparé à aucun savant parmi tout le peuple de l'Irak pour ses narrations."       <br />
              <br />
       En déclarant la narration de 'Awn, qui est faible, meilleure que la narration de ceux qui ont rapporté l'histoire de 'Uthman ibn Hunayf, al-Albani laisse voir un troisième aspect de sa duplicité et de sa tromperie, car, al-Hakim, lorsqu'il rapporte le hadith de l'homme aveugle dans la version abrégée de 'Awn, ajoute:       <br />
       "Shabib ibn Sa'id al-Habati a transmis le même hadith avec Rawh ibn al-Qasim comme rapporteur, avec une addition dans son texte (matn) et dans la chaîne de narration (isnad). Le choix de cette transmission revient à Shabib, qui est entièrement fiable (thiqah) et digne de foi (ma'mun)."       <br />
              <br />
       Le point sur lequel insiste al-Hakim est connu par tous les experts dans la science du hadith (al-muhaddithun) et des bases de la jurisprudence (usul al-fiqh): les rajouts dans une version d'un hadith rapportée par un transmetteur fiable sont acceptés (maqbulah), le transmetteur qui se souvient d'une version plus complète est considéré d'ailleurs meilleur que celui qui ne s'en souvient pas.       <br />
              <br />
       3ème remarque       <br />
              <br />
       Al-Albani a bien lu la remarque d'al-Hakim, mais elle ne lui a pas plu. Il a donc préféré, de manière obstinée et malhonnête, se focaliser sur la supériorité de la version rapportée par 'Awn, qui est en réalité faible.       <br />
              <br />
       Il a été prouvé que l'histoire de 'Uthman ibn Hunayf est rigoureusement authentique (sahih) malgré les essais manqués d'al-Albani pour la discréditer.       <br />
       <b>Cette histoire montre bien que la recherche de l'intercession du Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - après sa mort est possible.</b>       <br />
              <br />
       La compréhension du transmetteur est significative de point de vue de la Loi Sacrée (shari'ah), car elle joue un rôle dans la manière de déduire (istinbat) les règles de la Loi Sacrée (shari'ah).       <br />
              <br />
       Nous déduisons, en accord avec la compréhension du transmetteur, que 'Uthman ibn Hunayf, en enseignant à l'homme aveugle de rechercher l'intercession du Prophète, n'a fait que rapporter ce qu'il avait entendu, comme le hadith l'établit clairement.       <br />
              <br />
       Ibn Abi Khaythamah déclare dans son Tarikh:       <br />
              <br />
       "Muslim ibn Ibrâhim m'a rapporté que Hammad ibn Salamah a dit:       <br />
       Abu Ja'far al-Khatami m'a raconté que 'Amarah ibn Khuzaymah a rapporté de 'Uthman ibn Hunayf:       <br />
       "Un homme aveugle est venu vers le Prophète et lui  demandé: "J'ai perdu la vue. Prie Allah pour moi."       <br />
       Il répondit: "Va et fais tes ablutions, ensuite prie deux cycles de prières (rak'ates), et prononce:        <br />
       "ô Allah, je Te demande et je m'adresse à Toi, par l'intermédiaire de notre Prophète Muhammad – que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - , le Prophète de la Miséricorde. ô Muhammad,  je m'adresse par ton intermédiaire à mon Seigneur afin que ma demande soit exaucée.  ô Allah, accepte mon intercession pour moi-même et accepte l'intercession de mon Prophète, pour la guérison de ma vue."       <br />
              <br />
       Si tu as un quelconque besoin, agis comme cela."       <br />
              <br />
              <br />
       La chaîne de transmission (isnad) est rigoureusement authentique (sahih). La dernière partie confirme la permission expresse du Prophète de rechercher son intercession, quel que soit le besoin.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Faiblesses des positions d'Ibn Taymiyyah</b>       <br />
              <br />
       Néanmoins, Ibn Taymiyyah a refusé la dernière partie du hadith, pour des motifs faibles, en argumentant qu'elle comprenait certains défauts techniques cachés ('illah) (qui affaiblissent l'authenticité de la dernière partie du hadith). J'ai démontré par ailleurs l'invalidité de ses arguments[Dans le livre al-Radd al-Muhkam al-Matin 'alà al-Kitab al-Mubin (p. 142)].       <br />
       Ibn Taymiyyah a pour caractéristique d'être vraiment audacieux lorsqu'il rejette les hadiths qui ne vont pas dans son sens, même s'ils sont reconnus par ailleurs comme authentique (sahih).       <br />
              <br />
       Un autre exemple est visible dans le cas suivant:       <br />
              <br />
       Al-Boukhari rapporte dans son Sahih la tradition suivante:       <br />
       "Allah existait et rien n'était avec Lui."       <br />
              <br />
       Ce hadith est en accord avec les évidences tirées du Coran, de la sunnah, de la raison, et le consensus certifié (al-ijma' al-mutayaqqan).       <br />
       Pourtant, comme cette tradition va à l'encontre de sa croyance dans l'éternité du monde, Ibn Taymiyyah ne tient compte que de l'autre tradition rapportée aussi par al-Boukhari: "Allah existait et rien n'était avant Lui."       <br />
       Et il rejette le premier hadith en faveur du second parce que le second est en conformité avec un autre: "Tu es le premier; il n'y a rien avant Toi."       <br />
              <br />
       Al-Hafiz Ibn Hajar remarque, concernant la manière correcte de réconcilier l'apparente contradiction entre ces hadiths:       <br />
       "En fait, la façon de réconcilier les deux versions du hadith est de comprendre le second hadith à la lumière du premier et non d'y voir une incompatibilité.        <br />
       Il y a consensus sur le principe de réconcilier deux versions apparemment contradictoires d'un texte (nass) plutôt que de donner la précellence d'une version sur l'autre."       <br />
              <br />
       Les préjugés d'Ibn Taymiyyah ont vraiment aveuglé sa compréhension des deux versions du hadith, qui ne sont pas en réalité contradictoires.       <br />
       La version "Allah existait et il n'y avait rien avant Lui" correspond à Son Nom Le Premier, alors que la version "Allah existait et il n'y avait rien avec Lui" correspond à Son Nom L'Unique.       <br />
       La preuve en est qu'il existe une version supplémentaire qui dit "Allah existait avant tout chose".       <br />
              <br />
       Un autre exemple de l'audace de Ibn Taymiyyah dans le rejet des hadiths est le suivant:       <br />
       "Le Messager d'Allah - que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui - a ordonné que les portes qui donnaient sur la mosquée depuis la rue soient condamnées, à l'exception de la porte de 'Ali (qu'il a laissé ouverte)."       <br />
              <br />
       Ce hadith est authentique (sahih). Ibn Jawzi s'est trompé en le mentionnant dans sa collection de hadiths forgés, al-Mawdu'at.       <br />
              <br />
       Al-Hafiz (Ibn Hajar) l'a corrigé dans son Qawl al-Musaddad:       <br />
       "Ibn Taymiyyah, à cause de la mauvaise opinion bien connue qu'il avait de 'Ali, ne s'est pas limité à considérer ce hadith comme forgé comme l'a fait Ibn Jawzi, il a prit l'initiative d'en rajouter en prétendant que les experts du hadith (muhaddithun) le considéraient comme "forgé".        <br />
       Ibn Taymiyyah a tellement rejeté de hadiths simplement parce qu'ils étaient inconciliables avec ses opinions qu'il est difficile d'en établir la liste complète."       <br />
              <br />
               <br />
       4ème remarque       <br />
              <br />
       Admettons, pour rejoindre l'avis d'al-Albani, que l'histoire (de 'Uthman ibn Hunayf) est faible, et que la version de Ibn Abi Khaythamah (qui possède l'ajout "Si tu as un quelconque besoin, agis comme cela") est défectueuse (mu'allal), comme le prétend Ibn Taymiyyah; le hadith de l'homme aveugle reste suffisant pour prouver la possibilité de recherche l'intercession du Prophète - que la Bénédiction et la Paix d'Allah soient sur lui -, car le fait que le Prophète - que la Bénédiction et la Paix d'Allah soient sur lui - ait enseigné de rechercher son intercession à cette occasion suffit pour démontrer qu'elle est possible dans toutes les circonstances.       <br />
              <br />
       Il n'est pas permis de considérer la recherche de l'intercession comme une innovation (bid'ah), ni de la limiter seulement au vivant du Prophète.       <br />
              <br />
       En réalité, quiconque restreint cette pratique au vivant du Prophète est lui-même un innovateur qui a rejeté un hadith authentique et qui empêche sa mise en oeuvre, ce qui est formellement interdit (haram).       <br />
              <br />
       Al-Albani, qu'Allah le pardonne, est assez téméraire pour abroger un texte, simplement parce qu'il va à l'encontre de ses idées préconçues et de ses conceptions.       <br />
       Si la recherche de l'intercession était seulement une disposition pour l'homme aveugle, le Prophète - que la Bénédiction et la Paix d'Allah soient sur lui - l'aurait rendu claire, comme il le fit pour Abu Burdah quand il lui signifia que le sacrifice d'un bélier de deux ans suffirait à remplir ses devoirs, alors que cela ne serait pas suffisant pour d'autres que lui.       <br />
       Il n'est pas non plus concevable que le Prophète - que la Bénédiction et la Paix d'Allah soient sur lui - n'ait pas pris la peine d'expliquer en détail les règles à ceux qui l'ont suivi, au moment où ils en avaient besoin.       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Un subterfuge et son empêchement</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Supposons que quelqu'un affirme qu'il faut restreindre l'application de ce hadith au vivant du Prophète, parce qu'il met en jeu une demande d'aide envers lui.       <br />
              <br />
       Nous répondrons que cette objection doit être rejetée parce que de nombreuses transmissions (mutawatir) existent provenant du Prophète qui traitent de  l'enseignement du tashhhud, que chacun prononce durant la prière, et qui contient une demande de paix (salam) sur lui à la forme vocative :       <br />
              <br />
       "Que la Paix soit sur toi, ô Prophète !"       <br />
              <br />
       C'est la forme qu'Abu Bakr, 'Umar, Ibn Zubair et Mu'awiyah ont enseignée au peuple depuis leur minbar.       <br />
       C'est devenu ensuite un élément de consensus (ijma') comme Ibn Hazm et Ibn Taymiyyah l'ont rapportée.       <br />
              <br />
       Al-Albani, qui est toujours prompt à verser dans l'innovation (ibtida'), s'oppose au consensus et s'obstine à suivre une opinion faible attribuée à Ibn Mas'ud:        <br />
       "Après sa mort, nous disions "Que la Paix soit sur le Prophète (as-salamu 'ala an-nabiyu)".       <br />
              <br />
       Vraiment, aller à l'encontre du hadith et du consensus est l'essence de l'hérésie (ibtida').       <br />
              <br />
       De plus, il existe une tradition authentique du Prophète - que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui - qui nous apprend que nos actions sont présentées au Prophète comme les demandes de paix et de bénédiction sur lui.       <br />
              <br />
       Il existe aussi d'autres traditions authentiques au sujet des anges qui voyagent sur la terre pour apporter au Prophète toutes les demandes de Paix et de Bénédiction sur lui que les croyants formulent pour lui.       <br />
              <br />
       Des textes qui font autorité (tawatur) et le consensus (ijma') établissent que le Prophète est vivant dans sa tombe et que son corps béni ne se dégrade pas.       <br />
              <br />
       Après tout cela, comment une personne peut-elle déclarer qu'il est illicite de rechercher l'intercession du Prophète ? Est-ce tellement différent que chercher son aide dans le tashahhud ?       <br />
              <br />
       Malheureusement, al-Albani est opiniâtre et maladivement obstiné, comme le sont tous les gens qui l'ont suivi (les Albani'ites).       <br />
              <br />
       Ma réfutation d'al-Albani s'arrêtera là. En ce qui concerne Hamdi al-Salafi, il n'est pas nécessaire de le réfuter indépendamment car il ne fait que répéter al-Albani.       <br />
              <br />
       Il y a une autre chose que je voudrais démontrer ici: on ne peut pas compter sur la fiabilité du jugement d'al-Albani sur l'authenticité ou la faiblesse des hadiths, car il a pour habitude d'employer tout un arsenal de tactiques de falsification, et il ne dédaigne pas mentir dans ce qu'il rapporte des savants en déformant leurs paroles ou en travestissant le sens de leurs propos.        <br />
       Il a l'audace de s'opposer au consensus et de réclamer l'abrogation (naskh) de textes sans preuve. Il commet énormément d'excès à cause de son ignorance des principes (du fiqh) et des règles sur l'inférence et la déduction (istinbat) (des preuves tirées du hadith).       <br />
              <br />
       Il affirme qu'il combat les innovations (bid'ah) en interdisant la pratique de l'intercession, en interdisant aux gens d'utiliser le qualificatif "sayyiduna" lorsque l'on mentionne le nom du Prophète - que la Bénédiction et la Paix de Dieu soient sur lui - , en interdisant de réciter le Quran pour les morts.       <br />
       En faisant cela, il est le promoteur d'une vraie hérésie qui interdit ce qu'Allah a permis, et il insulte au passage les Asharites et les Soufis.       <br />
              <br />
       Dans tout cela, il n'a fait que copier Ibn Taymiyyah qui a dénoncé toutes sortes de gens, en rendant certains mécréants et d'autres hérétiques, et qui a commis ensuite deux sacrilèges parmi les plus grands jamais commis.       <br />
              <br />
       1.- Il affirma que le monde était éternel, ce qui est une innovation qui constitue une mécréance catégorique - nous recherchons refuge en Dieu contre elle -.       <br />
       2.- Il avait des préjugés envers 'Ali - qu'Allah l'agrée -, qui conduisirent les savants de son époque à l'accuser d'hypocrisie, en raison de la parole que le Prophète dit à 'Ali:       <br />
       "Personne ne t'aime à part le croyant, personne ne te déteste à part l'hypocrite."       <br />
              <br />
       Sans aucun doute, l'animosité que nourrissait Ibn Taymiyyah à l'égard de 'Ali est un châtiment de Dieu. Al-Albani insiste pour appeler Ibn Taymiyyah "Shaikh al-Islam".       <br />
       Cela m'a toujours étonné qu'il donne ce titre à Ibn Taymiyyah alors qu'il fait montre à plusieurs reprises de croyances anti-islamiques.       <br />
              <br />
       Je pense plutôt que si al-Hafiz Ibn Nasir (al-Dimashqi) avait eu connaissance de certaines des idées exécrables professées par Ibn Taymiyyah, il ne l'aurait jamais défendu dans son livre al-Radd al-Wafir.       <br />
              <br />
       Sans aucun doute, quand Ibn Nasir a écrit son livre, il a été induit en erreur par les louanges que certains faisaient d'Ibn Taymiyyah. De la même manière, al-Alusi, le fils du célèbre commentateur (Mahmud Shukri al-Alusi) qui a écrit un volumineux commentaire du Quran (Ruh al-Ma'ani), n'aurait jamais écrit son livre Jalal al-Aynain, s'il avait connu la réalité des croyances d'Ibn Taymiyyah.       <br />
              <br />
       Les opinions incongrues et hétérodoxes d'al-Albani, résultats de ses recherches individuelles impies, sa tromperie, son absence d'honnêteté dans son classement des hadiths en authentiques ou faibles selon son bon vouloir, sa déformation des propos de savants et des illustres personnages de l'Islam; tout cela en réalité est un châtiment de Dieu, mais il ne s'en rend pas compte.       <br />
              <br />
       Il fait partie de ceux qui pensent faire le bien, alors qu'ils sont dans l'erreur.       <br />
              <br />
       Nous demandons à Allah de nous préserver de la maladie dont il a affecté al-Albani, et nous recherchons refuge en Lui contre son mal. Toutes les prières vont à Allah, le Seigneur des Mondes.       <br />
              <br />
       Qu'Allah bénisse notre Maître Muhammad et ceux qui l'ont suivi.       <br />
              <br />
       <b>Epilogue</b>       <br />
              <br />
       La recherche de l'intercession est autorisée selon notre Loi.       <br />
       C'est un sujet qui fait consensus dans tout le monde musulman,       <br />
       A l’exception de ceux qui se sont mariés avec la folie, avec l'insolence pour dote.       <br />
       Leur cœur est de pierre, et les Musulmans méprisent la sottise des Wahhabites,       <br />
       Qui ont dénoncé et interdit l'intercession, sans aucune raison.       <br />
       Le cas du hadith de Uthman ibn Hunayf est un précédent valide;       <br />
       C'est une preuve suffisante pour nous, elle est concluante et claire de toutes controverses.       <br />
              <br />
       Qu'Allah les guide pour qu'ils reconnaissent le verdict des textes.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vidéo en arabe du Shaykh Al Maliki Al-'alawi</b></div>
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      https://www.doctrine-malikite.fr/video/<iframe width="320" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/0F6oOOzflp4?list=PL0261C22C122E136C" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Tawassul_a101.html</link>
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   <title>Histoire du Wahhabisme (les anti-doctrinaux)</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jul 2007 13:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire du Wahhabisme (les anti-doctrinaux)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre politique et idéologie Nouvelles parutions sur ce sujet Série de vidéos en arabe et en français des grands savants     <div><b>Entre politique et idéologie</b></div>
     <div>
                                                                                                                 <br />
        <b>Introduction: wahhabisme (les anti-doctrinaux)</b>[1]        <br />
              <br />
       Après avoir mis l'accent dans les premiers chapitres sur l'importance pour un musulman (Muqallid) de suivre une doctrine (suivre pour le musulman normal le savant pieux et compétent de sa région)  pour préserver sa religion et bien comprendre ses textes et après avoir montré le danger de la mauvaise interprétation des textes et définit les conditions de la fatwa en Islam sunnite, nous abordons ici l'histoire et les bases d'un mouvement dangereux qui connaît une expansion vertigineuse surtout chez les jeunes, profitant d'une situation politico socio-économique dégradée (du monde musulman) et du manque d'autorité religieuse compétente et reconnue en la matière.        <br />
       Les wahhabites soutenus depuis leur apparition par les américains et les britanniques ont su profiter du pétrodollar pour exporter leur idéologie dans le monde.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Doctrine des wahabbis et circonstances de leur apparition </b>       <br />
              <br />
       Les wahhabis ne sont à la Mecque que depuis 1750. Avant, les territoires sacrés étaient sous l'autorité religieuse de la descendance du Prophète (paix et salut sur lui) et sous l'autorité politique et administrative de la porte sublime (Califat Ottoman). On pratiquait alors librement les Mawâlîd (célébration de la naissance du Prophète) dans la mosquée sacrée et on visitait sans restriction le tombeau/mausolée du Prophète (paix et salut sur lui)... Les différentes écoles et doctrines vivaient dans la région en paix et dans le respect les uns aux autres....       <br />
              <br />
       Le « Kitâb al-Tawhîd » ou " Traité de l'unicité divine " de Muhammad Ibn ‘Abd Al Wahhâb An-nadjdî est considéré comme l'ouvrage de référence de la théologie wahhabite.        <br />
              <br />
       Le wahabbisme fait partie de ce que certains savants sunnite spécialistes[2] appellent « <span style="font-style:italic">As-salafiyya An-nassiyya</span>[3] » ; c'est-à-dire la « salafiyya » <b>qui se contente strictement du texte</b>[4] et donc impose un traitement juridique vertical à toute affaire, sans tenir compte du temps et de l'espace (du contexte) (même pour les affaires à divergence connue et les sujets d'actualité). <b>Le Wahhabbisme se caractérise entre autre par les points doctrinaux suivants</b>:        <br />
              <br />
       * Prétendre qu'il se réfère exclusivement aux Salaf (pieux prédécesseurs des 3 premiers siècles de l'hégire), alors que les savants sunnites ont dénombré à leur encontre d'innombrables contradictions avec la 'aqida et le comportement des Salafs.        <br />
              <br />
       *Dire qu'ils sont « le groupe sauvé » et que tous ceux qui ne sont pas en accord avec eux sont des égarés ou du moins pas conformes aux "traces des salafs".        <br />
              <br />
       * Vouloir imposer Un avis unique même pour les sujets à divergence connue entre les savants (c'est à dire qu'il ne peut y avoir, selon plusieurs auteurs Wahhabites, deux avis ou plus <b>recevables </b>sur une question de l'Ijtihâd)       <br />
              <br />
       * Une interprétation littéraliste (exemple: <a class="link" href="http://www.aslama.com/forums/showthread.php?t=3773">beaucoup d'auteurs Wahhabites prétendent à Dieu des directions ou un lieu!!</a>)       <br />
              <br />
       *Renier le fait qu'un musulman <span style="font-style:italic">Muqallid </span>doit suivre une des quatre écoles (madhâhib),        <br />
              <br />
       *Permettre à tout Muqallid d'accéder à l'effort juridique (Ijtihâd) sans considération des normes et règles émises par les savants des quatre doctrines et autres (ce qui est très dangereux),        <br />
              <br />
       *Étendre la notion d'innovation blâmable ou égarée à de nombreuses choses nouvelles, même licites (sans considération des règles prescrites par les anciens savants de la sunna pour distinguer les différents types d'innovation[5])        <br />
              <br />
       *Renier le tawassul (voir  la rubrique sur le dogme correct/le tawassul : les savants de la « salafiyya Fiqhiyya » rapportent eux, plus de dix sept preuves découlant du Coran et de la Sunna à propos des mérites de la supplication de Dieu par la faveur du Messager ou des saints vivants ou morts)[6].        <br />
              <br />
       *Et surtout accuser les soufis, les ash‘arites et beaucoup de musulmans, de mécréance (kufr) et d'hérésie.        <br />
              <br />
       Les wahabbis ont été soutenus et utilisés par les britanniques pour contrôler l'Arabie et affaiblir le Califat ottoman (surnommé l'homme malade à l'époque)...        <br />
              <br />
       Les circonstances de leur apparition sont liées à un besoin de réforme sociale et religieuse d'une société marquée à l'époque par les superstitions et l'ignorance… Ils ont essayé donc de se baser sur leurs propres efforts juridiques pour construire une doctrine puritaine qui va jusqu'à nier les quatre doctrines reconnues par l'ensemble de la Umma (communauté).        <br />
       Ils ont été surtout favorisés par les tendances du nationalisme arabe (une identité arabe contre le Califat Ottoman)[7] .        <br />
              <br />
       <b>Géopolitique et wahhabisme : de la formation à la « contamination » dangereuse du monde musulman </b>       <br />
              <br />
       Le prophète de l'Islam (paix et salut sur lui) avait dit après avoir béni toutes les régions excepté le plateau du Nadjd: « Du Nadjd se lèvera la corne du Satan » [8]        <br />
       Le prophète (paix et salut sur lui) avait dit: il sortira de Nadjd des gens qui ne comprenne du Coran que l'extérieur, le sens du Coran ne parvient pas à leur cœur.....Ceci pour faire allusion au Khawârij[9].        <br />
              <br />
       A la base du wahhabisme se trouve Muhammad Ibn ‘Abd al Whahhâb, théologien qui s'est dit sunnite fixé en 1739 en Arabie, où il se fait connaître par une prédication marquée par le puritanisme, l'intolérance et une interprétation littérale du Coran. Ses propos sont repris dans un traité, intitulé "Traité de l'unicité divine"(KitâbAl-Tawhîd), dans lequel il rejette tout à la fois les pratiques et la spiritualité chi‘ite ainsi que tout compromis avec la modernité sociale. De fait, une telle pensée ne peut que provoquer l'hostilité des populations, majoritairement chi‘ites.        <br />
              <br />
       ‘Abd al Whahhâb trouve cependant refuge auprès d'un chef local, nommé Muhammad Al-Saoud, qu'il convertit à ses vues théologiques et politiques. La descendance de ce personnage est elle même durablement acquise au wahhabisme : elle se fixe comme programme l'établissement d'une théocratie dite sunnite, ce qui revient à bâtir la cité de Dieu décrite par le théologien, et passe de la théorie à la pratique après avoir fondé le royaume d'Arabie Saoudite.        <br />
              <br />
       Le wahabbisme a imposé ses principes archaïques et vidés de toute spiritualité dans la majeure partie de l'Arabie – de la Mecque à Oman – dès le début du dix-neuvième siècle. Mais au début du vingtième siècle, son influence s'est peu à peu restreinte à la petite république du Nedjd dont la capitale est Riyad. C'est cette petite république qui deviendra, par la suite, le royaume d'Arabie saoudite (par fusion du Nadjd et du Hedjaz). En Islam, les ‘ulamâ' : « docteurs de la loi divine (sharî ‘atun) et de la doctrine (madhhab) » étaient consultés par les « qâdi » (agents de l'autorité légale). On notera, à ce propos, que les avis émis par les « docteurs de la loi divine » n'avaient pas de valeur contraignante jusqu'au dixième siècle de l'ère chrétienne. C'est à cette époque que les Turcs seljoukides s'emparent de Bagdad et contraignent le calife ‘abbasside à leur attribuer le titre de Sultan. Les « docteurs de la loi divine » en profitèrent pour réclamer (et obtenir) le droit d'être seuls dépositaires de la loi. Les Ottomans réorganisèrent l'ensemble des autorités religieuses sur cette base en établissant une hiérarchie de « muftis », juristes à qui l'on demandait des avis et qui promulguaient les « fatwa » après avoir consulté les « docteurs ». Cette structure juridico religieuse fut abolie en 1924 (chute  du Califat Ottoman).        <br />
       Le fondateur de la dynastie des Saoud fut Muhammad ibn Saoud (né vers 1705, mort en 1785). Simple chef local (de la ville de Dâriya), il fut influencé par Ibn ‘Abd Al-Wahhâb dont il propagera la doctrine intégriste et belliqueuse. Il fut à la fois le gendre et le chef de guerre des Âl ‘Abd Al-Wahhâb. Après sa mort, le wahhabisme se replia sur lui-même et ne refera parler de lui qu'en 1902, lorsque el Wahhâb Abd-al-Aziz Ibn Saoud décréta la lutte pour la protection du wahhabisme et contre l'influence turque. Ibn Saoud parvint alors à étendre son influence sur les autres régions de la péninsule arabique. Il s'empara de La Mecque en octobre 1924 et chassa le roi Hussein du royaume du Hedjaz (avec l'appui des Britanniques). Puis il obligea le roi ‘Ali, successeur de Husayn à céder Djedda, la seule ville qu'il contrôlait encore. ‘Abd-al-‘Azîz (Abdul ‘Azîz) Ibn Saoud se fera couronner roi d'Arabie à La Mecque en 1926.        <br />
              <br />
       Prince de la dynastie wahhabite de Riyad, ‘Abd-al-‘Azîz Ibn Saoud vécut sa jeunesse en exil à la cour de Koweït, sa famille ayant été chassée par une lignée vassale. Dès 1902, âgé seulement de 22 ans, le jeune chef, qui avait pris les armes contre les « usurpateurs », s'empara de la capitale de Riyad, puis se proclama roi du Nedjd et Imâm des Wahhabites (1904).        <br />
       Avec ses guerriers, il continua la lutte et conquit un accès à la mer, dans la région de Bassorah, aux dépens des Turcs. Durant la Première Guerre mondiale, il se mit du côté des Anglais, qui financèrent ses expéditions. Vainqueur des Hachémites, il s'empara de La Mecque en 1924 et en chassa le shérif Husayn.        <br />
              <br />
              <br />
       C'est la découverte d'immenses réserves de pétrole dans le sous-sol de l'Arabie qui permettra à la toute nouvelle dynastie des Saoud d'asseoir son pouvoir absolutiste et théocratique. Elle permit aussi aux Saoud de financer la propagande en faveur du wahhabisme, doctrine officielle du régime. Le but avoué des Saoud est, en effet, d'imposer le wahhabisme à l'ensemble des nations musulmanes et même au monde entier. Belliqueux et conquérant, le wahhabisme est une doctrine ultraconservatrice et résolument passéiste qui vise à maintenir les masses populaires dans l'ignorance des réalités scientifiques et philosophiques. On estime que les wahhabites sont au nombre de 8 à 10 millions, ce qui représente bien peu de chose par rapport à l'ensemble des musulmans (moins de 1% du total). Mais ils disposent de ressources financières considérables, sans doute égales ou supérieures à celles dont disposent les autres mouvances islamiques. En plus, toutes les mouvances islamiques se sont plus au moins « abreuvées » de la doctrine Wahabbite grâce à la diffusion large et généreuse de leurs livres (contre les soufis, contre la sainteté en Islam, contre l'intercession (tawassul))        <br />
              <br />
       <b>Contre les soufis, les ash‘arites et les chi‘ites </b>       <br />
              <br />
       La légitimité de l'autorité des Al-Saoud est fondée sur l'expansion de la doctrine wahhabite par la prédication (da‘wa), sous le contrôle de la famille des Âl-Shaykh, descendants d'Ibn ‘Abd al-Wahhâb. Ce prosélytisme militant mène progressivement à l'unification politico-religieuse de l'Arabie centrale. En 1801, galvanisés par les docteurs de la loi (oulémas) wahhabites, les bédouins mettent à sac Kerbala, la ville sainte du chiisme, située au sud de la Mésopotamie. Puis, deux ans plus tard, ils s'emparent de La Mecque, sous la conduite de Saoud (1803-1814), petit-fils de l'émir fondateur de la dynastie, qui succède à ‘Abdul-‘Azîz la même année. Les shérifs sont traités d'« idolâtres »,beaucoup sont mises à mort publiquement, plusieurs dizaines de corps de métiers furent interdits car considérés comme hérétiques…. Face à ce soulèvement contre l'autorité temporelle et spirituelle du califat ottoman, la Sublime Porte ordonne aux différentes autorités locales de tout mettre en œuvre pour enrayer l'expansion wahhabite et reprendre les Lieux Saints de l'Islam. Mais rien ne semble pouvoir arrêter celui qui va bientôt devenir Saoud le Grand. En 1808, son royaume s'étend, en effet, sur la quasi-totalité de la péninsule arabique de la mer Rouge au golfe Persique. Seul le sultanat ibadite de Mascate, situé au sud-est de la péninsule, échappe à son contrôle.        <br />
              <br />
       <b>Les points importants </b>       <br />
              <br />
       Muhammad Ibn ‘Abd Al Wahhâb est né en 1703 près de Riyad. Théologien formé à l'école juridique hanbalite, il a commencé à prêcher vers 1740 un Islam particulièrement intransigeant basé sur une interprétation littérale du Coran. A la différence des quatre autres écoles juridiques sunnites, les wahhabites ne reconnaissent que le Coran et la Sunna (tradition du prophète) comme sources du droit mais avec leur propre interprétation personnel (dite puriste). Le Kitâb al-Tawhîd ou " Traité de l'unicité divine " d'Ibn ‘Abd Al Wahhâb peut ainsi être considéré comme l'ouvrage de référence de la théologie wahhabite. Se heurtant aux coutumes de ses contemporains (culte des saints, …) ainsi qu'aux musulmans chiites, Ibn ‘Abd Al Wahhâb est contraint à l'exil et trouve protection auprès d'un émir local, Muhammad Al Saoud, qui adopte ensuite la doctrine wahhabite. En 1744, la famille ‘Abd Al Wahhâb et la famille des Al Saoud concluent un pacte politico-religieux scellé par un mariage, qui constitue le socle idéologique et politique de l'actuel royaume d'Arabie Saoudite.        <br />
       Le mouvement wahhabite devient très puissant, au point que ses disciples réussissent à s'emparer des villes de Nadjaf et Kerbala en Irak, de Damas en Syrie ainsi que de La Mecque et Médine dans le Hedjaz. Ils sont cependant battus en 1818 par l'armée égypto-ottomane de Muhammad ‘Ali, pour le compte de la Sublime Porte. Ainsi, les villes Saintes reviennent sous l'autorité d'Istanbul.        <br />
       Entre-temps, la dynastie des Saoud et le mouvement wahhabite avaient pris le contrôle des territoires de l'intérieur de l'Arabie. Brièvement écartés du pouvoir et mis en exil par une famille rivale, les Râshidi, ils reviennent en force en 1901 sous la direction de ‘Abd Al-Azîz Ibn ‘Abd Ar-rahmân, dit Ibn Saoud, et reconquièrent le Nedjd ainsi que les Villes Saintes de La Mecque et Médine (arrachées aux Hachémites en 1926). <b>Ils créent ensuite en 1932 le Royaume d'Arabie Saoudite.</b>        <br />
              <br />
       Le hanbalisme (réformé ou actualisé !) a conservé son statut d'école juridique officielle du royaume d'Arabie Saoudite et le wahabbisme a gardé sa place d'Iftâ (émission des avis juridiques) et de contrôle des affaires religieuses.        <br />
       Ce qu'il faut signaler c'est que les Muftis Wahhabis ont contredit l'école d'Ibn Hanbal dans plusieurs sujets.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>L'exportation du Wahhabisme</b> [10]        <br />
              <br />
       Depuis les années soixante, la famille royale saoudienne et ses alliés wahhabites s'emploient à une politique active de prosélytisme international, propageant la conception wahhabite au delà des frontières du royaume. Au point d'imposer leur "doctrine" partout dans le monde! Grâce aux importantes ressources financières dont elle dispose, l'Arabie saoudite favorise l'idéologisation, selon la conception wahhabite, d'Etats tels que le Pakistan et le Soudan. Ainsi, l'Arabie Saoudite a financé directement ou indirectement la création et le développement de mouvements islamistes radicaux poussant parallèlement certains autres mouvements islamistes à une radicalisation dogmatique et/ou politique. Du Daghestan à l'Algérie en passant par l'Afghanistan, de nombreux groupes islamistes ont pu bénéficier des largesses saoudiennes, ce qui ne veut pas dire que tous les groupes qui ont reçu des financements du royaume saoudien se réclament de la tendance wahhabite ou que ceux qui ont effectivement adopté les préceptes du wahhabisme sont des mouvements importants ou influents dans les sphères religieuses et politiques des Etats musulmans.        <br />
       Le dernier mouvement et de loin le plus dangereux qui a fait du salafisme wahhabite sa doctrine de base est "Daech".       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes de bas de page: </b>       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://salafisme-wahhabisme.weshforum.com/forum.htm">Tout sur la Salafiya &amp; le Wahhabisme</a>       <br />
              <br />
       [1] Etude tirée de plusieurs références historiques dont : « Fiqh Ahmad Ibn As-siddîq Al-ghumârî » (étude comparative) : auteur : Abî Muhammad Al-hasan Ibn ‘Ali Al-kattânî Al-atharî : édition : Muhammad ‘Ali Bîdûn, Dâr Al-kutub al-‘ilmiyya : Beyrouth Liban : p : 25-28. Amîn Ar-rayhânî « Târîkhu Najd » : (3éme édition : dâr arrayhânî : Beyrouth, 1964) ; Mustafa Talâs : « ath-thawra al-‘arabiyya Al-kubrâ (4éme édition, dâr talâs, Damas, 1986) ; Mahmoud Shâkir : « at-târîkh al-islâmî »: (première édition : al-maktab al-islâmî, tome 8 : Beyrouth). Abdel ‘Azîz a-shenâwî : « A-ddawlatu al-‘uthmâniyya dawlatun Muftarâ ‘alayhâ » (première édition : maktabatu Al-anjilou al-misriyya, tome II : Le Caire 1984).        <br />
              <br />
       <b>Pour mieux comprendre le mouvement Wahabbi :se référer utilement à</b> : « As-sawâ‘iq Al-ilâhiyya fî ar-radi ‘alâ al-wahhâbiyya wa man kaffara al-muslimîna wa hakama bi riddatihim bi ghayri wajhi haqqin» (les tonnerres divins pour répondre aux wahabbis et ceux qui traitent les musulmans de mécréants (d'apostats) et d'innovateurs) du Sheykh Sulaymân Ibn ‘Abdelwahhâb (le propre frère de Muhammad Ibn ‘Abdelwahhâb ) : aux éditions de l'institut Al-Azhar: Maktabatu At-tahdhîb, le Caire .        <br />
       Voir aussi : As-salafiyya : marhalatun zamaniyyatun mubârakatun lâ madhhabun islâmî : le salafisme est une période bénie (qui fait allusion aux ancêtres pieux) et non pas une doctrine de l'Islam : une bonne étude sur l'histoire du salafisme wahabbite moderne et son idéologie : auteur : le Shaykh syrien Muhammad Saïd Ramadâne Al-bûti :(en arabe et en français).        <br />
              <br />
              <br />
       [2] Voir « Ihtîfâl bi al-mawlid An-nabawî » du professeur Al-Bashîr Al-mahmoudî : éd. : Al-matba‘atu wa al-warrâqatu Al-wataniyya : Marrakech, 2006 : pages 36--39.        <br />
              <br />
              <br />
       [3] On trouve aussi sous cette catégorie : la « salafiyya at-taymiyya » et la « salafiyya hanbaliyya » qui sont modérés et prennent en considération les arguments des compagnons et des anciens savants : ils reconnaissent le soufisme et la doctrine théologique du Ash‘arisme. La deuxième catégorie de salafisme est la « salafiyya fiqhiyya » qui représente une continuité et une concordance avec la logique et les instruments juridiques des quatre doctrines : donc pour elle, il y a un traitement juridique horizontal et vertical des affaires (qui prend en considération les variables du temps et de l'espace tout en restant lié au texte traditionnel et sa finalité : en utilisant les règles prescrites par les compagnons et par les quatre doctrines pour l'Ijtihâd).. Même référence page 40.        <br />
              <br />
       [4] Leur doctrine repose sur leur interprétation personnelle du Coran et de la Sunna. Le wahabbisme se considère comme un mouvement et non pas comme une doctrine mais la réalité et l'impact de ses fatwa fait qu'il ne peut qu'être classé comme doctrine, voir même comme une idéologie dangereuse.        <br />
              <br />
       [5] Voir le chapitre du dogme correct/ la définition de l'innovation en Islam.        <br />
              <br />
       [6] A propos de ce sujet on conseille une référence très utile : il s'agit d'un petit traité du grand savant et Imâm Abdellah Ibn As-seddîq Al-ghumârî : « Ithâf Al-athkiyâ fî jawâz At-tawwassul bi al-anbiyâ wa al-awliyâ ».        <br />
              <br />
       [7] Le Califat Othoman représentait (bien que turque et non arabe donc non qurayshite) la Khilâfa islamique chez les savants sunnites de l'époque.        <br />
              <br />
       [8] Rapporté dans le Sahîh al-Bukhârî : Hadîth 558 (p 108) le livre de la prière pour obtenir la pluie dans « le sommaire du sahih al-bukhârî » Tome I, par L'Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.        <br />
              <br />
       [9] Rapporté par Al- Bukhârî dans son chapitre sur les sectes égarées. Les Khawârij sont apparus suite au différent entre ‘Ali (que dieu l'agrée) et Mu‘âwiya (que Dieu l'agrée) ...Ils ont décidé de tuer ‘Ali et Mu‘âwiya. Les Khawârij ont été qualifiés par le Prophète (paix et salut sur lui) comme étant des gens qui faisaient beaucoup d'actes cultuels -même beaucoup plus que les compagnons eux même-, mais que suite au fait qu'ils interprétaient le Coran au premier degré, leurs cœurs étaient fermés et le Coran n'atteignait pas leurs coeurs: ‘Ali (que Dieu l'agrée) les a combattu pendant toute la période de sa Khilâfa car ils représentaient une vrai menace pour la foi et leur interprétation des textes étaient superficielles et très dangereuses…Ils étaient derrière l'assassinat et la mutilation de plusieurs de grands compagnons : car les Khawârij considéraient ceux qui n'étaient pas d'accord avec eux, comme des mécréants… (Voir le chapitre des sectes égarées)       <br />
              <br />
       [10] Les livres du wahhabisme sont largement répandus (des auteurs comme Abû bakr Al-jazâirî ou Al-albânî,vont même jusqu'à réfuter certains hadîth du Sahîh Al-bukhârî…) Quelques ouvrages wahabbis de référence sont parfois distribués gratuitement dans les mosquées. Les programmes scolaires de l'éducation islamique dans plusieurs pays musulmans depuis les années 80, comportent les bases de la doctrine wahhabite enseignée aux élèves. 
     </div>
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     <div><b>Nouvelles parutions sur ce sujet</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.doctrine-malikite.fr/photo/art/default/685136-837245.jpg?v=1289495069" alt="Histoire du Wahhabisme (les anti-doctrinaux)" title="Histoire du Wahhabisme (les anti-doctrinaux)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.muslimshop.fr/les-salafites-p-2673.html">Cliquez ici pour voir le lien vers ce livre </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.doctrine-malikite.fr/photo/art/default/685136-1022685.jpg?v=1289495069" alt="Histoire du Wahhabisme (les anti-doctrinaux)" title="Histoire du Wahhabisme (les anti-doctrinaux)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.muslimshop.fr/le-pacte-de-najid-ou-comment-lislam-sectaire-est-devenu-lislam-p-3456.html">Cliquez ici pour voir le lien vers ce livre </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Série de vidéos en arabe et en français sur le sujet</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.doctrine-malikite.fr/video/<iframe width="520" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PL0261C22C122E136C" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe>     </div>
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     </div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.doctrine-malikite.fr/photo/art/imagette/685136-837245.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Histoire-du-Wahhabisme-les-anti-doctrinaux_a78.html</link>
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   <title>Publications: coup de coeur du mois</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jul 2007 12:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Publications: coup de coeur du mois]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Muhammad dans la Bible et Jésus dans le Coran La voie du soufisme Jésus dans la tradition soufie     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.doctrine-malikite.fr/photo/art/default/685112-836994.jpg?v=1289495069" alt="Publications: coup de coeur du mois" title="Publications: coup de coeur du mois" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.jahida.com/mohamed-dans-la-bible-et-jesus-dans-le-coran-a-alem-la-ruche-vente-976.html">Cliquez ici pour voir le lien vers ce livre</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.doctrine-malikite.fr/photo/art/default/685112-836999.jpg?v=1289495069" alt="Publications: coup de coeur du mois" title="Publications: coup de coeur du mois" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.iqrashop.com/La_voie_du_soufisme-Faouzi_Skali-Livre_livres-Mystique_Soufisme-1083-.html?PHPSESSID=b36f1935adc89554ff5a7d6f1865f8bf">Cliquez ici pour voir le lien vers ce livre</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.doctrine-malikite.fr/photo/art/default/685112-1022680.jpg?v=1289495069" alt="Publications: coup de coeur du mois" title="Publications: coup de coeur du mois" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www4.fnac.com/Shelf/Article.aspx?PRID=1595331">Cliquez ici pour voir le lien sur le livre</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Publications-coup-de-coeur-du-mois_a77.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.doctrine-malikite.fr,2026:rss-684718</guid>
   <title>Dialogue interreligieux</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 19:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dialogue interreligieux]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avant propos Introduction Pédagogie du dialogue Le dialogue et l'échange avec les gens du Livre: selon le Coran et la Sunna Relation avec les athées et les païens Les règles de dialogue entre musulmans     <div><b>Avant propos</b></div>
     <div>
             <br />
       Allah dit dans le Coran:        <br />
       « Ô, les gens! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle et vous avons désignés en nations et tribus, pour que vous vous entre connaissiez. Oui, le plus noble des vôtres, auprès de Dieu, c'est le plus pieux des vôtres... » Sourate 49 (Al-hujurât), verset:13.           <br />
              <br />
       L'échange avec ses convenances est essentiel entre les êtres humains.       <br />
       Il permet de lever les incompréhensions et les idées reçues et nous amène à mieux nous connaître pour s'apprécier et s'aider mutuellement. La réussite de la mission de l'être humain sur cette terre est liée inéluctablement à ce bon échange et à ce respect mutuel.       <br />
               <br />
       Nous présentons ici quelques éléments tirés du livre : <b>« Les vertus du dialogue dans le Coran : intemporalité et Universalité du discours Divin (dialogue interreligieux) », du docteur Moulay Mounir al-qâdirî </b>: édition : royaume du Maroc édition du ministère des habous et des affaires islamiques.              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Introduction</b></div>
     <div>
             <br />
       Dieu dit dans le Coran : « Appelle au chemin de ton Seigneur avec la sagesse et la bonne exhortation, puis discute avec eux sur un ton modéré »       <br />
       (Les Abeilles, V. 125)       <br />
              <br />
       Et il dit : « Ne discutez avec les gens du Livre que de la manière la plus douce » Sourate 29, verset 46.       <br />
              <br />
       Et dans un autre verset:       <br />
       « Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures (de prendre soin d'eux et bien se comporter avec eux). Car Allah aime les équitables.       <br />
       Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. »       <br />
       Coran, 60, versets 8 et 9.        <br />
              <br />
       Le Coran, de par son intemporalité et son universalité, a posé les bases d’un dialogue qui s’adresse à toutes les créatures. La Parole divine respecte les spécificités de chacun, en appelant à la reconnaissance mutuelle et en oeuvrant par la sagesse, la douceur et la preuve argumentative, sans renier l’autre ni le mépriser et en mettant en avant l’amour du croyant pour toutes les créatures.        <br />
       Le Livre Saint adopte une pédagogie éducative d’une richesse que le monde moderne découvre aujourd’hui avec stupeur. Cette science comprend entre autres modes, l’exhortation (al-maw‘iza), la controverse (al-hijâj), la discussion (al-jidâl) et la concertation intime (al-munâjât).        <br />
       Dieu dialogue avec toutes Ses créatures :        <br />
       ·        Dieu, dans le Coran, dialogue avec Ses Anges, Iblîs et avec Ses Prophètes qu’Il enseigne par le biais de la révélation indirecte, au moyen de l’Ange, ou directe, comme Il a procédé avec le Prophète Ibrahîm (Que Dieu l’agrée).       <br />
       ·        Dieu dialogue aussi avec les hommes, qu’il s’agisse des musulmans, des gens du Livre, des athées ou des païens.        <br />
       Cet enseignement coranique est relayé par l’exemple de notre Prophète bien aimé (psl) qui illustre au mieux les différents types de dialogues et les qualités de comportement à adopter envers chaque interlocuteur : musulman et non musulman.       <br />
       Parmi les hommes que Dieu a créés, certains ont pu atteindre un degré de pureté élevé, tel qu’Omar Ibn Al-Khattâb qui était « parmi les gens à qui Dieu parle (qu’Il inspire) ( Muhaddathîn ) »[1].        <br />
       Dieu a ainsi communiqué de manière subtile, par le souffle de l’Inspiration en leur cœur.       <br />
       La parole et la noblesse du comportement sont les bases d’une relation de qualité entre le musulman et les autres créatures de Dieu. Le Coran et la Sunna sont riches d’exhortations au bon comportement envers toutes les créatures de l’univers.       <br />
       Il s’agit, en particulier, des convenances que les fidèles musulmans se doivent de respecter entre eux ou lorsqu’ils se confient au Messager.        <br />
       Il s’agit également du bon caractère à adopter envers les non musulmans : les gens du Livre, les athées et les païens.       <br />
       En effet, le dialogue avec les autres religions obéit selon le Coran, aux règles de bonnes convenances. Il met l’accent sur les valeurs universelles communes qui constituent le terrain d’entente par excellence afin de permettre une compréhension mutuelle entre les belligérants sans « complexe de supériorité ni complexe d’infériorité ».       <br />
               <br />
       A travers ce modeste travail, nous souhaitons donner une valeur ajoutée autour d’un thème assez important qui occupe une place centrale dans les relations entre les humains, les musulmans entre eux et avec les non musulmans, d’autres civilisations.        <br />
       Nous souhaitons montrer que l’Islam est une religion d’entente, de dialogue et d’échange, loin de tout idée passionnée de « choc civilisationnel ».        <br />
       Bien au contraire, l’Islam est une religion de cohabitation avec toutes les religions et toutes les ethnies, comme elle l’a prouvé maintes fois depuis la venue du Prophète (psl).       <br />
       En effet, c’est sur la base des vertus islamiques que s’est construit un véritable dialogue entre les civilisations, comme cela a été en Andalousie, et comme cela doit être       <br />
       Pour cela, nous devons mettre en valeur le patrimoine culturel éthique et spirituel de notre religion afin de nourrir le dialogue universel, par la noblesse du comportement.       <br />
       C’était, à vrai dire, la finalité de la prophétie mohammadienne, comme il a été dit par notre Prophète :       <br />
       « J’ai été envoyé pour parfaire la noblesse du comportement. »        <br />
       Ainsi, l’Islam restera une religion qui s’adapte en tout lieu et à chaque époque (dans le temps et l’espace). Sans oublier que l’Islam est une miséricorde pour l’univers comme l’atteste le verset coranique suivant :       <br />
       « Nous t’avons envoyé comme miséricorde pour l’univers »[2]       <br />
       C’est pour cela que le dialogue coranique porte en lui cette dimension de miséricorde.       <br />
       Ce travail a pour but de présenter toutes les spécificités du Coran en ce qui concerne le dialogue, ses différents modes, ses sujets, ses méthodes, et ses vertus, qui doivent rester comme modèle de dialogue des musulmans entre eux et avec autrui..       <br />
              <br />
       [1] « Parmi ceux qui vous ont précédés des fils d'Israël, il y eut des hommes qui n'étaient pas des prophètes, mais auxquels Allah a adressé la parole. S'il devait y en avoir dans ma communauté, ce serait Omar ! ». Hadîth rapporté par Al Boukhâri. Un autre Hadith témoigne de l’immunité de ce compagnon : « Dès que le Diable te voit prendre une voie, il en prend aussitôt une autre ». Ibn 'Omar a dit: « Je n'ai jamais entendu 'Omar dire à propos d'une chose: « Je crois que c'est ainsi», sans qu'elle ne fût exactement ainsi ». Dans un autre Hadith, le Prophète témoigne à son égard : « Allah a fait en sorte que la vérité coule facilement sur la langue de Omar ». Rapporté par Ibn Madja et Al-Hakim.       <br />
               <br />
              <br />
       [2] Sourate Al Anbiyâ’, verset 107       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pédagogie du dialogue</b></div>
     <div>
             <br />
       <b>1. Etymologie du mot dialogue</b>       <br />
       Le terme dialogue (hiwar) est dérivé de (hawara) qui veut dire revenir. Nous retrouvons ce sens dans le Coran, comme lorsque Dieu dit de celui qui a mal compris le véritable sens de la Révélation :        <br />
       « Il pensait ne devoir jamais revenir (yahura) vers Dieu » [1]       <br />
       Et nous trouvons également bien d'autres dérivés avec le sens de « discuter » comme lorsque Dieu dit :        <br />
       « Le mieux nanti d'entre eux, s'entretenant (yuhawiru) avec son compagnon.. » [2]       <br />
       Le dialogue suppose donc deux interlocuteurs, un langage et une compréhension mutuelle.       <br />
              <br />
       <b>2. Les qualités pour le dialogue</b>       <br />
       Dieu nous apprend de quelle manière converser avec les gens pour les amener à la conversion. Nous y relevons ainsi une série de conditions :       <br />
              <br />
       a. La modération du départ       <br />
       Dans le Coran, il est conçu « un point de départ » pour le dialogue.       <br />
       En premier lieu, les deux antagonistes se trouvent dans une position d'égalité totale. Certes, l’une des parties peut avoir raison alors que l'autre aurait tort, cela n'empêche pas que Dieu enseigne à Son noble Prophète le code du dialogue en lui disant :        <br />
       « Ajoute : « Certes, nous devons être les uns ou les autres ou dans la bonne voie ou dans la pire aberration  » [3]       <br />
       Alors même que le Prophète est certain qu'il est dans le vrai, il doit respecter les règles du dialogue qui déterminera par la suite qui des deux a tort. C’est l’objet aussi de ce que l’on détaillera plus loin en ce qui concerne le dialogue avec les gens du livre.       <br />
       Dans la manière de mener le dialogue en Islam, il existe  un point de départ et un mode particulier :       <br />
       « Appelle au chemin de ton Seigneur avec la sagesse et la bonne exhortation, puis discute avec eux sur un ton modéré » [4]       <br />
       Le ton modéré est à employer dans une discussion dont le point de départ est la vérité.        <br />
       Toutefois, il est parfois préférable de recourir à la persuasion. Celle-ci utilise la connaissance certaine et renvoie à la "sagesse" mentionnée dans le verset suivant :       <br />
       « Appelle au chemin de ton Seigneur avec la sagesse et la bonne exhortation, puis discute avec eux sur un ton modéré » [5]       <br />
              <br />
       b. La sagesse       <br />
       « Appelle au chemin de ton Seigneur par la sagesse et la bonne exhortation » [6]       <br />
       La « sagesse » est généralement un générique de tout ce qui est bien et profitable pour les hommes, mais ici elle signifie plutôt la connaissance authentique et la science précise dont on ne saurait se détourner et qui ne souffre ni déformation ni travestissement. Celui donc qui dialogue avec autrui doit s'appuyer d'abord sur une connaissance véritable. C'est d'ailleurs pour cela que le Prophète (P.S) reprenait souvent cet enseignement coranique :       <br />
              <br />
       c. La clairvoyance       <br />
       « Dis: "Voici ma voie : appeler à Dieu en toute clairvoyance » [7]       <br />
       C'est à dire sans précipitation aucune et avec pondération, car il détient la connaissance véritable et inébranlable.       <br />
              <br />
       d. La douceur       <br />
       « Allez trouver Pharaon: son impiété s'accroît de jour en jour ! Parlez-lui sur un ton affable! » [8]       <br />
       Dieu, à travers plusieurs de ses versets coraniques. Ainsi, lorsque Dieu le Tout Puissant donne l'ordre à Moïse et à son frère Aaron de se rendre auprès de Pharaon. Malgré la tyrannie de Pharaon, Dieu conseille le recours à la douceur, sans violence ni passion.        <br />
       Il s’agit de la douce parole réconfortante qui s'adresse directement au coeur.       <br />
       Pourquoi une parole douce ? Quels en sont les effets ? Dieu nous l'explique :        <br />
       « Peut-être en sera-t-il édifié ou sera-t-il porté à Me craindre » [9]       <br />
       En d'autres termes, l’incitation en douceur est une étape nécessaire ; elle peut produire ses effets et l'usage n'en est pas nécessairement vain.       <br />
               <br />
       <b>3. Les différents modes de dialogue</b>       <br />
       Les modes de dialogue que nous pouvons distinguer dans Le Livre Saint, sont la discussion (jadal), la controverse (hijâj) ...       <br />
                <br />
       a. La discussion (jadal)       <br />
       Dans de nombreux versets coraniques, nous trouvons des termes comme Jadal, qui signifie « discussion » employé avec son antonyme, Mira` qui consiste à disputer et à contester sans raison.        <br />
       « Dieu a entendu les propos de celle qui discutait (tujâdilu) avec toi au sujet de son époux, tandis que sa plainte s'élevait vers Dieu. Dieu entendait votre dialogue, car Il entend tout, voit tout »[10]       <br />
       Ceci montre que tout un ensemble de champs lexicaux et sémantiques relatifs à la notion de « dialogue »  figure dans le Coran.       <br />
       Par ailleurs, c’est un dialogue de persuasion qui s’est instauré entre Abraham et les anges qui vinrent le visiter à propos du fils qu’il allait avoir (Ishâq) et de la tribu de Loth. Abraham essaya de plaider pour sauver le peuple de Loth et trouver une solution de miséricorde. Il ne savait pas encore ce que Dieu avait décrété vis-à-vis de ce peuple injuste. Néanmoins, La nature d’Abraham « un hanif musulman » l’incitait toujours au pardon, à la sollicitude et à la miséricorde. Et d’ailleurs, c’est Dieu qui lui a enseigné et inspiré encore une fois cette position.       <br />
       « Puis lorsque la crainte eut quitté Abraham et que la bonne nouvelle lui fut venue, voilà qu’il disputa (yujâdilunâ) avec Nous en faveur du peuple de Loth. Oui, Abraham était patient, certes, plein de sollicitude, enclin à Dieu »[11]       <br />
              <br />
       b. L’exhortation       <br />
       Un compagnon du Prophète (P.S), Al `Arbad ibn Siriya a dit : « Le Prophète nous a exhortés de sorte que nos coeurs palpitèrent et nos yeux larmoyèrent ». Telle est la bonne exhortation !        <br />
       Dans ce hadith, l’exhortation est caractérisée par l'adjectif « bonne » pour insister et pour nous indiquer la manière dont le dialogue doit se construire.       <br />
              <br />
       c.  L'argumentation       <br />
       « Produisez vos preuves, si vous êtes dans le vrai (si vous êtes sincères) »[12]       <br />
       Le Coran contient plusieurs versets qui stipulent que les détracteurs doivent présentent leurs arguments.        <br />
       Il s’agit de « discuter avec eux », dans le sens d’un affrontement verbal, en usant d'argumentation. Chacun des protagonistes présentera ses preuves et défendra son point de vue.        <br />
       L'argumentation construite est utilisée dans un discours afin d’agir sur la personne de manière à bannir les motifs de l'injustice de son cœur.        <br />
       Par ailleurs, le l’apport de la preuve est utilisé dans la controverse (al-hijâj ou al-munâzara).       <br />
       « Ne vois tu pas celui qui discuta avec Abraham au sujet de son Seigneur arguant du fait que Dieu lui avait donné la royauté ? Lorsque Abraham dit : « Mon Seigneur est celui qui donne la vie et la mort ». Il dit : « Moi aussi je donne la vie et la mort ». Abraham dit : « Dieu fait venir le soleil de l’Est fais-le venir de l’Ouest ! » Celui qui avait renié en resta interdit » [13]       <br />
       Il s’agit dans ce verset de l’argumentation (Hijâj)  ou Munâzara, c’est-à-dire la preuve contre la preuve, « d’égale à égale » d’Abraham contre le tyran assyrien Nemrod, roi de Ninive. C’est lui qui ordonna de jeter Abraham dans le bûcher mais ce fut chose vaine car Dieu ordonna au feu d’être « fraîcheur et salut sur Abraham »…       <br />
       Dans ce récit, ce fut Nemrod qui mourut, d’une façon des plus humiliantes. On raconte en effet qu’un moustique s’est introduit dans son nez et lui provoquait des migraines atroces. Il demandait à tous les passants de lui donner une tape sur le crâne dans l’espoir de faire tomber le moustique. C’est ainsi que celui qui se prenait pour un Dieu mourut victime de la plus faible des créatures. [14]       <br />
       De manière générale, la discussion entre les prophètes et leur peuple était toujours basée sur les arguments forts et visibles ou une logique claire et juste (la rhétorique : Al-bayân) tout en utilisant la sagesse et la douceur jusqu’à son paroxysme.       <br />
       Pour exemple, Loth dans le verset suivant est confronté à l’inertie de son peuple et le refus d’accepter la contrepartie, la solution naturelle qui correspond aux valeurs et à la vertu : «épouser ses filles et cesser de pratiquer la sodomie entre eux » :       <br />
       « Et quand Nos anges vinrent à Loth, il se mit en peine à cause d’eux, et son bras ressentit de l’étroitesse. Il dit cependant : « Voici un jour terrible ! » Quant à son peuple, ils vinrent à lui tout excités pour lui ;- auparavant ils pratiquaient les mauvaises actions. Il dit : « O mon peuple, voici mes filles : elles sont plus pures, pour vous. Craignez Allah, donc, et ne me faites pas d’ignominie en mes invités. N’y a-t-il pas parmi vous un homme bien dirigé ? » Ils dirent : «  Tu sais très bien que nous n’avons pas de droit sur tes filles ! Et en vérité tu sais bien ce que nous voulons. » … »[15]       <br />
              <br />
       d.La controverse (Hijâj)        <br />
       Il est une ancienne science spéciale chez les Arabes qu'ils nomment « la controverse » (Hijâj) où l'on préconise un mode de comportement qu'ils nomment « lâcher du lest » en d'autres termes, cela consiste à concéder certaines vérités au protagoniste même s'il devait l'emporter dans la discussion.        <br />
       Le mode de discussion préconisé dans le verset qui suit, concernant le dialogue entre Abraham et Dieu à propos de la revivification des morts, comporte un arrangement des situations et une coordination entre les protagonistes. C'est ce qu'on appelle en rhétorique « l'amassement et le déploiement » (Al-laf wa Nachr).        <br />
       Dieu enseigne ensuite par la preuve (hujja) à Ibrahim qu’Il est le plus grand : par la vision comparative des astres, Il montre qu’Il est plus digne d’être adoré.        <br />
       Allah a révélé au Prophète Mohammad (psl) comment Il enseigne à Abraham :       <br />
       « Quand la nuit l’enveloppa de ses ténèbres,  il vit un astre. Il dit : « Voici mon Seigneur ! » Lorsqu’il disparut à l’horizon, il dit : « Je n’aime pas ceux  qui disparaissent » Lorsqu’il vit la lune pointer à l’horizon, il dit : « Voici mon Seigneur ». Lorsqu’elle disparut, il dit : « vraiment si mon Seigneur ne me guide pas, j’appartiendrai à coup sûr à la gent égaré. » Lorsqu’il vit pointer le soleil, il dit : « Voici mon Seigneur, celui ci est plus grand » Lorsqu’il disparut, il dit : « O gens ! Je suis innocent de votre associationnisme » J’ai orienté toute mon adoration vers Celui qui a créé sans  précédent les Cieux et la Terre, en pur monothéiste et je ne fais point partie des Associateurs. Et son peuple lui fit une controverse. Il dit : « Controversez – vous avec moi au sujet de Dieu alors qu’Il m’a guidé et que je ne crains pas ce que vous Lui associez à moins que mon Seigneur ne veuille quelque chose ? Mon Seigneur a  contenu toute chose dans Son savoir, ne vous rappelez-vous donc pas ? » Comment craindrai –je ce que vous avez associé tandis que vous ne craignez pas d’avoir donné à Dieu des associés sans qu’aucune preuve irréfutable de leur existence ne vous ait été jamais descendu ? Qui donc des deux groupes est plus digne de sécurité, si vous saviez ? » [16]       <br />
              <br />
       e. Le propos creux (Mira’)       <br />
       Dans le champ lexical du dialogue, on retrouve notamment la notion de « propos creux » ou biaisé (Mira`) à travers le verset suivant.        <br />
       « Ne discute (ne creuse) (tumâri) donc à leur sujet que d’une façon apparente (superficielle) (mira ‘) et ne prends à leur sujet l’opinion d’aucun d’eux » [17]       <br />
       Dieu évoque la dispute relative au nombre personnes parmi des gens de la caverne qui n’était d’aucune utilité pour les croyants.       <br />
              <br />
       <b>4. L’éloquence (al-I`jâz)</b>       <br />
               <br />
       Il est question de l’éloquence persuasive du propos (al-I’jâz fî al-kalâm) « lorsque la signification qui résulte de ce propos a plus de portée que toute autre manière de s’exprimer. »[18] Le terme équivaut au mot Bayân qui évoque la clarté du discours ou la rhétorique. Ce terme désigne la chose que veut exprimer celui qui parle à son interlocuteur.        <br />
               <br />
       Dans le verset suivant, Dieu s’adresse aux hommes avec éloquence en confirmant la création de la terre et des cieux :       <br />
       « Ceux qui mécroient n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre étaient bel et bien conçus (en une masse) ? Ensuite, Nous les avons dégagés tous deux, et Nous avons désigné de l’eau tout être vivant. Ne croient-ils donc pas ? » [19]       <br />
       De manière générale, tous les dialogues des prophètes avec leur peuple se caractérisent par l’éloquence, à travers des explications claires et logiques, une parole juste et sage.       <br />
       Il en est ainsi du prophète Chu`aib et de Moïse qui demanda à Allah de dénouer sa langue pour être plus persuasif face à Pharaon.       <br />
               <br />
       Par ailleurs, il existe différents types d’explication pour une meilleure éloquence, par exemple:       <br />
       - L’explication par renforcement (bayân al-taqrîr) : c’est l’insistance mise dans le discours en vue d’éliminer toute expression figurée (ihtimâl al-majâz) ou particulière (tahsîs), comme dans ce verset : « Alors les anges se prosternèrent tous ensemble. »[20] On reconnaît ainsi que la généralisation se rapporte aux anges après la mention « tous » (kullu-hum – eux tous), afin qu’on ne puisse conclure à une particularisation (tahsîs)[21].       <br />
       -L’explication par commentaire (bayân al-tafsîr) : c’est l’explication d’une chose impliquant soit une pluralité de sens (mushtarak) soit une difficulté (mushkil), soit un sens général (mujmal), soit encore un sens caché (khafî), comme dans cette parole coranique : « Maintenez-vous en prières, versez l’impôt purificateur » Le terme prière (salât) est employé avec un sens général et l’explication en est donnée par la Tradition (sunna) [C'est-à-dire invocation (du`â’)]. De même pour le terme « impôt purificateur » (zakât) qui s’applique d’une manière générale à tout droit soumis à rétribution (haqq al-nisâb) et aussi à un comput précis (miqdâr). Ce genre d’explication est subordonné à la sunna.[22]       <br />
              <br />
       [1] Le Ciel qui se fend, V. 16       <br />
              <br />
       [2] La Caverne, V. 36       <br />
              <br />
        [3] Saba, V. 24       <br />
              <br />
       [4] Les Abeilles, V :125       <br />
              <br />
       [5] Les Abeilles, V. 125       <br />
              <br />
       [6] Les Abeilles, V. 125       <br />
              <br />
       [7] Joseph, V :108       <br />
              <br />
       [8] Taha, Sourate 20 :43       <br />
              <br />
       [9] Taha, V. 44       <br />
              <br />
       [10] La Discussion, V. 1       <br />
              <br />
       [11] Sourate XI, 74,75       <br />
              <br />
       [12] Les Fourmis, V. 64       <br />
               <br />
              <br />
       [13] Coran s. 2, v. 258       <br />
              <br />
       [14]  “Al Qur’ân al karîm”  traduction et notes : Salah Eddine Kechrîd, Edition Dar al gharb al islami, p. 54       <br />
              <br />
       [15] Sourate XI, 77-79       <br />
              <br />
       [16] Coran  VI, 76-81       <br />
              <br />
       [17] La caverne, V. 22       <br />
              <br />
       [18] Al-Jurjânî ‘Ali b. Muhammad, Kitâb al-Ta’rîfât, Trad. M ; Gloton, Presses universitaires d’Iran, Téhéran, 1994, p. 78        <br />
              <br />
       [19] Coran XXI, 30       <br />
              <br />
       [20] Coran, 15, 30       <br />
              <br />
       [21] Al-Jurjânî ‘Ali b. Muhammad, Kitâb al-Ta’rîfât, Trad. M ; Gloton, Presses universitaires d’Iran, Téhéran, 1994, p. 105       <br />
              <br />
       [22] Al-Jurjânî ‘Ali b. Muhammad, Kitâb al-Ta’rîfât, Trad. M ; Gloton, Presses universitaires d’Iran, Téhéran, 1994, p. 105       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le dialogue et l'échange avec les gens du Livre: selon le Coran et la Sunna</b></div>
     <div>
             <br />
       <b>1 Dans le Coran</b>       <br />
              <br />
       En ce qui concerne les gens du livre, nous trouvons des termes comme (Jadal) qui veut dire discussion et dont le point de départ doit être la douceur :       <br />
       « Ne discutez pas avec les gens du livre que de la manière la plus douce sauf ceux d’entre eux qui ont été injustes. Dites : « Nous avons cru à ce qui nous a été révélé et vous a été révélé, Notre Dieu et Le vôtre ne sont qu’un seul et même Dieu et nous Lui sommes entièrement soumis » [1]       <br />
       Il s’agit ainsi d’être doux et d’utiliser les points communs et le terrain d’entente dans le respect  et la reconnaissance de l’autre :       <br />
       « Dis : "Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah. »[2]        <br />
       En ce qui concerne Abraham, le Coran le considère comme le père des religions du livre et qu’il est antérieur au christianisme et au judaïsme, toute controverse  à son propos est sans fondement selon le Coran qui rejette par la logique les fausses histoires sur Abraham :       <br />
       « Ô gens du livre ! Pourquoi opposez-vous vos arguments au sujet d’Abraham alors que la Torah et l’Evangile n’ont été descendus qu’après lui ? N’êtes vous donc point sensés ? Voila donc que vous avez fait une dispute à propos de ce dont vous avez quelque connaissance. Pourquoi donc disputez-vous au sujet de ce dont vous n’avez aucune connaissance alors que Dieu sait et que vous ne savez point ? Abraham n’est ni Juif ni Chrétien mais il est pur monothéiste Musulman et ne fait pas partie des Associateurs »[3]       <br />
       Abraham a vécu à Our en Chaldée, près de deux mille ans avant Jésus. Il appartenait aux araméens qui sont eux même une branche sémite. Les Juifs diront de lui qu’il est Juif et les Chrétiens diront qu’il est chrétien. Comment pouvait-il être l’un ou l’autre quand la Torah et l’Evangile n’ont été révélés que longtemps après lui ?[4]       <br />
       Le dialogue a été poussé à son paroxysme quand Dieu déclare en défiant et en utilisant ce qu’on appelle : « l’ordalie d’exécration » « moubâhala »: « ….S’ils tournent le dos dîtes : « Soyez témoins de ce que nous sommes musulmans »[5]       <br />
       Ce verset a été révélé quand les Arabes chrétiens de Najran furent en désaccord avec le Prophète au sujet de la nature de Jésus. Dieu lui ordonna de les inviter à maudire avec lui les menteurs : c’est : « l’ordalie d’exécration »[6]. Les Najranites ne relevèrent pas le défi et se retirèrent à bout d’argument[7].       <br />
       En suivant l'exemple du Prophète Muhammad, paix et bénédictions de Dieu sur lui, qui s'entretint notamment avec les chrétiens de Najran[8], il est possible et même louable d'organiser des dialogues avec les gens d'autres confessions sur des sujets tels que l'Unicité de Dieu, la mission des prophètes ou l'origine de l'humanité. Ces dialogues doivent se dérouler dans une atmosphère saine, sans faire usage de la coercition, et en évitant de rabaisser les autres ou de les blesser.       <br />
              <br />
       Malgré les différences qui existent entre l'islam et les autres religions révélées, il y a un terrain d'entente commun où tous peuvent se rencontrer. Par exemple, toutes les religions divines reconnaissent les notions de divinité, de mission prophétique et de vie éternelle. Elles acceptent toutes les principes de bonne conduite et se préoccupent de la structure sociale de la famille. Elles ont des vues convergentes sur les questions relatives à l'environnement, aux droits de l'homme, à la défense des opprimées, la confrontation de l'injustice et du despotisme; elles dénoncent les génocides, les agressions et le fanatisme.       <br />
               <br />
       <b>2 Dans la Sunna</b>       <br />
               <br />
       Durant sa vie à la fois comme chef religieux et comme homme d’Etat, le Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) faisait preuve d’une grande sensibilité et de respect dans ses relations avec « les Peuples du Livre », les Juifs et les Chrétiens. Dans l’esprit de la révélation divine, le Prophète Mohammad interdisait de faire du mal aux non Musulmans et demandait aux Musulmans de bien les traiter. Il dit un jour à ce propos :        <br />
       « Celui qui fait du mal à un Juif ou à un Chrétien trouvera en moi son adversaire au Jour du Jugement.»        <br />
       La première chose que le Prophète Mohammad (que la paix soit sur lui) fit après s’être établi à Médine, où il avait été invité comme chef, fut de conclure un traité entre les Musulmans et les gens du Livre (les Juifs et les Chrétiens). D’après ce traité, les Musulmans garantissaient à ceux-ci la liberté de croyance et leur accordaient les mêmes droits et obligations que ceux dont ils jouissaient eux-mêmes.        <br />
               <br />
       <b>a- Des envoyés de la part du Messager au Yémen</b> [9]       <br />
       Le Prophète envoya Mu‘âd Ibn Jabal et Abû Musâ AlAsh ‘arî au Yèmen. Il leur prodigua les recommandations suivantes :        <br />
       « Optez pour la facilité et non la difficulté et soyez annonciateur de la bonne nouvelle et non de la mauvaise » et il dit en s’adressant à Mu‘âd : « tu vas certainement rencontrer des gens du livre, tu dois commencer par leur apprendre d’abord l’attestation, puis, s’ils obéissent, dis leur que Dieu (qu’ils ont obéi) a prescrit pour eux une aumône à prendre des riches pour être donner aux pauvres, s’ils t’obéissent n’acceptent aucun argent (comme récompense), et prend garde à la prière de celui qui a subi une injustice.. »[10]       <br />
       Nous voyons que le Prophète a recommandé à Mu‘âd d’utiliser la pédagogie dans sa communication avec les gens du Livre :        <br />
       - D’abord le plus facile et le plus important : l’attestation que Dieu est Un et que Muhammad est son messager.       <br />
       - Puis les prescriptions, en expliquant leur valeur sociale (pour exemple, l’instauration de l’aumône légale pour assurer l’équilibre de la société).       <br />
               <br />
       <b>b- Les Chrétiens de Najran</b>       <br />
       Quand une délégation de Chrétiens vint à Médine en provenance de Najran, une ville du sud-ouest d‘Arabie, le Prophète les reçut dans sa mosquée et les invita à dire leurs prières à l’intérieur de la mosquée. Les Musulmans disaient leurs prières d’un côté de la mosquée et les Chrétiens de l’autre. Au cours ce cette visite, le Prophète discuta aimablement avec eux sur de nombreux sujets. [11]       <br />
       Ceci prouve la considération  du prophète pour les gens du Livre et le souci d’établir une solidarité humaine et spirituelle entre les croyants de toutes les religions.       <br />
               <br />
       <b>c-Le Négus</b>[12]       <br />
       Allah a révélé au sujet du Négus :       <br />
       « Oui il y a parmi les gens du livre qui certes croient en Dieu et en ce qu’on a fait descendre vers vous et en ce qu’on a fait descendre vers eux, humbles qu’ils sont devant Dieu, et ne vendant pas point les signes de Dieu à vil prix. Voilà ceux dont le salaire est auprès de leur Seigneur. »[13].       <br />
       Le Prophète lui-même a accompli la prière de la mort en son hommage (prière sur l’absent).       <br />
       Il faut également mentionner l’échange entre ce roi issu du christianisme et les compagnons du Prophète (paix et salut sur lui). Le contexte était le suivant : Ja'far (qu'Allah soit satisfait de lui) et sa femme, Asmâ' bint 'Umays furent l'objet d'une persécution atroce infligée de la part des polythéistes. Sur ce, le Prophète leur accorda l'autorisation d'émigrer en Abyssinie chez le Négus, avec les autres musulmans victimes du traitement injuste. Le Prophète leur dit :        <br />
       « Il y a dans ce pays un roi juste »       <br />
       Quraych délégua 'Amr ibn Al-'As -avant son ralliement à l'islam- et 'AbdAllâh ibn Abû Rabi'a au Négus et les chargea de cadeaux pour celui-ci ainsi que pour ses patriarches. Ces délégués eurent pour but d'obtenir le consentement du Négus à remettre les émigrants musulmans à Quraych. Ja'far occupa le point de mire au cours des pourparlers entretenus avec le Négus.        <br />
       Oum Salama (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui fit partie des émigrants, rapporta :        <br />
       « … Puis, le Négus nous invoqua à sa rencontre. Nous nous réunîmes avant d'y aller. Nous dîmes les uns aux autres: « Le roi va vous interroger sur votre religion. Exposez donc clairement ce à quoi vous croyiez et que Ja'far ibn Abû Tâlib soit exclusivement votre porte-parole ». Nous allâmes ensuite voir le Négus qui était entouré de ses patriarches, endossant leurs soutanes, vêtus de leurs calottes et retenant leurs livres entre les mains. Nous trouvâmes chez lui aussi 'Amr ibn Al-'As et 'Abd-Allâh ibn Abû Rabi'a. Quand nous prîmes place, le Négus nous adressa la parole, en disant: « Quelle est donc cette nouvelle religion que vous avez inventée, en abjurant celle de votre tribu, et sans toutefois que vous convertissez à la mienne ou à n'importe quelle autre religion bien connue ? »        <br />
       Ja'far ibn Abû Tâlib s'approcha alors de lui et dit: « Ô roi ! Nous étions des gens ignares : nous adorions les fétiches, nous magnions les bêtes crevées, nous commettions les turpitudes, nous nuisions à nos liens de famille, nous portions atteinte au voisinage, et le fort parmi nous n'hésitait jamais à fouler aux pieds le faible. Nous restions sur cet état jusqu'à ce qu'Allah nous a envoyés un Messager pris parmi nous. Nous connaissons sa lignée et nous sommes sûrs de sa sincérité, de son honnêteté et de sa dignité. Il nous appelle à vouer un culte exclusif à Allah l'Unique et à quitter les idoles de pierre que nous adorions avec nos ancêtres. Il nous exhorte à la franchise et nous avertit contre la trahison des dépôts. Il nous prêche aussi d'entretenir nos liens familiaux, de s'attacher au bon voisinage, de s'abstenir des grands péchés et d'arrêter les effusions du sang. Il nous enjoint de ne jamais commettre les turpitudes, ni de faire de faux témoignage, ni de s'accaparer des biens des orphelins, ni de lancer des accusations contre les femmes chastes. Il nous invite à adorer Allah, l'Unique sans jamais Lui donner d'associé, d'accomplir la prière (Al-Salât), de faire l'aumône légale (Al-Zakât), de jeûner le mois de Ramadan (Al-Siyâm). Nous lui avons donné foi, nous avons cru en lui et nous l'avons suivi en se conformant à ce qui lui a été révélé de la part d'Allah. Nous avons donc considéré comme licite ce qu'il nous l'a déclaré comme tel, et vice-versa. Notre tribu, ô roi, s'était mise à nous agresser. Elle nous avait cruellement persécutés pour nous forcer à abjurer notre foi et nous faire retourner à l'adoration des fétiches. Après tant de traitements injustes, d'accablements et de contraintes pour nous séparer de notre religion. Nous avons, donc, décidé d'émigrer vers ton pays, nous vous avons donné la prédilection et nous avons désiré votre voisinage. Nous souhaitons donc que chez vous nous soyons à l'abri d'injustices nouvelles. »       <br />
       Le Négus dit alors à Ja'far ibn Abû Tâlib : « Vous avez quelque fragment de ce qu'Allah a révélé à ton prophète? »        <br />
       Ja'far répondit par l'affirmative et le Négus de lui en ordonner la lecture. Ja'far récita alors: « Kâf, Hâ, Yâ, 'Ayn, Sâd. C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète,  et dit: "Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. (Cependant), je n'ai jamais été malheureux (déçu) en te priant, ô mon Seigneur» [14]       <br />
       Ja'far ayant terminé une partie de la sourate, le Négus se mit à pleurer au point d'avoir mouillé sa barbe de ses larmes, tel fut aussi l'état de ses patriarches qui mouillèrent leurs livres des larmes de leurs yeux sous l'émotion qui les gagnait par les paroles d'Allah.        <br />
       Le Négus s'adressa alors à nous, en disant: « Certes, ce qu'a été révélé à votre Prophète et ce qu'a été révélé à Jésus, émanent de la même source de Lumière »       <br />
       Puis, il se tourna vers 'Amr et son compagnon et leur dit: « Allez-vous-en ! Par Dieu ! Je ne les vous remettrai jamais. »       <br />
       Umm Salama poursuivit son récit et dit :        <br />
       « Quand nous sortîmes de chez le Négus, 'Amr ibn Al-'As se mit à nous menacer en disant à son compagnon : « Par Dieu! Je viendrai demain voir le roi et je lui raconterai ce que soulèvera sa colère contre eux et rendra son cœur plein de haine à leur détriment. Je l'inciterai à les exterminer jusqu'au bout »       <br />
       ‘Abd-Allâh ibn Abû Rabi'a lui répondit : « Ne le faites pas, ô 'Amr. Ils sont nos parents, même s'ils se sont opposés à notre religion ». – « Laissez-cela à part, dit 'Amr, par Dieu! Je l'informerai de tout ce qui les mettra dans une situation périlleuse. Par Dieu! Je lui dirai qu'ils prétendaient que Jésus, fils de Marie n'est qu'un serviteur.»       <br />
       Au lendemain, 'Amr vint trouver le Négus et lui dit : « Ô roi ! Ceux-ci mêmes que vous avez hébergés et protégés, inventent des mensonges à l'encontre de Jésus fils de Marie. Veuillez les réunir pour les interroger sur ce qu'ils prétendent à son propos. »       <br />
       Ayant eu connaissance de ceci, nous fûmes extrêmement accablés et chagrinés. Les uns disent aux autres : « Qu'est-ce que vous direz au sujet de Jésus, fils de Marie si le roi vous pose la question à son sujet ? » Nous répondîmes : « Par Allah ! Nous ne dirons à son sujet que ce qu'Allah a révélé à son sujet. Nous ne trahirons d'un pouce ce que fut révélé à notre Prophète. Advienne que pourra ». Nous nous mîmes d'accord pour laisser la parole à Ja'far ibn Abû Tâlib encore une fois.        <br />
       Une fois chez le Négus, nous trouvâmes chez lui ses patriarches dans un état typiquement semblable à celui de la dernière fois. Nous y trouvâmes aussi 'Amr ibn Al-'As et son compagnon. Le Négus commença le premier à parler et nous dit : « Que dites-vous au sujet de Jésus, fils de Marie ? » Ja'far répondit : « Nous disons à son sujet ce qu'a été révélé à notre Prophète Muhammad (psl). » Le Négus demanda : « Et qu'est ce qu'il en dit ? » – « Il dit qu'il est le serviteur d'Allah et de Son envoyé, Son esprit et Sa parole qu'Il a envoyé à la Vierge Marie ». Dès que le Négus eut entendu les paroles de Ja'far, il tapa la terre de sa main, en disant : « Par Dieu! Il n'y a point de différence entre ce que le fils de Marie avait dit et ce qu'a été révélé à votre Prophète. » Au grand scandale des patriarches, ils s'éloignèrent du Négus qui leur dit : « Même si vous vous éloignez de moi ! » Puis, il se tourna vers les musulmans et leur dit : « Allez-vous-en vous êtes en sécurité! Quiconque vous adresse une parole obscène sera assujetti à une amende. Et quiconque vous agresse, sera puni. Par Dieu! Je préfère votre sécurité à la possession d'un mont d'or ». Puis, il regarda 'Amr et son compagnon et dit: « Rendez à ces deux hommes-là leurs cadeaux. Je n'en ai point besoin. »        <br />
       Umm Salama reprit : « Consternés et déçus, 'Amr et son compagnon partirent. Quant à nous, nous passâmes un séjour parfait chez le Négus qui fut le plus généreux des hommes.        <br />
       Quand une délégation de Chrétiens d’Abyssinie vint à Médine, le Prophète Mohammed (que la paix soit sur lui) les hébergea dans une mosquée et prit personnellement soin d’eux. En leur servant à manger, il leur dit qu’ils avaient été si généreux et obligeants envers ses compagnons qui avaient émigré dans leur pays qu’il tenait à les honorer lui-même. »        <br />
               <br />
       <b>d- Le roi des Qubt</b> [15]       <br />
       On cite les échanges qui ont eu lieu entre le Prophète et ce roi :        <br />
       Le prophète lui proposa dans une lettre pleine de douceur de respect et de sagesse d’embrasser la religion de l’unicité. En retour, celui-ci lui offrit de précieux cadeaux dont Maria qui lui donna son enfant Ibrahim qui mourut peu de temps après sa naissance. Le Prophète a accepté tous les cadeaux du roi, excepté un médecin, car disait t-il, « notre alimentation est mesurée ».       <br />
       Les Coptes d’Égypte bénéficient d’un statut particulier et d’un rang distingué dans la mesure où le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - a fait à leur égard des recommandations spécifiques.       <br />
       La Mère des Croyants Umm Salamah - que Dieu l’agrée - rapporte que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui – donna les recommandations suivantes avant de mourir :        <br />
       « Je vous recommande par Allâh les Coptes d’Egypte. Vous les vaincrez et ils seront pour vous un appui matériel et un renfort dans le chemin d’Allâh »[16]        <br />
       Les faits historiques confirmèrent ce que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - avait annoncé. En effet, les Coptes accueillirent les conquérants musulmans et leur ouvrirent les bras quand bien même les Byzantins qui les gouvernaient auparavant étaient chrétiens comme eux. Puis, les Coptes embrassèrent la religion d’Allah en grand nombre ...       <br />
       L’Egypte fut la porte de l’Islam pour l’Afrique toute entière et ses habitants furent désormais des appuis et des renforts dans le chemin de Dieu. Abû Dharr - que Dieu l’agrée - rapporte que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - dit :       <br />
       « Vous conquerrez une terre où l’on traite du qirât. Soyez pleins d’égard envers sa population car elle dispose d’une dhimmah et d’un lien de parenté." Dans une variante : "Vous conquerrez l’Egypte, une terre où l’on use du qirât (une fraction du dirham et du dinâr et d’autres monnaies, fréquemment utilisée par les Egyptiens et qui est encore en cours dans le cadastre, l’orfèvrerie et toutes sortes de choses divisibles en 24 qirâts), lorsque vous la conquerrez, soyez pleins d’égard envers sa population car elle dispose d’une dhimmah et d’un lien de parenté" et dans une autre variante "elle dispose d’une dhimmah et d’un lien matrimonial »[17]       <br />
       Selon les explications des avants, le lien de parenté fait référence au fait que Hagar, la mère d’Ismaël - paix sur lui - est des leurs (Egyptienne) alors que le lien matrimonial fait référence au fait que Maria, la mère d’Ibrâhîm, le fils du Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - est des leurs.[18]       <br />
       D’après Ka`b Ibn Mâlik Al-Ansârî : J’entendis le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - dire :        <br />
       « Lorsque l’Egypte sera conquise, soyez pleins d’égard envers les Coptes car ils disposent d’un lien de sang et de parenté" et dans une narration "ils disposent d’une dhimmah et d’un lien de parenté" signifiant par là que la mère d’Ismaël était des leurs. » [19]       <br />
       Ici, le Messager donne aux Coptes plus de droits que les autres car ils bénéficient de la dhimmah c’est-à-dire le pacte de Dieu et de Son Messager et le pacte de la communauté musulmane, un pacte digne d’être honoré et soigné. Ils disposent également de liens de parenté et de sang qui leur sont exclusifs dans la mesure où Hagar était des leurs ainsi que Maria la Copte qui donna au Prophète - paix et bénédictions sur lui - son fils Ibrâhîm       <br />
               <br />
       <b>e- Omar à Jérusalem</b>       <br />
       Le calife confia les affaires de l'Etat à Ali et se rendit à Jérusalem. Il avait un serviteur pour seule escorte et il n'y avait qu'un chameau qu'ils chevauchaient chacun à leur tour. Le jour de leur arrivée à Jérusalem, c'était le tour du serviteur de monter la bête :       <br />
       « Commandeur des croyants, je te cède la monture, ce serait d'un piètre effet aux yeux des gens si je montais la bête, tandis que toi tu la guides. »       <br />
       « Non », répondit Omar, « je ne vais pas me montrer injuste. L'honneur de l'islam est amplement suffisant pour nous tous. »       <br />
       Abu Obaid, Khalid, Yazid et les autres officiers de l'armée s’étaient avancés pour recevoir le calife. Tous portaient des tuniques de soie, ce qui rendit Omar furieux. Il fit de vifs reproches à ses généraux en disant :        <br />
       « Avez-vous donc tant changé en l'espace de deux ans ? Qu'est ce que cet accoutrement ? Même si vous aviez fait cela 200 ans avant, je vous aurais démis. »       <br />
       Les officiers répondirent : « Nous sommes dans un pays où la qualité du vêtement atteste le rang de l'homme. Si nous portons des vêtements ordinaires nous inspirerons peu de respect aux gens. Cependant, nous portons nos armes sous nos robes de soie. » Cette réponse apaisa la colère du calife.       <br />
       Ensuite Omar signa le traité de paix connu jusqu'à nos jours sous le nom "Assurance de Omar". Il se présenta comme suit (extrait) :        <br />
       « Du serviteur de Dieu et commandeur des croyants, Omar.        <br />
       <b>Les habitants de Jérusalem sont assurés de la sécurité de leur vie et de leurs biens. Leurs églises et croix seront préservées. Leurs lieux de culte resteront intacts. Ils ne pourront être confisqués ou détruits. Ce traité s'applique à tous les habitants de la cité. Les gens seront tout à fait libres de suivre leur religion, ils ne devront subir aucune gêne ou trouble… » </b>       <br />
       [Ref. At-tabari, op.cit, 2éme partie page 449.       <br />
       Le patriarche orthodoxe de Jérusalem publia le 01 janvier 1953 une copie de l’original du manuscrit de la librairie d’Al-fanar (dans un des districts administrés par Istanbul) de ce qui serait « L’assurance de Omar » (Bibliothèque du Patriarcat de Jérusalem, Document n° 552).]       <br />
              <br />
       Les portes de la ville étaient ouvertes. Omar se dirigea directement vers le Temple de David (Masjid Al Aqsa.) Il fit sa prière sous l'arche de David.        <br />
       Il visita ensuite la plus grande église de la ville. Il s'y trouvait justement lorsque vînt l'heure de la prière de l'après midi.       <br />
       « Tu peux faire ta prière dans l'église », dit l'évêque. « Non », dit Omar. « Si je fais cela, il pourrait arriver un jour que les musulmans prennent cette excuse pour s'emparer de votre église. »       <br />
       Ainsi, il préféra faire sa prière sur les marches de l'église. De plus, il donna un écrit à l'évêque, qui stipulait que les marches ne devaient pas être utilisées pour la prière en commun ni pour l'appel à la prière.        <br />
               <br />
       <b>f-  La mosquée d'Omar</b>       <br />
       Omar voulut bâtir une mosquée à Jérusalem. Il demanda à l'évêque quel site conviendrait le mieux à son projet. L'évêque lui suggéra le Sakhra, à savoir le rocher où Allah s'adressa au Prophète Jacob. Les chrétiens y avaient amoncelé des immondices pour irriter les juifs. Omar lui-même prit part au nettoyage. Jérusalem, cité du Christ était ainsi témoin du sens de l'équité qui caractérisait l'Islam et qui est une conséquence du bon dialogue, du respect et de la reconnaissance de l’autre. Lorsque toute trace d'impureté fut enlevée, on bâtit une mosquée à cet endroit qui existe encore de nos jours et est connue sous le nom de Mosquée de Omar.        <br />
               <br />
       <b>3 La reconnaissance mutuelle : une autre dimension du dialogue</b>       <br />
               <br />
       Souvent, le concept de  « tolérance » est utilisé dans le cadre du dialogue interreligieux. On ne trouve nul part dans le Coran ou la Sunna ce concept. Tolérer, peut conduire  à accepter quelqu’un à contre cœur ou avec des réserves et garder sa distance par rapport à lui : certains historiens prétendent que ce mot est né des conflits entre protestants et catholiques.       <br />
       Or, en Islam, la tolérance est une reconnaissance mutuelle c'est-à-dire qu’elle exige un dialogue permanent et un partage :        <br />
       « Ô hommes, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez »[20]       <br />
       Le croyant est amené grâce à son éducation spirituelle à aimer l’autre, car son cœur est rempli d’amour de Dieu et de son Prophète et « Dieu n’a assigné deux cœurs au ventre d’aucun homme »[21], d’où il ne peut qu’aimer les créatures sans distinction et communiquer avec elles sans préjugés.       <br />
       Le croyant vrai comprend par le biais de la pratique des prescriptions divines et de l’éducation spirituelle muhammadienne : que le seul juge est Dieu !       <br />
       Il comprend aussi que les croyances peuvent être différentes ou divergentes, et il comprend et communique avec  l’autre en l’aimant et en le respectant : car l’être humain quel que soit sa race ou sa religion est issu du souffle de Dieu[22].       <br />
              <br />
       [1] Coran 29,46       <br />
              <br />
       [2] âl-`Imrân : 64       <br />
              <br />
       [3] Sourate III, verset 66-67       <br />
              <br />
       [4] Al Qur’ân Al Karîm, traduction et notes Salah Eddin Kechrid, édition Dar al-gharb al-islami       <br />
              <br />
       [5] Sourate III, verset 64 « Dis : "Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah….. ».        <br />
              <br />
       [6] Le verset dans lequel Dieu lance cette ordalie : « Oui, au regard de Dieu, il en est de Jésus comme d’Adam qu’Il créa de poussière, puis à qui Il dit : « sois » : et il fut La vérité est de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre des sceptiques. A qui en dispute avec toi, maintenant que la science t’est venue, tu n’as qu’à dire : « Venez, appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nos propres personnes et les vôtres, puis exécrons les menteurs en proférant sur eux la malédiction de Dieu ».       <br />
              <br />
       [7] Al Qur’ân Al Karîm, traduction et notes Salah Eddin Kechrid, édition dar al-gharb al-islami       <br />
              <br />
       [8] Le Prophète (psl) était persuadé de rallier facilement à l'Islam les "unitaires", les " gens des Écritures " (Ahl al Kitab), c'est à dire les Chrétiens et les Juifs, et d'abord parce qu'il se réclamait de Jésus, de Moïse et surtout d'Abraham, symbole du monothéisme et de la foi sous leur forme la plus haute. Il fait aux uns et aux autres des concessions. A l'évêque de Najran, venu lui rendre visite, il permet de célébrer la messe dans sa propre Mosquée. Nombre de rites sont admis par l'Islam. La direction de la prière musulmane (Qibla) est orientée dans un premier temps vers Jérusalem. (Voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn  du  Sheikh Muhammad Al khadrî, les éditions : Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr Oman, 1995, p. 309.       <br />
              <br />
       [9] Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn  du  Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed. Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr Oman, 1995, p. 303-304        <br />
              <br />
       [10] Al Bukhâri n° 4341 et Muslim sous le numéro 1733       <br />
              <br />
       [11] La Sira d’Ibn Ishâq et voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du  Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed.Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman, 1995, p. 309       <br />
              <br />
       [12] Voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du  Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed.Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman, 1995, p. 233-234       <br />
              <br />
       [13] Coran Sourate 3 verset 199       <br />
              <br />
       [14] Coran, XIX, 1-4       <br />
              <br />
       [15] Voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn  du  Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed. Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman, 1995, p. 232-233       <br />
       Le Muqawqas roi des coptes a beaucoup apprécié la lettre du prophète : il dit de lui : « il a l’outils de la prophétie » et il dit au messager : «  tu es un sage venant de chez un sage »       <br />
              <br />
       [16] Cité par Al-Haythamî dans Majma` Az-Zawâ’id, volume 10, p. 62 , rapporté par At-Tabarânî, ses narrateurs sont ceux du Sahîh       <br />
               <br />
              <br />
       [17] Ces deux énoncés figurent dans Sahîh Muslim, numéro 2543, chapitre de la recommandation du Prophète - paix et bénédictions sur lui - au sujet du peuple d’Egypte, et dans Musnad d’Ahmad, volume 5, p. 174       <br />
              <br />
       [18] Cf. An-Nawawî dans Riyâd As-Sâlihîn "Les Jardins des Vertueux", hadith 334, édition Al-Maktab Al-Islâmî Sans surprise, l’Imâm An-Nawawî mentionna ce hadîth dans son livre Riyâd As-Sâlihîn, chapitre de "la bienfaisance envers les parents et l’entretien des liens de parenté", mettant en avant ce lien de parenté que Dieu et Son Messager ont ordonné d’entretenir entre les musulmans et les habitants d’Egypte avant même qu’ils n’embrassent l’islam.        <br />
              <br />
       [19] Cité par Al-Haythamî, volume 10, p. 62 ; il dit : rapporté par At-Tabarânî, selon deux chaînes de narrateurs, l’une d’elle étant une chaîne du Sahîh. Il fut également rapporté par Al-Hâkim selon la deuxième transmission. Il le jugea authentique selon le critère des deux Sheikh , jugement partagé par Adh-Dhahabî, volume 2 p. 753, et selon Az-Zuhrî : le lien de parenté désigne le fait que la mère d’Ismaël était des leurs.        <br />
               <br />
              <br />
       [20] Sourate 49, verset 13       <br />
              <br />
       [21] Sourate 33 verset 4 : on voulait faire allusion au fait que des sentiments opposés à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose ne pouvaient coexister en même temps chez un homme (dans le cœur d’un homme croyant).       <br />
              <br />
       [22] « Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son esprit » (Coran, Sourate 32 verset 9).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Relation avec les athées et les païens</b></div>
     <div>
             <br />
       En plus des versets que l’on a exposés et qui incitent les musulmans à un dialogue de respect et de bonté envers les êtres, nous citerons des exemples historiques du comportement du Prophète avec les athées et les païens.       <br />
               <br />
       <b>a- Le pacte de Hudaybiyya</b>[1]       <br />
              <br />
       Au début d'avril 628, Mohammed avisa ses adeptes d'avoir à se préparer pour accomplir le pèlerinage à La Mecque. 1.500 personnes marchèrent donc en direction de la ville. Les Mecquois bloquèrent le défilé qui mène à leur ville. Les musulmans campèrent donc à quelques lieues de là, à Hudaybiyya. Un pacte fut signé, appelé le pacte de Hudaybiyya. Par celui, Mohammed s'engage à retourner à Médine sans accomplir le pèlerinage. En revanche les Mecquois s'engagent à ne plus prendre les armes contre les musulmans et de les autoriser à accomplir l'année suivante le pèlerinage mineur. La guerre devait cesser pendant dix ans. Durant cette période, les Quraychites qui iraient chez Mohammed sans la permission de leur tuteur légal seraient extradés vers La Mecque, mais les musulmans qui rejoindraient La Mecque ne le seraient pas. Cela était une négociation où le prophète était très doux et avait favorisé comme c’est de coutume la paix même dans les situations où il avait le dessus.[2]       <br />
              <br />
       Il a tenu tous ses engagements ainsi que les compagnons avec lui:       <br />
       L'attitude du Prophète Muhammad en ce qui concerne le respect du pacte qu'il avait signé avec les polythéistes de la Mecque Makkah)  Hudeïbiyya, en l'an 6 de l'Hégire était exemplaire et révélait le respect strict de tous les engagements à l’égard de cette catégorie de gens... Ainsi, il avait accepté de restituer aux qurayshites mecquois le Compagnon Abou Djandal  qui était venu chercher refuge auprès de lui contre les persécutions dont il était victime à Makkah, et ce, justement, parce que le traité qui venait d'être signé stipulait que le Prophète Mouhammad  ne pouvait donner asile à n'importe quel musulman qui s'enfuyait de Makkah pour le rejoindre...       <br />
              <br />
       La règle général, même en cas de guerre, est celle pratiquée par le prophète et ses compagnons : le Prophète a spécifié que les femmes et les enfants ne devaient pas être tués, car n'étant pas des combattants[3] ; il a dit de même :        <br />
       « Dis à Khâlid qu'il ne tue aucune femme ni aucun employé »[4]       <br />
       Quant aux individus dont la cité faisait partie de l'espace livré par la bataille, ils étaient laissés sur place avec leurs propriétés foncières et devenaient des personnes protégées ("dhimmis"), comme l'a fait Omar ibn Al-Khattâb à propos de l'espace de l'Irak, qu'avait ouvert la bataille de Qâdissiyya.       <br />
       « Et s'ils inclinent vers la paix, incline toi aussi vers elle, et remets-toi à Dieu… »[5]       <br />
       « … jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux »[6]       <br />
              <br />
              <br />
       <b>b- La délégation de Thaqîf</b> [7]       <br />
              <br />
       Ibn Ishaq a rapporté que le Prophète (psl) revint de Tabouk au mois de Ramadan et qu'au cours du même mois, il reçut la délégation de Thaqif.       <br />
       Les Thaqifites envoyèrent une délégation à la tête de laquelle se trouvait Kinana Ben Abd Yalil.       <br />
       Le Prophète (psl) installa la délégation dans la mosquée où il leur fit dresser des tentes d'où ils pouvaient entendre la récitation des versets coraniques et observer les Musulmans en prière. Ils séjournèrent assez longtemps à la Mecque. Tous les jours, ils rencontraient le Prophète (psl) qui ne manquait jamais de les appeler à se convertir, le Messager d'Allah (psl) leur parlait tous les soirs jusqu'à ne plus pouvoir se tenir sur ses jambes.       <br />
       Moussa Ben Oqba a écrit dans son ouvrage que "Othman Ben Ali Al As, le plus jeune membre de la délégation, gardait les montures des Thaqifites lorsque ces derniers étaient avec le Prophète (psl). A leur retour, Othman allait le trouver à son tour pour s'informer de l'Islam et se faire lire des versets du Coran jusqu'à ce qu'il fut instruit dans la religion. S'il trouvait le Messager (psl) endormi, il se rendait chez Abou Bakr (raa). Il n'en disait rien à ses compagnons, forçant ainsi l'admiration du Prophète (psl).       <br />
       L'Islam finit par s'introduire au coeur des Thaqifites. Toutefois, Kinana déclara au Prophète (paix et salut sur lui) :       <br />
       « Nous autres, nous sommes loin de chez nous, l'adultère nous est indispensable ! »       <br />
       « Il vous est pourtant interdit, lui répliqua le Prophète (psl), Dieu dit :"Evitez la fornication, c'est une abomination ! Quel détestable chemin ! » [8]       <br />
       Les Thaqifites lui dirent :       <br />
       « L'usure est à la base de notre fortune ! »       <br />
       Le Prophète répliqua :       <br />
       « Contentez vous de votre capital ! » ; Dieu dit "Ô vous qui croyez, craignez Dieu ! Renoncez si vous êtes Croyants, à ce qui vous reste des profits de l'usure » [9]       <br />
       « Le vin, lui dirent-ils est le produit essentiel de notre terre. Il nous est indispensable ! »       <br />
       « Pourtant, Dieu vous en interdit la consommation » et il leur récita le verset interdisant la consommation de vin.       <br />
       D'après Ibn Ishaq, ils lui demandèrent aussi de les dispenser de la prière, mais il leur répondit qu'il n'existait point de religion sans prière. Après avoir accepté tous ces préceptes, ils demandèrent une dernière faveur au Messager d'Allah (psl) à savoir de garder encore leur idole "Al Lat" durant trois ans. Le Messager (psl) refusa de leur accorder ce souhait. Alors ils lui demandèrent la permission de la garder pendant deux ans, puis un an, puis un mois, mais il demeura inflexible.       <br />
       Ibn Ishaq précise par là qu'ils voulaient éviter la révolte de leurs femmes, de leurs enfants et des esprits bornés craignant que leur idole ne fût détruite avant que leur tribu ne se fût volontairement convertie.       <br />
       Ils dirent au Prophète :       <br />
       « Détruis-la toi même, nous ne pouvons pas nous en charger ! »       <br />
       Le Messager d'Allah (psl) leur répondit :       <br />
       « Je vous enverrai des hommes qui s'en chargeront. »       <br />
       Les Musulmans désignés par le Messager d'Allah (psl) détruisirent l'idole. Ibn Sa'd rapporte d'après Al Moughira (raa) que les Thaqifites se convertirent tous et qu'il était difficile de trouver parmi les Arabes des Musulmans aussi fidèles à leur foi, à Dieu et à Son Livre.       <br />
              <br />
              <br />
       Ibn Ishaq raconte :"Après la prise de la Mecque, l'expédition de Tabouk, la conversion de l'allégeance de Thaqif, les délégations se succédèrent chez le Prophète (psl). Les Arabes avaient attendu que le sort des Quraychites fût décidé avant de prendre leur parti, les Quraychites étant les maîtres du temple et de l'enceinte sacrée, les descendants directs d'Ismail (as) et les chefs des Arabes.       <br />
       Quelques points importants à relever :       <br />
              <br />
              <br />
       · Ibn Ishaq raconte aussi les détails de l’expulsion du Messager et de Zeyd Ben Haritha. Considérons les souffrances que les Thaqifites firent subir au Prophète (psl) et sa déception après avoir traversé pieds nus monts et vallées en espérant être écouté ou du moins bien reçu. Le désir de vengeance est tout naturel après une pareille déception. Mais le Prophète (psl) ne désirait point se venger, il assiégea Taif durant des jours puis donna l'ordre aux Musulmans de lever le siège. On le pria d'appeler la malédiction de Dieu sur Thaqif, mais il refusa et déclara, levant les bras au ciel :"Ô mon Dieu, fais que les Thaqifites se convertissent" et il pria aussi en faveur de leurs descendants.       <br />
               <br />
       ·  L'Islam se résume à cet esprit qui ignore la rancune et la mauvaise intention.        <br />
               <br />
       ·  On peut accueillir un polythéiste dans une mosquée. Le Prophète (psl) accueillit la délégation thaqifite dans sa mosquée pour l'initier à l'Islam. Si l'accueil des Polythéistes est autorisé, celui des Juifs et des Chrétiens l'est aussi. Le Prophète (psl) reçut la délégation chrétienne de Najran quand elle se rendit chez pour être initiée à la Vérité et à l'Islam.       <br />
               <br />
       ·Les délégations doivent être traitées de même que les personnes cherchant asile chez les Musulmans, le bon accueil que le Prophète (psl) réserva aux Thaqifites en est la meilleure preuve. Dieu nous ordonne de bien recevoir et de protéger celui qui jouit d'une garantie de sécurité :        <br />
       « Et si un polythéiste cherche protection auprès de toi, protège le jusqu'à ce qu'il entende la parole de Dieu, fais le parvenir ensuite en lieu sûr pour lui car les Polythéistes sont en vérité des gens qui ne savent pas. »[10]       <br />
              <br />
              <br />
       ·Les délégations représentaient deux catégories de personnes : Les Polythéistes d'une part et les Gens du Livre d'autre part. La plupart des polythéistes se convertirent et leurs délégations revinrent de chez les Musulmans pour répandre la foi en l'Islam et en l'Unicité de Dieu. Quant aux Gens du Livre, la plupart d'entre eux gardèrent leurs croyances juives ou chrétiennes. Nous en avons l'exemple dans la délégation chrétienne de Najran qui était composé de 60 personnes. Ils passèrent des jours à discuter avec le Messager d'Allah (psl) du Prophète Issa (as) (Jésus) et de l'unicité de Dieu. La délégation chrétienne s'attacha alors à convaincre le Messager d'Allah (psl) de la dispenser de se convertir. Le Prophète (psl) imposa aux Chrétiens de Najran un tribut  qu'il définit sur papier, l'accord stipulait que leurs lieux de prières ne seraient plus détruits et qu'ils ne seraient pas contraints de changer de religion à moins qu'ils ne commettent une transgression ou ne se rendent coupables de perfidie, de trahison ou d'usure.       <br />
               <br />
       <b>c- La mère d’Asma</b>       <br />
              <br />
              <br />
       La mère de Asma, la fille de Aboubakr, est venue à Médine rendre visite à sa fille et lui apporter des cadeaux. Asma n’a pas voulu l’introduire chez elle ni accepter ses cadeaux car sa mère était encore païenne. C’est alors que ce verset fut révélé au prophète :       <br />
       « Dieu ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de faire part de bonté et de justice à leur égard(prendre soin d’eux et bien se comporter avec eux) … » [11]       <br />
       Asma accepta alors de la recevoir et pris soin d’elle….       <br />
       Le verset montre bien que le dialogue passe au-delà de la tolérance qui est un terme étranger à l’Islam : car tolérer c’est accepter à contre cœur ; il prône plutôt le respect et la bonté : qui sont les moteurs de l’entre connaissance :        <br />
       « Ô hommes, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez »[12]       <br />
       Le respect de la vie et l’amour sont deux valeurs universelles qui se répètent dans plusieurs versets. En effet, l’être humain selon le saint coran est le souffle de Dieu : « Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son esprit »[13]. L’homme doit être ainsi l'objet de tout respect et bon comportement  sans distinction de race ou de religion.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       [1] Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn  du  Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed. Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr Oman, 1995 p. 223-227       <br />
              <br />
       [2] Fajr al-islâm, Ahmad Amîn, pp. 86-87       <br />
               <br />
              <br />
       [3] Rapporté par Al-Bukhârî, n° 2851, Muslim, n° 1744       <br />
              <br />
       [4] Rapporté Abû Dâoûd, n° 2669. Bidâyat ul-mujtahid, tome 1 pp. 713-716, Al-'Alâqât ad-duwaliyya fil-islâm, Az-Zuhaylî, pp. 66-67       <br />
              <br />
       [5] Coran 8/61       <br />
              <br />
       [6] Coran 47/4       <br />
              <br />
       [7] Voir Nûr Al yaqîn fî sîrati sayyidi almursalîn du  Sheikh Muhammad Al khadrî, Ed. Dar al-jîl Beyrût et Dar ammâr, Oman,  1995, p. 298-299       <br />
              <br />
       [8] Sourate 17, verset 32       <br />
              <br />
       [9] Sourate 2, verset 278       <br />
              <br />
       [10] Sourate IX, verset 6       <br />
              <br />
       [11] Coran, 60, verset 8       <br />
              <br />
       [12] Coran, 49, verset 13       <br />
              <br />
       [13] Coran, 32, verset 9       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les règles de dialogue entre musulmans</b></div>
     <div>
             <br />
       Les musulmans sont, selon la parole du Prophète, comme les membres d’un seul corps si l’un souffre ou se trouve en difficulté les autres lui sont solidaires.       <br />
       Le dialogue entre les musulmans doit de ce fait être basée sur la valeur de la miséricorde et de la vénération :        <br />
       « Mohammad est le messager de Dieu et ceux qui sont avec lui sont durs avec les mécréants, miséricordieux entre eux même »[1]       <br />
       La discussion qui concerne des différences doctrinales (les choses à divergence connue) ou qui risque de polluer la relation entre les musulmans sans raison légale est à éviter : le Prophète promet dans un Hadith authentique des belles récompenses  à celui qui délaisse les discussions inutiles.       <br />
        Abû umâma Al-Bahîlî a dit :le Messager d'Allah a dit : « Je me porte garant qu'il aura une demeure dans l'enceinte du Paradis, quiconque abandonne une discussion âpre même si elle de son droit (même s'il a raison) ; une demeure au milieu du Paradis à quiconque laisse le mensonge même en plaisantant ; et une demeure au sommet du Paradis à quiconque jouit d'un bon caractère »       <br />
       Rapporté par Abû Dâwud (Hadîth Sahîh).        <br />
               <br />
       Et même si une confrontation devait provoquer un combat,  le Coran explique en évoquant la fraternité des musulmans :       <br />
       « Si deux clans parmi les croyants se combattaient, ramenez la paix entre eux. Si l’un d’eux outrepassait les droits de l’autre, combattez le clan transgresseur jusqu’à ce qu’il entre dans l’ordre de Dieu. S’il y rentre, arrangez les choses entre eux en toute justice……Les croyants ne sont que des frères. Ramenez donc la paix entre vos deux frères et craignez pieusement Dieu… » [2]       <br />
               <br />
       <b>1 Les règles de concertation</b>       <br />
               <br />
       Le Coran enseigne les convenances de la concertation intime (Al munâjât) :       <br />
       « Ô vous qui avez cru ! Quand vous vous concertez à voix basse ne le faites pas dans le péché, l’agression et la désobéissance du Messager mais concertez vous dans le bien et la piété…. » [3]       <br />
       Le Prophète ajoute qu’il est interdit lorsque trois personnes sont présentes de s’entretenir avec l’un et ignoré ou isolé l’autre[4]. (Lâ yatanâja ithnâni dûna wâhid)       <br />
               <br />
       <b>2 Le rapport avec le Messager</b>       <br />
               <br />
       Le Prophète a été élevé en stations par Dieu, sa mission universelle et sa position de « seigneur des fils d’Adam » (Sayyid ’awlad âdam), lui ont valu l’obligation d’être vénéré par ceux qui appartiennent à sa communauté, alors le Coran dans plusieurs de ses versets impose des convenances particulières quant à l’entretien avec le Prophète, il a même incité les croyants a donné une aumône avant cet entretien: car ils s’adressent au plus pur des créatures ; et même avec toutes ces convenances personne ne pourra lui rendre grâce et valoriser ses actions en faveur de l’humanité, le moins qu’on puisse dire est qu’il l’a fait sortir de l’obscurité à la lumière….       <br />
       Pour ce qui est de l’entretien intime avec lui, Dieu dit :       <br />
       « Ô vous qui avez cru ! Quand vous vous confiez au Messager donnez avant de le faire quelqu’aumône. Cela est meilleur pour vous et plus pur. ..» [5]       <br />
               <br />
       Et pour ce qui est des convenances et de la vénération à son égard :       <br />
       « Ô vous qui avez cru ! N’élevez pas la voix au dessus de celle du Prophète et ne lui parlez pas sur le ton familier que vous employez entre vous – même de peur de voir vos oeuvres   annihilées sans que vous vous en rendiez compte…. » [6]       <br />
               <br />
       Ce type de comportement et de dialogue est réciproque. Le Coran ordonne au Messager d’observer la douceur et la miséricorde envers ses sujets :        <br />
       « C’est par un effet de la grâce de Dieu que tu montras doux à leur égard. Si tu étais un rustre au cœur dur, ils seraient dispersés loin de toi. Pardonne-leur donc, prie pour leur absolution et consulte les dans toute décision. » [7]       <br />
               <br />
       Par ailleurs, l’un des noms du Prophète est le miséricordieux :        <br />
       « Il (le prophète) lui coûte de vous voire peiner. Il veille jalousement à votre sauvegarde et est plein de compassion et de miséricorde pour les Croyants  »[8]       <br />
               <br />
       Notons au passage que Dieu dans ces versets emploie Lui-même des expressions douces et respectueuses à l’égard de la station du Prophète :        <br />
       « C’est par un effet de la grâce….si tu étais un rustre.. »,  donc Dieu donne l’exemple par Lui même.        <br />
       Puis, Dieu montre la raison de l’ordre avant de donner l’ordre « ils seraient dispersés.. », et l’ordre sert justement à rendre la communication entre le prophète et ses compagnons plus parfaite…       <br />
               <br />
              <br />
       <b>Un dialogue original : celui du cœur</b>       <br />
               <br />
               <br />
       Deux exemples, tirés de la biographie d’Omar Ibn Al Khattâb montrent que l’homme s’il atteint un degré de pureté élevé, peut communiquer avec les choses et qu’il peut communiquer grâce à son cœur.       <br />
               <br />
       Omar était selon les dires du Prophète (psl) « parmi les gens à qui Dieu parle (inspire) ( Muhaddathîn ) »[9]. Sa communication était basée sur la certitude en Dieu et son Prophète (psl). Les deux exemples suivants illustrent bien les modalités de cette communication qui semble assez singulière mais qui, en Islam, reflète bien le degré de communication que peut atteindre le croyant grâce à sa foi et sa certitude.       <br />
               <br />
       <b>a. La lettre d’Omar au Nil</b>       <br />
               <br />
       En Egypte, avant la venue de l’Islam, les Coptes, bien que chrétiens, observaient des rites barbares. Ainsi, tous les ans, en été, ils organisaient une grande fête durant laquelle ils sacrifiaient une belle jeune fille qui était désignée pour être la fiancée du Nil et qui, une fois richement parée, était jetée dans le fleuve. Les Egyptiens pensaient que ce rite était nécessaire pour plaire au Nil et qu'ainsi, ils pouvaient continuer à obtenir l'eau si précieuse pour irriguer leurs champs. Si le Nil était mécontent, pensaient-ils, il n'y aurait plus de crue et donc plus de récoltes.       <br />
       Après la venue de l’Islam, les Coptes demandèrent à `Amr, gouverneur en Egypte, la permission d'effectuer le sacrifice comme ils en avaient l'habitude. Mais celui-ci leur interdit cet acte barbare. Malheureusement, cette année-là la crue du Nil fut très faible et les récoltes mauvaises, au point que de nombreux paysans envisagèrent de quitter le pays. `Amr écrivit alors au calife Omar pour prendre conseil auprès de lui.       <br />
              <br />
       Le calife approuva l'attitude de `Amr lorsqu’il refusa d’autoriser aux Coptes le sacrifice humain et écrivit donc une lettre adressée au Nil ainsi rédigée :        <br />
       « De la part du serviteur d'Allah et du Commandant des croyants au fleuve du Nil en Egypte. Ô Nil, si tu coules par ta propre volonté, alors ne coule pas. Mais si ton cours est contrôlé par Allah le Tout Puissant, nous Le prions de te laisser continuer à couler. »        <br />
       Cette lettre fut jetée dans le fleuve, tel que le calife l'avait ordonné. C’est alors que le fleuve eut tôt fait de déborder de son lit dans la même année et l’on n'avait pas vu une telle crue depuis des années. De nouveau la contrée se mis à verdoyer, et les récoltes furent riches et les paysans heureux. C’est ainsi que fut mis un terme définitif à cette pratique sauvage et inhumaine.       <br />
               <br />
       <b>b. Omar et Sâriya</b>       <br />
               <br />
       Sâriya conduisait les armées des musulmans en Palestine, et Omar, au même moment, prêchait sur la chaire (minbar) de la mosquée du Prophète (psl) à Médine par un jour de vendredi. Soudain, Omar s’arrêta de prêcher et s’écria : « Ô Sâriya, la montagne !». Sâriya entendit la voix, et alla se réfugier sur la montagne, ce qui permit aux musulmans d’être ainsi victorieux ….De retour, il raconta cela à Omar….       <br />
       Comment à une époque où le téléphone et les moyens de communications modernes n’existaient pas, Omar a pu communiquer à des milliers de kilomètres avec ce compagnon ?!       <br />
       Il s’agit de la dimension hautement spirituelle de la communication : quand le cœur de l’émetteur est pur, il voit par la lumière de Dieu et parle par Sa volonté et Sa guidance ; et quand le cœur du récepteur est pur, celui-ci entend et comprend sans intermédiaire et indépendamment du temps et des moyens.        <br />
              <br />
              <br />
       [1] Coran 48, verset 29       <br />
              <br />
       [2] Coran 49, versets 9-10       <br />
              <br />
       [3] Coran 58, 9       <br />
              <br />
       [4] Muwatta al imâm mâlik Ed. Dar al jîl Beyrût Liban et Dar al âfâq aljadîda Maroc, 1993 ; Le livre du Kalâm (la parole), p. 857 ;  rapporté par Al bukhâri dans le livre 45, et Muslim dans le livre 15 :  « de l’interdiction de s’entretenir avec une personne en présence d’une troisième sans l’agrément de cette dernière » Hadith numéro 36.       <br />
              <br />
       [5] Coran 58,12       <br />
              <br />
       [6] Coran 49, verset 2       <br />
              <br />
       [7] Sourate III verset 159       <br />
              <br />
       [8] Sourate IX verset 128       <br />
              <br />
       [9] « <b>Parmi ceux qui vous ont précédés des fils d'Israël, il y eut des hommes qui n'étaient pas des prophètes, mais auxquels Allah a adressé la parole. S'il devait y en avoir dans ma communauté, ce serait Omar</b> !». Rapporté par Al Boukhâri. Un autre Hadith témoigne de l’immunité de ce compagnon : «Dès que le Diable te voit prendre une voie, il en prend aussitôt une autre». Ibn 'Omar a dit: « Je n'ai jamais entendu Omar dire à propos d'une chose: ‘‘ Je crois que c'est ainsi ’’, sans qu'elle ne fût exactement ainsi ». Dans un autre Hadith le Prophète (psl) témoigne à son égard : « Allah a fait en sorte que la vérité coule facilement sur la langue de Omar ». Rapporté par Ibn Mâja et Al-Hakim.       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
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   <title>Miséricorde et Sagesse dans l'école prophètique</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 15:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Miséricorde et Sagesse dans l'école prophètique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La miséricorde du Prophète La sagesse de l’enseignement prophétique     <div><b>La miséricorde du Prophète</b></div>
     <div>
             <br />
       Le prophète(paix et salut sur lui) était la miséricorde envoyée pour les univers: "Et Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour les mondes"[1]       <br />
               <br />
       Abû Hurayra rapporte que le prophète (paix et salut sur lui)  a dit : «J’ai été envoyé comme miséricorde et non pas comme châtiment (peine) »[2]       <br />
               <br />
       Le prophète dit : « chaque prophète avait un vœu exaucé qui fut exaucé de son vivant, et j’ai épargné mon vœu pour intercéder en faveur de ma communauté au jour du jugement …»[3]        <br />
       Quand il se prosternait il priait : « ma communauté, ma communauté : o le Pardonneur »        <br />
               <br />
       ‘Aïsha rapporte, dans les recueils de Hadîths authentiques :       <br />
       «… Le Prophète (paix et salut sur lui) ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur » (c’est-à-dire : n’était pas rancunier).       <br />
               <br />
       ‘Aïsha (que Dieu l’agrée) rapporte: « Chaque fois qu'on a laissé au Messager de Dieu (paix et salut sur lui) le choix entre deux solutions, il en prenait toujours la plus aisée tant qu'il ne s'agissait pas d'un péché. Quand c'était un péché il en était le plus éloigné. Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) ne s'est jamais vengé pour lui-même sauf quand l'une des limites sacrées de Dieu était transgressé et, dans ce cas, il se vengeait pour Dieu l'exalté »[4]       <br />
               <br />
       Le prophète ne se mettait jamais en colère(sauf pour Dieu) si les gens lui faisaient du tord, il pardonnait :       <br />
       Le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif . Au cours de cette  période, son appel n'épargna aucun des notables de la localité. Ceux-ci lui répondirent: «Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots et les stupides. Au moment où le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) allait sortir, les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang.        <br />
       Il s’arrêta, à un endroit, les pieds en sang, pour prier Dieu (l’invoquer)…Dieu lui envoya l’ange Gabriel avec l’ange des montagnes. Ce dernier lui dit : « ô Muhammad ! Je ferai ce que tu désires. Si tu veux, je peux replier sur eux les « Al-Akhchabayn » (deux montagnes situées près de la Mecque). »        <br />
       Le prophète de la miséricorde et du pardon répondit : « je n’ai pas été envoyé comme malédiction (injure) (la’ânan) mais comme miséricorde (pour les univers). <b>Je souhaite plutôt que Dieu fasse sortir de leurs reins une progéniture qui adorera Dieu, l’Unique, sans rien Lui associer</b>.  O mon Dieu ! Guide ma tribu (mon peuple) car ils ne savent pas »       <br />
       Et Gabriel (paix sur lui) dit alors suite à cela : « Dieu a raison de t’appeler le miséricordieux, plein de compassion. »[5]       <br />
              <br />
       Al-Bukhari, Muslim et Al-Bayhaqî rapportent avec quelques variantes  dans leur version l’histoire suivante :       <br />
       Après une expédition, les compagnons ont laissé au Prophète (paix et salut sur lui) un arbre le plus ombré où il accrocha son épée et dormit… Un bédouin polythéiste profita du sommeil des compagnons et se saisit alors de l’épée du Prophète. ..En  s’apprêtant à le tuer il lui dit : « <b>qui m’empêchera de te tuer !</b> »       <br />
       Le Prophète répondit « <b>Allah</b> ! »       <br />
       C’est alors que <b>l’épée tomba </b>de la main du bédouin !Et aussitôt le Prophète la reprend et  dit au bédouin : « qui m’empêchera de te tuer ! »       <br />
       Le bédouin répondit : «  sois meilleur preneur»        <br />
       Le Prophète lui dit alors :       <br />
       « Tu attestes alors qu’il n’y a de divinité si ce n’est Allah ? »       <br />
       L’homme répondit « non ! Mais je te donne ma parole que je ne te combattrais jamais et que je ne serais jamais parmi des gens qui te combattront »       <br />
       Le Prophète de la miséricorde <b>le laissa partir en paix</b>.       <br />
       Le bédouin arriva chez les siens et leur dit : «  je suis revenu à vous de chez le meilleur des gens ! »       <br />
              <br />
       أسند البيهقي من طريق أبي عوانة، عن أبي بشر، عن سليمان بن قيس، عن جابر قال: قاتل رسول الله محارب وغطفان بنخل، فرأوا من المسلمين غِرة، فجاء رجل منهم يقال له غورث بن الحارث، حتى قام على رأس رسول الله بالسيف وقال: من يمنعك مني؟       <br />
       قال: «الله» فسقط السيف من يده، فأخذ رسول الله السيف وقال: «من يمعنك مني؟»       <br />
       قال: كن خير آخذ.       <br />
       قال: «تشهد أن لا إله إلا الله؟»       <br />
       قال: لا، ولكن أعاهدك على أن لا أقاتلك ولا أكون مع قوم يقاتلونك، فخلى سبيله، فأتى أصحابه وقال: جئتكم من عند خير الناس.       <br />
              <br />
       أورد الحافظ البيهقي ها هنا طرقا لهذا الحديث من عدة أماكن، وهي ثابتة في الصحيحين من حديث الزهري، عن سنان بن أبي سنان، وأبي سلمة، عن جابر: أنه غزا مع رسول الله غزوة نجد، فلما قفل رسول الله أدركته القائلة في واد كثير العضاه، فتفرق الناس يستظلون بالشجر، وكان رسول الله تحت ظل شجرة، فعلق بها سيفه.       <br />
       قال جابر: فنمنا نومة فإذا رسول الله يدعونا فأجبناه، وإذا عنده أعرابي جالس، فقال رسول الله : «إن هذا اخترط سيفي وأنا نائم فاستيقظت وهو في يده صلتا» فقال: من يمنعك مني؟       <br />
       قلت: «الله».       <br />
       فقال: من يمنعك مني؟       <br />
       قلت: «الله» فشأم السيف وجلس، ولم يعاقبه رسول الله وقد فعل ذلك       <br />
              <br />
              <br />
       [1] Coran Sourate : 21, verset : 107.        <br />
              <br />
       [2] Rapporté par Al-Bukhârî dans son « Târîkh »  et Ad-dâramî  (2/173).       <br />
              <br />
       [3] Al-Bukhârî, Hadîth 2069 (p 867) le livre des invocations « le sommaire du sahih al-bukhârî »  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II).       <br />
              <br />
       [4] Al-Bukhârî Chapitre 72, 638.       <br />
              <br />
       [5]Voir “Kitâb Badaa Al-khalq” Hadîth 1365 : dans Le sommaire du Sahîh al-Bukhârî de l’imam Zayn ad-Dîn Ahmad Ibn ‘Abd al-Latîf az-Zubaydî, tome II; page 558.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La sagesse de l’enseignement prophétique </b></div>
     <div>
             <br />
       Voici deux exemples de la sagesse et la miséricorde prophétiques :       <br />
              <br />
       * « Un jour, alors que le prophète était assis avec ses compagnons dans la mosquée, un bédouin rentra et se mit à uriner quelque part, au sein de cette mosquée; quelques gens se précipitèrent alors sur lui pour l'empêcher (dans une autre version : Les fidèles l'appréhendèrent à l'envi), mais le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) s'écria: "Laissez-le faire, ne l'interrompez pas, versez ensuite un sceau d'eau --- ou une jatte d'eau --- sur cette urine. Vous n'avez d'autre mission que de rendre toute chose facile et non de rendre les choses pénibles."       <br />
       Quand l'homme eût fini d'uriner, le Prophète donna l'ordre d'apporter une jatte d'eau et la répandit lui-même sur l'endroit souillé.       <br />
       Dans une autre version : le prophète (Que la paix et salut soient sur lui), le convoqua et lui dit : Les urines et autres souillures n'en conviennent guère aux mosquées, celles-ci sont plutôt faites pour l'invocation d'Allah, les prières et la récitation du Coran.        <br />
       Puis il se retourna à ses compagnons et leur dit : "Allah ne vous a suscités que pour faciliter les obligations et ne vous a jamais suscités pour les rendre difficiles» le Prophète ordonna par la suite un seau d'eau et le versa sur l'endroit souillé.       <br />
       Le bédouin, pris de stupeur de l’attitude du prophète (sur lui la paix), sa miséricorde et sa tolérance, dit alors : « Ô Allah, soit miséricordieux envers moi et Muhammad et éloigne les autres de ta miséricorde ! » Le prophète (sur lui la paix et le salut) réplique en souriant : Tu restreint là, quelque chose des plus vastes (la miséricorde d'Allah) ! » [1]       <br />
              <br />
       * Sidna Al-Hasan et Sidna Al-Huçayn -les deux fils de Sidna ‘Ali (que Dieu l’agrée) gendre et cousin du prophète (sur lui la paix) et de Sayyidatunâ Fâtima fille du Prophète (paix et salut sur lui)-, virent un jour à la porte de la mosquée un vieillard qui faisait très mal ses ablutions et donnait ainsi le mauvais exemple aux passants et aux fidèles. Ils s’approchèrent alors de lui et avec une douceur et une politesse fines ils lui disent : « Ô monsieur, on souhaiterait que vous jugiez lequel de nous deux, mon frère ou moi, fait le mieux ses ablutions ? ». L’homme répondit oui, et aussitôt Sidna Al-Hasan et Sidna Al-Hoçayn commencèrent leur ablution. Ils le firent avec une telle perfection et une parfaite similitude que l’homme resta surpris un moment, puis il compris le message si délicatement passé et dit : « il faudra bien que je me corrige… »        <br />
              <br />
       Le bon conseil doit se faire ainsi dans un esprit de sagesse et de morale constructive et instructive sans essayer de détruire l’autre, le blesser,  ou le juger…        <br />
              <br />
        Le bon conseil avec la sagesse part d’une intention d’amour et d’altruisme envers le prochain.       <br />
               <br />
              <br />
       [1] Voir : Al-Bukhârî : Livre des ablutions, CHAPITRE LVIII. --- Du fait de verser de l'eau sur l'urine dans la mosquée et Muslim dans le livre de la Purification, Hadîth : 427.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Misericorde-et-Sagesse-dans-l-ecole-prophetique_a62.html</link>
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   <title>Sagesses de la révélation</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 15:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sagesses de la révélation]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
              <br />
               <br />
       <b>Les actes ne valent que par les intentions</b>       <br />
              <br />
               <br />
       Le prophète (paix et salut sur lui) dit :"Les actes ne valent que par les intentions, et a chacun selon son intention..." An-nawawî       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>Communauté de l'équilibre et du juste milieu</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « C’est ainsi que Nous fîmes de vous une communauté du juste milieu… » Coran: Sourate II, verset 143       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>L'être humain est créé de la lumière de Dieu</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « Il(Dieu) lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son esprit » Coran:Sourate 32, verset 9       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>L'être humain est honoré par Dieu</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « Nous avons effectivement honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés par terre et par mer. Nous leur avons octroyé leur part de bonnes choses et les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures » Coran: Sourate 17, verset : 70       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>La vie est sacrée</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « ...Que quiconque tuerait une personne- à moins qu'en échange d'une autre ou à cause d'un désordre commis- rien d'autre, alors: c'est comme s'il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les gens ensemble »        <br />
       Coran: Sourate 5, verset : 32.       <br />
              <br />
        « Ne vous jetez pas dans la destruction (dans l’abîme) et faites le bien car Allah aime les bienfaisants ».       <br />
       Sourate 2, Verset: 195       <br />
              <br />
       Le mot Mûmin en arabe (traduit généralement par croyant ou par celui qui a la foi) dérive du mot Amn qui veut dire  sécurité et paix.       <br />
       Et le mot Muslim (musulman) dérive de Istislâm et de Salâm qui veulent dire : Soumission (au Créateur), et Paix (avec soi-même et vis-à-vis des créatures).       <br />
              <br />
       قال صلى الله عليه وسلم في حجة الوداع، فيما يرويه فضالة بن عبيد رضي الله عنه قال       <br />
       (ألا أخبركم بالمؤمن: من أمنه الناس على أموالهم وأنفسهم)       <br />
        أخرجه أحمد بإسنادٍ صحيح       <br />
              <br />
       Fudâla Ibn ‘Ubayd (que Dieu l’agrée) rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit  lors de son prêche du pèlerinage d’adieu :       <br />
       « Est-ce que je vous informe sur (le véritable) croyant ? Il s’agit de celui dont les gens en sont en sécurité vis-à-vis de leur bien et d’eux même (le vrai croyant ne peut porter atteinte aux autres ni à leur biens)»       <br />
       Rapporté par l’Imâm Ahmed par une chaîne authentique.        <br />
              <br />
       Le Prophète dit : « Un Musulman est celui dont les Musulmans sont à l'abri (du mal) de sa langue et de sa main, et un Muhâjir (Emigrant pour la Cause d'Allah) est celui qui abandonne ce que Dieu a interdit »         <br />
       Rapporté par Muslim en citant Jâbir.       <br />
              <br />
       Le prophète dit aussi: « Allah octroie contre la clémence et la douceur ce qu’il ne donne pas par la violence ».       <br />
       (Muslim)       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>L'échange entre les êtres humains est indispensable</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « O Humains ! Nous vous avons créés à partir d’un mâle et d’une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous pour Dieu est le plus pieux. Dieu est parfaitement sachant et bien informé. » Coran : Verset 13 Sourate 49        <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>L'entraide entre les humains est essentielle</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « Aidez vous les uns les autres à l’accomplissement du bien et de la piété et ne vous entraidez pas à commettre le péché et l’agression » Coran: Verset 2, Sourate 5       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>L'amour du prochain est une condition de la croyance</b>       <br />
              <br />
               <br />
       Selon Abû Hurayra, le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: «Vous n'entrerez au Paradis que lorsque vous aurez cru et vous ne croirez que lorsque vous vous aimerez les uns les autres. Voulez-vous que je vous indique une chose capable de vous faire aimer les uns les autres? Saluez-vous entre vous» Hadîth rapporté par At-tirmithî.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>L'égalité est la règle en Islam</b>       <br />
              <br />
       « O Humains ! Nous vous avons créés à partir d’un mâle et d’une femelle et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin que vous vous connaissiez entre vous. <b>Le plus noble d’entre vous pour Dieu est le plus pieux </b>»       <br />
       Coran : Verset 13 Sourate 49       <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) dit:       <br />
        « …ô hommes, votre Seigneur est Un (le même), et votre père (Adam) est le même, il n’y a de privilége pour un arabe sur un non arabe ni pour un non arabe sur un arabe, ni pour un rouge sur un noir, ni pour un noir sur un rouge ; si ce n’est par la piété »        <br />
       « Les Hommes sont (tous) les fils d’Adam et Adam (a été créé) de terre »       <br />
              <br />
         Il s’agit de la justice divine. On naît tous égaux et libres.La seule échelle de valeur est la piété.        <br />
              <br />
       روى الإمام البيهقي، من حديث جابر رضي الله عنه، أن النبي صلى الله عليه وسلم، خطب في خُطبة الوداع، في أوسط أيام التشرق، فقال       <br />
       يا أيها الناس: إن ربكم واحد، وإن أباكم واحد، ألا لا فضل لعربي على عجمي، ولا لعجمي على عربي، ولا لأحمر على أسود، ولا لأسود على أحمر إلا بالتقوى       <br />
       رواه أحمد في المسند (23489)، وقال محققوه: إسناده صحيح، عن من سمع النبي، وقال الهيثمي في مجمع الزوائد: رواه أحمد ورجاله رجال الصحيح (3/586).       <br />
              <br />
       وفي حديث آخر: رواه أبو داود والترمذي وحسنه والبيهقي:الناس بنو آدم وآدم من تراب       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>La bonne parole entre les êtres est obligatoire</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « Dis à Mes serviteurs de tenir le langage le plus doux car le Diable plante les aiguillons de la haine entre eux. Le Diable sera toujours pour l’Homme un ennemi évident » Coran: Verset 53, Sourate 17        <br />
              <br />
       Yahya Ibn Saïd a rapporté que Jésus, le fils de Marie, paix sur lui, ayant rencontré en route un cochon, il dit : « va-y-en paix ». On lui dit : « dis –tu cela à un cochon ! » Jésus répondit : « Je crains que ma langue s’habitue à la prononciation des mauvaises paroles »        <br />
       Rapporté par l’Imâm Mâlik dans son Muwattaa Livre 56 : des paroles, de la médisance et de la dévotion (1847).       <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) dit :        <br />
       « Si tu entends un homme dire : ‘les gens ont péri’ (disant cela par mépris et orgueil), c’est lui qui en est le plus pire d’eux»        <br />
       Hadîth rapporté par Muslim dans son Sahîh : chapitre : Al-birru wa As-sila : (139/2623) et Mâlik dans le chapitre : Al-kalâm (751/2). Il n’y a pas de péché sur celui qui dit cela attristé par son état et l’état des gens par rapport aux manquements dans la religion (sans se croire au dessus des gens ni mépriser les autres).       <br />
              <br />
               <br />
                <br />
       <b>La religion est le bon comportement</b>       <br />
               <br />
              <br />
       "J'ai été envoyé pour parfaire la noblesse du comportement" Hadîth:rapporté par Al-bukhârî dans « Al-adab Al-mufrad » (273) et Ahmad Ibn Hanbal dans le Musnad (2/381).       <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « Où que tu sois crains Dieu; fais suivre la mauvaise action d'une bonne: elle l'effacera et <b>use d'un bon comportement envers les gens »</b>       <br />
       An-nawawî dans ses quarantes Hadîth.       <br />
       Les gens (An-nâs) dans ce hadîth- veut dire tout le monde (musulmans et non musulmans).       <br />
              <br />
       Aïsha (que Dieu l'agrée) a dit : « J'ai entendu le Messager de Dieu dire : « <b>le croyant atteint par son bon caractère le degré de celui qui jeûne toute l'année et passe toutes les nuits à prier et à évoquer Dieu </b>»        <br />
       Rapporté par Abû Dâwud.        <br />
              <br />
       Anas  Ibn Mâlik (que Dieu l’agrée) a dit : « J’ai été au service du Prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) dix ans, jamais il ne m’a dit : « Ouf », ou « Pourquoi tu as fait cela », ou « Pourquoi tu ne l’as pas fait ?»       <br />
       [ Hadîth 2029 (p 854) le livre de l’autorisation pour entrer chez autrui dans LE SOMMAIRE DU SAHIH AL-BUKHÂRÎ par L’imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.]       <br />
       حدثنا سعيد بن منصور وأبو الربيع قالا حدثنا حماد بن زيد عن ثابت البناني عن أنس بن مالك قال خدمت رسول الله صلى الله عليه وسلم عشر سنين والله ما قال لي أفا قط ولا قال لي لشيء لم فعلت كذا وهلا فعلت كذا       <br />
       صحيح مسلم » كتاب الفضائل » باب كان رسول الله صلى الله عليه وسلم أحسن الناس خلقا       <br />
              <br />
       Aïsha (que Dieu l’agrée) rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) n’avait jamais de son vivant frappé par sa main quoi que ce soit ni femme, ni domestique, sauf dans la guerre sainte pour Allah, et si quelqu’un lui fait du mal ou du tord il ne se vengeait jamais, sauf si l’une des limites sacrées de Dieu était transgressée auquel cas il se venge pour Allah »       <br />
       Rapporté par Muslim.       <br />
       قالت عائشة رضي الله عنها: ما ضرب رسول الله صلى الله عليه وسلم شيئاً قط بيده ولا امرأة ولا خادماً إلا أن يجاهد في سبيل الله وما نيل شيء منه قط فينتقم من صاحبه إلا أن ينتهك شيء من محارم الله تعالى فينتقم لله تعالى       <br />
       رواه مسلم       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Le vrai croyant a un bon caractére et le bon caractére méne au Paradis</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « Rien n’est plus lourd dans la balance d’un croyant le jour de la résurrection d’un bon caractère. Dieu déteste l’homme grossier qui prononce des paroles obscènes » Hadîth rapporté par At-tirmithî.       <br />
              <br />
       Abû Hurayra a dit : on a demandé au Messager de Dieu (paix et salut sur lui):De ce qui faisait entrer le plus les gens au Paradis? Il dit : « la crainte de Dieu et la bonne moralité ». Et on lui a demandé de ce qui faisait entrer le plus les gens en Enfer ?. Il répondit : « La bouche <span style="font-style:italic">(les conséquences néfastes de la parole :médisances,calomnies...) </span> et le sexe »        <br />
       Rapporté par At-Tirmidhî (Hadîth Hasan Sahîh).       <br />
              <br />
       Abû umâma Al-Bahîlî a dit :le Messager d'Allah a dit : « <b>Je me porte garant qu'il aura une demeure dans l'enceinte du Paradis, quiconque abandonne une discussion âpre même si elle de son droit (même s'il a raison) ; une demeure au milieu du Paradis à quiconque laisse le mensonge même en plaisantant ; et une demeure au sommet du Paradis à quiconque jouit d'un bon caractère</b> »        <br />
       Rapporté par Abû Dâwud (Hadîth Sahîh).       <br />
       روى أبو داود عن أبي أمامة -رضي الله عنه- أن رسول الله -صلى الله عليه وسلم- قال       <br />
       أنا زعيم ببيت في ربض الجنة لمن ترك المراء وإن كان محقا، وببيت في وسط الجنة لمن ترك الكذب وإن كان مازحاً، وببيت في أعلى الجنة لمن حسَّن خُلُقَه        <br />
        رواه أبو داود، في كتاب: الأدب، باب:في حسن الخلق، رقم الحديث4800        <br />
              <br />
       Il a dit aussi: le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit:        <br />
       « Ceux qui ont la foi la plus parfaite, sont ceux qui ont les meilleurs caractères. <b>Et les meilleurs d'entre vous sont ceux qui sont bons envers leurs épouses</b> »        <br />
       Rapporté par At-Tirmidhî (Hadîth Hasan Sahîh).       <br />
       روى الترمذي وابن حبان في صحيحه وقال الترمذي حسن صحيح عن أبي هريرة رضي الله عنه قال قال رسول الله       <br />
        أكمل المؤمنين إيمانا أحسنهم خلقا ، وخياركم خياركم لنسائهم        <br />
              <br />
               <br />
       <b>Le bon comportement envers les gens du livre est un devoir</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « Ne discutez avec les gens du Livre que de la manière la plus douce » Coran: Sourate 29, verset 46       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>L'importance de la réconciliation</b>       <br />
              <br />
               <br />
       « Les Croyants ne sont que des frères. Ramenez donc la paix (la réconciliation) entre vos deux frères » Coran: Sourate 49, verset : 10       <br />
              <br />
               <br />
              <br />
               <br />
       <b>Les musulmans sont tous frères et solidaires</b>       <br />
              <br />
               <br />
       Anas Ibn Mâlik a rapporté que l’Envoyé de Dieu (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Ne vous détestez pas, ne vous enviez pas les uns les autres et ne fuyez pas les uns les autres et soyez des serviteurs de Dieu, frères. Il n’est pas permis à un musulman de fuir son frère (coreligionnaire ) au delà de trois jours » Hadîth 2034, le livre de l’autorisation pour entrer chez autrui dans « le sommaire du sahih al-bukhârî » page 856, par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.       <br />
              <br />
       Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui qui soulage un croyant d'une peine dans ce monde, Allah le soulagera d'une des peines au Jour de la Résurrection. Celui qui vient en aide à quelqu'un en difficulté, Allah lui accordera la facilité dans ce monde et dans l'Autre. <b>Celui qui couvre une faiblesse (physique ou morale) d'un musulman, Allah le couvrira dans ce monde et dans l'Autre. Allah vient en aide au serviteur tant que celui-ci vient en aide à son frère. Celui qui s'engage dans une voie à la recherche d'une science, Allah lui facilitera une voie vers le Paradis. Il n'est pas de gens qui se réunissent dans une des maisons d'Allah pour y réciter le Livre d'Allah et de se l'enseigner réciproquement sans que ne descende sur eux la Paix divine (As-sakîna) ; que la miséricorde ne les couvre et les Anges ne les entourent et qu'Allah ne les mentionne parmi ceux qui se trouvent auprès de Lui.</b> Celui qui sera retardé par ses mauvaises actions, sa noblesse et sa réputation (Nasab) ne lui seront d'aucun secours [pour avancer] ». Rapporté entre autre par Muslim textuellement et par l'Imâm An-nawawî dans ses quarante hadîths : hadîth numéro 36.        <br />
              <br />
       Selon Abû Hurayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit : « Méfiez-vous de la présomption car la présomption est le parler le plus mensonger.. <b>N'employez pas vos cinq sens à la recherche des défauts des autres et ne vous espionnez pas</b>. Bannissez entre vous toute concurrence déloyale, toute envie et toute haine. <b>Ne vous tournez pas le dos mutuellement et soyez frères</b>, ô esclaves de Dieu ! Le musulman est le frère du musulman : <b>il ne lui fait pas d'injustice, il ne lui refuse pas son soutien et ne le méprise pas</b>. La piété est ici (désignant sa poitrine). Il suffit à l'homme pour être mauvais de mépriser son frère musulman. Tout le musulman est interdit au musulman : son sang, son honneur et ses biens. Dieu ne regarde pas vos corps, ni vos images, <b>mais Il regarde vos cœurs</b> ». Rapporté par Muslim et al-Bukhârî, chapitre 127, p. 444, n° 1568.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
               <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Sagesses-de-la-revelation_a61.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Savants malikites</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 15:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Grands savants malikites]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avant propos: Les quatres mères Les grands savants piliers de l’école malikite Les contemporains Les hors école Quelques références     <div><b>Références de base du Fiqh malikite dites les quatre mères (Oummahât al-arba'a) </b></div>
     <div>
             <br />
       1. La Mudawanna (Al-kubrâ) (appelé aussi la mère), est la première référence de notre école Malikite : c'est un recueil énorme regroupant tous les avis juridiques de l'Imam Mâlik ( et ses maîtres ) (souvent argumentés par les Hadîths) qu'a compilé son élève Sahnûn Ibn Saïd At-tanûkhî.        <br />
       Sahnûn a rapporté le contenu de sa Mudawwana d'Ibn Al-qâsim qui a rapporté de Mâlik        <br />
       <b>La Mudawwana comporte 30200 sujets traités</b>.        <br />
              <br />
       Abû Saïd Sahnoun Ibn Saïd Ibn Habib Ibn Rabia AL TANOUKHI Imam SOUHNOUN- né à Kairouan en 777 (160 H). En 804 il se rendit pour trois ans en orient parfaire ses connaissances. De retour à Kairouan il s'implique à répandre la doctrine de l'imam Mâlik dans tout l'occident musulman. Son oeuvre maîtresse 'la moudawwana' y contribua largement. Nommé Cadi (Juge) de Kairouan en 849 (234 H) il occupa cette charge jusqu'à sa mort en 855 (240 H).        <br />
              <br />
       2. Al-wâdiha fî as-sunan wa al-Fiqh de 'Abdel Malik Ibn Habîb (a été notamment mise en valeur par les malikites d'Andalousie)        <br />
              <br />
       3. Al-mustakhraja de Muhammad Ibn Ahmad Al-'atabî al-andalusî: connue sous le nom de Al-'Utbiyya: Ibn Rushd s'est référé à cet ouvrage.        <br />
              <br />
       4. Al-muwâziya de Muhammad Ibn Ibrâhîm Al-Iskandarî connu sous le nom de Ibn Al-Muwâz : c'est le plus authentique et le plus complet selon beaucoup de savants.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les grands savants piliers de l’école malikite </b></div>
     <div>
             <br />
       <b>Ibn Wahb :</b>       <br />
              <br />
       Il est Le Faqîh, Muhaddith et ascète aux vœux exaucés. Le compagnon de l’Imâm Mâlik.        <br />
       ‘Abdellah Ibn Wahb Ibn Muslim al-Fihri al-Misri est né en l’an 125 de l’hégire en Egypte selon l’auteur de Tartîb Al-madârik (1/424).        <br />
       Ibn Wahb s’était consacré exclusivement à l’adoration dans sa jeunesse ; mais Satan lui insufflait des doutes sur la religion comme le comment de la création de Jésus (paix sur lui). Il se plaignit à son Shaykh qui lui suggéra comme remède la quête scientifique.       <br />
       Il a commencé ainsi sa quête scientifique à 17 ans. Il avait exagéré dans sa quête et sa soif était telle qu’il relia la nuit avec le jour jusqu’à ce qu’il fut atteint dans ses yeux (Ramad).       <br />
       Il voyagea à la Mecque et Médine et fit 44 pèlerinages où il rencontra l’Imâm Mâlik à chaque fois. Il pris essentiellement de Mâlik et Al-layth Ibn Saad.       <br />
       Al-qâdi ‘Iyâd cite dans son ouvrage Tartîb Al-madârik , la parole d’Ibn Wahb : « j’ai rencontré 360 savants,et si je n’avais pas rencontré Mâlik je serai un égaré dans la science ! » Tartîb Al-madârik 3/230-242.       <br />
       Al-qâdi ‘Iyâd rapporte aussi dans le même ouvrage qu’Ibn Wahb a rapporté de 400 savants.       <br />
       Parmi ses éminents élèves : Sahnûn Ibn Saïd , Asbagh Ibn Al-faraj, Harmalat Ibn Yahyâ, Ahmad Ibn ‘Isâ At-tusturî…       <br />
       L’imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit de lui : « Ibn Wahb est un savant, pieux, Faqîh, sa science est immense… »       <br />
       Le Qadi Ibn Rushd (Averroès) a dit de lui : « Ibn Wahb est beaucoup plus savant qu’Ibn Al-Qâsim »       <br />
              <br />
       Il a laissé d’excellents et précieux ouvrages dont :       <br />
       * Son audition de Mâlik enregistrée dans trente livres.        <br />
       * Le Grand Muwattaa       <br />
       * Le petit Muwattaa       <br />
       * Ahwâl Al-qiyâma       <br />
       * Al-Maghâzî       <br />
       * Tafsîr Gharîb Al-muwattaa       <br />
       * Kitâb Al-qadar       <br />
       * Al-jâmi’ Al-kabîr       <br />
       * Al-manâsik       <br />
       * Al-bay’a       <br />
       * Ar-ridda       <br />
              <br />
       Il a été invité à occuper le poste de juge (Qadi) mais a refusé et s’est retiré.       <br />
       Il est mort en Egypte en 197H/812 à l’âge de 72 ans.       <br />
       Les auteurs rapportent que la cause de sa mort était sa lecture de son propre ouvrage « Ahwâl Al-qiyâma »  (les périls du jour du jugement), il tomba évanouit puis resta muet pendant plusieurs jours puis mourut.       <br />
               <br />
              <br />
       <b>Ibn al-Qasim : </b>       <br />
              <br />
       Abu ’Abdullah ’Abdu’r-Rahman Ibn al-Qasim al-’Ataki (ou al-’Utaqi)  grand savant et ascète, le grand savant et Mufti d'Egypte. Il fut un des compagnons de l’Imâm Malik. Il est né en 132 H.       <br />
       Il fut la source de l’Imâm Sahnun dans la compilation de la grande Mudawwana référence de l’école malikite.        <br />
       Il était un homme riche mais il a tout dépensé pour la science.       <br />
       Dans l’école Malikite, il a eu la même position que Muhammad ’ibn al-Hasan ash-Shaybani dans l’école d’Abu Hanifa. Ibn al-Qasim a eu des avis qui ont différé de ceux de son shaykh, Malik.        <br />
       Ibn Abdul-Barr a dit de lui :" il était un faqih à l’opinion dominante. Il était un homme droit et immuable."       <br />
        Il a rencontré Malik après Ibn Wahb et est resté longtemps en sa compagnie (environ vingt ans). Il peut être considéré comme le transmetteur principal de fiqh Maliki avec la Mudawwana.       <br />
        Il n’acceptait pas les salaires des gouvernants et il disait : " il n’y a rien de bon dans la proximité des gouvernants." Il s’était assis avec eux au début, mais il les a abandonné. Il avait l’habitude de considérer qu’avoir un grand nombre de proches compagnons était une forme d’esclavage qui met un qadi en danger de commettre l’injustice et au savant de perdre de son temps.        <br />
       Asad Ibn Furât a dit de lui: "Ibn Al-qâsim terminait  deux fois le Coran entier  (deux Khatma) en une journée et une nuit. Une fois, je suis venu à lui et il a délaissé pour la science une Khatma"       <br />
       Il est mort en 191H/806.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Asad Ibn Furât:</b>       <br />
              <br />
       Il est Abû Abdellah Asad Ibn Furât Ibn Sinân, le Qadi (juge) de Kairouan, éléve de l'Imâm Mâlik.       <br />
       Il né en 142H/759, à Hirrân près de Diyâr Bakr en Mésopotamie. Il est d'origine de Nisapour.       <br />
       A son enfance, son pére s'est deplacé avec lui en 144H vers Kairouan dans l'armée de Muhammad Ibn Al-ash'at.       <br />
       Il a pris sa science en Tunisie de 'Ali Ibn Ziyâd puis a voyagé en orient en 172H et a pris de l'Imâm Mâlik puis a voyagé vers l'Irak où il a pris de Abî Yousouf et Ash-shaybânî les principes de l'école hanafite.       <br />
       Puis il s'installa en Egypte et parfait sa science chez Ibn Al-qâsim.       <br />
       Lorsqu'il revint à Kairouan, il s'occupa à enseigner les deux écoles de l'époque: l'école hanafite (l'école de l'opinion) et l'école malikite (l'école du Hadîth).       <br />
       Il eut des éléves éminent comme Sahnûn Ibn Saïd. Il fut le premier à introduire l'école de l'Imâm Mâlik en Algérie.       <br />
              <br />
       En l'an 204H il devint juge de Kairouan. Il resta dans ce poste jusqu'à ce que le gouverneur le nomme chef de l'armée pour conquérir la Sécile (sud de l'Italie) en 212H. Il a réussi sa mission la même année et chassa ainsi  l'armée de Bizance.       <br />
              <br />
       Il mourut à cause de la peste en 213H/828.       <br />
              <br />
       Parmi ses ouvrages les plus importants et les plus précieux dans l'école malikite: Al-asadiyya fî Fiqh al-mâlikiyya.       <br />
       من أشهر مؤلفاته " الأسدية في فقه المالكية " نسبة لاسمه.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ash-hab :</b>       <br />
              <br />
       Il est Abû ‘Amr Ash-hab Ibn Abdelaziz Ibn Dâwud Al-ja’adî l’égyptien, son vrai prénom est Miskîn et Ash-hab est son surnom.       <br />
       Il né selon certains auteurs (comme Ibn Abdel Barr et Abû ‘Amr Al-muqri’) en 140 H.       <br />
       Parmi ses maîtres : Mâlik, Al-layth Ibn Saad, Al-Fudayl Ibn ‘Iyâd, Sulaymân Ibn Bilâl, Ad-darawurdî…       <br />
       Il prit la lecture coranique de l’imâm Nâfi’ de Médine.       <br />
       L’imâm Shafi’ a dit de lui : « je n’ai jamais vu plus connaisseur en droit musulman que Ash-hab…Il était le concurrent directe d’Ibn Al-qâsim en Egypte. Et c’est Ash-hab qui fit leader de l’école malikite en Egypte après la mort d’Ibn Al-qâsim. »       <br />
       Sahnûn a dit: « Ibn Al-qâsim m’a dit : si tu veux prendre cette science après moi (après ma mort), cherche la chez Ash-hab »        <br />
       Sahnûn a dit de lui : « Il était le plus véridique, celui qui craignait Allah le plus et il n’ajoutait pas une lettre à ce qu’il rapportait »       <br />
       Ibn Khalkân disait de lui : « Il avait de la notoriété dans le pays, beaucoup de biens et il était le plus beau des compagnons de Mâlik… ».       <br />
              <br />
       Parmi ses ouvrages, sa Mudawwana (à ne pas confondre avec celle de Sahnûn) qu’il a rapporté de Saïd Ibn Hassân et autres. Il s’agit d’un immense ouvrage avec une science très vaste.       <br />
              <br />
       Il est mort en 204 H en Egypte (après un mois de la mort de l’Imâm Shafi’î).       <br />
              <br />
              <br />
       <b>'Isâ Ibn Dinâr:</b>       <br />
              <br />
       Il est Abû Muhammad 'Isâ Ibn Dinâr Ibn Wahb de Cordoue. Le Faqîh, ascéte, juge (cadi), lideur et référence de la Fatwa en Andalousie à son époque.       <br />
       Il a entendu d'Ibn Al-qâsim et a pris de lui entre autre Al-Asadiyya (de Asad Ibn Furât). Il a compilé vingt livres de son audition d'Ibn Al-qâsim.       <br />
       Il est le premier à introduire en Andalousie les avis d'Ibn Al-qâsim.       <br />
       Parmi ses ouvrages: Al-Hadiya en 10 parties.       <br />
       Il mourut en 212 H à Tulaytila en Andalousie.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn Al-mâjishûn :</b>       <br />
              <br />
       Abdulmalik Abû Marwân fils de l’Imâm Abdelaziz Ibn Abdellah Ibn Abî Salama Ibn Al-mâjishûn At-taymî. Il était le Mufti de Médine de son époque. Son père était éminent élève de l’Imâm Malik.       <br />
       Il mourut en 213 H.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Yahyâ Ibn Yahyâ Al-laythî:</b>       <br />
              <br />
       Il est Abû Muhammad Yahyâ Ibn Yahyâ Ibn Kathîr Al-laythî al-qurtubî (de Cordoue). Chef des savants de l'Andalousie de son époque. Le Faqîh de l'Andalousie.       <br />
       Il a pris le Muwattaa d'abord de Shabtûn.       <br />
       Il a entendu d'Ibn Wahb, d'Ibn Al-qâsim,d'Ibn 'Uyayna, de Nâfi' (le spécialiste en lecture coranique), de Al-layth Ibn Saad et d'autres.       <br />
       Il fut le maître d'éminents savants tels Muhammad Al-'utbî, Ibn Mazîn, Ibn Waddâh, Baqiyy Ibn Makhlad...       <br />
       Ses enfants ont aussi pris de lui.       <br />
              <br />
       C'est grâce à lui et à 'Isâ Ibn Dinâr que l'école de Mâlik s'est propagée en Andalousie.       <br />
       Il mourut en 234 H à l'âge de 82 ans.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Sahnun :</b>        <br />
              <br />
       Abû Saïd Sahnoun Ibn Saïd Ibn Habib Ibn Rabia At-tannoukhî. Sahnoun est son surnom, il s'agissait de le comparer à l'oiseau qui a l'oeil perçant (cet Imâm avait en effet une grande force d'analyse dans les sujets).       <br />
       Il est  né à Kairouan(en Tunisie)  en 160 H/777.        <br />
       A Kairouan, il a pris sa science d'Abî Khârija, de Bahloul Ibn Râshid, d'Ali Ibn Ziyâd, d'Ibn Ghânim, d'Ibn Ashras et d'autres.       <br />
       Dans d'autres pays, où il a voyagé dés 188 H,  il a pris sa science d'Ibn Al-Qâsim, d'Ibn Wahb, d'Ash-hab, de Tulayb Ibn Kâmil, d'Abdellah Ibn Abd Al-hakam, de Sufyân Ibn 'Uyayna, de Hafs Ibn Ghiyâth, d'Abû Dâwud At-tayâlisî, d'Ibn Al-Mâjishûn, de Matraf et d'autres.       <br />
       De retour à Kairouan il s'implique à répandre la doctrine de l'imam Mâlik dans tout l'occident musulman. Il a écrit seize volumes de la Mudawanna Al-kubra sur le fiqh maliki.       <br />
       Il est devenu Qadi en 234H/848-9 à Kairouan sous le gouverneur Aghlabi, Muhammad ibn al-Aghlab.       <br />
        Il a eu des centaines d’étudiants.       <br />
       L'imâm Sahnoun disait: "celui qui n'applique pas ce qu'il apprend, sa science ne lui sera pas profitable, au contraire elle lui nuira"       <br />
       وروي عن سحنون قال : من لم يعمل بعلمه ، لم ينفعه علمه ، بل يضره        <br />
        Il est mort en 240H/854.       <br />
       Sahnûn a rapporté le contenu de sa Mudawwana d'Ibn Al-qâsim qui a rapporté de Mâlik.        <br />
       La Mudawwana de Sahnûn surnommé Al-Mudawwana Al-kubrâ est la première référence de notre école malikite, elle comporte 30200 sujets traités.       <br />
              <br />
       <b>Asbagh Ibn Al-faraj :</b>       <br />
              <br />
       Il est Abû Abdellah Asbagh Ibn Al-Faraj Ibn Saïd Ibn Nâfi’, le grand Muftî d’Egypte. Il est né en 150 H.       <br />
       Il a commencé sa quête scientifique tardivement et n’a pas connu Mâlik ni Al-layth Ibn Saad à cause de cela. En fait il avait voyagé à Médine pour prendre de l'Imâm Mâlik; mais il est arrivé à destination le jour de la mort de l'Imâm Mâlik.       <br />
       Il a pris de beaucoup de maîtres mais essentiellement d’Ibn Al-qâsim, Ibn Wahb et Ash-hab. Il a accumulé une science immense.       <br />
       Il est l'un des maîtres d'Ibn Al-muwâz, d'Ibn Habîb, d'Abû Zayd Al-qurtubî, d'Ibn Mazîn et autres.       <br />
       Ibn Mu’în a dit de lui : « Il était le plus connaisseurs de son époque des opinions de Mâlik : sujet par sujet, il savait avec exactitude quand Mâlik avait dit cela et qui a divergé avec lui... »       <br />
       Ahmad Ibn ‘Adellah a dit de lui : « il était fiable et attaché à la Sunna »       <br />
       On a demandé à Ash-hab: "qui interroge t-on après toi?" et il répondit : "Asbagh Ibn Al-faraj".       <br />
       Asbagh a laissé plusieurs précieux ouvrages, on en cite: Kitâb Al-usûl en 10 tomes, Tafsîr gharîb Al-muwattaa,Adâb As-siyâm, 22 livres sur son audition d'Ibn Al-qâsim, Al-muzâra'a, Adâb al-qadâa, ar-radd 'alâ ahli al-ahwâa...       <br />
       Il mourut en 225H en Egypte.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn Habîb : </b>       <br />
              <br />
       ’Abd al-Malik Ibn Habîb Ibn Sulaymân Ibn Hârun Ibn Jâhima fils du compagnon Abbâs Ibn Mardâs (que Dieu l’agrée), est né en 170H. Il est le grand juriste Maliki de Cordoue.        <br />
       Il a voyagé et a  pris sa science d’éminents maîtres tels Ibn al-Majishûn le médinois, Asbagh Ibn Al-faraj... Il fut surnommé le savant de l’Andalousie.       <br />
        Il est l’auteur de l’ouvrage de référence « Al-wâdiha fî as-sunan wa al-Fiqh », un des principaux textes de référence de l’école malikite qui a été employé et mis en avant en Andalousie. Son ouvrage est un des plus complets du fiqh Maliki. Bien qu’il n’existe plus, une grande partie est citée dans an-Nawadir d’Ibn Abi Zayd al-Qayrawani. Il a voyagé dans le monde entier à la recherche de la connaissance et pour vérifier ce qu’il avait acquis. Il est mort en 238H/852. Il a écrit plusieurs livres. Al-’Utbi était son élève et par conséquent la majeure partie de son travail nous est parvenu grâce à  lui.       <br />
              <br />
       <b>Al-’Utbi :</b>       <br />
              <br />
        Muhammad Ibn Ahmad Ibn AbdelAziz Ibn 'Utba, savant de Cordoue et élève d’Ibn Habib.       <br />
       Il a pris (audition) de Yahyâ Ibn Yahyâ Al-laythî, de Saïd Ibn Hassân et autres et a voyagé et pris de Sahnûn, Asbagh et autres.       <br />
       Il était le plus honoré des gens de son époque, pieux et Mudjâhid, grand connaisseur.       <br />
       Il a rapporté de Muhammad Ibn Lubâbah, d'Abû Sâlih, de Saïd Ibn Mu'âdh et autres.       <br />
       Il a écrit al-’Utbiyya l’une des référence de notre école (comme cité précédemment). Il était un des premiers à populariser l’école de Malik en Andalousie. Il est mort en 255H/869. Son compilé s’est également appelé al-Mustakhraja.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn al-Mawwaz : </b>       <br />
              <br />
       Abu ’ Abdullah Muhammad Ibn Ibrahim al-Iskandari, élève d’Ibn al-Majishûn et d’Ibn ’Abdu’l-Hakam et l’un des premiers qui ont synthétisé le  fiqh maliki. Il a également étudié sous Asbagh et Ash-hab. Il est mort en Syrie en tant que réfugié en 281H/894 où il avait fuit la Fitna due à la philosophie hérétique de la  "création du Qur’an" : propagée par la secte des Mu’tazilites et appuyée par le pouvoir Abbasite de l’époque.        <br />
       Il a écrit un célèbre livre connu sous le nom d’al-Mawwaziya qui est un des quatre références de notre école malikite.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn Abî Zayd al-Qayrawani :</b>       <br />
              <br />
        Abu Muhammad ’ Abdullah, né  310H/922. Il était connu en tant que " Ash-Shaykh al-Faqih " et " le petit Malik " et il fut le chef de l’école Maliki à Kairouan (en Tunisie). Il a écrit plusieurs livres, le plus réputé et le plus connu étant sa Risala, ouvrage complet claire et synthétique (disponible en français). Ibn Abi Zayd l’a écrit à l’âge de dix-sept ans pour parer l’influence des Fatimides.       <br />
       Il a écrit aussi Mukhtasar al-Mudawwana, un abrégé de la grande Mudawwana, et an-Nawadir.       <br />
       Il mourut en 386H/996.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn ’ Abdi’l-Barr : </b>       <br />
              <br />
       an-Namiri, Al-andalusû, Abu ’ Umar, hafiz du Maghrib et Sheikh al-Islam. Il est né à Cordoue en 368 H/978 et est mort à l’âge de 95 ans à Shatiba en 463H/1071. Il fut un éminent savant en hadith –traditionaliste- , il a été surnommé " le savant en Hadith de l’ouest ". Ibn Hazm a dit  de lui: " il n’y a personne qui a plus de connaissance du fiqh du hadith que lui."        <br />
       Il était tout d'abord littéraliste puis devint malikite avec une préférence du Fiqh Shafiite pour certains sujets, mais personne ne critiquait cela chez lui puisqu'il avait atteint le degré d'Imâm Mujtahid.       <br />
       Il a écrit un certain nombre de travaux, le plus célèbre d’entre eux est al-Isti’ab. Il a voyagé dans toute l’Andalousie et a agit en tant que qadi plusieurs fois. Il a écrit le premier commentaire principal de Muwattaa’ appelé al-Istidhkâr.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Al-qâdî ‘Iyâd de Ceuta </b>[1]       <br />
               <br />
       Nous n’exagérons pas si nous affirmons qu’Al-qâdî ‘Iyâd est devenu presque inaccessible aux chercheurs en raison de ce que Dieu lui a accordé comme don de participation à l’ensemble des sciences et des arts. En effet, si tu l’envisages comme un lettré, sa contribution comme spécialiste du Fiqh (jurisprudence) est des plus substantielles ! Et si tu considères sa connaissance du hadîth, de l’histoire, de la langue…etc, il en sera de même.       <br />
       On a  dit à son propos : « Sans ‘Iyâd, le Maghrib ne serait pas mentionné ».       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Son nom et sa généalogie</span>       <br />
              <br />
       Portant le nom de ‘Iyâd et le surnom d’Abû Al-fadl, son nom complet est : ‘Iyâd Ibn Mûsâ Ibn ‘Iyâd Ibn ‘Amru Ibn Mûsâ Ibn ‘Iyâd Ibn Muhammad Ibn Muhammad Ibn ‘Abdullah Ibn Mûsâ Ibn ‘Iyâd Al-yahsubî.       <br />
       En remontant la chaîne de sa généalogie, on découvre qu’elle aboutit à Yahsab Ibn Mâlik Ibn Zayd. Ce Yahsab est le propre frère de Dhû Asbah Al-Hârith Ibn Mâlik Ibn Zayd auquel aboutit la généalogie de l’Imâm Mâlik Ibn Anas (l’Imâm de Médine).       <br />
       Donc, il est lié à l’Imâm Mâlik par deux filiations :        <br />
       -La première, c’est par la doctrine (malikite) puisqu’il en est l’un des plus éminents représentants qui l’ont servi au Maghrib grâce à ses œuvres précieuses, notamment son « Tartîb al-madârik wa tartîb al-masâlik lima‘rifati a‘lâmi madhhabi Mâlik » (ouvrage édité et disponible) et ses « at-tanbîhât al-mustanbata ‘lâ l-kutûb mudawwana wa l-mukhtalata » (manuscrit expliquant la Mudawwana de Suhnûn).       <br />
       -La deuxième, sa filiation par le sang, à savoir son appartenance à la tribu de Himyar qui est issue des arabes du Yémen.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Sa naissance et sa formation</span>       <br />
              <br />
       Al-qâdî ‘Iyâd est né à Sibta (Ceuta) au milieu du mois de Sha‘bân en l’an 476 de l’Hégire. Il y a vécu dans la chasteté et la préservation, jouissant des plus nobles caractères, loué par ses actes et se paroles, réputé pour sa noblesse, son intelligence et son habilité.       <br />
       Il a étudié le savoir avec attachement et beaucoup d’application en bénéficiant de l’estime des plus grands maîtres parmi ceux qui possèdent la science et en les fréquentant assidûment, jusqu’à ce qu’il excelle à son époque, surpasse l’ensemble de ses pairs et atteigne dans les disciplines du savoir la maîtrise qu’on lui connaît. Connaissant ainsi par cœur le Livre de Dieu (Coran), il était l’un de ses spécialistes. Il ne cessait de le réciter en toute circonstance, joignant à cela une belle voix dans sa psalmodie, une grande connaissance de son exégèse en plus de l’étude de ses significations, de sa grammaire, de ses paraboles, de ses règles et de toutes les sciences qu’il a générées. Il faut dire que sa ville natale (Sibta) était à la fois une cité de la science grâce à sa position géographique qui lui a permis d’attirer beaucoup de savants et d’étudiants.       <br />
       Il a étudié dans sa cité le Coran avec ses sept lectures différentes.       <br />
       Il a aussi étudié la langue arabe et sa littérature, à partir des ouvrages fondamentaux, comme al-Fasîh de Tha‘lab, al-Amali d’Al-Qalî, al-Kâmil d’al-Mubarrad, Kitâb al-Jumal d’al-Zajjâjî, al-Wadhih d’Abû Bakr Az-zubaydî…       <br />
               <br />
       Il a parfait ses études chez plusieurs maîtres éminents.       <br />
               <br />
       Al-qâdî ‘Iyâd ne s’est pas contenté de la formation qu’il a reçu chez lui. A l’instar des étudiants et des jeunes chercheurs avides de connaissance, il est parti en Andalousie en 507 de l’Hégire pour parfaire ses connaissances et s’assurer de la validité de la méthode de transmission des Traditions et sa perfection chez lui. Cela en vérifiant l’authenticité des énoncés des Traditions qu’il a reçu de ses maîtres dans son pays natal…       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Son œuvre </span>       <br />
              <br />
       Al-qâdî ‘Iyâd nous a légué une œuvre vaste et riche qui compte, d’après les grands dictionnaires biographiques plus de trente titres dont ceux qui suivent.       <br />
               <br />
       En Fiqh : Ajwibat ‘an An-Nawâzil : édition critique de Mohammed Ibn Shrifa, Ajwibat al-qurtubiyyîn : compilé par son fils à partir de ses notes, Al-a‘lam bi hudûd wa qawâ‘id al-Islam : édité et traduit en français par le Ministère marocain des Awqâf et d’autres.       <br />
       On cite aussi son précieux ouvrage Al-madârik, qui est une référence exposant la biographie des savants piliers de l'école malikite.       <br />
               <br />
       En Hadîth : Al-ilmâ‘ fî dabti ar-riwâyât wa taqyîd al-samâ‘ : édition critique de Ahmad Saqr, Ikmâl al-‘ilm bi fawâid Muslim : c’est un complément du commentaire du Sahîh Muslim par son maître al-Mazirî sous le titre de : al-Mu ‘lim bi fawâid Muslim. Ce complément est publié dans une édition critique en 8 volumes par Yahyâ Ismâ‘îl…       <br />
               <br />
       Sur le dogme : Kitâb al-‘aqîda. Ce livre est mentionné dans plusieurs sources bibliographiques. Mais l’érudit Ibn Tawit al-Tanjî soutient qu’il s’agit de son livre intitulé : al-a‘lam bi hudûdi qawâ‘id al-Islâm…       <br />
               <br />
       En science d’As-sîra (biographie du Prophète (paix et salut sur lui)) : Ikhtisâr sharaf al-Mustafâ d’Abû Sa‘îd ‘Abdu-l-Mâlik Ibn Muhammad al-Wa ‘idh al-Nisaburî (M. 406H) et le fameux « Al-shifâ bi at-ta‘rîf bi huqûq al-Mustafâ » qui eut un succès impressionnant au Maghreb et qui témoigne du grand amour et du grand respect de l’auteur à l’égard du saint Prophète (paix et salut sur lui).        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Sa mort</span>       <br />
              <br />
       Il est mort au mois de Ramadan de l’an 544 de l’Hégire à Marrakech, au terme d’une vie riche et bien remplie. Sa tombe se trouve près de Bab Ilan à l’intérieur de la ville est encore visitée de nos jours. Il est d’ailleurs, considéré comme l’un des sept hommes auprès duquel on cherche les bénédictions, conformément au livre d’al-Yifrini : « Durrat al-hijal fi sab‘ati rijâl » et de celui d’Abû al-Fath Muhammad Ibn ‘Abdussalâm Busitta Amman : « Bulûgh al-Amal fî dhikri manâqib as-sâdâti sab‘ati rijâl »       <br />
                 <br />
       [1] Tiré de : « Ash-shifâ (la guérison) sur la reconnaissance des droits de l’élu Mohamed (paix et salut sur lui) », d’Al-qâdî ‘Iyâd de Ceuta  (éditions universel) (français et arabe). Traduction française : de Mohamed El-Fateh. P: 5 et suivantes       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Abû Bakr Muhammad ibn ‘Abdallah, dit Ibn al-‘Arabi Al-faqîh Al-maliki: </b>       <br />
              <br />
       (né à Séville, 468 [1076] – mort à Fès, 543 [1148])       <br />
              <br />
       Qâdi(juge) et faqih(jurisconsulte) de rite malikite (qui ne doit pas être confondu avec le grand maître soufi du même nom dont la biographie est juste à la suite), il fut en poste en Espagne(Andalousie)…       <br />
              <br />
       Il a voyagé en Orient et a pris la science de l’Imâm Al-Ghazâlî, d’Abû Bakr Ash-shâshî, d’abî zakariyyâ at-Tabrîzî, de l’Imâm Al-Faqîh Nasr Al-maqdisî, de l’Imâm Abû al-fadl Ibn Al-furât et à Bagdad d’An-na’âlî et Tarrâd et autres, et en Egypte d’Al-khal’î et Muhammad Ibn Dâwud Al-fârisî…Il fut porteur en Andalousie d’une vaste et solide science…       <br />
              <br />
       Il était aussi un traditionnaliste (qui mémorisa le Hadîth et la transmission).       <br />
       Il excellait dans plusieurs sciences dont les usûl Al-Fiqh, le commentaire coranique, la littérature, la poésie, les questions sur les différences et le kalâm.       <br />
       Il est l'auteur d'un vaste commentaire juridique du Coran; Ahkam al-Kur'an.        <br />
       Il a également laissé plusieurs autres ouvrages, dont une étude sur la Grande Fitna (‘Awâsim min al-qawâsim) العواصم من القواصم et un commentaire du Muwattaa de l’Imâm Mâlik (Al-qabas fi sharh al-muwattaa). القبس في شرح موطأ الإمام مالك       <br />
       Parmi ses autres ouvrages :       <br />
       An-nâsikh wa al-mansûkh (abrogé et abrogeant) الناسخ والمنسوخ       <br />
       Qânûn at-taawîl (loi de l’interprétation)قانون التأويل       <br />
       Al-Insâf fî masâil al-khilâf (traité concernant la différence) الإنصاف في مسائل الخلاف       <br />
       Al-masâlik ‘alâ muwattaa Mâlik المسالك علىَ موطأ مالك       <br />
       Al-mahsûl fî usûl al-fiqh المحصول في أصول الفقه       <br />
       Kitâb al-mutakallimîn كتاب المتكلمين       <br />
              <br />
       Ibn Bashkwâl a dit de lui dans Kitâb As-sila :« il était le dernier  savant d’Andalousie et le dernier  des Imâm et Huffâz de cette région… »       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn Rushd, Averroes : </b>       <br />
              <br />
       Ibn Rushd était un génie avec une connaissance encyclopédique. Il a passé une grande partie de sa vie fructueuse en tant que juge et en tant que médecin, pourtant il est connu dans l’ouest pour être le grand commentateur de la philosophie d’Aristote. Il est né à Cordoue, Espagne en 520H/1128 et est décédé en 595H/1198. Son ouvrage précieux sur la jurisprudence Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al-Muqtasid a été tenu pour certains comme probablement le meilleur livre sur l’école Maliki en Fiqh argumentaire comparé. Son grand-père, Abu’l-Walid a été également connu comme Ibn Rushd et était un faqih Maliki qui a écrit al-Muqaddimat.       <br />
       Bidayat al-Mujtahid wa-Nihayat al-Muqtasid a été traduit en anglais, il s’agit d’une mine d’or qui trace le pourquoi des divergences des savants dans divers sujets.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn Al-hâjib :</b>       <br />
              <br />
       Il est Abû ‘Amr Uthmân Ibn Umar Ibn Abî Bakr Ad-duwînî connu sous le nom d’Ibn Al-hâjib Al-maliki.       <br />
       Il est né à Isnâ dans le Sa’îd d’Egypte en 570 H.       <br />
       Il fut spécialiste en plusieurs disciplines dont la grammaire, les Usûl, le Fiqh…       <br />
       Parmi ses ouvrages : Jâmi’a Al-ummahât Fî Al-fiqh.       <br />
       الكافية في النحو.        <br />
       الشافية في الصرف.        <br />
       جامع الأمهات في الفقه.        <br />
       منتهى السول والأمل في علمي الأصول والجدل، في أصول الفقه.        <br />
       مختصر المنتهى، وهو مختصر السابق.        <br />
       شرح مقدمة الزمخشري        <br />
       Il est mort en Alexandrie en 646H.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Al-qurtubî:</b>       <br />
              <br />
       Il est Muhammad Ibn Ahmad Ibn Abî Bakr, Abû Abdellah né à Cordoue où il a appris le Coran et les sciences du Fiqh, de la langue arabe, du Coran et autres disciplines chez les éminents maîtres andalous de l'époque d'or de l'Andalousie musulmane...       <br />
       Il est une des références en éxégèse (Tafsîr) coranique, il était aussi Faqîh, Muhaddith et ascète.       <br />
       Il s'est déplacé en Egypte, où il s'installa et mourut en 671H.       <br />
       Parmi ses ouvrages:       <br />
       Al-jâmi'a li ahkâm al-qurân, <a class="link" href="http://www.altafsir.com/Tafasir.asp?tMadhNo=1&tTafsirNo=5&tSoraNo=1&tAyahNo=1&tDisplay=yes&UserProfile=0&LanguageId=1">disponible sur ce lien.</a>       <br />
       Al-Muqtabas fî sharh Muwattaa Mâlik Ibn Anas...       <br />
       للقرطبي عدة مؤلفات:       <br />
       "الجامع لأحكام القرآن" هو كتاب جمع تفسير القرآن كاملاً.        <br />
       التذكرة في أحوال الموتى وأمور الآخرة        <br />
       التذكار في أفضل الأذكار        <br />
       الأسنى في شرح أسماء الله الحسنى        <br />
       الإعلام بما في دين النصارى من المفاسد والأوهام وإجتهار محاسن دين الإسلام.        <br />
       قمع الحرض بالزهد والقناعة.        <br />
       المقتبس في شرح موطأ مالك بن أنس.        <br />
       اللمع اللؤلؤية في شرح العشرينات النبوية        <br />
              <br />
       <b>Al-Qarafi : </b>       <br />
              <br />
       Imam al-Qarafi, Shihab ad Din Abu’l-’Abbas Ahmad Ibn Idris as-Sanhaji al-Qarâfi al-Mâlikî. D’origine berbère de Sanhaja au Maroc, né en 626H/1228.Il a grandi à Al Qarafa au Caire. Il était le savant Maliki le plus important de son temps au Caire. Il est tout spécialement connu pour son travail sur la méthodologie et la loi (usûl al-fiqh), il avait accumulé plusieurs disciplines dont le Fiqh, la grammaire, la lexicographie, l’Algèbre, l’hébreu...        <br />
       Parmi ses ouvrages : Sharh Tanqih al-Fusul sur la théorie légale, al-Furuq sur les qawa’id, At-Tamyiz et le précieux et immense ouvrage en fiqh Maliki, adh-Dhakhîra, un des meilleurs livres sur le fiqh Maliki. Ce livre adh-Dhakhîra est un ouvrage magistral de 14 volumes publiés récemment aux Emirats qui examine le fiqh Malékite avec des preuves des sources de l’usûl (les piliers de la religion).        <br />
       Il est mort en 684H/1285. Il est enterré à Qarâfa en Egypte près de l’Imâm ash-Shafi‘î.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ibn Juzayy de Grenade : </b>       <br />
              <br />
       Muhammad Ibn Ahmad, Abul-Qasim ibn Juzayy al-Kalbi de Grenade, né en 693 H/1294, il fut savant Maliki et Imam dans l’exégèse (tafsir) et le fiqh. Il a écrit al-Qawa’id al-Fiqhiya. Il est décédé en 741 H/1340.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Khalil Ibn Ishaq al-Jundi :</b>       <br />
              <br />
       Il est  Khalîl Ibn Ishâq Ibn Mousâ Ibn Shu'ayb, Diyâa eddin Abû al-mawadda Al-misrî, connu sous le surnom Al-jundî, car il s'habillait souvent en soldat. Et plus connu dans les milieux du Fiqh par Ash-shaykh Khalîl.       <br />
       Son pére suivait l'école hanafite. Ash-shaykh Khalîl a pris sa science d'Ibn Abdelhadi, il a pris les sciences de la langue arabe et les Usûl d'Ar-rashîdî. Et il a pris le Fiqh malikite d'Abdellah al-Manoufi.       <br />
       Il fut le mufti Maliki du Caire et professeur à l'école Shaykhûniyya, la plus grande madrassa du Caire alors.        <br />
       Il est mort en 767H/1363 ou 776H/1374.       <br />
       Il est l'auteur du très populaire compilé de synthèse Maliki, al-Mukhtasar appelé Mukhtasar Khalîl traduit en plusieurs langues.       <br />
       Parmi les commentaires connus du Mukhtasar:  Mawâhib Al-jalîl d'Al-hattâb, Sharh Al-khurshî, At-tâj wa al-iklîl d'Al-muwâq, Hâshiyat Ad-dasûqî de Muhammad 'Arafah Ad-dasûqî et Sharh Az-zarqânî.       <br />
       ومن شروح مختصر خليل:        <br />
       1- مواهب الجليل في شرح مختصر خليل، للحطاب       <br />
       2- شرح الخرشي على مختصر خليل، للخرشي.       <br />
       3- التاج والإكليل شرح مختصر خليل، للمواق.       <br />
       4- حاشية الدسوق، لمحمد عرفه الدسوقي       <br />
       5- شرح الزرقاني على مختصر خليل، للزرقاني.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ash-Shatibi : </b>       <br />
              <br />
       Abu Ishaq Ibrahim Ibn Musa al-Gharnati (de Grenade), (mort en  790H/1388), il fut un éminent faqih Maliki. Il est l’auteur d’ al-I’tisam et d’al-Muwafaqat. Il a présenté avec une excellence exemplaire la doctrine de Maqasid ash-Shari’a (les finalités nobles de la loi divine).       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelques contemporains</b></div>
     <div>
             <br />
       <b>Ibn 'Arafa Al-warghamî:</b>       <br />
              <br />
       Il est Abû Abdellah Muhammad Ibn Muhammad Ibn 'Arafa Al-warghamî, né en 716H/1316.       <br />
       C'est un grand savant juriste malikite, Imâm et Khatîb de l'époque de la GRANDE mosquée Az-zaytouna de Tunis.       <br />
       Il a pris sa science du Fiqh et du Usûl du Cadi Ibn Abdessalam Al-harâwi. Il a pris les lectures coranique du Shaykh Muhammad Ibn Muhammad Ibn Hasan Ibn Salâma Al-Ansârî.       <br />
       Il occupa le poste d'enseignant dans la grande mosquée Az-zaytouna , et fut le contemporain d'Ibn Khaldûn.       <br />
       Il fut la référence du Fatwa dans le Maghreb.Les égyptiens et médinois ont  également pris de lui la science.       <br />
              <br />
       Il est mort en 830H/1400.       <br />
              <br />
       Il nous a laissé entre autre un grand ouvrage d'exégèse coranique (Tafsîr) connu sous le nom de "Tafsîr Ibn 'Arafa Al-maliki":       <br />
        تفسير ابن عرفة المالكي، تحقيق د. حسن المناعي، نشر مركز البحوث بالكلية الزيتونية، تونس 1986       <br />
              <br />
              <br />
       <b>al-Wansharisi : </b>       <br />
              <br />
       Ahmad Ibn Yahya, un mufti Maliki de Fez, (né en 834H/1430-mort 914/1508). Il est l'auteur d'une collection de douze volumes de fatwas appelés "al-Mi’yar al-Mugbriban Fatawa ’Ulama ifriqiya wa’l-Andalus wa’l-Maghrib " ; "Le Classique, rapportant les fatwas des savants de Tunisie, d’Andalousia, et du Maroc ", et d’autres précieux ouvrages.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Shaykh Ahmad Zarrouq:</b>       <br />
              <br />
       Il est Ahmad Ibn Ahmad Ibn Muhammad Ibn 'Isâ Al-burnisî Al-fâsî connu sous le surnom de Zarrûq.       <br />
       Né à Fés (Maroc) en 846 H.       <br />
       Il est le grand Faqîh, la référence des commentaires du Fiqh malikite. Il est aussi un éminent maître soufi éducateur qui a présidé la grande réforme soufie du 14éme siécle pour montrer par sa plume et par ses enseignements le vrai soufisme conforme au Coran et la sunna.       <br />
              <br />
       Il a pris ses sciences d'éminents maîtres, au Maroc, en Tunisie et en Egypte: tels As-sakhâwî, Ad-damîrî, Ibrâhim Al-mazinî, Abî Abdellah Al-fakhâr, Az-zarhûnî...       <br />
              <br />
       Il a fondé un institut religieux (Zawiya) à Musrâta à l'Ouest de la Lybie où il avait décidé de s'installer en 886 H/1448.       <br />
       Cet institut a contribué à propager la science dans plusieurs endroits du monde. Il est connu jusqu'à nos jours sous le nom de "la zawiya de Sidi Ahmad Zarrouq", qui contient une bibliothéque des plus anciennes dans la région, elle comporte une immense mine d'or en science de la Shari'a et du  soufisme.       <br />
              <br />
       Ash-shaykh al-Kharroubi a dit de lui: "il n'a raté aucune prière en groupe  pendant 40 ans!"       <br />
              <br />
       Il est mort en 899H à Musrâta à l'Ouest de la Lybie.       <br />
              <br />
       Il nous a laissé des ouvrages précieux dans plusieurs disciplines: on en cite:       <br />
       Tafsîr du Coran, Commentaires de la Risâla d'Ibn Abî Zayd Al-qirawânî, Commentaires des Matn d'Al-qurtubiyya, Commentaires des Hikams d'Ibn 'Atâ Allah, Commentaire des Dalâil Al-khayrât, les Qawâ'id (règles) du Tasawwuf...       <br />
       له مؤلفات كثيرة منها:       <br />
       تفسير القرآن العظيم .        <br />
       شرح رسالة أبي زيد القيرواني .        <br />
       ثلاثة شروح على متن القرطبية .        <br />
       ستة وثلاثون شرحاً على الحكم العطائية .        <br />
       شرح على دلائل الخيرات .        <br />
       النصيحة الكافية لمن خصّه الله بالعافية.        <br />
       قواعد التصوف .        <br />
       العقائد الخمس .       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Al-Akhdarî:</b>       <br />
              <br />
       Abu Zayd Abdur-Rahmân ibn Muhammed al-Akhdarî. Né en 1512 à Biskra (Algérie) et mort en 1575, sa tombe se trouve dans une zâwiya située à Bentyûs, un village près de Biskra. C'est un éminent juriste  Malékite et un logicien réputé. Il est notamment l'auteur d'un traité de logique en vers courts (urjûzat), intitulé as-sullam (l'échelon), dont il rédigea par ailleurs le commentaire. Il est aussi l'auteur d'autres ouvrages comme al-jawhar al-maknûn (le joyau pur), toujours en vers, traitant de la rhétorique ainsi que de son commentaire. Il composa également dans les sciences astronomiques un traité en vers, accompagné là aussi de son commentaire, et d'autres ouvrages dans différentes disciplines.       <br />
       Dans la jurisprudence malékite, il est l'auteur d'al-mukhtasar (le compendium) plus connu sous l'appellation de mukhtasar al-Akhdarî traitant des prescriptions rituelles (al-`ibâdât), qui est un ouvrage très important et synthétique étudié dans les pays de rite malékite.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Abdel-Wâhid Ibn 'Ashir:</b>       <br />
              <br />
       on a déjà présenté sa biographie: <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/L-auteur-du-Matn-Ibn-ashir_r2.html">cliquez ici.</a>       <br />
              <br />
       <b>Shaykh Ibn Ajîba Al-hasanî:</b>       <br />
              <br />
       Le grand savant sunnite malikite marocain Ahmad Ibn ‘Ajiba (surnommé Abû Al-'abbâs) est né en 1747 à A'jabîsh dans la tribu d'Anjara, village situé dans les montagnes avoisinant la ville de Tétouan au nord du Maroc à environ 10 Km de la méditérannée.        <br />
              <br />
       Sa généalogie remonte à Sidna Al-hasan, fils de Sidna 'Ali et Fatima fille du Prophète (paix et salut sur lui).        <br />
       Il montre très tôt des prodiges de sainteté et un vif intérêt aussi bien pour les sciences de la Loi (Shari’a) que pour le soufisme. Il eut d'éminents maîtres en loi islamique.        <br />
       Auteur d’une quarantaine d’ouvrages religieux et de poèmes, il réalise également un commentaire du Coran et de Hadiths, des recueils de théologie et de soufisme. Il est l’auteur du précieux recueil d’interprétations des sagesses(Hikam) d'Ibn 'Atâ Allah disponible en français : « Iqâz al-himam fî sharh al-hikam ». <a class="link" href="http://www.tariqa.org/hikam/h5.php">Cliquez ici pour une traduction française d'un extrait de ce précieux ouvrage.</a>       <br />
       L'ouvrage le plus marquant de l'Imâm Ahmed Ibn-Ajiba, une des références en matière de commentaire sunnite du Saint-Coran, est son oeuvre : « al-bahr al-madîd fî tafsîr al-qurân al-majîd » « البحر المديد في تفسير القرآن المجيد » , <a class="link" href="http://www.altafsir.com/Tafasir.asp?tMadhNo=3&tTafsirNo=37&tSoraNo=1&tAyahNo=1&tDisplay=yes&UserProfile=0&LanguageId=1">cliquez ici pour la découvrir.</a>       <br />
       Cet ouvrage utile et précieux qu’on conseille vivement est en cours de traduction en français.        <br />
              <br />
       Ibn 'Ajîba fut le défenseur des soufis sunnites par sa plume et son grand savoir en science juridique et en science du Coran: il était juge (jurisprudence malikite avec une grande connaissance des trois autres écoles sunnites), muftî et grand théologien...        <br />
              <br />
       A l’âge de quarante huit ans il fait la connaissance à Fès du maître Moulay al-Arbi Al-Darqawi (1743-1823), l’homme qui deviendra son guide spirituel (murshid). Ahmad Ibn ‘Ajiba grand savant et jurisconsulte, était alors titulaire de plusieurs chaires d’enseignement dans les mosquées et les écoles (medersas) de Tétouan mais après cette rencontre il tournera le dos aux honneurs de la vie mondaine et se consacrera exclusivement à la voie spirituelle. Ce geste lui vaudra les foudres de l’orthodoxie locale et principalement des doctes Ulémas qui le persécuteront.        <br />
       Ayant obtenu gain de cause, il partira se réfugier dans la campagne où il mourra de la peste en 1809 quand il était en visite vers son Sheykh Al-bouzidî. Ahmad Ibn ‘Ajiba fut entérré dans un premier temps au petit village de Ghumâra puis transporté plus tard à Tétouen.        <br />
              <br />
       Avec Sidi Muhammad Al-harrâq, il est considéré comme la plume du soufisme contemporain du Akhlâq, c'est à dire du soufisme basé sur le Coran et la Sunna, qui n'est autre que la station de l'excellence (Ihsân) en Islam.        <br />
       Ibn 'Ajîba dit dans son livre Al-Mi'râj: '...le but du soufisme est la purification intérieure des vices et l’embellissement intérieur par toutes les vertus ; ou l’effacement de la créature, qu’elle soit éperdue dans la vision (shuhûd) de la Vérité (Dieu : Al-Haqq), ou qu’il y ait retour vers le monde manifesté (al-athar) ; son début est science, son milieu action et sa fin don (de la part de Dieu) .'        <br />
              <br />
       Les ouvrages d'Ibn 'Ajîba sonnent une réforme profonde vers le soufisme du bon comportement et de la droiture (Istiqâma).        <br />
              <br />
       Quelques références  qui ont servi pour cette mini biographie :        <br />
       • Al-a'lâm d'Az-zarkalî 1/245.       <br />
       • Shajarat an-nûr az-zakiyya de Hasan Al-Kouhen page 164.       <br />
       • Jean Louis Michon, Le soufi marocain Ahmad ibn Ajība (1746-1809) et son Mi'rāj,1990.       <br />
       • Jean-Louis Michon, L’Autobiographie (Fahrasa) du Soufi marocain Ahmad Ibn ‘Ajñba (1747-1809),Leyde,1969.       <br />
              <br />
        <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/La-gestion-du-conflit-ou-de-la-difference-selon-le-Coran_r42.html">Voir ici un article traduit de son commentaire d’un verset coranique sur la différence.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Shaykh Muhammad Al-Harrâq</b>  (mort en 1845)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://aslama.com/forums/showthread.php?p=159596#post159596">Pour une étude détaillée sur cet éminent juriste et maître soufi Sharîf marocain, cliquez ici.</a>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Shaykh Abdellah Ibn As-siddîq Al-ghumârî (mort en 1993):</b>       <br />
              <br />
       Il est le Shaykh Al-Hâfiz Al-Muhaddith Abû Al-fadl, Abdellah fils de l’éminent maître soufi Muhammad Ibn Seddiq.       <br />
       Sa généalogie remonte à Moulay Idris fils d’Abdellah fils d’Al-hasan Al-muthannâ fils de notre maître Al-Hasan fils de notre maître ‘Ali et de la noble Fatima Az-zahrâ fille du Prophète (paix et salut sur lui).       <br />
              <br />
       Il fut surnommé Al-Bukhâri de son époque.       <br />
              <br />
       Il est né à Tanger (au Maroc) en 1910.       <br />
              <br />
       Il a appris le Coran et sa lecture selon Warsh puis selon Hafs dans la Zawiya de son père (Zawiya Asseddiqiyya) ainsi que les Mutûn (Ajarroumiya, Al-alfiyya, Mukhtasar Khalil…)       <br />
              <br />
       Ensuite, il voyagea à Fès et poursuivit ses études dans le très réputé institut Al-qarawiyyîn. Il eut la Ijâza.       <br />
              <br />
       Il revint ensuite à la Zawiya familiale de Tanger où il enseigna le Fiqh malikite notamment la Risâla d’Ibn Abî Zayd puis Al-ajarroumiya…       <br />
       Il assista aux cours de son père dans la même Zawiyya tels que le Sahîh d’Al-Bukhari…       <br />
              <br />
       En 1930 il voyagea en Egypte, pour parfaire ses études dans le très réputé institut Al-Azhar.       <br />
       Il étudia chez plusieurs Shuyûkh en Fiqh, en Hadîth, en Tafsîr…Il étudia aussi le Fiqh Shafiite suite aux recommandations de son père.       <br />
       Il obtint des Ijâza chez plusieurs maîtres renommés dans plusieurs disciplines, et une Ijâza générale du Shaykh Muhammad As-samaloutî.       <br />
       Il passa avec succès le grand examen d’Al-Azhar appelé le diplôme Al-‘âlamiyya, en 1931 – soit seulement un an après sa présence en Egypte. Il obtint ainsi le diplôme Al-‘âlamiyya en 12 disciplines (‘Alamiyyat Al-ghurabâa puis ‘Alamiyyat Al-azhar).       <br />
              <br />
       Il profita de sa présence en Egypte pour continuer  à prendre des plus grands maîtres en sciences religieuses de son époque.       <br />
              <br />
       Il enseigna dans plusieurs disciplines en Egypte, participa et anima plusieurs activités et conférences religieuses.       <br />
              <br />
       Il eut d’éminents maîtres en sciences religieuses dans plusieurs pays :       <br />
              <br />
       Au Maroc, on en cite : son père Muhammad Ibn As-seddiq , son frère Ahmad, le savant Muhammad Belhaj As-sulamî, Al-qâdi Al-‘Abbâs Ibn Abî Bakr Bannani, le savant Ahmad Ibn Al-jilânî Al-amghârî, Shaykh FathaAllah Al-bannânî Ar-ribâtî, le savant Abû Ash-shitâ BelHasan As-sanhâjî, Al-qâdî Abdelhafiz Ibn Muhammad Ibn Abdelkabir Al-fâsî Al-Fihrî, le savant Abû Al-qâsim Ibn Masoud Ad-dabbâgh, le savant Muhaddith Muhammad Ibn Idris Al-qadiri Al-hasani Al-fasi…       <br />
              <br />
       En Tunisie,le Shaykh de l’institut Az-zaytouna Taher Ibn Ashour At-tounousi Al-maliki.       <br />
              <br />
       En  Egypte, plusieurs éminents maîtres on en cite :       <br />
       Shaykh Muhammad Bakhit Al-mutî’î Al-hanafî, Shaykh Ahmad Ibn Muhammad Ibn Adelaziz Ibn Râfi’a Al-husaynî At-tahtâwî, As-saqâ Ash-shâfî’î, Muhammad Ibn Ibrahim As-samaluti al-maliki, Muhammad ‘Izzat, Muhammad Ibn Hasanîn Ibn Muhammad Makhlouf Al-‘adawî al-maliki…       <br />
              <br />
       Au Hijâz (à l’Ouest de l’Arabie Saoudite) : Le Shaykh Muhaddith Omar Hamdân Al-mahrasî, Abdelqader Ibn Toufiq Ashalabî At-tarabulsî, Muhammad Al-marzouqi  Ibn Aderrahmân Al-makki Al-hanafi, Saleh Ibn Al-fadl At-tunusî Al-madani Al-hanafi, Al-laknâwî Al-ansârî Al-madani Al-hanafi.       <br />
              <br />
       En Syrie :Muhammad Saïd Ibn Ahmad Ad-dimashqî Al-hanafi, le Shaykh de Dâr Al-hadîth à Damas : Badr Eddin Ibn Yousouf Al-hasanî Ad-dimashqî Ash-shâf’î, l’éminent Shaykh Yousouf Ibn Ismaïl Ibn Yousouf An-nabahânî…       <br />
              <br />
       Shaykh Abdellah Ibn As-siddîq Al-ghumârî a laissé plus d’une soixantaine d’ouvrages en plusieurs disciplines : Fiqh, Hadîth, dogme, soufisme…        <br />
       On en cite :        <br />
       إتقان الصنعة في بيان معنى البدعة       <br />
       توضيح البيان لوصول ثواب القرءان       <br />
       قصص الأنبياء - طبع منه قصّة ءادم وإدريس وداود وسليمان       <br />
       دلالة القرءان المبين على أن النبيّ أفضل العالمين       <br />
       الحجج البيّنات في إثبات الكرامات       <br />
       شرح الإرشاد في فقه المالكية       <br />
       الصبح السافر في تحرير صلاة المسافر       <br />
       تنوير البصيرة ببيان علامات الساعة الكبيرة       <br />
       الإعلام بأن التصوُّف من شريعة الإسلام       <br />
       كمال الإيمان في التداوي بالقرءان       <br />
       سبيل التوفيق في ترجمة عبد الله بن الصديق، ترجمة ذاتية       <br />
       القول المقنع في الرد على الألباني المبتدع       <br />
       جزء فيه الرد على الألباني وبيان بعض تدليسه وخيانته، وقد طُبع حديثًا باسم        <br />
       إرغام المبتدع الغبي بجواز التوسل بالنبي في الرد على الألباني الوبي       <br />
              <br />
       Il a  consacré des ouvrages précieux pour la réfutation du Wahhabisme et la défense de la noble Sunna avec la bonne compréhension des quatre écoles.       <br />
       Il a laissé également plusieurs études sur les ouvrages des anciens.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/Tawassul_r79.html">Cliquez sur ce lien pour un extrait de la traduction de son ouvrage sur le Tawassul en réponse  détaillée à Al-albânî.</a>       <br />
              <br />
       Shaykh Abdellah Ibn As-seddîq mourut en 1993 à Tanger et fut enterré prés de son père.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Shaykh Mohammad Al-Mâlikî</b> (1943 - 2004)[1]       <br />
              <br />
       Nom et famille       <br />
       « Le serviteur de la noble science dans la Terre Sacrée », le savant du Hijâz, Sheikh Mohammad Ibn `Alawî Al-Mâlikî Al-Hasanî naquit en 1943 à la Mecque Honorée, au sein d’une famille prestigieuse issue de la progéniture de l’Imâm Al-Hasan Ibn `Alî Ibn Abî Tâlib et Fâtima fille du prophète (paix et salut sur lui)— que Dieu les agrée — et connue pour une longue tradition au service de l’Islam.       <br />
       L’un de ses aïeux fut le Mufti de l’école malékite à l’époque du Chérif `Awn, ce qui rattacha le qualificatif « Al-Mâlikî » (le malékite) à leur nom de famille. Son père, Sheikh `Alawî Al-Mâlikî Al-Hasanî, et son grand-père, l’Imâm `Abbâs Al-Mâlikî, furent des savants distingués de la Mecque Honorée, spécialisés en Hadith et en jurisprudence, et des enseignants de l’école juridique malékite et d’autres sciences à la Mosquée Sacrée.       <br />
              <br />
       Sa formation et ses maîtres       <br />
              <br />
       Sheikh Mohammad Ibn `Alawî Al-Mâlikî reçut une éducation islamique scientifique et soufie dans le giron de son père Sheikh `Alawî Al-Mâlikî, un grand savant et juriste Mecquois. Il se trouva dès son enfance dans les cercles de savoir qui se tenaient au sein de la Mosquée Sacrée. Il assista ainsi aux enseignements de nombreux savants dont son père, ainsi que Sheikh Hasan Ibn Mohammad Al-Mashshât (décédé en 1399 A.H.), Sheikh Mohammad Ibn Yahyâ Ibn Ash-Shaykh Amân (décédé en 1387 A.H.), Sheikh Mohammad Al-`Arabî At-Tabbânî (décédé en 1390 A.H), Sheikh Mohammad Nûr Sayf Ibn Hilâl Al-Makkî (décédé en 1403 A.H.), Sheikh Hasan Ibn Sa`îd Yamânî (décédé en 1391 A.H.), Sheikh `Abd Allâh Ibn Sa`îd Al-Lahjî (décédé en 1410 A.H.) et Sheikh Mohammad Yâsîn Al-Fâdânî (décédé en 1410 A.H.).       <br />
       Dans sa jeunesse, il se rendit au Pakistan et en Inde et étudia pendant cinq mois à Dar Al-`Ulûm de Deoband dont il admirait le système éducatif. Il visita plusieurs villes du subcontinent indien, comme Hyderabad, Bombay, Karachi et Saharanpur, et se forma à cette occasion auprès d’un certain nombre de savants dont Sheikh Mohammad Zakariyyâ Saharanpuri le commentateur du Muwatta’ de l’Imâm Mâlik, Sheikh Fakhr Ad-Dîn Ahmad le Sheikh du Hadith à Deoband, le savant du Hadith Sheikh Habîb Ar-Rahmân Al-A`dhumî, le savant de Hyderabad Sheikh Abû Al-Wafâ Al-Afghânî et Sheikh Mohammad Yûsuf Al-Kandahlâwî, l’auteur de Hayât As-Sahâbah. Il reçut également le Hadith prophétique par la voie du savant du Hadith de Karachi Sheikh Mohammad Yûsuf Al-Bannurî, le Grand Mufti du Pakistan Sheikh Mohammad Shâfi`, Sheikh Mohammad Idrîs Al-Kandahlâwî, Sheikh Dhafar Ahmad Al-`Uthmânî, Sheikh In`âm Al-Hasan et Sheikh Mustafâ, le fils de l’Imâm Ahmad Ridâ Khân Al-Braylawî.       <br />
       De retour de son séjour en Inde, il demeura à la Mecque Honorée quelque temps, avant de s’installer en Libye, à l’époque du roi Idrîs As-Sunûsi, afin d’étudier à l’université de Mohammad Ibn `Alî As-Sunûsî. À cette fin, il obtint une équivalence et s’inscrivit au cycle secondaire des instituts azharites ouverts en Libye. Les diplômés de ces instituts pouvaient alors choisir entre l’étude à l’université d’Al-Azhar au Caire ou à l’université de Mohammad Ibn `Alî As-Sunûsî en Libye.       <br />
              <br />
       Au terme de son cycle secondaire, la révolution qui éclata en Libye motiva son départ pour le Caire afin d’étudier à Al-Azhar. Il obtint ainsi les diplômes de Magistère et de Doctorat de la Faculté des Fondements de la Religion (Usûl Ad-Dîn) de l’université d’Al-Azhar. Pendant son séjour en Égypte, il s’initia auprès de célèbres savants et éducateurs dont le Mufti Sheikh Hasanayn Mohammad Makhlûf, le Sheikh de la mosquée d’Al-Azhar le sieur Sâlih Al-Ja`farî, le savant du Hadith Sheikh Mohammad Al-Hâfidh At-Tîjânî, Sheikh Ahmad Radwân Al-Aqsorî, le Grand Imâm d’Al-Azhar Sheikh `Abd Al-Halîm Mahmoud et Sheikh Mohammad Zakî Ibrâhîm.       <br />
       Tout au long de sa vie, il entretint des relations chaleureuses avec les savants de la famille Ba`Alawi de Hadramaout. Parmi ses maîtres spirituels, il compte l’Imâm Al-Habib Ahmad Mashhûr Al-Haddâd et l’Imâm Al-Habîb `Abd Al-Qâdir As-Saqqâf. En outre, diverses figures de la prédication contemporaine parmi les Bâ`Alawî, comme Al-Habîb `Omar Ibn Hafîdh, Al-Habîb `Alî Al-Jifrî, Al-Habîb Mohammad Ibn `Abd Ar-Rahman As-Saqqâf et d’autres, lui vouèrent un profond respect et veillèrent à s’instruire auprès de lui.       <br />
       À plusieurs reprises, il eut l’occasion de se rendre au Maroc pour visiter les bibliothèques, consulter les manuscrits et faire connaissance avec les savants marocains. Il fut convié à de nombreuses occasions aux Émirats Arabes Unis pour donner des prêches à l’occasion de divers événements du calendrier islamique dont la naissance du Prophète — paix et bénédictions sur lui —.       <br />
              <br />
       Postes et enseignement       <br />
              <br />
       Il enseigna à la Faculté de Sharî`ah à l’Université d’Umm Al-Qurâ à la Mecque entre 1390 A.H. et 1399 A.H.       <br />
       Au décès de son père, le 25 du mois de Safar 1391 A.H., les savants de la Mecque se réunirent et lui confièrent l’enseignement dans la Mosquée Sacrée à la chaire tenue par son père pendant cinquante ans sans interruption. Tous les soirs, à longueur d’année, il tenait trois cercles d’enseignement consécutifs et ne s’en absentait que pour un motif légal. Ses enseignements étaient diversifiés et abordaient à la fois l’exégèse, le Hadîth, les Fondements, la Sîrah, la langue arabe, le credo musulman, la jurisprudence et la prédication. Il enseigna dans ces cercles de nombreux ouvrages de référence, notamment les ouvrages de la Sunnah prophétique.       <br />
       Son activité dépassa le cadre de l’enseignement à la Mosquée Sacrée pour inclure des allocutions et des prêches diffusés par la radio publique saoudienne et par la radio du Message de l’Islam (Nidâ’ Al-Islâm). Par ailleurs, il ouvrit un centre d’enseignement dans sa maison qui attira près de six cents étudiants venus de divers pays, notamment de l’Asie de Sud Est et du Yémen.       <br />
       Il prit part aux manifestations culturelles de la Ligue Islamique Mondiale où il donna le discours d’ouverture depuis 1391 A.H. Il participa également à de nombreuses conférences islamiques internationales. Il multiplia les voyages à travers le monde musulman à titre personnel et officiel. Il fut élu à la tête du jury du concours international de mémorisation du Noble Coran entre 1399 A.H. et 1401 A.H. Il présida plusieurs sessions de la Conférence de l’Imâm Mâlik qui se tient tous les ans au Maroc. Il se rendit dans nombre de pays musulmans où il donna diverses conférences, notamment en Asie de l’Est où l’on compte plus d’une trentaine d’écoles, d’instituts et de mosquées pilotés par le Sheikh et bénéficiant de son concours dans l’élaboration de leurs programmes pédagogiques et pour l’obtention de bourses d’études financées par divers bienfaiteurs à l’intérieur et à l’extérieur de la monarchie saoudienne.       <br />
              <br />
       Ses oeuvres       <br />
              <br />
       Sheikh Mohammad Ibn `Alawî Al-Mâlikî enrichit la littérature islamique d’une quarantaine d’ouvrages. Il consacra plusieurs livres à l’Imam Mâlik, à son recueil de hadîths Al-Muwatta’, et à la science du Hadith de manière générale :       <br />
       Dirâsât Hawl Al-Muwatta’        <br />
       Études relatives au Muwatta’        <br />
       Fadl Al-Muwatta’ wa `Inâyat Al-Ummah Al-Islâmiyyah Bih        <br />
       La valeur du Muwatta’ et l’intérêt que lui porta la communauté musulmane        <br />
       Dirâsah Muqâranah `an Riwâyât Muwatta’ Al-Imâm Mâlik        <br />
       Étude comparative des narrations du Muwatta’ de l’Imâm Mâlik        <br />
       Imâm Dâr Al-Hijrah Mâlik Ibn Anas        <br />
       L’Imâm de Médine Mâlik Ibn Anas        <br />
       Asmâ’ Ar-Rijâl        <br />
       Les noms des narrateurs        <br />
       `Ilm Al-Asânîd        <br />
       La science de la narration        <br />
       `Inâyat Al-Ummah bis-Sunnah        <br />
       L’intérêt de la Ummah pour la Sunnah        <br />
       Kashf Al-Ghummah        <br />
       Dissiper les ténèbres        <br />
       Al-Manhal Al-Latîf fî Usûl Al-Hadîth Ash-Sharîf        <br />
       La source douce dans les fondements du Noble Hadîth       <br />
       Et d’autres.       <br />
               <br />
       Son décès       <br />
       Sheikh Mohammad Ibn `Alawî Al-Mâlikî retourna auprès du Compagnon Suprême le vendredi 15 Ramadan 1425 A.H., soit le 29 octobre 2004. après une vie passée au service de la science. De nombreux savants, prédicateurs et pèlerins participèrent à la prière funèbre tenue après la prière d’al-`ishâ’ à la Mosquée Sacrée, puis son cercueil fut emmené à pieds par le cortège funèbre jusqu’au cimetière d’Al-Ma`lâh où il fut enterré aux côtés de son père.       <br />
       Son fils aîné, Sheikh Ahmad qui enseigne les sciences religieuses à l’université de Jedda, lui succéda. Il continue aujourd’hui d’assurer les cercles de science de son père et maintient son école à la Mecque.       <br />
               <br />
       [1] Tiré de : http://www.islamophile.org/spip/article1129.html       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelques hors école</b></div>
     <div>
             <br />
       <b>Muhyî Ed-dîn Ibn ‘Arabi (surnommé : le souffre rouge (al-kibrît Al-ahmar) et Ash-shaykh Al-akbar)</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notez qu'Ibn 'Arabi n'est pas à considérer comme une référence dans l'école malikite, mais il est mis ici comme figure spirituelle et intellectuelle de la plus haute importance.       <br />
       Ses travaux sur le Fiqh sont résumés dans le Tome I de son oeuvre Al-Futuhât Al-Makkiyya fî Maa'rifat Al-asrâr Al-mâlikiyya wa al-mulkiyya, le lecteur de cet ouvrage remarquera la profondeur de la science de ce Sheykh et qu'Ibn Arabi donne ses avis qui ne sont pas toujours ceux connus de l'école malikite.</span>       <br />
               <br />
       Muhyî Ed-dîn Ibn ‘Arabi, est né en 560/1165 à Murcie en Andalousie, et mort en 638/1240 à Damas.        <br />
               <br />
       En 1179, il rencontre le philosophe Averroès à Cordoue. Cette rencontre avec le vieux philosophe marqua le jeune mystique (il n'a même pas alors 14 ans) qui, malgré son jeune âge, perçut immédiatement la faiblesse théologique de la philosophie dont la voie ne mène pas à la Révélation. Ibn ‘Arabî se forma lui-même aux théologies. Il acquit une science considérable par la lecture de différents maîtres.       <br />
               <br />
       En 1196 à Fès, il a l’Inspiration (Ilhâm) du sceau de la sainteté muhammadienne. Il dit avoir reçu les Gemmes de la sagesse d'un trait, réveillé une nuit par le dernier Messager Sidna Muhammad (paix et salut sur lui). La sagesse est représentée par une pierre dont la forme représente la Tradition ; alors que la pierre est la même pour tous, elle est taillée différemment selon les formes prophétiques dictées à Abraham, Jésus ou Muhammad (paix et salut sur lui).       <br />
               <br />
       En plus de ses fréquents séjours à Fès, où il établit sa famille, et Marrakech, Ibn ‘Arabi voyage dans le pourtour méditerranéen. De 1224 jusqu’à sa mort en 1241 (638 de l’hégire), il ne quitte plus jamais Damas, où trois siècles plus tard, un Sultan Ottoman (Selim 1er), lui fait construire un mausolée.        <br />
               <br />
       Ibn 'Arabî est considéré comme le plus grand maître soufi de tous les temps. S'il n'a pas créé de tarîqa (confrérie religieuse), la profondeur de sa doctrine métaphysique et son enseignement initiatique ont exercé une immense influence sur les penseurs et mystiques venus après lui : après Qunyawî et Nâbulusî, l'émir Abdelkader en fut le brillant disciple et son premier éditeur.       <br />
               <br />
       L’œuvre d’Ibn ‘Arabi est prolifique. Les sujets qu’il aborde vont de l’exégèse à la tradition prophétique et de l’ésotérisme à la métaphysique, passant par la jurisprudence et la poésie. Parmi ses ouvrages les plus célèbres, «Al-Futûhât Al-Makkiyya», commencé en 1203 et terminé trente ans plus tard (à la Mecque). C’est l’ouvrage de référence de la doctrine et de la pratique soufies chez Ibn ‘Arabi (cet ouvrage vaut à Ibn ‘Arabî son surnom de fils de Platon). « Inshâ Ad-dawâir : production des cercles », « Fuçûs Al-hikam »…       <br />
               <br />
        Ibn 'Arabî est en effet  l’auteur de plus de 846 ouvrages. Son œuvre aurait influencé Dante et Saint Jean de la Croix. Dans ses poèmes il traite de l'Amour, de la Beauté et de l'extinction (Fanâ)…       <br />
               <br />
       Ses œuvres ont été traduites dans plusieurs langues dont le français. Sindbad/Actes Sud a publié : La Profession de foi (1985), Les Soufis d'Andalousie (1988), La Vie merveilleuse de Dhû-l-Nûn l'Egyptien (1989), (Al-Futûhât Al-Makkiyya) Les Illuminations de La Mecque (1989), Le Livre des contemplations divines (1999)…       <br />
               <br />
       Ibn ‘Arabi jurait que ses ouvrages étaient une pure inspiration divine. Il avait vu en songe qu’il serait lu et compris en occident.        <br />
               <br />
       En plus de son vaste savoir en science religieuse, il était un pôle inspiré  et un cœur noyé dans l’Amour de Dieu :       <br />
       "Par Dieu, j'éprouve de l'amour à un point tel que, me semble-t-il, les cieux se disloqueraient, les étoiles s'affaisseraient, les montagnes s'ébranleraient si je leur en confiais la charge : telle est mon expérience de l'amour..." [Al-Futûhât Al-Makkiyya, ed. Bûlâq, 1329 h.,II, p.346.]       <br />
              <br />
         Il a consacré le premier tome de son œuvre sublime «Les Illuminations de La Mecque » au Fiqh (al-futûhât Al-Makkiyya fî Maarifat al-asrâr al-mulkiyya wa al-mâlikiyya) enrichi de ses avis et de sens ésotériques et d’avis de toutes les autres doctrines.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Sheikh Ahmed Ibn As-siddîq Al-ghumârî (m. 1960)</b> [1]       <br />
              <br />
       Notez que: <span style="font-style:italic">bien que la famille des Benseddîq est une famille connue et reconnue pour sa défense de la Sunna, sa vaste science et sa contribution honorable dans l'école malikite, le Sheykh Ahmed Ibn As-siddîq- lui n'est pas à considérer comme un malikite, il a fait beaucoup d'Ijtihâd et a opté pour des avis qui ne sont pas toujours l'avis de l'école malikite: mais nous le mettons ici en raison de ses travaux intéréssants au sujet du Fiqh al-muqâran (Fiqh comparé): qui est un concept fort intéréssant dans le contexte et la situation de la France (ce concept de Fiqh comparé et d'Ijtihâd à l'intérieur et à l'extérieur de l'école a évidemment ses règles et ses conditions et il est le domaine exclusif des savants compétents).</span>       <br />
              <br />
       Ce savant fut d'abord malikite puis Shafiite puis enfin il choisit l'Ijtihâd absolu...       <br />
              <br />
       Il est Ash-sharîf Shihâb Ed-ddîn Abû Al-fayd et Abû Al-‘Abbâs Ahmed Ibn Muhammad Ibn as-Siddîq  At-tjkânî Al-ghumârî Al-idrîsî Al-hasanî, il descend de Dâwûd Ibn Idrîs Ibn ‘Abdellah Ibn Al-hasan Ibn Al-hasan Ibn ‘Ali et Fatima (que Dieu les agréent)  fille du Prophète (paix et salut sur lui).       <br />
       Sa mère s’appelle Az-zahrâ fille d’Abdel Hafîd fils du grand savant et maître Ahmed <a class="link" href="http://www.saveurs-soufies.com/modules.php?name=Forums&file=viewtopic&t=211">Ibn ‘Ajîba Al-hasanî</a> (l'auteur entre autre: du tafsîr: "<span style="font-style:italic">Al-bahr al-madîd fî tafsîr al-qur'ân al-majîd</span>" et du commentaire des sagesses (Hikam) d'Ibn 'Atâ Allah).       <br />
              <br />
       Il a donc réuni la noblesse et la science de part cette généalogie bénie du côté de son père et de sa mère.        <br />
              <br />
       Il est né dans la tribu des Banî Saïd proche de la tribu des Ghumâra au nord du Maroc en l’an 1320 de l’Hégire (1901). Il vécu à Tanger où son père était à la fois un grand savant en science religieuse et un éducateur de l’école soufie shâdhilite Darqawite (la zawiya as-siddîqiyya). A signaler que la famille Benseddîq est une famille réputée par le Hadîth et son authentification (takhrîj) depuis des générations.       <br />
              <br />
       Dès qu’il a eu 5 ans, son père l’amena apprendre le Coran, une fois l’apprentissage du Coran avec ses règles et sa psalmodie terminé, l’enfant montra une appétit grandissante aux sciences et il apprit les Matn en vigueur au Maroc à savoir « Al-ajarrûmiya » en grammaire, « Al-murshid Al-Mu‘în d’Ibn ‘âshir », le culte selon l’école malikite. Il apprit aussi : « Bulûgh Al-murâm min adillati al-ahkâm » d’Ibn Hajar, « Al-fiyyatu Mâlik », « Al-‘aqîda As-sanusiyya » et « Jawharatu at-tawhîd » d’Al-qânî en dogme Ash‘arite, « Al-bîqûniyya » en Hadîth et « Mukhtasar Khalîl » en Fiqh malikite…       <br />
               <br />
       Ensuite, à l’âge de 19 ans son père l’envoya en Egypte au fameux institut Al-Azhar pour approfondir ses études. En 1344 (1926) son père vint en Egypte pour assister à la conférence historique qui réunit les éminents savants musulmans suite à la chute de l’empire (la Khilâfa) islamique. Il voyagea avec lui à Damas pour rencontrer le grand savant marocain  Muhammad Ibn Jaafar Al-kattânî, puis ils revinrent au Maroc et Ahmed Ibn As-saddîq fit un large voyage pour rencontrer les savants marocains de l’époque et ceux de l’Algérie. En 1349 de l’Hégire, il revint au Caire accompagné de ses deux frères Abdallah  Ibn as-seddîq et Muhammad Az-zamzamî qui vont aussi suivre leurs études à Al-Azhar. Il eut une grande renommé en Hadîth en Egypte grâce aux nombreux livres qu’il écrit en la matière. Il eut une chaire à la mosquée Husaynî et celle d’Al-kîkhiyâ, et il fut une référence en Hadîth dans ce pays jusqu’à ce qu’il revint au Maroc en 1354 de l’Hégire à cause de la mort de son père.       <br />
               <br />
       Au Maroc, il fut un éducateur et un réformateur contre l’anarchie en Fiqh et incitant en même temps à s'intérésser aux preuves sans s'attacher aveuglement à une école, et  il incitait aussi à s’intéresser plus au Hadîth …       <br />
               <br />
       Il a été aussi l’un des architectes des deux révolutions contre le colonisateur espagnol : celle de 1935 et celle de 1949. C’est ce qui lui a causé la prison pendant 3 ans…       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">Il était un juriste révolutionnaire qui maîtrisait tous les rites sunnites et les preuves traditionnelles et cela lui a coûté beaucoup d’épreuves</span> surtout l’animosité de quelques juristes qui s’attachaient au Fiqh ancien et qui étaient contre l’adaptation du Fiqh au contexte et besoins actuels…       <br />
               <br />
       Enfin, il fut obligé de quitter le Maroc en 1956 à cause de tout cela pour finir sa vie au Caire.       <br />
               <br />
       Les maîtres d’Ahmed  Ibn as-seddîq dépassent la centaine : on cite parmi eux :        <br />
       -son père Muhammad Ibn as-seddîq de qui il prit tout le Fiqh malikite et le Sahîh Al-Bukhârî.       <br />
       -Muhammad Ibn Jaafar Al-kattânî Al-hasanî l’un des plus grand savant d’Al-qarawiyyîn qui vécut à Médine puis en Syrie.       <br />
       -Muhammad Imâm Ibn Ibrâhîm As-saqâ Ash-shâfi‘î, il prit de lui le « Tahrîr » sur le rite Shafiite entre autre.       <br />
       -Muhammad Bakhît Ibn Husayn Al-Mutî‘î Al-hanafî As-sa‘îdî, le Mufti de l’Egypte à l’époque: il prit de lui l’exégèse, l’explication du Sahîh al-Bukhârî  sur deux ans et le Fiqh Hanafite ainsi que d’autre disciplines…       <br />
       -Muhammad Ibn Ibrâhîm As-samâlûtî Al-mâlikî du Caire, l’un des plus grands savants malikites et de langue arabe à l’institut Al-azhar : il prit de lui le Muwattaa, le « Tafsîr d’al-Bîdâwî », le « tahdhîb »  en logique…Et il reçut de lui la Ijâza (diplôme de certification)       <br />
       -Muhammad Ibn sâlim Ash-sharqâwî le maître des shafiite et leur Mufti en Egypte à l’époque…       <br />
               <br />
       Ahmed Ibn As-siddîq fut surnommé l’Imâm Al-Hâfiz et le Muhaddith de part sa vaste science et sa parfaite maîtrise du Hadîth, et bien qu’il fut très riche (matériellement), il menait une vie d’ascète et refusa les postes du pouvoir qu’on lui a proposé…Sa fermeté, sa justice et son honnêteté lui ont toujours attiré les problèmes …Ses Fatwas étaient d’un courage sans égale et manquaient même souvent de diplomatie dans l’environnement de l’époque marquée par la colonisation espagnole, française et anglaise.       <br />
               <br />
       Il mourut en 1380 de l’Hégire (1960).       <br />
               <br />
       Il a laissé derrière lui beaucoup d’éminents élèves au Maroc, en Egypte, à la Mecque et en Syrie…       <br />
               <br />
       En Fiqh, il a su réunir grâce à son Ijtihâd et sa connaissance profonde, les Fatwas les plus adaptés au contexte actuel  à partir de l’école malikite et d'autres écoles et du Hadîth.       <br />
               <br />
       Ses ouvrages sont très nombreux environ : 250 livres, en Fiqh, en dogme, en Hadîth, en histoire, en exégèse…       <br />
       On cite entre autre: « Hidâyat Ar-rushd li takhrîji ahâdîth ibn Rushd» Beyrouth : 1407H, «Mutâbaqat Al-ikhtirâ‘ât al-‘asriyya limâ akhbara bihi sayyidu al-bariyya » imprimé au Caire, « Al-istinfâr  ligazwi at-tashabbuhu bi al-kuffâr » Damas, année : 1407H, « Husûl at-tafrîj bi usûl at-takhrîj » commenté par Mahmoud Saïd Mamdouh, Egypte, année 1415H, « al-bahr al-‘amîq fî marwiyyât Ibn As-seddîq » Tétouan (Maroc) en manuscrit, Izâlat al-khatar 'amman jama'a as-salâtayn fi al-hadar,takhrîj ad-dalâil limâ fî risâlati al-qayrawânî mina al-furû' wa al-masâil,Tashnîf al-âdhân bi adillati istihbâb as-siyâdah 'inda dhikri ismihi sallâ allahu 'alayhi wa sallama fî as-salât wa al-iqâma wa al-adhân…       <br />
               <br />
       [1] Tiré de :  « Fiqh Ahmad Ibn As-siddîq Al-ghumârî » (étude comparative) : auteur : Abî Muhammad Al-hasan Ibn ‘Ali Al-kattânî Al-atharî : édition : Muhammad ‘Ali Bîdûn, Dâr Al-kutub al-‘ilmiyya : Beyrouth Liban : p 23 et suivantes »       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelques références</b></div>
     <div>
             <br />
       ترتيب المدارك وتقريب المسالك لمعرفة أعلام مذهب مالك       <br />
       القاضي عياض       <br />
              <br />
       كتاب المجموع المذهب في أجوبة الإمامين ابن وهب وأشهب جمع وتوثيق وتقديم طبع وزارة الأوقاف والشؤون الإسلامية 2009       <br />
       الدكتور حميد لحمر       <br />
              <br />
       سير أعلام النبلاء        <br />
       للحافظ الذهبي        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Savants-malikites_a58.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.doctrine-malikite.fr,2026:rss-684493</guid>
   <title>Autres sujets importants</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 15:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Autres sujets Importants]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il s'agit de présenter ici des sujets qui n'ont pas été traité dans le Matn mais qui sont à notre avis essentiels dans la vie du musulman. Sujets traités:     <div>
      <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=33">Interdits alimentaires</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/Dispositions-funeraires_r115.html">Dispositions funéraires islamiques</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=34">Grandes dates et occasions musulmanes</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=36">La fête du Sacrifice</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=38">La Cironcision et l'excision</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/Le-mariage-islamique_r39.html">Mariage islamique</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=40">Avis sur la célébration du Mawlid</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=41">Les assurances</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=42">Gestion du conflit et de la différence selon le Coran</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=43">Réflexion sur la différence et la division</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/L-importance-de-la-reconciliation_r44.html">Importance de la réconciliation</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Autres-sujets-importants_a47.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.doctrine-malikite.fr,2026:rss-684464</guid>
   <title>Spiritualité musulmane</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 14:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La Spiritualité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vers d'Ibn 'âshir à ce sujet Introduction L’importance de l’invocation de Dieu Le Compagnonnage et l'importance du maître éducateur vivant Les fruits de l'éducation spirituelle Le soufisme entre les quatre doctrines, Al-ghazâlî et Ibn-taymiyya     <div><b>Vers d'Ibn 'âshir à ce sujet</b></div>
     <div>
             <br />
       Ibn ‘âshir dit dans son matn à ce propos :       <br />
               <br />
       (Livre des Débuts de la Voie Spirituelle et Ce qui Guide à la Connaissance d'Allah)       <br />
              <br />
       291 Le repentir de tous les péchés qui ont été commis | est wâjib(obligatoire) immédiatement et sans délai, et est connu comme étant le sentiment de regret (pour ce qu'on a fait).       <br />
              <br />
       292 (Le repentir) a comme conditions de cesser l'acte de désobéissance et de ne pas avoir l’intention d’y persister ou d’y revenir et une condition de perfection(kamâl): de faire autant de demande de pardon(Istighfâr) que possible.       <br />
       (Mais lorsque la transgression implique un autre humain, les conditions du repentir sont au nombre de trois : les deux conditions précédentes auxquelles s’ajoute le devoir (si possible) de rendre ses droits à la personne lésée. S’il s’agit d’argent ou de quelque bien, qu’il le retourne à son propriétaire. Si ce droit touche à sa réputation, alors il doit se soumettre à lui ou lui demander pardon, et s’il s’agit de médisance qu’il lui demande de lui pardonner.)       <br />
              <br />
       293 Le résultat de la crainte révérencielle (la piété) est le fait d'éviter (les interdits) et de suivre (les commandements de Dieu) | il s’agit de la conformité extérieure et intérieure à la loi divine.       <br />
              <br />
       294 Ainsi, les actions nécessaires dans la voie  sont au nombre de quatre | et elles sont pour le disciple le chemin qui mène au succès:       <br />
              <br />
       295 Il doit abaisser son regard loin de l'illicite. | Il doit tenir ses oreilles loin des méfaits verbaux,       <br />
              <br />
       296 Comme la médisance, les calomnies, le faux témoignage, et le mensonge. | Et il est plus approprié encore qu'il retienne sa propre langue de s'engager dans ces actes ou ce qui les cause.       <br />
              <br />
       297 Il doit préserver son estomac d'ingérer l'illicite. | Il doit délaisser ce qui est douteux.       <br />
              <br />
       298 Il doit préserver ses parties intimes (duharâm) et craindre le Témoin toujours présent (c.-à-d. Allah) | et ne doit pas utiliser ses mains ou ses pieds dans  (pour atteindre) l’illicite.       <br />
              <br />
       299 Il doit éviter de s'engager dans des affaires jusqu'à ce qu'il sache | ce qu’Allah a légiféré à leur sujet.       <br />
              <br />
       300 Il doit purifier son coeur de l’ostentation, | de l’envie, de l’irritation, de la vanité, et de toutes les (autres) maladies (du cœur).       <br />
              <br />
       301 Saches que la racine de toutes les calamités du coeur | est le fait de désirer le pouvoir et oublier la Vie Future (l’au-delà).       <br />
              <br />
       302 le sommet de tous les péchés est l’amour du monde d’ici bas. | Il n'y a aucun (vrai) traitement (pour ces maladies) excepté d’implorer Allah tout en se sentant extrêmement dans le besoin (de Lui).       <br />
              <br />
       303 Il doit chercher la compagnie d'un Shaykh, un connaissant  de Dieu. | Le Shaykh le préservera des dangers dans le chemin (vers Dieu).       <br />
              <br />
       304 Ce maître lui rappellera Dieu quand il le verra (le rencontrera), et le fera parvenir à son Seigneur.       <br />
              <br />
       305 Il doit scruter et demander des comptes à son âme charnelle à chaque souffle (examen de conscience). | Il doit peser ses pensées avec rigueur.       <br />
              <br />
       306 Il doit veiller à bien accomplir les actes wâjib (de la religion) qui lui servent de capital de base. | Les actes mandûb sont son bénéfice  et il doit les accomplir après les actes obligatoires selon son possible.       <br />
              <br />
       307 Il doit invoquer Dieu (dhikr) de façon abondante et  avec un esprit clair (présent) | et l'aide pour accomplir toute cela  provient de son Seigneur.       <br />
              <br />
       308 Il doit lutter contre son ego (contre les penchants de son âme charnelle) pour Le Seigneur des Mondes. | Il doit s'embellir avec les stations de la certitude :       <br />
              <br />
       309 La crainte, l’espoir, la gratitude, la patience, le repentir, | le renoncement, la remise confiante (en Allah), le contentement, et l’amour.       <br />
              <br />
       310 Il doit être sincère envers Celui qui le voit dans chacune de ses actions (Dieu). | Il doit se satisfaire de ce que Dieu l’Unique décrète pour lui.       <br />
              <br />
       311 Il deviendra avec ceci un connaissant d'Allah | libre et tout autre qu'Allah quittera son cœur :(il aura un cœur pur et sans attaches aux choses de ce bas monde)       <br />
              <br />
       312 Ainsi, Dieu l’Unique l'aimera et le choisira | pour Sa présence sanctifiée et le placera parmi les élus.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Voir ci joint en bas de page les vers en version originale en format PDF.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Introduction</b></div>
     <div>
             <br />
       <b>La pureté de l’intention </b>pour Dieu (Niyyat wa ikhlâs) vient en amont de tout acte[1].       <br />
       D’après Abû Hurayra, l’Envoyé d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — a dit : « Allâh — gloire à Lui — dit : ’Je suis l’Associé qui se passe de toute association. Quiconque accomplit une œuvre pour Moi ainsi que pour quelqu’un d’autre, recevra mon désaveu, et son œuvre sera considérée faite uniquement à l’intention de l’autre associé.’ »[2]       <br />
               <br />
       Dans  le chapitre du soufisme[3] ou <b>du grand Djihâd[</b>4] qui couronne son recueil : Ibn ‘âshir commence par aborder la nécessité du repentir (retour) à Dieu pour le croyant sincère. Le repentir est obligatoire pour chaque individu pour tous péchés commis, le repentir doit être immédiat, si la personne le retarde: il lui faudra un repentir aussi pour cela. Le repentir est définit comme le regret et il implique de cesser l'acte de désobéissance, la résolution ferme de ne plus le commettre, la non persistance et de se rendre si possible aux victimes ou à leurs représentants pour que justice soit faite puis la demande de pardon à Dieu (Istighfâr) (qui est une condition de perfection (kamâl) et non de validité du repentir).       <br />
              <br />
       Le repentir a comme conditions de validité donc de cesser l'acte de désobéissance et de ne pas avoir l’intention d’y persister ou d’y revenir et une condition de perfection(kamâl): de faire autant de demande de pardon (Istighfâr) que possible.       <br />
       (Mais lorsque la transgression implique un autre humain, les conditions du repentir sont au nombre de trois : les deux conditions précédentes auxquelles s’ajoute le devoir (si possible) de rendre ses droits à la personne lésée. S’il s’agit d’argent ou de quelque bien, qu’il le retourne à son propriétaire. Si ce droit touche à sa réputation, alors il doit se soumettre à lui ou lui demander pardon, et s’il s’agit de médisance qu’il lui demande de lui pardonner.)       <br />
              <br />
       Il est utile de signaler que l’intention est essentielle (c'est la base de tout) : si une personne qui buvait du vin, cesse cela seulement par peur pour sa santé, cela n’est pas considéré comme un repentir. Il faut cesser le péché parce que c’est une désobéissance à Dieu…       <br />
              <br />
       <b>La station du repentir </b>est la porte royale vers la présence divine et vers la station de l’excellence (soufisme).       <br />
               <br />
       Puis il aborde la piété (ou la crainte révérencielle) (At-taqwâ)[5] en la définissant comme une obéissance au Seigneur (par les membres et par le coeur) et un éloignement des vices et péchés tant intérieurs[6] (les vices cachés : comme la haine, la jalousie, l’ego, l’avarice, l’ostentation…)  qu’extérieurs.       <br />
               <br />
       Il conseille aussi de s’éloigner des choses douteuses (mâ shubbîha) et de s'abstenir de faire les choses jusqu'à connaître leur statut légal, afin de préserver la foi et la pureté du cœur.       <br />
               <br />
       Ibn ‘Âshir explicite ensuite la perméabilité des membres et facultés du corps de l’être humain au mal comme au bien.        <br />
               <br />
       L’obéissance de l’oreille et sa gratitude vis-à-vis de Son seigneur passe par le fait de n’écouter que le bien et d’éviter d’écouter les médisances et ce qui ne la regarde pas.       <br />
               <br />
       L’obéissance de l’œil et sa gratitude  passe par le fait de ne pas regarder (s’occuper des) les défauts des autres, d'abaisser son regard loin de l'illicite et de l’utiliser pour lire le Coran ou pour la science utile …       <br />
               <br />
       L’obéissance de la langue passe par le fait de l’utiliser pour invoquer Dieu ou dire du bien et non pas dans les mensonges et les calomnies…       <br />
               <br />
       L’obéissance de la main est de ne saisir avec que le licite et de porter secours à ceux qui en ont besoin….       <br />
               <br />
       Celle du pied est de marcher pour les actes d’obéissance et le retenir quand il s’agit de la désobéissance…       <br />
               <br />
       Il insiste sur les dangers du sexe,  et qu’il faut s’interdire de suivre la passion qui mène au Harâm (les péchés et les relations extraconjugales).       <br />
               <br />
       Ibn ‘âshir définit le cœur comme le roi des membres (qui contrôle et dirige tous les autres membres) et aussi le lieu du regard divin : donc il convient au croyant  de veiller à sa pureté et qu’il ne contienne pas d’attaches mondaines qui le souillent et lui voilent[7] la vue de la réalité (haqîqa) des choses par la lumière divine (source de la conscience et de l’éveil spirituel)[8].  Abû ‘Abdullah an Nu‘mân le fils de Bashîr (qu’Allah les agrée tous deux) rapporte qu’il a entendu l’Envoyé de Dieu (qu’Allah prie sur lui et le salue) dire : « …Eh bien ! Il y a dans le corps un morceau de chair qui, s’il est sain, rend tout le corps sain ; mais s’il est corrompu, tout le corps devient corrompu. Eh bien ! Il s’agit du cœur.»[9]       <br />
               <br />
       L’Envoyé de Dieu (qu’Allah prie sur lui et le salue)  dit aussi : « Allah ne regarde ni vos corps ni votre aspect extérieur, mais Il regarde vos coeurs. »[10]         <br />
               <br />
       Le moyen privilégié pour polir le cœur et le garder vivant est l’invocation de Dieu :       <br />
       Ibn ‘Âshir conseille donc au croyant sincère d’invoquer abondamment Dieu, pour le débarrasser des vices cachés[11]  comme l’ostentation[12], la haine[13],l’égoïsme, la jalousie,La vanité('Ujb)[14]…       <br />
              <br />
       [1] Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention… ». Les soufis disent : « les actes sont des formes mortes dont l’esprit est la pureté de l’intention qui est en eux » : Ibn ‘Atâ Allah d’Alexandrie (paroles de sagesses)       <br />
              <br />
       [2] Hadîth rapporté par Ibn Mâjah — cet énoncé est le sien, par Ibn Khuzaymah dans son Sahîh et par Al-Bayhaqî ; les rapporteurs d’Ibn Mâjah sont fiables.       <br />
              <br />
       [3] « Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah avec un cœur sain » (Coran Sourate 26 ; verset : 88,89) : c’est à partir de ce verset qu’on peut définir le soufisme comme étant la science du cœur. Dans le Hadîth du prophète (paix et salut sur lui), dit hadîth de Gabriel : où Gabriel pose les questions relatives à l’Islam, la foi et à l’Excellence, le prophète nous informe à propos de l’Excellence (Ihsân): « l’Excellence consiste à adorer Dieu comme tu si Le vois, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te vois… ». Les spécialistes du soufisme ont l’habitude de définir le soufisme à la lumière de ce hadîth comme étant le plus haut degré de l’Islam : « l’Excellence : Ihsân » et être avec Dieu sans attache en tout moment.       <br />
              <br />
       Les gens du banc (Ahlou Assouffa) qu’on peut considérer historiquement comme les premiers soufis ayant pratiqués les assemblées d’invocations, ont reçu la bénédiction de la révélation :        <br />
              <br />
         « Fais preuve de patience (en restant) avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant  Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d’eux , en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n’obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif  à Notre Rappel(à l’invocation de Dieu), qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier » Coran : Al-Khahf (la caverne), verset 28.        <br />
              <br />
       Ainsi, le Prophète a reçu l’ordre divin de s’allier à ce groupe de compagnons mécquois et d’invoquer Dieu avec eux. Les gens du banc (Ahlo Assouffa) (qui d’après certains historiens musulmans sont à l’origine du mot Soufi ) étaient une formation de compagnons d’origine étrangère (à l’Arabie) (Bilale Alhabachi, Salmane de Perse, Sohaib Al-Roumi  …) pauvres et souffrants des injustices et malmenage de la classe noble des Koraïchites. C’est de leur qualification  et de leur aspiration  spirituelle que le mot « faqir » :  « pauvre à Dieu », et le mot « mourid » -(celui qui veut atteindre la Connaissance de Dieu : terme coranique dans le verset précédemment cité : « Youridoune Wajhahou » : verbe : Youridou, nom : mourid, ce qui veut dire celui  qui  espère  ou veut  voir Son Visage ou Sa Face selon les traductions) -  tirent les origines et l’authenticité.        <br />
              <br />
       Le qadi Shaykh al Islam Zakariya Al Ansari a dit : «  le soufisme est la science par laquelle on connaît les états de la purification des âmes, et la pureté des caractères (qualités), et par laquelle s’enrichissent l’extérieur et l’intérieur pour parvenir à la béatitude (félicité) éternelle ».       <br />
       Le Shaykh Zarrûq a dit : « le soufisme est la science qui vise la pureté des cœurs (c’est à dire à rendre les cœurs sains) et le fait de les dépouiller de tout ce qui n’est pas Dieu. Le Fiqh est la réforme des actes et la préservation de l’ordre (droiture) et l’expression de la sagesse des principes de la loi (al-ahkâm). Les Usûl sont  la science de l’unicité divine par la réalisation effective des preuves, et par l’ornementation (la parure) de la foi par la conviction comme la médecine préserve la santé du corps, ou la grammaire préserve la langue etc.. »       <br />
        L’imâm des deux groupes Al-Junayd a dit : « Le soufisme est la mise en pratique (en acte) de toutes les qualités nobles »       <br />
       Et encore : «  Le soufisme est entièrement caractères nobles (divins). Celui  qui te dépasse en bons caractères te dépasse en soufisme. »       <br />
       Abû  Al-Hasan   Ash-Shâdhilî a dit : « Le soufisme c’est exercer l’âme à accomplir les actes de la servitude, et la faire revenir (la soumettre) aux statuts de la Seigneurie. »        <br />
       Ibn ‘Ajîba a dit : « Le soufisme est la science qui enseigne la manière de cheminer (marche initiatique) vers la présence du Roi des rois, la purification de la souillure, et la parure (revêtement) de toutes sortes de qualités vertueuses ; en premier lieu il est science, ensuite bonnes actions et en dernier lieu c’est un don.»       <br />
       « C’est la science par laquelle on connaît de quelle manière les gens parfaits se sont élevés des aspects (natures) humains vers les degrés de félicité divine.»       <br />
       Et il a ajouté : « La science du tasawwuff n’est connu que de celui qui est éveillé dans la vérité, et celui qui n’en est pas témoin ne peut la connaître ; et comment un aveugle peut-il témoigner de la lumière du soleil ! »         <br />
       Dans ses qawa‘id at-tasawwuf, le Shaykh Zarrûq a dit : Les définitions explicatives du soufisme sont nombreuses ; mais toutes reviennent à une seule : la véracité (la sincérité) de l’orientation vers Allah. »       <br />
       Quand aux piliers du soufisme, c’est la purification du cœur de ses attaches matérielles et l’affermissement du lien de l’homme avec son Créateur. Car le soufi est celui qui purifie son cœur pour Allah, et purifie ses relations avec Allah, de sorte que les dons de grâce qu’il reçoit d’Allah sont purs. »       <br />
       Pour montrer que cette science subtile qui est le soufisme n’est pas à la portée de tout le monde on cite ce qu’a rapporté Abû Hurayra qui dit: « j’ai pris du Prophète (paix et salut sur lui) deux récipients (deux genres de sciences), j’ai transmis la première science, quant à l’autre, si je l’avais transmise, on m’aurait coupé la gorge ! » : Rapporté par Al-Bukhârî, Hadîth 100 (p 51) le livre de la science « le sommaire du sahih al-bukhârî »  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome I).        <br />
              <br />
       [4] En faisant allusion au hadîth : «  nous  sommes revenus du petit djihâd au grand <b>djihâd</b>… », le grand djihâd est donc l’effort permanent <b>pour purifier le cœur et vaincre les deux ennemis redoutables et invisibles de chacun : Satan (le diable) et l’âme charnelle et ses penchants (terrestres).</b>       <br />
       [5] Le prophète (paix et salut sur lui) dit : « la <b>piété est là, en désignant trois fois sa poitrine </b>», ‘Ali Ibn Abî Tâlib (que Dieu l’agrée) dit : « <b>la piété se définit par : la crainte du Tout Puissant, la conformité à la révélation, le contentement du peu (que Dieu nous a donné) et la préparation pour la mort (ou pour la rencontre du seigneur)</b> »        <br />
              <br />
       [6] « <b>Et laissez  le dehors et le dedans du péché </b>», Coran : sourate 6, verset  120. « Et  n'approchez pas  des turpitudes - tant de ce qui en paraît  que de ce qui s'en cache. », Coran : sourate 6, versets 151.       <br />
              <br />
       [7] Les soufis distinguent : les voiles  lumineux et les voiles ténébreux : quant aux voiles lumineux : il s’agit du fait de mettre en avant sa science et ses actes d’adorations  et oublier à qui ses actes sont destinés (Dieu) :   le maître spirituel Sidi Hamza Al-qâdirî dit à ce propos : « Chacun s’attache aux qualités qui lui sont propres : le savant se croît supérieur à tout le monde par son savoir, l’homme riche tire sa gloire de sa richesse et ils demeurent ainsi avec leur maladie. Seule l’éducation spirituelle peut les aider à s’en libérer », il dit aussi : « <b>Il ne faut pas donner d'importance aux œuvres que l'on accomplit, il faut en revanche prêter attention à Celui à Qui on les offre </b>», donc il convient de croire fermement que nos actes sont une grâce de Dieu.       <br />
       Quant aux voiles ténébreux  se sont les péchés qui souillent le cœur, tuent la conscience et provoquent l’insouciance : ils sont moins difficiles à déceler et à combattre que les voiles lumineux.       <br />
              <br />
       [8] Cette vue et cet intellect conscient (basîra) par la lumière de Dieu aide précieusement à fuire le mal et faire le bien dans toutes les situations.       <br />
              <br />
       [9] Hadîth rapporté par Al Bukhârî et Muslim.       <br />
              <br />
       [10] Rapporté par Muslim : le hadîth complet est le suivant : Selon Abû Hurayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: "Méfiez-vous de la présomption car la présomption est le parlerleplus mensonger. N'employez pas vos cinq sens à la recherche des défauts des autres et ne vous espionnez pas. Bannissez entre vous toute concurrence déloyale, toute envie et toute haine. Ne vous tournez pas le dos les uns aux autres et soyez frères, ô esclaves de Dieu! Le Musulman est le frère du Musulman: il ne lui fait pas d'injustice, ne lui refuse pas son soutien et ne le méprise pas. La piété est ici (désignant sa poitrine). Il suffit à l'homme pour être mauvais de mépriser son frère musulman. Tout le Musulman est interdit au Musulman: son sang, son honneur et ses biens. Dieu ne regarde pas vos corps, ni vos images, ni vos actions, mais Il regarde vos cœurs."        <br />
       (Rapporté par Muslim et Al Bukhârî) Chapitre 127, Page 444, Numéro 1568.       <br />
              <br />
       [11] « <b>Et laissez  le dehors et le dedans du péché </b>», Coran : sourate 6, verset  120. « Et  n'approchez pas  des turpitudes - tant de ce qui en paraît  que de ce qui s'en cache», Coran : sourate 6, versets 151.       <br />
              <br />
       [12] « Au jour du jugement un savant, un généreux et un martyr viendront demander la récompense d’Allah. Allah après les avoir interrogé leur dira : « vous aviez fait ce que vous aviez fait dans le bas monde pour faire plaisir à un tel et un  tel, allez demander  votre récompense alors  chez eux et Il les jeta en Enfer » rapporté par Muslim.          <br />
       D’après Mahmûd Ibn Labîd, l’Envoyé de Dieu — paix et bénédictions sur lui — dit : « Pour vous, c’est la petite association que je redoute le plus !» — "O Envoyé d’Allâh, demanda-t-on, et qu’est-ce que la petite association ?" — « <b>L’ostentation</b>, dit-il. Allâh — gloire à Lui — dira au moment de rétribuer les gens de leurs œuvres : ’Allez retrouver ceux auprès desquels vous vous faisiez bien voir, et regardez s’ils ont de quoi vous rétribuer !’ » Rapporté par Ahmad, Ibn Abî Ad-Dunyâ et Al-Bayhaqî dans "l’Ascétisme" et par d’autres.       <br />
              <br />
       [13] Abû Hurayra rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) dit : « Les portes du Paradis s’ouvrent chaque lundi et jeudi », Ma‘ammar dit : les actions de chacun sont exposées chaque lundi et jeudi et Allah pardonne à tous ceux qui n’associent à Dieu aucun idole, sauf aux deux personnes qui ont une rancune entre eux, Allah dit à leur propos à Ses anges : « laissez les jusqu’à ce qu’ils se réconcilient » : Rapporté par l’Imam Ahmad dans son Musnad : Hadîth n° 7318.       <br />
       « Dis à Mes esclaves de tenir le langage le plus doux car le Diable plante les aiguillons de la haine entre eux. Le Diable sera toujours pour l’Homme un ennemi évident ». Coran : sourate 17, verset : 53.       <br />
              <br />
       [14] Il s’agit du ‘Ujb: la fatuité, la vanité, l’orgueil :       <br />
       Il consiste à s’enorgueillir de son adoration et la regarder avec admiration : parfois, le dévot s’enorgueillit de sa dévotion et le savant par sa science ; cela est illicite.        <br />
       Il convient au croyant sincère d’abord d’avoir l’intention pure (Ikhlâs) puis de croire que tout ce qu’il fait est par la Grâce de Dieu et non pas par son effort personnel : c’est une reconnaissance de notre faiblesse : l'Imâm An-nawawî a dit : «...  celui qui s’enorgueillit(se plait) de ses actes, ses actes ne seront pas agréés par Dieu (deviennent vaines: habita 'amaluhu) » .        <br />
       Le Dhikr et les actes d’adoration ne doivent pas nourrir l’ego mais plutôt le détruire.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’importance de l’invocation de Dieu </b></div>
     <div>
             <br />
       <b>Le Dhikr a été cité quatre vingt trois fois </b>dans le Coran : il comprend la lecture régulière du Coran, la prière sur le Prophète[1] (paix et salut sur lui) et le tasbîh(l’invocation par les différentes formules)[2].        <br />
               <br />
       En ce qui concerne l’invocation par les différentes formules dont la plus importante est « Lâ Ilâha illa Allah » on peut citer les versets suivants qui incitent le croyant à invoquer Dieu abondamment :       <br />
       « Ceux  qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent (s’apaisent) à l’invocation d’Allah, n’est-ce point par l’invocation d’Allah que se tranquillisent (s’apaisent) les cœurs »[3].       <br />
        «O, vous qui croyez ! Invoquez Allah d’une façon abondante »[4].       <br />
       « La prière  éloigne l’homme de la turpitude et des actions blâmables, mais l’invocation du nom de Dieu est ce qu’il y a de plus grand »[5].       <br />
                     <br />
         L’invocation de Dieu (Lâ Ilâha illa Allah) a une importance capitale pour l'aspirant vers Dieu qui souhaite purifier son cœur et atteindre par là le degré d'excellence (Ihsân) : l’invocation aide le croyant à mieux accomplir les actes d’obligation comme la prière rituelle ou le jeûne car il permet d’acquérir une présence avec Dieu et d’atteindre un éveil de la conscience qui éloigne des péchés et des mauvaises pensées : le Dhikr agit en effet sur le cœur en le polissant et en le purifiant.       <br />
               <br />
       Le parole (Lâ Ilâha ila Allah) était  le premier message passé par le prophète Sidna Muhammad (paix et salut sur lui) à sa communauté, il n’y avait pas de prescriptions autre que le Dhikr au début de la communication de l’Islam, car c’est par le biais de l’invocation abondante du Seigneur qu’on L’aime  et qu’on obéit par conséquent sans peine à toutes Ses prescriptions. ‘Abdullah Ibn Busr –que Dieu l’agrée- a dit : un homme s’interrogea : « O Messager de Dieu ! Je trouve que les lois divines sont trop nombreuses, indique-moi une à laquelle je m’attache le plus ». Le prophète (paix et salut sur lui) lui répondit : « C’est, que  ta langue ne cesse de mentionner Dieu »[6].        <br />
       Par la mention abondante de Dieu on finira par L’aimer et L’adorer comme Il Se doit, et inversement si on L’aime, on se lassera jamais de Le mentionner.        <br />
              <br />
           Pour montrer que l’invocation de Dieu « le Dhikr »  est meilleure que tout autre acte de piété et de dévotion, on cite le Hadîth suivant rapporté par Abû ad-Dardâ’ selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Voulez-vous que je vous annonce quelles sont les meilleures de vos actions, les plus pures auprès de votre Seigneur, celles qui vous élèvent le plus en degré, et meilleures pour vous que de dépenser or et argent en aumône, et meilleurs pour vous que de rencontrer vos ennemis lors d’une bataille pour les tuer ou pour qu’ils vous tuent ? Ils répondirent : Oui. Certes. Il reprit : Eh bien c’est l’invocation de Dieu le Très-Haut. » Un homme demanda : l’invocation  est elle meilleur que le Djihâd (la guerre sainte) ? Le prophète répond alors : « même si le mudjâhid (le combattant) frappe avec son épée jusqu’à  ce qu’elle se brise et se remplie de sang l’invocateur restera toujours meilleur que lui. »[7]       <br />
       Et Mu`âd Ibn Jabal a dit suite à ce Hadîth : « Il n’y a pas de chose qui éloigne du châtiment de Dieu autant que l’invocation de Dieu. ».[8]       <br />
               <br />
       La mention de Dieu est essentiellement la vie des cœurs :        <br />
       Abû Mûsâ Al-Ash‘arî -que Dieu l’agrée- a dit : le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui qui invoque Dieu et celui qui ne L’invoque pas, sont comparables au vivant et au mort ».[9]       <br />
              <br />
       Abû Mûsâ Al-Ash‘arî -que Dieu l’agrée- a dit : le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « La maison où on invoque Allah, et la maison où on n’invoque pas Allah, sont comparables au vivant et au mort »[10].       <br />
              <br />
            Un autre Hadîth montre l’importance et la valeur inestimable que Dieu accorde à son serviteur qui l’invoque. C’est un Hadîth rapporté par Abû Hurayra qui rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Dieu exalté dit : Je suis tel que Mon serviteur M’estime, et je suis avec lui s’il M’invoque. S’il m’invoque en lui-même, je l’invoque en moi-même, et s’il m’invoque dans une assemblée, je l’invoque dans une assemblée bien meilleure encore...» [11]       <br />
               <br />
            D’un autre côté, l’importance de l’invocation de Dieu est telle que l’abandonner a des conséquences néfastes.        <br />
              <br />
          Allah  dit dans le Coran :        <br />
        «Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne/amertume, et le Jour de la Résurrection Nous l’amènerons aveugle au rassemblement» sourate 20 verset 124       <br />
       « Et celui qui abandonne l’invocation de son Seigneur, On lui attribue un mauvais esprit qui ne le quitte pas. »[12]        <br />
              <br />
            Le manque de Dhikr peut conduire le musulman à devenir un hypocrite (munâfiq), ce qui est grave. A ce sujet, Dieu dit dans le Coran, en parlant des hypocrites (al munâfiqîn) : « Certes les hypocrites trompent Dieu, mais c’est Lui qui les trompe… » Jusqu’à ce qu’Il dise « …Et ils n’invoquent le Seigneur que peu »[13].        <br />
              <br />
       Nous comprenons donc de ce verset, par simple logique que, pour ne pas être un hypocrite, il ne faut pas invoquer le Seigneur peu mais l’invoquer beaucoup.       <br />
               <br />
       Le Dhikr se fait très souvent aussi en assemblée : « Et arrête-toi en compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, qui cherchent son visage. Et que tes yeux n’aillent point au delà d’eux »[14] .       <br />
              <br />
       Abû Hurayra et Abû Sa‘îd Al-khudarî –que Dieu les agrée tous les deux- rapportent que le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit : « Il n’y a pas de gens qui se réunissent pour invoquer Dieu glorifié et honoré, sans que les anges ne les entourent (de leurs ailes), la miséricorde ne les enveloppe, la sérénité ne descende sur eux et Dieu ne les mentionne chez ceux qui se trouvent auprès de Lui »[15]        <br />
              <br />
       Abû Wâqid Al-laythî –que Dieu l’agrée- a dit : « Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) était assis, un jour dans la mosquée en compagnie des musulmans, trois hommes entrèrent. L’un deux partit, alors que les deux autres avancèrent  et se mirent à, contempler le Messager de Dieu (paix et salut sur lui). L’un deux trouva une place vacante dans le cercle (du Dhikr) et s’assit, tandis que l’autre pris place derrière les gens. Quand au troisième, il s’éloignit  en tournant le dos. Quand le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) termina, il dit : « Voulez vous que je vous instruise au sujet de ces trois hommes ? Le premier a cherché refuge auprès de Dieu et Dieu le lui donna. Le deuxième a été empêché par sa pudeur de déranger les autres et Dieu a ressenti de la pudeur à son égard, quant au troisième, il s’est détourné de Dieu et Dieu s’est détourné  de lui »[16]       <br />
               <br />
       Abû Hurayra rapporte : le prophète paix et salut sur lui dit : « Il y a des anges de Dieu qui font le tour des voies et des chemins sur terre pour chercher les assemblées de Dhikr. Dés qu’ils trouvent une assemblée de Dhikr, ils s’appellent et enveloppent de leurs ailes cette assemblée jusqu’au ciel inférieur. Ils montent ensuite vers le seigneur qui les interroge (alors qu’Il sait parfaitement ce qu’il en est) : « Que disent mes adorateurs ? », les anges répondent : « Ils Te glorifient, chantent Tes louanges, et invoquent par « lâ ilâ ha illa Allah » (yuhallilûna) », Dieu exalté dit alors : « Qu’est ce qu’ils espèrent (demandent)  de Moi?», les anges répondent : « Ton Paradis », Dieu dit : « est ce qu’ils l’ont vu ? », « non », répondit l’assemblée des anges. « Qu’est ce qu’il en sera, s’ils avaient vu mon Paradis ? » leur dit Dieu. Les anges répondirent alors : « Leur adoration serait plus vive, leur imploration plus intense, leur louange plus nombreuse et leur glorification plus grande », « Qu’est ce qu’ils redoutent en m’implorant ? » leur demande Dieu, « Ton Enfer » répliquent les anges. Dieu dit : « est ce qu’ils l’ont vu ? », « non », répondirent les anges. « Qu’est ce qu’il en sera, s’ils avaient vu l’Enfer ? » leur dit Dieu. Les anges répondirent alors : « Ils se hâteraient de le fuir et le redouteraient plus ». Dieu dit alors : « soyez témoins, mes anges, que Je leur pardonne ! ». Un ange dit : « il y a telle personne qui n’est pas des leur, mais qui est venu pour une raison terrestre (une affaire quelconque) ».  Dieu dit : « Je lui pardonne aussi, ne sera guère malheureux celui qui se réunit avec cette assemblée (Ils sont les compagnons, si quelqu’un prend part à leur réunion, il ne sera jamais malheureux) »[17]       <br />
              <br />
              <br />
          ‘Abd Allah Ibn ‘Abbâs dit « l’interprète du Coran »[18] [que Dieu l’agrée] dit : « Chaque  fois que Dieu impose à son serviteur une Obligation,  il donne à celle-ci une limite définie et il a excusé les personnes qui n'ont pas accompli cette obligation dans les cas de difficulté ou   d'inaptitude, sauf pour le Dhikr, pour lequel Dieu n'a imposé aucune limite et pour lequel il n'a excusé personne s'il ne l'accomplit pas sauf s'il n'a pas ses facultés intellectuelles lui permettant d'être responsable de ses actes. Dieu a ordonné son invocation dans toutes les situations, c'est ce qui est dit dans le verset « ceux qui invoquent Dieu debout assis et couchés[19] », Dieu a dit aussi " Ô croyants, invoquer Dieu  abondamment » (c'est-à-dire :) nuit et jour en terre et en mer, en voyage ou chez vous, dans la richesse et la pauvreté, quand on est en bonne santé ou malade, secrètement ou ouvertement et dans toutes les situations. »         <br />
               <br />
       L’invocation de Dieu peut se faire avec le chapelet[20] ou avec la main, à tout moment, en tout état et en tout lieu : (sauf, bien sûr, dans lieux impropres, comme les toilettes ou la salle de bain).       <br />
               <br />
       Al-Imâm ’Abd Al Karîm Al qushayrî [que dieu l’agrée] a dit : « L'invocation de Dieu est la garantie de la sainteté, et la lumière du chemin qui mène vers la rencontre de Dieu, c'est le moyen de réaliser ses vœux, le signe du bon début sur le chemin vers Dieu, le signe annonciateur d'une fin heureuse sur le chemin vers Dieu, Il n'y a rien avant le Dhikr ( c'est le début de tout) et toutes les qualités nobles reviennent au Dhikr et prennent leur racine dans le Dhikr. »       <br />
               <br />
       Sidi Hamza Al-Qâdirî Al-Butshîshî maître vivant de la Tariqa Qâdiriyya Butshîshiyya dit à propos de l’invocation de Dieu : « Le Dhikr pratiqué régulièrement fait disparaître progressivement les désirs et les pensées impures. De la même manière, si des chasseurs se rendent chaque matin dans la forêt et tirent des coups de fusil, alors tous les animaux apeurés s’enfuient en entendant les coups de feu, puis reviennent un peu plus tard dans la journée. Mais comme les chasseurs reviennent tous les jours, les animaux finissent par changer d’endroit. »       <br />
              <br />
              <br />
       Pour insister sur la difficulté de déceler puis d’extraire les vices de l’âme par nos seuls moyens, on cite le hadîth suivant rapporté par Al-Hakîm At-Tirmidhî: « L’association (la petite association : l’ostentation) au sein de ma communauté est plus cachée que la marche de la fourmis dans la nuit obscure dans la pierre plate… » [21].       <br />
              <br />
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              <br />
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       &#8207;[&#8207;&#8207;(&#8207;&#8207;"&#8207;&#1575;&#1604;&#1589;&#1601;&#1575;&#8207;"&#8207;&#8207;:&#8207; &#1575;&#1604;&#1589;&#1582;&#1585;&#1577; &#1608;&#1575;&#1604;&#1581;&#1580;&#1585; &#1575;&#1604;&#1571;&#1605;&#1604;&#1587;&#8207;.&#8207;&#8207;)&#8207;&#8207;]&#8207;&#1600;        <br />
       - &#1575;&#1604;&#1581;&#1603;&#1610;&#1605; &#1593;&#1606; &#1593;&#1575;&#1574;&#1588;&#1577;        <br />
              <br />
               <br />
       Ibn ‘Âshir continue :       <br />
       « Sache que l’origine de tous les vices et de la perte réside dans  deux choses : la première, c’est l’amour du pouvoir (le fait de désirer être au dessus des autres, faire le chef, aimer avoir raison, et vouloir être écouté et obéis !) (Hubbu ar-riyâsat[22]), la deuxième est le fait d’oublier l’autre monde (et par là, ne pas se préparer à la rencontre de Dieu) ».       <br />
               <br />
       Et il donne le remède :       <br />
       « Accompagne un guide qui connaît tous les secrets du chemin, il te protégera des périls dans ta voie, il te rappellera Dieu quand tu oublies, et te fera parvenir à ton seigneur »       <br />
              <br />
       [1] Nul ne peut prétendre aimer le Prophète sans prier sur lui abondamment (car si on aime quelqu’un on ne cesse de l’évoquer) :       <br />
       « Dieu et Ses Anges bénissent le Prophète. O vous qui avez cru ! Invoquez pour lui (priez sur lui) sans cesse la bénédiction et le salut de Dieu » Sourate al-Ahzâb, 33, verset 56       <br />
       Ce verset est la preuve irréfutable que la prière sur la Prophète est la clé du bonheur dans ce monde et dans l'autre, quelque soit la formule utilisée.       <br />
       La prière sur le Prophète n’est pas spécifique. Les formules de prière sont innombrables et sa pratique n’est pas confinée à un lieu ou un moment précis.       <br />
       Selon ‘Umar – que Dieu l’agrée –, le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui -  a dit : « Chaque supplication est conservée dans le Paradis, et lorsque l’on prie sur moi, la supplication est envoyé [vers Dieu]. »       <br />
       (Tradition rapportée par At-tirmidhî)       <br />
       Et dans le Hadîth Sahîh de Al-Bukhârî, il est rapporté : « A chaque fois que quelqu'un prie sur moi, Dieu me rend mon âme pour que je lui rende son salut. »       <br />
       Et il est rapporté aussi :       <br />
       « A chaque fois que quelqu'un prie sur moi une fois, Dieu prie pour lui 10 fois. »(Tradition rapportée par Al-Bayhaqî)       <br />
       Dans une Tradition rapportée par Ahmad et At-tirmidhî, Ubayy Ibn Ka'b demanda au  Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - :        <br />
       « "Ô Messager d’Allah, je fais beaucoup de prières. Quelle proportion [de supplications] dois-je faire pour toi ?"       <br />
       Le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - répondit:        <br />
       "Ce que tu veux."        <br />
       Ubayy dit alors: "Le quart ?"       <br />
       Le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - lui dit : "Ce que tu veux. Si tu fais plus, ce sera mieux pour toi."         <br />
       Ubayy dit alors: "La moitié ?"       <br />
       Le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - répondit :       <br />
       "Ce que tu veux. Si tu fais plus ce sera mieux pour toi."       <br />
       Ubayy dit alors :" Alors toute ma prière sera alors pour toi."       <br />
       Le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui - lui dit :       <br />
       "Si tu fais cela, alors tous tes tracas disparaîtront et tes péchés seront pardonnés." »       <br />
              <br />
       [2] Le Faqîr (disciple d’une voie spirituelle) organise sa journée pour concilier entre son travail et les invocations : outre les prières obligatoires et les piliers de l’Islam, le Faqîr lit régulièrement le Coran (deux hizb par jour pour ceux qui peuvent), prie sur le Prophète (paix et salut sur lui) et invoque abondamment Dieu en respectant les convenances du Dhikr (s’assoire en direction de la Qibla en étant en état d’ablution…) : ceci grâce à la compagnie et aux directives de son maître spirituel.        <br />
              <br />
       [3] Coran : Sourate 13, verset : 28.       <br />
              <br />
       [4] Coran : Sourate 33, verset : 41.       <br />
              <br />
       [5] Coran : Sourate 29, verset : 45.       <br />
              <br />
       [6] Rapporté par At-tirmidhî : le Dhikr rend les actes d’adoration plus aisés à accomplir et permet plus de présence avec Dieu dans ces actes.       <br />
              <br />
       [7] Hadîth Sahîh, rapporté par Ibn Mâja et At-tirmithî.       <br />
              <br />
       [8] Ce bas monde ainsi que tous ce qu’il contient est maudit, sauf l’invocation, ce qui s’y rattache et la science utile (pour celui qui l’apprend et celui qui l’enseigne), nous informe notre bien aimé Prophète (paix et salut sur lui) : Sunan At-tirmithî, le livre du Zuhd.       <br />
              <br />
       [9] Tradition rapportée par Al-Bukhârî, Hadîth 2089 (p 872) : le livre des invocations (73): « le sommaire du sahih al-bukhârî »  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II).       <br />
              <br />
       [10] Hadîth rapporté par Al-Bukhûrî et Muslim selon Abû Mûsâ Al-ash‘arî.       <br />
              <br />
       [11] Rapporté par Al-Bukhârî, Hadîth 2224 (p 931) le livre de l’Unité de Dieu et de la réponse adressée aux Jahmiyyas et aux autres : « le sommaire du sahih al-bukhârî »  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II). Dans une autre version : Le prophète (paix et salut sur lui) dit, Dieu dit : « Je suis avec mon serviteur tant qu’il M’invoque, et que ses lèvres bougent avec mon Nom (Mon invocation) » : Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.       <br />
              <br />
       [12] verset 36 de la Sourate 43       <br />
              <br />
       [13] Sourate 4 versets : 142 et 143.       <br />
              <br />
       [14] Coran : Sourate 18, verset : 28.       <br />
              <br />
       [15] Rapporté par Muslim dans le chapitre de l’invocation et de la prière : le mérite de la réunion pour lire le Coran  et pour invoquer Dieu : hadîth numéro : 2700. Le prophète paix et salut sur lui compare aussi les assemblées de Dhikr, dans un autre Hadîth, aux jardins du Paradis.       <br />
              <br />
       [16] Tradition rapportée par Al-Bukhârî, Hadîth 60 (p 37) : le livre de la science (3) dans « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome I), rapporté aussi par Muslim.       <br />
              <br />
       [17]Rapporté par  Al-Bukhârî dans le chapitre des mérites du Dhikr : 11/177,179, rapporté aussi dans «  Sommaire du Sahîh Al-Bukhârî (At-Tajrîd As-Sarîh) » : auteur : Imam Zein Ed-dine Ahmad Ibn Abdul- Latif Az-zoubaidi : traduction Fawzi Chaaban :  (Tome II ,  p : 434, Hadîth 2090) et Muslim dans le chapitre du mérite des assemblées de Dhikr : Hadîth numéro 2689 : il est même rapporté que chaque réunion entre musulmans qui ne comporte pas une invocation ou une prière sur le prophète (paix et salut sur lui) sera un regret (shirratun) au jour du jugement (pour les gens réunis).        <br />
               <br />
              <br />
       [18] En effet, les explications que ce compagnon donne des versets du Coran font référence chez tous les savants musulmans. Ainsi, selon l’explication d’Ibn ‘Abbâs, « adorer Dieu » c’est connaître Dieu et on ne peut adorer ce que l’on ignore : la porte de la connaissance c’est donc l’invocation ‘Dhikr’. Certains savants musulmans ont précisé que cette connaissance de Dieu dont il est question dans le verset  suivant : « Je n’ai créé les djinn et les êtres humains que pour qu’ils M’adorent », n’est pas la connaissance que l’on acquière à travers les livres et qui est généralement désignée par « sciences exotérique » (‘ilm al-zâhir), science intellectuelle, accessible par la raison. Au contraire, cette connaissance (ma’rifa), dit aussi « science ésotérique » (‘ilm al-bâtin), ou encore « science venant de Dieu » (‘ilm ladouni), est une science du cœur : donc accessible par l’invocation de Dieu et la compagnie des gens de l’invocation.       <br />
               <br />
              <br />
       [19] "Ceux qui invoquent Dieu, debout, assis, couchés et méditent sur la création des cieux et de la terre…"  Sourate 3, versets: 190-191       <br />
               <br />
              <br />
       [20] Nombreux sont ceux qui aujourd'hui discourent sur la licéité de l'usage du chapelet (subha).        <br />
       Certaines personnes, qui se considèrent doctes, ont émis un avis défavorable à son utilisation, la qualifiant d'innovation blâmable (bid'a) en argumentant de la faiblesse deshadîths utilisés.       <br />
       En premier lieu, il est bon de rappeler que, par consensus des savants, une tradition, même faible, permet de classer une pratique dans la catégorie des pratiques recommandées (mustahabb).       <br />
       L'imâm Jalâl-al-ddîn al-Suyûtî dans son livre "al-Minha fî as-subha" ("Les bienfaits du chapelet") a réuni beaucoup d'informations et de réflexions sur ce sujet. Il cite notamment un hadîthmarfû' rapporté par 'Alî: « Quel excellent moyen de se souvenir de Dieu que le chapelet! »       <br />
       'Abd-Allah, le fils de Ibn Hanbal, rapporte dans les "Zawâyid az-zuhd" que Abû Hurayra « avait un fil qui contenait mille nœuds; il ne dormait pas avant de glorifier Dieu autant de fois qu'il y avait de nœuds ». Selon d'autres sources, Abû l-Dardâ' faisait de même.       <br />
       On rapporte que Jâbir a dit qu’une femme a vu Fâtima, fille d’al-Husayn, petit fils du Prophète –que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui -, en train d’invoquer en utilisant un fil composé de plusieurs nœuds.       <br />
       Abû Dawûd, At-tirmidhî, Nasaî et al-Hâkim dans leur compilation de ahadîth ("Sunan") rapportent d’après une chaîne de garants authentiques que Sa‘d Ibn Abî Waqqâs et l’Envoyé de Dieu - que la paix et la grâce de Dieu soit sur lui- s’étaient rendu chez une femme qui utilisait des noyaux de dattes ou des petits cailloux qui lui servaient de chapelet. Le Prophète lui a dit : « Je vais t ‘apprendre quelque chose de meilleur pour toi. Dis : "Gloire à Dieu autant  de fois que le nombre de Ses créatures. Gloire à Dieu autant  de fois qu’Il est satisfait de Lui-même. Gloire à Dieu autant  de fois nécessaire pour transcrire Ses paroles. " »       <br />
       Ibn ‘Âbidîn, le savant hanafite, considère que ce hadîth légitime l’usage du chapelet, puisque le Prophète (paix et salut sur lui) ne l’a pas interdit, mais il lui a juste conseillé d’effectuer des pratiques qui seraient pour elle plus facile à exécuter. Si le chapelet était illicite, il le lui aurait interdit.       <br />
       On rapporte que le Prophète a dit : « Quiconque dit 70000 fois : "Pas de divinité si ce n’est Allah", Dieu interdit qu’il aille en Enfer. » Or, comment compter 70000 fois une invocation sur ses doigts, sans utiliser un instrument qui permet de ne pas se tromper.       <br />
       Une règle juridique bien connue considère que les moyens utilisés pour effectuer une pratique recommandée sont aussi conseillés. En conséquence, le dhikr (invocations) est légitimé par un très grand nombre de hadîths, donc les méthodes qui facilitent cette pratique (le chapelet par exemple) sont recommandées également.         <br />
       Les savants de la communauté sont unanimes à préconiser l’utilisation de la subha.       <br />
       Ibn Al-jawzî, le célèbre théologien, a dit: « Le chapelet est recommandé (mustahabb) en se        <br />
       référant au hadîth de Sâfiyya qui "glorifiait Dieu" en utilisant des noyaux de dattes ou de petits cailloux. Le Prophète a approuvé son procédé. Encore faut-il que son but ne contredise pas son objet. »       <br />
       Shaykh Muhammad Ibn 'Allân, dans "Al-Futuhât ar-rabbâniya 'alâ al-adhkar an-nawâwiyya" écrit: « L'emploi du chapelet se justifie davantage quand il s'agit de compter de nombreuses invocations. En comptant avec les doigts ou avec autre chose, l'esprit, absorbé par cette comptabilité, peut être distrait du contenu du dhikr. »       <br />
       Le sheykh Abdel-Kader Aïsa, dans son livre "Les Vertus du Dhikr", observe que « le serviteur invoque Son Maître (…) [en] utilisant un chapelet qui lui permet de compter ce qu'il veut atteindre comme nombre désiré sans se fatiguer par un comptage mental.» voir : Shaykh Abdel-Kader Aïsa, Les Vertus du Dhikr, éd. : Iqra, 1996.       <br />
               <br />
              <br />
       [21] Le hadîth montre que l’ostentation est une chose difficilement détectable par l’individu lui même et qu’il faut une éducation spirituelle en bonne et due forme pour percevoir ces vices cachés et s’en débarrasser.       <br />
              <br />
       [22] Sidi Hamza -maître vivant de la Tariqa Qâdiriyya Boutshîhiyya- dit : « L’âme charnelle aime faire le chef, le dernier vice qui est extrait du cœur du Faqîr (disciple) est l’amour du pouvoir (Hubbu arriyâsati) »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Compagnonnage et l'importance du maître éducateur vivant </b></div>
     <div>
             <br />
       <b>Le modèle vivant[</b>1]        <br />
              <br />
       Dieu dit dans le Coran: « Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques »[2]. Et Il dit : « Le Miséricordieux, interroge donc quelqu'un de bien informé sur Lui (expert) »[3]. Et dans un autre verset, Dieu (exalté soit-Il) dit: « Les amis les plus intimes sont ce jour-là ennemis les uns des autres sauf les gens pieux »[4].       <br />
               <br />
       Abû Hurayra, qu'Allah l'agrée, rapporte: le prophète que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui a dit: « l'homme suit la religion de son compagnon intime, que chacun de vous fasse attention à celui qu'il prend pour ami »[5].       <br />
               <br />
       Abû Mûsâ (que Dieu l’agrée) a rapporté que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Le compagnon vertueux et le compagnon malfaisant sont respectivement comparables au vendeur du musc et au forgeron. Le vendeur du musc t’en donne ou t’en vend ou encore il émane de sa personne une odeur agréable, tandis que le forgeron risque de brûler tes habits ou il répand une odeur nauséabonde »[6].       <br />
              <br />
       Ibn ‘Abbâs, que Dieu les agrée tous les deux (Ibn ‘Abbâs et son père), rapporte : « Quelqu’un demanda : « Ô Prophète, quelle est la meilleure personne auprès de laquelle on s’assoit ? »  Il dit : « Celui dont la vue vous rappelle Dieu, dont les paroles ajoutent à votre science et dont les actes vous rappellent l’au-delà. » »       <br />
               <br />
       Abû Sa‘îd rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) dit : « Il y a parmi ma communauté ceux qui intercèdent en faveur de troupes de gens (Al-fiâm), ceux qui intercèdent en faveur d’une tribu, ceux qui intercèdent en faveur d’un groupe et ceux qui intercèdent en faveur d’une personne, jusqu’à ce qu’ils rentrent au Paradis »[7]       <br />
               <br />
       La relation entre le maître et le disciple et entre les disciples, est une relation de respect et d’amour en Dieu.       <br />
       Abû Hurayra rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) dit : « Dieu dit au jour de la résurrection : Où sont ceux qui s’aiment en Moi (en Ma majesté), Je les mets sous Mon ombre, ce jour où il n’y a pas d’ombre si ce n’est Mon ombre »[8].       <br />
              <br />
       Le compagnonnage est un pilier important pour tous les musulmans qui cherchent à améliorer leur religion, leur caractère et leur comportement. Car, le compagnonnage apporte d’innombrables bienfaits et c’est pour cela que de tous temps, le compagnonnage a été et est resté le pilier principal pour toute personne sincère qui cherche à cheminer sur la voie de Dieu.       <br />
               <br />
       Ibn ‘Atâ Allah Al-Iskandarî (d’Alexandrie) a dit dans ses sagesses (Hikam): « Gloire à Celui qui ne guide certains aspirants vers Ses amis (c’est-à-dire les Saints de Dieu), que parce que ceux-ci sont les guides vers Lui, et qui ne fait parvenir jusqu’à eux que ceux qu’Il veut faire arriver jusqu’à Lui. »       <br />
       Il a dit aussi : « Ne prends pas pour compagnon celui dont l ‘état ne te stimule pas et dont les paroles ne te montrent pas la voie de Dieu. »       <br />
       La stimulation de l’état se produit quand le disciple se rattache à Dieu en se détachant des créatures et de toutes les envies passionnelles. Grâce au compagnonnage, l’état du disciple est encouragé à s’orienter vers Dieu.       <br />
       Peu à peu, il devient conscient de la puissance de Son Seigneur, il ne compte que sur Lui dans ses demandes, il se rende compte de l’incapacité des créatures à l’atteindre. Ainsi, le disciple se met à agir conformément à la Loi divine d’une manière complète et équilibrée. C’est là la caractéristique des Gens de l’Unité (muwahidîn) et des Connaissants (‘ârifîn).       <br />
               <br />
       Le disciple sincère ne cherche  pas à percer les mystères qui lui sont voilés mais il cherche la compagnie du maître qui lui indique les défauts qui lui sont cachés. Ainsi, il s’occupe de ses défauts et non pas des défauts des autres et des jugements inutiles.       <br />
               <br />
       La nature de l’âme humaine est de s ‘imprégner de celui qu’elle prend pour modèle. Si le modèle est bon, l’âme tend à être bonne. Tout le secret du compagnonnage est là. Le disciple, grâce à la présence d’un Maître Spirituel véridique, se pare des qualités de son Maître, comme la sincérité de l’orientation vers Dieu, le bon caractère envers Dieu et Ses créatures, l’amour de Dieu et de son Prophète -sur lui la paix et le salut- et la miséricorde envers toutes les créatures.       <br />
       A l’inverse, la fréquentation de ceux qui ne possèdent pas une sincérité du cœur exemplaire, qui sont encore marqués par des vices apparents et/ou cachés, ne peut apporter à celui qui les accompagne que l’acquisition et la persistance des mêmes souillures.       <br />
               <br />
       Certains soufis ont écrit : « Ne prends pour compagnon que celui chez qui l’estime qu’il a pour toi n’augmente pas en fonction des biens que tu possèdes, et chez qui l’estime qu’il a pour toi ne baisse pas à cause du mal que tu fais. Tout cela est pour toi ou contre toi, et tu es pour lui toujours le même. »       <br />
       D’autres ont dit : « Soit avec les gens de ce monde avec le respect, soit avec les savants de l’au-delà avec la science, et soit avec les Connaissants de Dieu comme bon il te semble. »       <br />
       C’est-à-dire, en usant de tout ce qui te semble bon à leur égard, en leur témoignant tout le bien et tout le respect qu’il t’est possible de leur donner.       <br />
               <br />
        ‘Ali -que Dieu l’agrée- a dit aussi : « Le pire des compagnons est celui qui te fatigue à la besogne. »       <br />
       Pour les gens de Dieu, le meilleur compagnon est celui qui t’indique l’œuvre qui va te purifier des vices de ton âme et te rappeler Dieu, et non le moyen de te fatiguer inutilement.        <br />
       Tel est le rôle du Maître spirituel qui conseille des pratiques qui sont d’un bénéfice immense. Car de part le secret de l’autorisation (Idhn[9]) (sa pédagogie spirituelle)  qu’il possède de Dieu, il indique les raccourcis vers la présence divine et vers l’anéantissement de l’âme charnelle au profit de l’âme apaisée et pacifiée.       <br />
              <br />
       Les Soufis sont les dépositaires des vérités divines et des connaissances que nuls autres n’ont égalés. Grâce à leur compagnie, se réalise le profit de celui qui se joint à eux.       <br />
       Une analogie peut être faite avec le marchand de parfum. Lorsque le passant s’arrête à son magasin, il est forcément touché par les bonnes odeurs et il garde cette senteur sur lui, même après son départ. La compagnie des gens de Dieu parfume le disciple et le pare de toute la noblesse, la beauté d’un cœur qui rayonne, ainsi il se débarrasse -petit à petit et au fur et à mesure de cette compagnie- des vices et des passions. Cette compagnie et cette proximité transforment le cœur et le comportement plus profondément encore que la prière ou le jeûne surérogatoires.       <br />
       Sidi Abû Al ‘Abbâs Al Mursî – que Dieu l’agrée – s’est exclamé : « Que faire de l’alchimie ! Par Dieu, j’ai été en présence d’hommes qui, quand ils passent devant un arbre asséché et qu’ils le désignent du doigt, l’arbre reprend vie et a tôt fait de donner des fruits. »       <br />
       Il affirma aussi : « Par Dieu ! Il suffit qu’il n’y ait entre moi et un homme qu’un regard pour que je l’enrichisse. »       <br />
       Son Maître, Sidi Abû Al Hassan Ash-Shâdhilî – que Dieu l’agrée – a dit : « Abû Al ‘Abbâs, c’est l’homme parfait. Par Dieu, il lui vient un bédouin qui urine encore sur ses jambes et, quand le soir arrive, il l’a déjà fait parvenir jusqu’à Dieu. »       <br />
               <br />
       Autres paroles des Saints sur la compagnie du Maître spirituel :       <br />
               <br />
       Sidi Ibn ‘Abbâd de Ronda a écrit dans ses explications des Sagesses de Ibn ‘Ata Allah Al-Iskandari –que Dieu les agrée tous deux - : « Il est indispensable pour le disciple, dans cette voie, d’accompagner un Maître spirituel accompli qui le guide, qui a achevé l’éducation de sa propre âme et qui s’est débarrassé de ses passions. Qu’il abandonne son âme à lui et qu’il s’astreigne à accomplir ce qu’il demande et qu’il se dirige vers lui sans doute, ni interprétation, ni hésitation. Les soufis ont dit : "Celui qui n’a pas de Maître, Satan est son Maître." »       <br />
       Abû ‘Ali Al-thaqafî – que Dieu l’agrée – a dit : « Même si un homme se met à rassembler toutes les sciences et à côtoyer toutes les catégories de gens, il n’atteindra ce qu’ont atteint les Hommes de Dieu que par l’exercice spirituel en compagnie d’un Maître spirituel et Imâm ou d’un éducateur qui peut le conseiller. Et celui qui ne prend pas son éducation de celui qui ordonne le bien et interdit le mal, qui corrige les défauts de ses actions, les vices de son âme et qui sera son miroir fidèle, celui-là ne peut être pris comme exemple pour la purification des états. »       <br />
       Sidi Abû Madyan – que Dieu l’agrée – a dit : « Celui qui ne prend pas la bonne éducation chez les éducateurs, celui qui le suit s’éteint. »       <br />
       L’auteur des Latâif al Minan a dit : « L’exemple doit être pris chez le Saint dont Dieu t’a montré l’existence et dont il t’a fait part des secrets de son cœur et de la place qu’il a auprès de Lui. Par cela, Dieu a placé ton regard au-delà de son enveloppe humaine, en présence du secret de son élection. Ainsi, tu as pu t’abandonner à lui, il t’a fait parcourir les chemins de la sagesse et de la maturité spirituelle. Il te connaît avec tous les traits, les caractéristiques de ton âme, ce qu’elle contient.       <br />
       Il t’enseigne l’union avec Dieu et l’éloignement de tout ce qui est autre que Dieu. Il t’accompagne sur le chemin jusqu’à ce que tu arrives à te prémunir de tous les choix répréhensibles que ton âme serait tentée de faire. Par la connaissance de ton âme, tu pourras t’en éloigner et ne pas la suivre dans ses égarements ; par la connaissance du don de Dieu, tu auras la volonté de retourner à lui et d’être reconnaissant envers Lui et d’accepter de rester de longues heures en Sa Présence. »       <br />
       Le même auteur a écrit aussi : « Ton Maître n’est pas celui de qui tu as entendu des paroles, ton Maître est celui de qui tu as pris. Il n’est pas celui qui te parle, il est celui dont l’indication coule en toi. Il n’est pas celui qui t’a fait parvenir à la porte, il est celui qui a levé le voile entre toi et lui. Le Maître n’est pas celui dont les paroles t’atteignent, ton Maître est celui dont l’état te stimule. C’est lui qui t’a fait sortir de la prison de tes passions et t’a fait entrer dans la Présence du Seigneur. Il est celui qui, en permanence, poli le miroir de ton cœur jusqu’à ce que les Lumières Seigneuriales s’y reflètent. Il t’a emmené vers Dieu et tu es allé vers lui, il t’a emmené jusqu’à te faire parvenir jusqu’à lui. Il reste en permanence à tes côtés, jusqu’à ce qu’il te remette en Ses Mains. Il t’a alors plongé dans les Lumières de la Présence Divine et dit "Te voici et Ton Seigneur". »       <br />
              <br />
       [1] On l’appelle aussi le « Mujaddid » : (celui qui assure le renouveau) : en faisant allusion au hadîth bien connu : « Dieu envoie à cette communauté à la tête de chaque siècle quelqu’un qui revivifie pour elle sa  religion » Hadîth sahîh: rapporté par Abû Dâwud dans ses Sunan (n° 4291), Al-hâkim dans son Mustadrak 4/522, Al-bayhaqî dans ma'rifat as-sunan wa al-âthâr 1/28/422 et par d'autres.        <br />
       Cela concerne aussi bien les savants exotériques qui répondent aux questions d’actualité de la communauté en ce qui concerne la jurisprudence ou autre, que les savants ésotériques (les connaisseurs de Dieu qui aident les disciples à purifier et réformer leurs cœurs dans l’environnement et le contexte de chaque époque).        <br />
              <br />
       [2] Sourate Tawbah, verset : 119       <br />
              <br />
       [3] Sourate 26, verset 59 : les walis ou les élus ou encore « les experts en Dieu: khabîr, pluriel : khubarâ »  existent et existeront tant que le soleil brillera sur cette terre : Abû Hurayra rapporte que l'Envoyé d'Allah (bénédiction et paix sur lui) a dit: « Allah a dit: Celui qui fait montre d'hostilité envers un de mes walis (amis, saints, élus) Je lui déclare la guerre. Mon serviteur ne se rapproche pas de moi  par quelque chose de plus agréable à Mes yeux  que l'accomplissement  de ce que Je lui ai prescrit et , Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des oeuvres surérogatoires au point que Je l'aime. Et lorsque  Je l'aime, Je suis son ouie par laquelle il entend, son regard par lequel il voit, sa main par laquelle il saisit, et son pied avec lequel il marche; s'il Me demande, assurément Je l'exaucerai; s'il cherche prés de Moi asile, assurément;  Je le  lui donnerai." Rapporté par Al-Bukhârî.       <br />
              <br />
       [4] Sourate 43, verset 67.       <br />
              <br />
       [5] Rapporté par At-tirmithî dans ses Sunans (Kitâb Az-zuhd) et  Abû Dâwûd dans ses Sunans (kitâb al-adab).       <br />
              <br />
       [6] Rapporté dans le Sahîh al-Bukhârî : Hadîth 1926 (p 823) le livre des bêtes à égorger et du gibier : dans  « le sommaire du sahih al-bukhârî » Tome II,  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.       <br />
              <br />
       [7] Rapporté par At-tirmithî dans ses sunans(Kitâb sifat Al-qiyâma wa ar-raqâiq wa al-wara‘).       <br />
              <br />
       [8] Rapporté par Muslim (Kitâb Al-birr wa As-silla wa al-âdâb).       <br />
              <br />
       [9] Le Idhn est une notion subtile qui implique une compétence prodigieuse du maître vivant et une lumière venant de Dieu pour mener à bien sa mission noble de l’enseignement et de l’éducation spirituelle. Plusieurs faits de la sîra (biographie du Prophète et des compagnons) témoignent de l’existence et de l’authenticité du Idhn.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les fruits de l'éducation spirituelle</b></div>
     <div>
             <br />
       Ibn ‘âshir insiste sur l’examen de conscience (muhâsaba)  et la nécessité de se remettre en question chaque fois pour profiter de l’éducation spirituelle et avancer dans le droit chemin vers la Proximité divine en toute humilité.       <br />
               <br />
       Ibn ‘âshir aborde enfin les neuf stations du soufisme (appelées : les stations de la certitude) comme fruit de l’éducation spirituelle : le repentir (tawba)[1], la patience (sabr)[2], la gratitude (shukr)[3], le renoncement (ou le détachement par le cœur des biens de ce bas monde) (az-zuhd)[4], la crainte (al-khishya)[5], l’espérance (ar-rajâ)[6] , le contentement (ridâ)[7], la remise confiante à Dieu (at-tawakkul)[8] et  l’Amour[9].        <br />
               <br />
       Il dit pour conclure que l’ultime fruit de cette éducation fondée sur le Coran et la Sunna est le fait de se libérer (libérer le cœur) de tout ce qui n’est pas Dieu, et des idoles qui peuvent habiter le cœur, le souiller et le voiler (comme l’amour de ce bas monde ou l’amour du pouvoir…). Le disciple parvient par conséquent à être en conformité avec la loi divine et avoir un bon comportement envers toutes les créatures. Ainsi, il atteint la station de proximité (qurb) et de connaissance de Dieu (Ma‘rifa).        <br />
        L’âme est vaincue et est transformée d’une âme charnelle, instigatrice du mal à une âme apaisée qui reçoit de l’esprit les lumières de l’inspiration divine (et non pas les insufflations venant de Satan).        <br />
        L’être humain est élevé de sa nature argileuse à son origine lumineuse qu’il retrouve (car l’esprit de l’être humain n’est en vérité que le souffle de Dieu[10]). Il renoue par conséquent avec le pacte d’allégeance (initiatique)  conclut avec Dieu avant notre création : « Et lorsque ton Seigneur prit des fils d’Adam de leurs dos leur progéniture et les fit témoigner contre eux même : « Ne suis-je pas votre Seigneur et Maître ? » Ils dirent : « Que si, nous en témoignons ». »[11]        <br />
       Il méritera ainsi l’Amour de Dieu cité dans le verset coranique: « des gens qu’Il aime et qui L’aiment »[12].       <br />
              <br />
       [1] « C’est en effet sur le repentir (at-tawba), le mouvement de retour vers Dieu, qu’est bâtie la Voie, et ses bénédictions rejaillissent même sur le vécu antérieur de l’homme. Il n’y a pas de station initiatique (maqâm) qui n’ait besoin du repentir ; sans lui nul état spirituel (hâl) n’est suffisamment pur, nulle œuvre agrée et nulle demeure spirituelle stable. Sa nécessité s’impose aux hommes en général et aussi à chacun en particulier. « O vous les croyants, revenez tous à Dieu ! Peut être serez vous heureux » Coran : sourate 24, verset 31: Dieu s’adresse dans ce verset à l’ensemble des croyants, ce qui montre combien le repentir a d’importance. L’homme parvient à se repentir par la méditation ; il parvient à celle-ci par la pratique de retraite solitaire (ponctuelle et de courte durèe car on ne peut se permettre de fuire nos responsabilités mondaines), et il arrive à celle-ci après avoir goûté le fléau que constitue la fréquentation des humains. Le signe que tu es parvenu au but, c’est que ta démarche a été validé dés le début » : référence : Ibn ‘Atâ Allah, « La sagesse des maître soufis », par  Eric Geoffroy p : 271, édition Grasset.       <br />
              <br />
       [2] La patience dans les épreuves et dans la privation, la patience pour ne pas désobéir à Dieu et pour accomplir les actes d’obéissances : c’est le premier degré de la patience. La patience  des connaisseurs de Dieu passe par le fait de supporter le mal et l’ignorance des autres et surtout  supporter de garder secret leur vision de la « vérité » divine et du Prophète (paix et salut sur lui) en chaque instant : pour ne pas perturber les non initiés à cette science subtile  qu’est le soufisme…       <br />
              <br />
       [3] « Parmi les devoirs qui incombent à l’homme envers Dieu, le premier est l’action de grâce. Celle ci peut être d’ordre exotérique- elle consiste à agréer ce qu’on a reçu- ou ésotérique ; cela équivaut dans ce cas à contempler les bienfaits divins. Or celui qui n’observe pas les commandements divins ne pratique nullement l’action de grâce ; de même, celui qui ne respecte pas ses engagements avec Dieu ne peut prétendre garder un lien avec Lui. Soyez donc reconnaissants envers Lui pour les bienfaits qu’il a déposés en vous !        <br />
       Les hommes aveugles et plongés dans l’inadvertance demandent à Dieu qu’Il renouvelle sans cesse Ses faveurs, alors qu’ils ne L’ont jamais remercié lorsqu’Il leur a donné… ». : Al-Ghazâli : « l’apaisement du cœur » : traduit par Hédi Djebnoun p : 270 : Revivification des sciences de la religion : Editions Al-Bouraq.       <br />
               <br />
       Un soufi a dit : « les soufis sont reconnaissants (et remercient Dieu) dans les épreuves (car cela veut dire : que Dieu pense à eux) et lorsque Dieu leur donne un bien, il le donne tout de suite à ceux qui ont le plus besoin de ce bien : Ils sont plongés dans la contemplation du Bienfaiteur et ne voit que Lui : dans l’épreuve comme dans les situations aisées… Alors que ceux qui n’ont pas goûté encore aux délices de Sa connaissance, sont dans la patience lors des épreuves et ne sont dans la gratitude que lorsque Dieu leur octroie un bien  »       <br />
               <br />
              <br />
       [4] « Le premier signe de l’ascète : il ne doit pas se réjouir de ce qui existe, ni s’attrister pour ce qui est perdu…Bien plus, il faut que ce soit le contraire, il faut s’attrister sur l’existence des biens et se réjouir de leur perte.       <br />
       Le deuxième : celui qui le loue et celui qui l’offense doivent être égaux à ses yeux.       <br />
       Le troisième : il ne doit se rassurer que dans l’intimité de Dieu  et la douceur de l’obéissance doit primer en son cœur ; le cœur n’est jamais vide d’amour et il n’ y a d’amour que celui du monde ou celui de Dieu. Ces deux amours sont dans le cœur comme l’eau et l’air dans la coupe. Lorsque l’eau y entre, l’air en sort : ils ne peuvent s’associer. Quiconque est dans l’intimité de Dieu, ne se préoccupe que de Lui, et de nul autre que de Lui ». : Al-Ghazâli : l’apaisement du cœur : traduit par Hédi Djebnoun p : 247.       <br />
              <br />
       [5] « Sache que la crainte est l’expression de la douleur du cœur lorsqu’il s’attend à l’avènement de quelque chose de détestable à l’avenir. Mais celui qui fréquente habituellement le Seigneur, dont le cœur est entre Ses mains et qui contemple continuellement la beauté de la vérité ne s’occupe plus de ce qui va se produire à l’avenir. »       <br />
       Al-Wâsiti dit : « La crainte est un voile entre Dieu et l’homme et «lorsque la vérité apparaît  dans l’âme, il n’y a plus de place pour l’espérance ou la crainte »  « la crainte est le fouet avec lequel Dieu conduit Ses serviteurs vers l’assiduité au savoir et à l’œuvre par lesquelles ils obtiennent un degré proche de Dieu ».       <br />
              <br />
       [6] « Les hommes de Dieu ne sauraient désespérer de Sa miséricorde et de Sa grâce. Ils cherchent donc à s’attirer les grâces de Dieu par Ses attributs de générosité. Lorsque chez les croyants ordinaires Dieu suscite la crainte, ceux-ci l’éprouvent ; de même, lorsqu’Il fait naître l’espérance en eux, ils espèrent. Inversement, s’Il suscite la crainte chez les élus, ils espèrent, et s’Il fait naître l’espérance en eux, ils ressentent de la crainte. »       <br />
       Yahya Ibn Mu‘âdh disait : «  Quiconque adore Dieu simplement par crainte se noie dans l’océan des pensées. Quiconque L’adore simplement par espérance se perd dans les illusions. Mais celui qui L’adore par crainte et par espérance est dans la justesse  ».       <br />
              <br />
       [7] « Elle a deux aspects : la satisfaction d’une douleur en raison de ce qu’on peut en attendre comme rétribution. Ainsi est la satisfaction  pour la saignée, la tonsure ou le remède qui doivent guérir.       <br />
       La satisfaction sans l’attente d’un bénéfice quelconque mais simplement parce que c’est le désir de l’être aimé. L’amour est tel que le désir de l’amoureux et celui de l’être aimé sont confondus. La chose la plus délicieuse est alors pour l’amoureux : la joie dans le cœur de l’être aimé et la satisfaction de ses désirs, soit-il au prix de sa propre mort ». : Al-Ghazâli : l’apaisement du cœur  p 362.       <br />
               <br />
              <br />
       [8] C’est être avec Dieu et compter sur lui en toute situation : sans négliger les causes : c'est-à-dire déployer les efforts de notre côté pour arriver au but.       <br />
               <br />
       En parlant de l’Imâm Shâdhilî, Al-ghazâlî rapporte : « L’homme spirituel véritable « Ar-rajul » n’est pas celui qui est assisté par ses amis mais par ses ennemis. Au cours d’une pérégrination, je passais la nuit sur une petite colline. Les lions s’approchèrent alors, et tournèrent autour de moi jusqu’au matin. Je dois dire, que je n’ai jamais autant senti l’intimité (uns) avec Dieu que cette nuit là, le lendemain matin que pensait que j’avais atteint la station de l’intimité. Puis je descendis au bord d’une rivière ; là se trouvait des perdrix qui tout d’abord ne m’avait pas vu. Lorsqu’ils sentirent ma présence, elles s’envolèrent d’un seul trait, et je sursautais de frayeur. Une voix me dit alors : «  O toi qui, la nuit dernière, a apprivoisé les lions, tu es effrayé maintenant par les battement d’ailes des perdrix ? C’est que, cette nuit, tu étais avec Nous, tandis qu’aujourd’hui tu n’es qu’avec ton ego ! »  ». : Al-Ghazâli : l’apaisement du cœur  p 101.        <br />
               <br />
              <br />
       [9] "L'amour le plus indispensable, le plus élevé et le plus sublime est l'amour de Celui pour qui les cœurs s'inclinent naturellement d'amour, que les créatures aspirent spontanément à adorer. Allah est adoré pour Lui même sous tous les rapports tandis qu'autrui n'est aimé qu'accessoirement par rapport à Son amour. En effet, Son amour est attesté par tous Ses livres révélés, par l'appel de tous Ses envoyés, par la disposition originelle et l'intelligence qu'Il a placé en Ses créatures, et par Ses Bienfaits en leur faveur. En fait, si les cœurs s'inclinent en général à aimer leur bienfaiteur, qu'en est-il de Celui qui est le Dispensateur suprême de toute faveur ? Si les cœurs s'inclinent vers l'amour de toute chose belle qu'en est-il de Celui qui a créé la " beauté " ? ": Al Ghazâli. Pour aimer Dieu, il faut aimer Son Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) et l’obéir et pour aimer le Prophète il faudra aimer sa noble famille : Le Prophète - que la Bénédiction et la Paix soient sur lui – a dit: "Aimez Dieu pour Ses bienfaits sans fin, aimez moi pour l’Amour de Dieu, et aimez les gens de ma maison par Amour pour moi".       <br />
       (Tradition, authentique selon les critères de Al-Bukhârî et Muslim, rapportée par At-tirmidhî, At-tabarâni, Al-Hâkim d’après Ibn ‘Abbâs).       <br />
       L’amour comporte quatre degrés : l’amour pour Dieu, qui est commencement, l’amour venant de Dieu, qui est parachèvement ; quant à l’amour en Dieu et l’amour par Dieu, ils occupent des positions intermédiaires. L’amour pour Dieu consiste en ce que tu Le préfères à tout ; l’amour en Dieu à ce que tu aimes celui qui Lui est proche ; l’amour par Dieu à ce que tu aimes qui Il aime et ce qu’Il aime,  sans accorder d’importance à tes propos penchants ; l’amour venant de Dieu, quant à lui, est qu’Il t’arrache à toute chose pour que tu n’aimes que Lui. L’amour pour Dieu a pour indice l’invocation perpétuelle que tu fais de Lui, et celui de l’amour en Dieu est que tu aimes les hommes de bien qui ne t’apportent aucun profit matériel. L’amour par Dieu se traduit par l’extinction de tes appétits personnels sous l’action de la lumière divine, et l’amour venant de Dieu par le fait qu’Il t’attire à Lui et voile à tes yeux tout autre que Lui.       <br />
               <br />
              <br />
       [10] Dieu dit dans le Coran : « Il lui donna sa forme parfaite et lui insuffla de Son esprit » (Sourate 32  (As-sajda), verset 9).       <br />
              <br />
       [11] Coran : Sourate 7, verset 172.       <br />
              <br />
       [12] Coran : Sourate 5, verset 54.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le soufisme entre les quatre doctrines, Al-ghazâlî et Ibn-taymiyya</b></div>
     <div>
             <br />
       On cite ici quelques témoignages des fondateurs des quatre doctrines sunnites, ainsi que les témoignages de l’Imâm Al-ghazâlî et de l’Imâm Ibn Taymiyya, à propos du soufisme.       <br />
               <br />
       <b>L’Imâm Abû Hanîfa </b>(85-150 H.) a dit : "Si il n’y a avait pas eu ces deux ans, j’aurais péri. (…) Pendant deux ans, j’ai été le compagnon de Sayyidina Ja‘far as-Sâdiq et j’ai acquis la science spirituelle qui a fait de moi un Connaissant (’ârif) de la Voie." [1]       <br />
               <br />
       <b>L’Imâm Mâlik Ibn Anas </b>(95-179 H.) a dit : "Celui qui étudie la jurisprudence (tafaqaha) et n'étudie pas le soufisme (tasawwuf) est un pervers (fâsiq); et celui qui étudie le soufisme et n'étudie pas la jurisprudence est un hérétique (zindîq); celui qui allie les deux, atteint la vérité ou est le parfait réalisé (tahaqqaqa)." [2]       <br />
               <br />
       <b>L’Imâm Shâfi‘î</b> (150-205 H.) a dit : « J’ai fréquenté des soufis et j’ai tiré profit de ce (compagnonnage) à travers trois de leurs paroles :        <br />
       Le temps est comme une épée, si tu ne le coupe pas, il te coupe.        <br />
       Si tu n’occupes pas ton âme avec la vérité, elle t’occupe avec l’erreur (ce qui est vain).        <br />
       Le manque de protection (une totale indigence ou pauvreté). »       <br />
       Il a dit aussi :        <br />
        « j’ai aimé trois choses de votre religion : le fait de ne pas imposer ce qui est (trop) difficile, que les gens se réunissent dans la douceur, (l’amabilité), la suivance (l’imitation) de la voie des gens de “ tassawwuf ”»[3].       <br />
              <br />
       <b>L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal </b>(164-241 H.), avant la compagnie des soufis a dit à son fils : “ Oh! Mon fils, sois avec ceux qui étudient le Hadîth, et loin des assemblées de ceux qui se nomment soufis. Car parmi eux, certains ignorent les principes de la religion. Alors, il fut le compagnon de Hamza Al-Baghdâdî, le soufi; et il connut les états spirituels des initiés et il dit à son fils : “ Sois dans les assemblées de ceux qui sont soufis, (al qawm), car par leur fréquentation la science, la vigilance intérieure (al-murâqabah), l’humilité (al-khashiyah), le renoncement (az- zuhd), et l’aspiration spirituelle augmentent.        <br />
       On a rapporté que l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit des soufis : “ Ne sais-tu pas que parmi les groupes, le meilleur est le-leur ?        <br />
       On a dit : mais, ils font le samâ‘ (chants spirituels) et connaissent l’extase (al-wajd, al-jadhb), il a dit : “ Ils appellent à se réjouir en Allah... ” [4]       <br />
              <br />
       <b>L’Imâm Al-Ghazâlî </b>(450-505 H.) a dit : "J'ai su avec certitude que les Soufis sont ceux qui cheminent sur la Voie d'Allah, que leur conduite est la plus parfaite, que leur voie est la plus sûre et la plus droite, et que leur caractère est le plus pur. Je dirais plus, même si l'on additionne l'intelligence des hommes, la sagesse de sages et la science des savants avertis des secrets de la loi religieuse pour pouvoir réformer la conduite des Soufis, ou même l'améliorer, on n'y arriverait pas. Car tout dans leur mouvement ou leur immobilité, extérieurement et intérieurement, est puisé dans la lumière de la Niche (Mishkât) de la Prophétie" [5]       <br />
              <br />
              <br />
       <b>L’Imâm Ibn-Taymiyya (</b>661-728 H.) a dit :       <br />
               <br />
        "…certains ont critiqué les Soufis et le Soufisme en disant qu'ils étaient des innovateurs, en dehors de la Sunna, mais la vérité est qu'ils s'efforcent d’obéir à Allah (…) Parmi eux on trouve les personnes les plus proches [d'Allah] grâce à leurs efforts (actes) "[6]       <br />
       "les prodiges des saints sont absolument vrais et corrects et reconnus par tous les savants musulmans. Le Coran l'a indiqué en différentes places et les Hadîth du Prophète (paix et salut sur lui) l'ont mentionné et celui qui nie les prodiges des saints, est innovateur ou disciple d'innovateurs." [7]       <br />
       "Allah Tout-puissant dévoilera à Ses saints des états qui n'ont jamais été dévoilé auparavant et Il leur donnera l'appui sans mesure. Si ce saint commence à parler des choses de l'invisible, passées ou présentes ou futures, cela est considéré comme Bâb Al-‘Ilm Al-khâriq, la connaissance extraordinaire. Tout ce qu'un saint fait qui est de l’extraordinaire, pour les gens ou pour des auditeurs, de guérison ou de connaissance d'enseignement, est accepté et nous devons remercier Allah pour cela."[8]       <br />
       "Les grands sheikhs Soufis sont bien connus et acceptés, tels que : Bayazîd Al-Bistâmi, sheikh Abdul Qâdir Jilâni, Junayd ibn Muhammad, Hasan Fudayl Al-Basrî, Ibn Al-Ayyâd, Ibrahim Ibn Al-Adham, Abî Suleymân ad-Dâranî, Ma‘rûf Al-Karkhî, Siri as-Saqtî, sheikh Hammâd, sheikh Abul Bayân. (…) Ces grands Soufis étaient les leaders de l'humanité et ils appelaient à ce qui était juste et interdisaient ce que Dieu avait interdit de mauvais."[9]        <br />
       "J'ai porté le manteau soufi (khirqa) d'un certain nombre de sheikhs soufis, appartenant à des Turuq (voies, confréries) diverses, parmi eux Abdel Qâdir Al-Jîlâni, dont la Tariqa est la plus grande de celles bien connues, que la miséricorde d'Allah soit sur lui."[10]       <br />
        "Il est dit qu'après le Sceau des Prophètes (paix et salut sur lui), la révélation ne descend pas sur un autre. Pourquoi pas ? En fait elle descend, mais alors ce n'est pas appelé 'la révélation' (mais une inspiration : Ilhâm). C'est ce que le Prophète (paix et salut sur lui) a mentionné quand il a dit, ' le croyant voit avec la Lumière de Dieu. ' Quand le croyant regarde avec la Lumière de Dieu, il voit toutes les choses : le premier et le dernier, le présent et l'absent. Comment une chose peut-être cachée de la Lumière de Dieu ?... Donc la signification de la révélation existe, même si elle n’est  pas appelée révélation. (…) ce qui est considéré comme un prodige pour un saint est que parfois le saint pourrait entendre quelque chose que les autres n'entendent pas ou voir quelque chose que les autres ne voient pas, pas lorsqu'il est endormi, mais dans un état réveillé de vision (mushâhada). Il peut connaître des choses que d'autres ne peuvent pas connaître, par le biais de l'inspiration."[11]       <br />
              <br />
              <br />
       [1] Phrase tirée de Durr al-Mukhtâr.       <br />
              <br />
       [2] Phrase rapportée par le spécialiste du hadîth Ahmad Zarrûq, par le spécialiste du hadîth 'Ali ibn Ahmad al-'Adawî dans le tome 2 de ses œuvres, par al-Hâfiz `Ali al-Qari al-Harawi et d'autres.       <br />
              <br />
       [3] Phrase citée par 'Ijluni dans son Kashf al-Khafâ, vol. 1, p. 341.       <br />
              <br />
       [4] Phrase citée dans le Tanwir al-Qulûb.       <br />
              <br />
       [5] Passage tiré de Al-Munqid min Azalâl, traduit en français sous le titre Erreur et Délivrance.       <br />
              <br />
       [6] Passage extrait de Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra, volume 11.       <br />
              <br />
       [7] Passage extrait de Mukhtasar al-Fatawa al-Masriyya.       <br />
              <br />
       [8] Passage extrait de Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra, volume 11.       <br />
              <br />
       [9] Passage extrait de Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra, volume 10.       <br />
              <br />
       [10] Passage cité à partir de al-Mas'ala at-Tabraziyya, transmise par Jamal ad-Din al-Talyani dans son Targhib al-Mutahâbbin fi labs Khirqat al-Mutammayyizîn.       <br />
              <br />
       [11] .Passages cités dans Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Spiritualite-musulmane_a46.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Comportement</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 14:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Comportement (al-mu'âmala)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Introduction Pratiques Muhammadiennes Enseignements Muhammadiens Conclusion     <div><b>Introduction</b></div>
     <div>
             <br />
       Allah dit dans le Coran:       <br />
       "En effet, vous avez dans le Messager d'Allah <b>un excellent modèle </b>(à suivre), pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah de façon abondante." Sourate 33, verset 21.       <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) dit: "<b>J'ai été envoyé pour parfaire la noblesse du comportement</b>" Hadîth:rapporté par Al-bukhârî dans « Al-adab Al-mufrad » (273) et Ahmad Ibn Hanbal dans le Musnad (2/381).        <br />
              <br />
       Abdullah Ibn'Amr Ibn Al-'âs a dit: « Le Messager d'Allah n'était ni grossier et ne proférait jamais des propos immoraux. Et il disait : « <b>les meilleurs d'entre vous sont ceux qui jouissent d'un bon caractère</b> » »        <br />
       Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim,extrait de l'ouvrage Riyâd As-sâlihîn (jardin des vertueux) de l'Imâm An-nawawî,Chapitre du bon caractère       <br />
              <br />
       Selon Jâbir (qu’Allah l’agrée), le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit : « <b>Ceux d'entre vous que j'aime le plus et qui seront assis le plus près de moi le jour de la résurrection sont ceux d'entre vous qui jouissent de la meilleure moralité</b> (bon comportement) et qui sont les plus affables. Ceux d'entre vous que je déteste le plus et qui seront assis le plus loin de moi le jour de la résurrection sont les bavards, les hâbleurs et les grandiloquents ». Les compagnons dirent : « Nous savons qui sont les bavards et les hâbleurs, mais que veut dire « grandiloquents » ? Il dit : « Les orgueilleux et les fanfarons ».        <br />
       Rapporté par At-tirmidhi.       <br />
              <br />
       Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit : « <b>Rien n'est plus lourd dans la balance d'un croyant le jour de la résurrection d'un bon caractère</b>. Dieu déteste l'homme grossier qui prononce des paroles obscènes »        <br />
       Rapporté par At-Tirmidhî,extrait de l'ouvrage Riyâd As-sâlihîn (jardin des vertueux) de l'Imâm An-nawawî,Chapitre du bon caractère.       <br />
              <br />
       Abû Hurayra a dit : On a demandé au Messager de Dieu(paix et salut sur lui):De ce qui faisait entrer le plus les gens au Paradis? Il dit : « <b>la crainte de Dieu et la bonne moralité </b>». Et on lui a demandé de ce qui faisait entrer le plus les gens en Enfer ?. Il répondit : « La bouche (les conséquences néfastes de la parole :médisances,calomnies...) et le sexe »        <br />
       Rapporté par At-Tirmidhî (Hadîth Hasan Sahîh).,extrait de l'ouvrage Riyâd As-sâlihîn (jardin des vertueux) de l'Imâm An-nawawî,Chapitre du bon caractère       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Les actes cultuels pratiqués par le musulman doivent l'amener à avoir le plus beau comportement et les valeurs les plus nobles.       <br />
              <br />
       L'école de la prière (As-salât) doit lui apprendre l'humilité, la sincérité, la bonne intention, le bon jugement, la sagesse...       <br />
       L'école du Jeûne  doit lui apprendre la patience, la compassion, l'amour du prochain, la miséricorde, l'indulgence...       <br />
       L'école de la Zakât doit lui apprendre le partage, la générosité, l'entraide, l'altruisme...       <br />
       L'école du Hadj doit lui apprendre l'endurance, la solidarité, la pureté de l'intention, l'indulgence, le respect...       <br />
              <br />
       Ainsi, on voit que le culte du musulman n'est pas des formes mortes ou une "gymnastique" sans esprit.        <br />
              <br />
       <b>La pureté de l'intention</b> (Ikhlâs) pour Allah doit venir en amont de tout acte pour lui donner la vie et le sens.       <br />
              <br />
       Nous présentons dans ce chapitre ce que doit être le comportement du musulman, inspiré du comportement du bien aimé Prophète (paix et salut sur lui) et ses compagnons.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pratiques Muhammadiennes</b></div>
     <div>
             <br />
       <b>1. Son beau comportement avec sa famille et son entourage </b>       <br />
               <br />
       Dieu dit à  propos de Son Messager (paix et salut sur lui) : « <b>C’est par un effet de la grâce de Dieu (miséricorde) que tu te montras doux à leur égard. Si tu étais un rustre au cœur dur, ils se seraient dispersés loin de toi.       <br />
       Pardonne-leur donc, prie pour leur absolution et consulte-les dans toute décision</b>. »[1]       <br />
              <br />
       Muslim rapporte dans son recueil authentique que Aïsha (que Dieu l’agrée) rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) <b>n’avait jamais de son vivant frappé par sa main quoi que ce soit ni femme, ni domestique</b>, sauf dans la guerre sainte pour Allah, et si quelqu’un lui fait du mal ou du tord il ne se vengeait jamais, sauf si l’une des limites sacrées de Dieu était transgressée auquel cas il se venge pour Allah ».       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Il était très doux, souriant et le plus pudique des créatures</b>...       <br />
       Il jouait avec ses petits fils Hassan et Husayn, les embrassait, il avait même fait avec son épouse ‘Aïsha (que Dieu l’agrée) une course à pied qu'elle avait gagné. Plus tard, ayant pris du poids, elle perdit, ce qui fit dire au Prophète (paix et salut sur lui) : "Nous sommes à égalité à présent".[2]       <br />
              <br />
        Il disait (paix et salut sur lui): « <b>le meilleur de ma communauté est celui qui est bon (prend le grand soin) avec sa famille et j’ai le meilleur comportement envers ma famille </b>»[3]....       <br />
              <br />
       ‘Ali a dit : « Quand le prophète (paix et salut sur lui) se trouvait chez lui, <b>il répartissait son temps en trois parties </b>: une part pour son Seigneur, une part pour sa famille et une part pour lui-même. Ensuite, il divisait sa propre part, entre lui-même et ses rapports avec les gens… [Jusqu’à ce qu’il dit :] Le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « transmettez moi les besoins de celui qui ne peut pas le transmettre. Car celui qui transmet aux dépositaires du pouvoir les besoins de celui qui ne peut pas les transmettre, Dieu le soutiendra au jour de la Résurrection » »[4]       <br />
       ‘Aïsha, Al-Hasan et Abû Sa‘îd rapportent, avec quelques variantes dans leur description, que dans sa maison, <b>il était au service des siens :il triait et raccommodait ses vêtements, trayait sa chèvre, arrangeait ses souliers, se chargeait de ses affaires personnelles, aidait à nettoyer la maison, attachait le chameau et lui donnait du fourrage, mangeait avec les serviteurs, préparait la pâte avec eux et faisait les courses</b>.[5]        <br />
               <br />
       Le prophète Muhammad (paix et salut sur lui) souriait toujours en parlant[6].       <br />
       <b>Il ne tournait jamais le dos à son interlocuteur</b>...Et quand quelqu'un le saluait (par la main), il n'était jamais le premier à enlever sa main....Quand on le côtoie on ne peut jamais se séparer de lui, tellement on l'aime....        <br />
               <br />
       Le prophète (paix et salut sur lui) répondait au salut et à l’invitation, prenait soin de ses voisins, recevait généreusement son hôte, visitait les malades même les plus éloignés dans Médine, il acceptait l’excuse de celui qui en présentait et il donnait sans compter.       <br />
               <br />
       Il plaisantait avec ses compagnons (mais ne disait jamais que la vérité)[7], se mêlait à eux et leur parlait, cajolait leurs enfants et les faisait asseoir sur ses genoux.       <br />
               <br />
       ‘Aïsha rapporte, dans les recueils de Hadîths authentiques :       <br />
       « Le Prophète (paix et salut sur lui) n’était ni pervers, ni grossier, ni criard dans les marchés. Il ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur » (c’est-à-dire : n’était pas rancunier)       <br />
               <br />
       Anas (que Dieu l’agrée) a rapporté : « J’ai été au service du Prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) dix ans, jamais il ne m’a dit : «  Ouf », ou « Pourquoi tu as fait cela », ou « Pourquoi tu ne l’as pas fait ?».[8]       <br />
               <br />
       Anas disait aussi : « Jamais l’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) n’a éloigné son oreille de quelqu’un qui lui parlait, tant que celui-ci n’éloignait pas sa tête. Jamais il n’a retiré sa main de celle de l’homme qui la lui tenait, tant que celui-ci ne la retirait pas en premier ; et on ne l’a jamais vu allonger ses jambes devant un homme assis en face de lui ou au milieu de ses Compagnons pour ne gêner personne. Il commençait le premier par saluer celui qu’il croisait et tendait le premier sa main pour saluer ses Compagnons… »[9]       <br />
               <br />
       On rapporte aussi que le Prophète- paix et bénédictions sur lui - avait un voisin qui avait l’habitude de jeter des ordures sur son chemin. Mais lorsque le Prophète -paix et bénédictions sur lui - apprit que ce voisin était malade, il alla lui rendre visite.       <br />
               <br />
       Le Prophète- paix et bénédictions sur lui -  aidait les plus faibles :       <br />
       Sahl Ibn Hunayf rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) « venait aux plus faibles des musulmans et les visitait, il visitait leurs malades et assistait à leurs funérailles »[10]       <br />
               <br />
       Un jour, une vielle femme avait du mal à porter son sac, le prophète avance et prend pour elle son sac jusqu’à chez elle, pour le remercier la vielle femme lui dit : «  je suis pauvre, je ne peux pas te récompenser par autre chose que la prière : « puisse les dieux te protéger de la magie de Muhammad » et notre bien aimé prophète répliqua en souriant : «  je suis Muhammad ! ».       <br />
              <br />
       <b>2. Sa générosité</b>       <br />
              <br />
       Il était le plus généreux des êtres et il donnait sans compter.       <br />
              <br />
       Ibn 'Abbâs a dit : "Le Prophète d'Allah était le plus généreux des hommes, et particulièrement au mois de Ramadân, lorsque le rencontrait l'Ange Gabriel avec la révélation et lui enseignait le Coran. Sa générosité était ininterrompue comme le souffle continu du vent bénéfique " [11]       <br />
               <br />
       Anas rapporte : « le prophète (paix et salut sur lui), était miséricordieux et quiconque vient à lui, il lui promet et réalise sa promesse, et s’il possède quoi que ce soit il lui donne »[12].       <br />
              <br />
       D'après Jaber ben 'AbdAllah : "L'Envoyé d'Allah n'a jamais répondu par non à une demande" .       <br />
              <br />
       Un homme vint lui demander l'aumône :       <br />
       - "Je n'ai rien avec moi, lui répondit-il, mais va acheter à crédit à mon nom et s'il nous vient quelque chose, nous le rembourserons".       <br />
              <br />
       Lorsque le Messager d’Allah recevait quelque bien, il ne trouvait de répit qu’après l’avoir offert à autrui. Umm Salamah, la femme du Prophète, rapporta qu’un jour, le Messager rentra à la maison, l’air inquiet. Elle lui demanda ce qui n’allait pas. Il répondit que les sept dinars qu’il avait reçus la veille étaient restés sur son lit jusqu’au soir sans avoir été distribués. Son cœur ne s’apaisa que lorsque la somme fut distribuée.       <br />
              <br />
       <b>3. Sa magnanimité</b>       <br />
               <br />
       Un jour un bédouin le tira brutalement par son habit, en lui laissant des traces au cou et lui dit : "Charge mes deux chameaux que voici, du bien d'Allah que tu as. Tu n'auras pas chargé alors de ton bien ou du bien de ton père !"…       <br />
       Il fut magnanime à son égard et lui répondit uniquement : "Le bien est le bien d'Allah et je suis son adorateur. Et il peut être demandé réparation, ô bédouin, de ce que tu m'as fait".       <br />
       "Non, (il n'en sera rien)" dit l'homme".       <br />
       "Pourquoi", reprit le Prophète.       <br />
       "Parce que tu ne rends pas le mal par le mal" répondit-il !       <br />
       Le Prophète rie et ordonna de lui charger un chameau d'orge et l'autre de dattes.       <br />
              <br />
       Zeyd ben Sa'na, un savant juif de Médine vint au Prophète exiger sa créance. Il lui tira l'habit de son épaule, le prit au col brutalement et lui dit avec dureté :       <br />
       "Vous, les Beni 'Abdul-Muttalib, vous atermoyez (<span style="font-style:italic">tumâtilûn</span>) vos dettes !" 'Omar  alors, le réprimanda et durcit le ton. Le Prophète sourit et lui dit : "Moi et lui, nous avions plus besoin d'autre chose de ta part, ô 'Omar : que tu me recommandes de bien régler ma dette, et que tu lui recommandes de réclamer son dû de bonne façon". Puis il ajouta : "Il reste (en fait) au terme (de la dette) trois (jours)". Et il ordonna à 'Omar de le payer et de lui donner en plus vingt mesures " çâ' ", pour l'avoir effrayé.       <br />
       Ce fut la cause de l'entrée à l'islam de cet homme qui disait : "Il ne manquait aucun signe parmi les signes de la prophétie de Muhammad, que je ne reconnus, sauf deux : sa magnanimité prime sa colère et le surplus d'emportement aveugle ne fait qu'ajouter à sa magnanimité. Ainsi, je l'éprouvai avec cette histoire "de dette"". Et je le trouvai alors, tel que décrit (dans les anciens livres). Quand à ma dette donnez la aux pauvres parmi les musulmans . (Rapporté par Ibn Hibbân (1/521))       <br />
              <br />
              <br />
       <b>4.Son pardon et sa miséricorde</b>       <br />
              <br />
       Le prophète était la miséricorde envoyée pour les univers: "Et Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour les mondes"[13]       <br />
               <br />
       Abû Hurayra rapporte que le prophète (paix et salut sur lui)  a dit : «J’ai été envoyé comme miséricorde et non pas comme châtiment (peine) »[14]       <br />
               <br />
       ‘Aïsha rapporte, dans les recueils de Hadîths authentiques :       <br />
       «… <b>Le Prophète (paix et salut sur lui) ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur </b>» (c’est-à-dire : n’était pas rancunier).       <br />
               <br />
       ‘Aïsha (que Dieu l’agrée) rapporte: « Chaque fois qu'on a laissé au Messager de Dieu (paix et salut sur lui) le choix entre deux solutions, il en prenait toujours la plus aisée tant qu'il ne s'agissait pas d'un péché. Quand c'était un péché il en était le plus éloigné. Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) ne s'est jamais vengé pour lui-même sauf quand l'une des limites sacrées de Dieu était transgressé et, dans ce cas, il se vengeait pour Dieu l'exalté »[15]       <br />
               <br />
       Le prophète ne se mettait jamais en colère(sauf pour Dieu) si les gens lui faisaient du tord, il pardonnait :       <br />
               <br />
       Le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif . Au cours de cette  période, son appel n'épargna aucun des notables de la localité. Ceux-ci lui répondirent: «Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots et les stupides. Au moment où le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) allait sortir, les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. <b>Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang. </b>       <br />
       Il s’arrêta, à un endroit, les pieds en sang, pour prier Dieu (l’invoquer)…Dieu lui envoya l’ange Gabriel avec l’ange des montagnes. Ce dernier lui dit :<b> « ô Muhammad ! Je ferai ce que tu désires. Si tu veux, je peux replier sur eux les « Al-Akhchabayn » (deux montagnes situées près de la Mecque). »</b>        <br />
       Le prophète de la miséricorde et du pardon répondit : « je n’ai pas été envoyé comme malédiction (injure) (<span style="font-style:italic">la’ânan</span>) mais comme miséricorde (pour les univers). <b>Je souhaite plutôt que Dieu fasse sortir de leurs reins une progéniture qui adorera Dieu, l’Unique, sans rien Lui associer.</b>  O mon Dieu ! Guide ma tribu (mon peuple) car ils ne savent pas »       <br />
       Et Gabriel (paix sur lui) dit alors suite à cela : « Dieu a raison de t’appeler le miséricordieux, plein de compassion. »       <br />
       (voir :“Kitâb Badaa Al-khalq” Hadîth 1365 : dans Le sommaire du Sahîh al-Bukhârî de l’imam Zayn ad-Dîn Ahmad Ibn ‘Abd al-Latîf az-Zubaydî, tome II; page 558.)       <br />
               <br />
       Un jour un dénommé Tammâm venait à la Mecque pour tuer le prophète, ‘Umar Ibn Al-Khattâb (que Dieu l’agrée) le remarqua et aussitôt le fit prisonnier en l’attachant à un pilier de la mosquée du Prophète.       <br />
       Il partit chercher le Prophète. Le Prophète (paix et salut sur lui) ordonna de suite qu’on le détache et dit à ‘Ali (que dieu l’agrée) : « va chercher du lait et de la bonne nourriture pour notre hôte » …       <br />
       Il prit soin de l’homme qui voulait le tuer, puis avant de le laisser partir, il lui dit : «  veux tu attester que Dieu est unique et que je suis son messager ? », l’homme répondit : « non ! » et le prophète le laissa partir. Quelque temps après l’homme revint vers le Prophète en disant : «  j’atteste que Dieu est unique et que tu es Son Messager », on lui dit pourquoi ce changement d’état et il répond : « je ne voulais pas qu’on dise que j’ai embrassé l’Islam par peur du Prophète (ou de l’épée) ! »       <br />
               <br />
       « Un jour, alors que le prophète était assis avec ses compagnons dans la mosquée, un bédouin rentra et se mit à uriner quelque part, au sein de cette mosquée; quelques gens se précipitèrent alors sur lui pour l'empêcher (dans une autre version : Les fidèles l'appréhendèrent à l'envi), mais le Prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) s'écria: "Laissez-le faire, ne l'interrompez pas, versez ensuite un sceau d'eau --- ou une jatte d'eau --- sur cette urine. Vous n'avez d'autre mission que de rendre toute chose facile et non de rendre les choses pénibles."       <br />
       Quand l'homme eût fini d'uriner, le Prophète donna l'ordre d'apporter une jatte d'eau et la répandit lui-même sur l'endroit souillé.       <br />
       Dans une autre version : le prophète (Que la paix et salut soient sur lui), le convoqua et lui dit : Les urines et autres souillures n'en conviennent guère aux mosquées, celles-ci sont plutôt faites pour l'invocation d'Allah, les prières et la récitation du Coran.        <br />
       Puis il se retourna à ses compagnons et leur dit : "Allah ne vous a suscités que pour faciliter les obligations et ne vous a jamais suscités pour les rendre difficiles» le Prophète ordonna par la suite un seau d'eau et le versa sur l'endroit souillé.       <br />
       Le bédouin, pris de stupeur de l’attitude du prophète (sur lui la paix), sa miséricorde et sa tolérance, dit alors : « Ô Allah, soit miséricordieux envers moi et Muhammad et éloigne les autres de ta miséricorde ! » Le prophète (sur lui la paix et le salut) réplique en souriant : Tu restreint là, quelque chose des plus vastes (la miséricorde d'Allah) ! »[16]       <br />
               <br />
       Le jour où il revint à la Mecque victorieux, il s’adressa aux polythéistes de Quraysh qui l’ont tellement malmené et l’ont fait souffrir et qui avaient torturé et tué ses compagnons auparavant (dont son oncle bien aimé Hamza qui fut même mutilé : Hind lui avait retiré son foie) : en disant : «  que pensez vous que je vais faire de vous… »… et il continua : « Vous êtes libres… » (<b>Ce geste de pardon a marqué l’époque et a transformé les cœurs malades en des cœurs plein d’amour pour le Prophète paix et salut sur lui</b>).       <br />
              <br />
       <b>5. Son amour et sa compassion pour sa communauté</b>       <br />
               <br />
       Dieu dit à ce propos : « Voilà qu’il vous est venu un Messager de votre propre race. Il lui coûte de vous voir peiner. Il veille jalousement à votre sauvegarde et est plein de compassion et de miséricorde pour les croyants »[17]       <br />
               <br />
       Le prophète dit : « <b>chaque prophète avait un vœu exaucé qui fut exaucé de son vivant, et j’ai épargné mon vœu pour intercéder en faveur de ma communauté au jour du jugement </b>… »[18]        <br />
       Quand il se prosternait il priait : « ma communauté, ma communauté : o le Pardonneur »        <br />
               <br />
       Le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif . Au cours de cette  période, son appel n'épargna aucun des notables de la localité. Ceux-ci lui répondirent: «Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots et les stupides. Au moment où le prophète (Prière et bénédiction d'Allah sur lui) allait sortir, les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. <b>Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang. </b>       <br />
       Il s’arrêta, à un endroit, les pieds en sang, pour prier Dieu (l’invoquer)…Dieu lui envoya l’ange Gabriel avec l’ange des montagnes. Ce dernier lui dit :<b> « ô Muhammad ! Je ferai ce que tu désires. Si tu veux, je peux replier sur eux les « Al-Akhchabayn » (deux montagnes situées près de la Mecque). »</b>        <br />
       Le prophète de la miséricorde et du pardon répondit : « je n’ai pas été envoyé comme malédiction (injure) (<span style="font-style:italic">la’ânan</span>) mais comme miséricorde (pour les univers). <b>Je souhaite plutôt que Dieu fasse sortir de leurs reins une progéniture qui adorera Dieu, l’Unique, sans rien Lui associer.</b>  O mon Dieu ! Guide ma tribu (mon peuple) car ils ne savent pas »       <br />
       Et Gabriel (paix sur lui) dit alors suite à cela : « Dieu a raison de t’appeler le miséricordieux, plein de compassion. »       <br />
       (voir :“Kitâb Badaa Al-khalq” Hadîth 1365 : dans Le sommaire du Sahîh al-Bukhârî de l’imam Zayn ad-Dîn Ahmad Ibn ‘Abd al-Latîf az-Zubaydî, tome II; page 558.)       <br />
               <br />
        <b>6.Son humilité</b>       <br />
              <br />
       Le prophète fut invité par l’ange pour avoir en plus de sa station chez Allah les richesses de ce monde (un prophète roi comme Salomon) il choisit la servitude et dit : je ne mange pas un jour pour que je Te prie et je mange à ma faim un jour et je Te remercie…. [19]       <br />
       Selon la tradition rapporté par At-tirmithî : il <b>fut proposé au Prophète de transformer pour lui la Bathâ et la Mekke en or</b>. Il répondit : « Je préfère être rassasié un jour, et avoir faim le lendemain ; quand je mange, j’adresse à Dieu  mes remerciements ; quand j’ai faim, je l’implore ».       <br />
              <br />
       Dans une autre version : le Prophète (paix et salut sur lui ) dit : « un ange vint me voir et me dit : « choisi si tu veux être un prophète roi ou un prophète serviteur (‘abd) ? » Gabriel me fit signe d’être humble pour Dieu et je répondis : « j’aimerai être un prophète serviteur » et Allah me récompensa (me remercia) pour cela en faisant de moi le premier être pour qui la terre s’ouvrira (c'est la tombe de Sidna Muhammad – sur lui la paix  et le salut– qui s'ouvrira la première) (<span style="font-style:italic">tanshaqqu ‘anhu al-ard</span>) et le premier intercesseur (<span style="font-style:italic">shâfi’</span>) »       <br />
              <br />
       Il veillait les nuits jusqu’à ce que ses pieds s’infectent(s'abîment),  son épouse ‘Aïsha le voyant dans ces états lui dit un jour: « tu fais tout cela alors que Dieu t’a pardonné tout et a élevé ta station… » Il répondit : « Ne doit je pas être alors un serviteur reconnaissant »       <br />
               <br />
       ‘Aïsha, Al-Hasan et Abû Sa‘îd rapportent, avec quelques variantes dans leur description, que dans sa maison, il était au service des siens : il triait et raccommodait ses vêtements, trayait sa chèvre, arrangeait ses souliers, se chargeait de ses affaires personnelles, aidait à nettoyer la maison, attachait le chameau et lui donnait du fourrage, mangeait avec les serviteurs, préparait la pâte avec eux et faisait les courses.[20]        <br />
               <br />
       Un jour, un homme vint le rencontrer, mais dès qu’il le vit, il se mit à trembler de tous ses membres, le prophète (paix et salut sur lui) lui dit alors d’un ton humble et rassurant : «Calme-toi, je ne suis point un roi, je ne suis que l’enfant d’une femme de Quraysh qui mangeait de la viande sèche»[21].       <br />
              <br />
       [1] Sourate 3, verset : 159.       <br />
              <br />
       [2] D'après une Tradition rapportée par Al-Bukhârî.       <br />
              <br />
       [3] Dans un autre Hadîth rapporté dans le Musnad de l’Imam Ahmad (Hadîth n° : 7095) : Abu Hurayra rapporte : le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « le croyant qui a la foi la plus parfaite est celui qui a le meilleur comportement, et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont le meilleur comportement à l’égard de leurs épouses »       <br />
              <br />
       [4] Rapporté par At-tirmithî dans « Ash-shamâil » (176), et  Ibn ‘asâkir (1/331).       <br />
              <br />
       [5] Ash-shifâ chapitre II.       <br />
              <br />
       [6] Rapporté par l’Imam Ahmad selon Abu Ad-dardâ, rapporté aussi par Al-hindî dans « Kanzu Al-a‘mâl » : (1/1840).       <br />
              <br />
       [7] Rapporté entre autre  par Al-bayhaqî dans « dalâil An-nubuwwa » (1/331).       <br />
              <br />
       [8] Hadîth 2029 (p 854) le livre de l’autorisation pour entrer chez autrui dans LE SOMMAIRE DU SAHIH AL-BUKHÂRÎ  par L’imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.        <br />
              <br />
       [9] Ash-shifâ chapitre II.       <br />
              <br />
       [10] Rapporté par Al-hâkim dans le « Mustadrak » (2/466).       <br />
              <br />
       [11] Rapporté par al-Bukhârî(1/5 ;3/33 ;4/137) et Muslim(kitâb al-fadâil/48 ;50).Voir aussi : Fath al-bârî (10/455).       <br />
              <br />
       [12] Rapporté par Al-bukhârî dans le « Adab », Ahmad Ibn Hanbal (5/53) et At-tabarânî dans le « Kabîr » (19/288).       <br />
              <br />
       [13] Coran Sourate : 21, verset : 107.        <br />
              <br />
       [14] Rapporté par Al-Bukhârî dans son « Târîkh »  et Ad-dâramî  (2/173).       <br />
              <br />
       [15] Al-Bukhârî Chapitre 72, 638.       <br />
              <br />
       [16] Voir : Al-Bukhârî : Livre des ablutions, CHAPITRE LVIII. --- Du fait de verser de l'eau sur l'urine dans la mosquée---et Muslim dans le livre de la Purification, Hadîth : 427.       <br />
              <br />
       [17] Sourate l’Immunité (At-tawba), 9, verset 128.       <br />
              <br />
       [18] Al-Bukhârî, Hadîth 2069 (p 867) le livre des invocations « le sommaire du sahih al-bukhârî »  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II).       <br />
              <br />
       [19] Rapporté par Ibn ‘Asâkir selon ‘Aïsha et Ibn ‘Abbâs, et rapporté par l’Imam Ahmad, Abû Dâwûd et At-tirmithî selon Abû Hurayra selon le Prophète (paix et salut sur lui).       <br />
              <br />
       [20] Ash-shifâ chapitre II.       <br />
              <br />
       [21] Ash-shifâ chapitre II.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Enseignements Muhammadiens</b></div>
     <div>
             <br />
       Le Prophète était illettré et orphelin,  c’est <b>Allah le Très Haut Lui même qui s’est occupé de son enseignement et de son éducation.</b>        <br />
               <br />
       Dieu dit à propos de notre modèle Muhammadien : « Tu Jouis vraiment d’une très grande moralité »[1].        <br />
               <br />
       ‘Aïsha mère des croyants disait : il était un Coran qui marchait sur terre[2] (ce qui signifie qu’il jouissait des caractères et des qualités les plus nobles).       <br />
              <br />
       Le prophète (paix et salut sur lui) dit : « J’ai été envoyé pour parfaire la noblesse du comportement »[3].       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       <b>La vie est sacrée en Islam :</b>       <br />
              <br />
       L’islam considère la vie comme sacrée et interdit toute atteinte à cette vie :       <br />
       Le Coran annonce : « ...Que quiconque tuerait une personne- à moins qu'en échange d'une autre ou à cause d'un désordre commis- rien d'autre, alors: c'est comme s'il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les gens ensemble » Coran: Sourate 5, verset : 32.       <br />
              <br />
       L’Islam considère le corps comme un dépôt de Dieu  dont on doit prendre soin et ne pas se faire du mal ni faire du mal à autrui. Au contraire il s’agit d’utiliser nos dons et capacités que Dieu nous octroyé dans le bien et l’utile pour nous et pour autrui pour ce monde et pour l’autre :       <br />
       Le Coran annonce : « Ne vous jetez pas dans la destruction (dans l’abîme) et faites le bien car Allah aime les bienfaisants ».Sourate 2, Verset : 195.       <br />
              <br />
       Le mot Mûmin en arabe (traduit généralement par croyant ou par celui qui a la foi) dérive du mot Amn qui veut dire  sécurité et paix.       <br />
       Et le mot Muslim (musulman) dérive de Istislâm et de Salâm qui veulent dire : Soumission (au Créateur), et Paix (avec soi-même et vis-à-vis des créatures).       <br />
              <br />
       قال صلى الله عليه وسلم في حجة الوداع، فيما يرويه فضالة بن عبيد رضي الله عنه قال:       <br />
       (ألا أخبركم بالمؤمن: من أمنه الناس على أموالهم وأنفسهم)       <br />
        أخرجه أحمد بإسنادٍ صحيح       <br />
              <br />
       Fudâla Ibn ‘Ubayd (que Dieu l’agrée) rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit  lors de son prêche du pèlerinage d’adieu :       <br />
       « Est-ce que je vous informe sur (le véritable) croyant ? Il s’agit de celui dont les gens en sont en sécurité vis-à-vis de leur bien et d’eux même (le vrai croyant ne peut porter atteinte aux autres ni à leur biens)»       <br />
       Rapporté par l’Imâm Ahmed par une chaîne authentique.        <br />
              <br />
       Le prophète dit aussi: « Un Musulman est celui dont les Musulmans sont à l'abri (du mal) de sa langue et de sa main, et un Muhâjir (Emigrant pour la Cause d'Allah) est celui qui abandonne ce que Dieu a interdit »  Rapporté par Muslim en citant Jâbir.       <br />
              <br />
       L’Islam fut à l’origine de « la première charte des droits de l’Homme et du respect de la nature ».       <br />
              <br />
       L’islam s’est intéressé aussi à la nature, aux animaux et aux plantes et a ordonné d’en prendre soin et de ne pas détruire ce patrimoine précieux de l’humanité qui fait partie des bienfaits de Dieu sur les hommes:       <br />
       La morale islamique ne règle pas seulement les conduites des hommes les uns avec les autres, elle s’intéresse aussi aux animaux et à la nature, avec ses éléments matériels et ses végétaux.       <br />
       Ainsi, pour le Coran, la terre de Dieu (où l’humain est établit par Dieu comme son vicaire, Khalîfa, selon le terme coranique) cette terre  est faite pour être cultivée et non pas pour être détruite ; les mers, ciel et terres sont mis au service de l’homme pour ses besoins de navigation, de transport de marchandise, d‘approvisionnement en «nourriture délicieuse licite»… ; ils ne doivent en aucun cas servir de terrains pour la destruction et les choses nuisibles.        <br />
       Même en cas de guerre le Prophète interdit aux musulmans d’abattre des arbres (non morts), (sauf pour des besoins alimentaires) (au même titre qu’il avait interdit de tuer les femmes, les enfants, les vieillards et les hommes de religion qui ne doivent nullement être inquiété ainsi que leur lieux de culte, et de ne pas détruire les constructions : cela fait partie de  la charte de la guerre en Islam).       <br />
       لا تغدروا ولا تغلوا ولا تقتلوا وليداً ولا امرأة ولا كبيراً فانيا ولا منعزلا بصومعة ولا تقربوا نخلا ولا تقطعوا شجرا ولا تهدموا بناء       <br />
              <br />
       Le Prophète a incité les musulmans à planter et leur promet le grand mérite pour cela :       <br />
       « Chaque musulman qui plante une plante [arbre ou autre], alors tout ce qui en sera mangé sera compté pour ce musulman comme acte de charité. Tout ce qui en sera volé sera compté pour lui comme acte de charité. Tout ce qu'un animal en mangera sera compté pour lui comme acte de charité. Tout ce qu'un oiseau en mangera sera compté pour lui comme acte de charité. Ce qui en sera pris (diminué) par quiconque sera compté pour lui comme acte de charité. " Rapporté par Muslim Kitâb al-musâqât bâbu fadli al-ghars wa az-zar’ (1552)       <br />
              <br />
       Il dit aussi : « Si la fin du monde venait à survenir alors que l'un d'entre vous tenait dans sa main une plante, alors s'il peut la planter avant la fin du monde, qu'il le fasse ! » Rapporté par Ahmad       <br />
              <br />
       L’Islam prêche également la compassion envers les animaux ; ainsi, ils ne doivent être ainsi utilisés qu’aux fins pour lesquelles ils sont destinés et non pour des besoins de divertissement (comme le combat de coqs ou la tauromachie). Un jour, en voyant une hirondelle voler à ras du sol, le Prophète (à lui bénédictions et salut) lança à ses Compagnons : «Qui a affligé cette hirondelle en lui enlevant son petit ? Rendez-lui donc son oisillon».       <br />
       Selon une autre tradition, «une femme entra en enfer à cause d’une chatte qu’elle avait enfermée et affamée, en l‘empêchant de se nourrir, même des vers (insectes) de la terre». Le récit  suivant, tenu également du Prophète, abonde dans le même sens : «Un homme souffrant d’une soif intense est descendu dans un puits pour se désaltérer ; mais en remontant, il vit un chien haletant de soif et léchant le sol humide. Il se dit alors : ce chien souffre cruellement de la soif comme moi-même auparavant; sur ce, il redescend dans le puits, remplit sa pantoufle d’eau et donne à boire au chien assoiffé. Pour ce geste, ses péchés lui furent  pardonnés».       <br />
              <br />
       يحكي لنا النبي صلى الله عليه وسلم قصة رجل غفر الله له؛ لأنه سقى كلبًا عطشان، فيقول صلى الله عليه وسلم: (بينما رجل يمشي بطريق اشتد عليه العطش فوجد بئرًا فيها، فشرب، ثم خرج، فإذا كلب يلهث، يأكل الثرى من العطش، فقال الرجل لقد بلغ هذا الكلب من العطش مثل الذي كان بلغ بي، فنزل البئر فملأ خُفَّهُ (حذاءه) بالماء، ثم أمسكه بفيه (بفمه)، فسقى الكلب، فشَكَرَ اللهُ له، فَغَفَر له).       <br />
              <br />
       فقال الصحابة: يا رسول الله، وإن لنا في البهائم لأجرًا؟       <br />
              <br />
       قال: (في كل ذات كبد رطبة أجر (يقصد أن في سقي كل كائن حي ثوابًا)       <br />
        [البخاري       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>L’humilité et la bonne parole :</b>       <br />
               <br />
       Le prophète (paix et salut sur lui) dit: « Ceux qui me sont les plus chers et seront les plus près de moi  le  jour de la résurrection, sont ceux qui jouissent de la meilleur moralité. Ceux que je déteste et qui seront loin de moi le jour de la résurrection, sont les bavards, les phraseurs et les prolixes ». « Ô Messager de Dieu ! Nous connaissons bien les bavards et les phraseurs, mais qui sont les prolixes? » Demandèrent –ils. «  Ils sont, répondit-il les arrogants » [4]       <br />
               <br />
       <b>Le pardon :</b>       <br />
               <br />
       روى البزار والطبراني والحاكم عن أبي هريرة رضي الله عنه قال       <br />
        قال رسول الله صلى الله عليه وسلم        <br />
       ثلاثٌ من كن فيه حاسبه الله حساباً يسيراً وأدخله الجنة برحمته       <br />
        قالوا وما هي يا رسول الله بأبي أنت وأمي       <br />
       فقال: تعطي من حرمك وتصل من قطعك وتعفوا عن من ظلمك ، فإذا فعلت ذلك يدخلك الله الجنة       <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) nous a montré le chemin vers le Paradis en nous disant: « <b>Donne à celui qui t’a privé, renoue (maintient le lien) avec celui qui a rompu avec toi et pardonne à celui qui a été injuste envers toi</b>. »[5].       <br />
               <br />
       <b>Interdiction du Takfîr :</b>       <br />
               <br />
       Selon Ibn 'Umar, le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: «Quand l'homme dit à son frère: «Espèce de mécréant!» l'un des deux a sûrement mérité ce titre. Il s'applique à l'autre si ce qu'il a dit est vrai, sinon c'est à lui qu'il revient».[6]       <br />
               <br />
       Thâbit Ibn Ad-Dahâq (que Dieu l’agrée) qui était l’un de ceux qui ont prêté serment d’allégeance sous l’arbre (le pacte de Ar-ridwân), a rapporté que l’Envoyé de Dieu (Que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa paix) a dit : « ... Maudire un croyant équivautà le tuer. Celui qui accuse un croyant d’incrédulité, est aussi coupable comme s’il l’avait tué ».[7]       <br />
               <br />
       <b>Comportement social :</b>       <br />
              <br />
       Al-Barâ Ibn 'Âzib rapporte: «Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) nous a ordonné sept choses:       <br />
       - Rendre visite au malade.       <br />
       - Suivre les cortèges funèbres.       <br />
       - Dire à celui qui éternue: «Que Dieu soit miséricordieux avec toi!» (lorqu'il dit: Al-hamdulillâh)       <br />
       - Soutenir le faible.       <br />
       - Aider l'opprimé.       <br />
       - Saluer les autres.       <br />
       - honorer le serment»[8].        <br />
              <br />
       <b>L’amour du prochain, la fraternité, le bon jugement et la solidarité :</b>       <br />
              <br />
       Selon Abû Hurayra, le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: «Vous n'entrerez au Paradis que lorsque vous aurez cru et vous ne croirez que lorsque vous vous aimerez les uns les autres. Voulez-vous que je vous indique une chose capable de vous faire aimer les uns les autres? Saluez-vous entre vous».[9]       <br />
       Selon Abû Hamza Anas Ibn Mâlik (que Dieu soit satisfait de lui), serviteur de l'Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui,  le Prophète (paix et salut sur lui) a dit: «Aucun de vous ne devient véritablement croyant, jusqu’à ce qu’il aime pour son frère, ce qu'il aime pour lui-même»[10].        <br />
       An-Nu‘mân Ibn Bashîr (que Dieu l’agrée) a rapporté que l’envoyé de Dieu (que Dieu lui accorde Sa Grâce et sa Paix) a dit : «Tu vois les croyants dans leur amour, leur affection, et dans leur miséricorde qu’ils se portent, comparables à un seul corps. Lorsque un membre est affecté, c’est l’ensemble du corps qui ressent la douleur et s’enfièvre».[11]       <br />
       Selon Abû Hurayra (que Dieu soit satisfait de lui), l'Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, a dit: «Ne vous jalousez pas, n'enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, n'agissez pas avec perversité les uns à l'égard des autres, et ne concluez pas d'achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères; le musulman est frère du musulman, il ne l'opprime pas, ni ne l'abandonne, il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici (en désignant trois fois sa poitrine), puis il ajouta: Le pire de l'iniquité est de mépriser son frère musulman. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman: son sang, son bien et son honneur»[12].        <br />
       Selon Abû Hurayra (que Dieu lui accorde Sa satisfaction), le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) a dit: "Méfiez-vous de la présomption car la présomption est le parler le plus mensonger. N'employez pas vos cinq sens à la recherche des défauts des autres et ne vous espionnez pas. Bannissez entre vous toute concurrence déloyale, toute envie et toute haine. Ne vous tournez pas le dos les uns aux autres et soyez frères, ô esclaves de Dieu! Le Musulman est le frère du Musulman: il ne lui fait pas d'injustice, ne lui refuse pas son soutien et ne le méprise pas. La piété est ici (désignant sa poitrine). Il suffit à l'homme pour être mauvais de mépriser son frère musulman. Tout le Musulman est interdit au Musulman: son sang, son honneur et ses biens. Dieu ne regarde pas vos corps, ni vos images, mais Il regarde vos cœurs."[13]        <br />
              <br />
       Abû Hurayra (que Dieu l’agrée) a rapporté que l’envoyé de Dieu (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Evitez de conjecturer sur autrui, car de telle conjecture est la plus mensongère des paroles. Ne soyez pas indiscret, n’espionnez pas, ne vous livrez pas aux surenchères, ne vous enviez pas, ne vous détestez pas, ne fuyez pas les uns les autres, et soyez des serviteurs de Dieu, des frères ».[14]       <br />
               <br />
       <b>La vertu :</b>       <br />
              <br />
       Selon An-Nawwâs Ibn Sam‘ân (que Dieu soit satisfait de lui), le Prophète (paix et salut sur lui) a dit: «La vertu est (la somme) des bonnes qualités, et le péché, c'est ce qui s'implante dans ton âme, alors qu'il te répugnerait que les gens puissent le savoir».[15]        <br />
       Wâbisa Ibn Ma‘bad (que dieu soit satisfait de lui) a dit: j'allai voir l'Envoyé de Dieu, paix et salut sur lui, et il me dit: «Tu viens me questionner au sujet de la vertu?» «Oui», répondis-je, et il reprit: «Interroge ton cœur. La vertu c'est ce par quoi l'âme jouit du repos et le cœur de la tranquillité. Le péché, c'est ce qui s'implante dans l'âme et met le trouble au sein de l'homme, et ceci malgré toutes les consultations religieuses que l'on pourrait te donner (de la part des gens doctes, pour te tranquilliser)»[16].        <br />
               <br />
       <b>L’entraide et le non dévoilement des défauts des autres :</b>       <br />
              <br />
       Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui qui soulage un croyant d’une peine dans ce monde, Allah le soulagera d’une des peines au Jour de la Résurrection. Celui qui vient en aide à quelqu’un en difficulté, Allah lui accordera la facilité dans ce monde et dans l’Autre. Celui qui couvre une faiblesse (physique ou morale) d’un musulman, Allah le couvrira dans ce monde et dans l’Autre. Allah vient en aide au serviteur tant que celui-ci vient en aide à son frère. Celui qui s’engage dans une voie à la recherche d’une science, Allah lui facilitera une voie vers le Paradis. Il n’est pas de gens qui se réunissent  dans une des maisons d’Allah pour y réciter le Livre d’Allah et de se l’enseigner réciproquement sans que ne descende sur eux la Paix divine (As-sakîna) ; que la miséricorde ne les couvre et les Anges ne les entourent et qu’Allah ne les mentionnent parmi ceux qui se trouvent auprès de Lui. Celui qui sera retardé par ses mauvaises actions, sa noblesse et sa réputation (Nasab) ne lui seront d’aucun secours [pour avancer] »[17]       <br />
              <br />
       <b>L’indulgence :</b>       <br />
              <br />
       « Dieu octroie avec l’indulgence, ce qu’il n’octroie pas par la violence »[18] disait t-il. Il a fait de ses disciples une communauté du juste milieu, d’amour et de respect d’autrui (nulle contrainte dans la religion[19]).       <br />
               <br />
       <b>La facilité et l’annonce de la bonne nouvelle :</b>       <br />
               <br />
       Quand il a envoyé Mu‘âd Ibn Jabal comme messager (des bonnes valeurs) au Yémen il lui dit : « soit annonciateur de la bonne nouvelle, n’éloigne pas les gens de la religion de Dieu, cherche la facilité(facilite) … » [20]       <br />
       Toujours dans ce même contexte il dit : «Cherchez la facilité (facilitez) et évitez la difficulté (les choses dures et compliquées) (ne rendez pas les choses difficiles) ; et soyez des annonciateurs de la bonne nouvelle et ne rebutez pas les gens (ne les dégoûtez pas et ne les faites pas fuir)»[21]        <br />
       Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.        <br />
       ( يسروا ولا تعسروا ، وبشروا ولا تنفروا )        <br />
       رواه البخاري        <br />
              <br />
       ‘Aïsha (que Dieu l'agrée) rapporte: « Chaque fois qu'on a laissé au Messager de Dieu (paix et salut sur lui) le choix entre deux solutions, il en prenait toujours la plus aisée tant qu'il ne s'agissait pas d'un péché. Quand c'était un péché il en était le plus éloigné…( Al-Bukhârî Chapitre 72, 638)       <br />
               <br />
       <b>Le juste milieu et la régularité :</b>       <br />
               <br />
       Aïsha (que Dieu l’agrée) a rapporté que le Prophète (paix et salut sur lui) rentra chez elle alors qu’une femme se trouvait chez elle. Il lui demanda : « Qui est cette femme ? »-Une telle, répondit-elle, elle me faisait part de tout le temps qu’elle consacre à la prière. - Tais-toi, lui dit-il, « contentez-vous de faire votre possible. Dieu ne se lassera pas (de vous récompenser) tant que vous-même vous ne vous fatigueriez pas (de pratiquer votre culte) ». La religion (actes cultuels) la plus agréable au Prophète, conclut Aïsha, était celle qui était appliquée par le fidèle avec le plus de régularité[22]. (Même si ce n’est que peu de chose)       <br />
               <br />
       <b>La sagesse dans l’acte et la parole :</b>       <br />
               <br />
       Abû Mas‘ûd Al-Ansârî (que Dieu l’agrée) a rapporté : « un homme dit à l’Envoyé de Dieu- Paix et salut sur lui- : Il m’arrive parfois de ne plus faire la prière en commun à cause d’un tel qui la rend trop longue ». Jamais je n’ai vu le Prophète - Paix et salut sur lui-  en faisant un prône, très irrité comme ce jour là. Il dit : « Ô hommes ! Vous poussez les gens à fuir la prière (en commun). Que celui qui dirige la prière la rende courte, car il y aura parmi les hommes, le malade, le faible et celui qui a d’autres préoccupations ».[23]       <br />
               <br />
       Selon ‘Ali (que Dieu l’agrée) : le prophète (paix et salut sur lui a dit) : « Parlez aux gens selon ce qu’ils peuvent comprendre, voulez vous qu’on ne croit pas en Allah et à Son messager »[24]       <br />
               <br />
       <b>La droiture :</b>       <br />
               <br />
       Il lui a été révélé entre autre dans le Coran : « Prends le droit chemin comme il t’a été ordonné ainsi que ceux qui sont revenus à Dieu avec toi et n’outrepassez point les limites de Dieu, Il voit parfaitement ce que vous faites »[25].        <br />
       Il disait (paix et salut sur lui et sur tous les prophètes avant lui) :« la sourate 11: Hûd et ses sœurs m’ont fait pousser les cheveux blancs » (car il y avait dans ces sourates le mot « Istaqim » : agit en toute droiture)       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
              <br />
       [1] Sourate Le CALAME, Verset 4.       <br />
              <br />
       [2] Rapporté entre autre par l’Imam Ahmad Ibn Hanbal (6/91,163) et Al-bayhaqî (2/499).       <br />
              <br />
       [3] Rapporté par Al-bukhârî dans « Al-adab Al-mufrad » (273) et Ahmad Ibn Hanbal dans le Musnad (2/381).       <br />
              <br />
       [4] Rapporté par Al-Tirmidhî.       <br />
              <br />
       [5] Rapporté par Al-bazzâr, At-tabarânî et Al-hâkim. Allah dit dans le Coran : «Défends toi par ce qu'il y a de plus beau; alors celui avec qui tu étais en inimitié deviendra comme s'il était ami chaleureux » Sourate 41 versets 34.                                                                                         <br />
       «Et pour ceux qui, atteints par la rébellion, se portent secours à eux même, car un mal a pour paiement un mal, son pareil. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire alors est à Dieu. » Sourate 43 versets 39-40.       <br />
       « Ceux qui dépensent dans la richesse et dans la pauvreté, qui refoulent leur colère et qui pardonnent aux gens. Et Dieu aime les gens de bien » Sourate 3, verset 134.       <br />
              <br />
       [6] Rapporté par Al-bukhârî et Muslim :(hadîth : 1732). Ce hadîth constitue une mise en garde explicite contre le takfîr.       <br />
              <br />
       [7] Hadîth 2031 (p 856)  le livre de l’autorisation pour entrer chez autrui dans le sommaire du sahîh al-bukhârî  par L’imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.       <br />
              <br />
       [8] Rapporté par Al-bukhârî et Muslim :(hadîth : 847).       <br />
              <br />
       [9] Rapporté par At-tirmithî.       <br />
              <br />
       [10] Rapporté entre autre par l’Imam An-nawawî dans ses quarante hadîths : numéro : 13.       <br />
              <br />
       [11] Hadîth 2018 (p 852) le livre de l’autorisation pour entrer chez autrui dans le sommaire du sahîh al-bukhârî  par L’imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi, traduction Fawzi Chaaban: édition : Dar Al-Kutub Al-Ilmiyya : Beyrouth Liban.       <br />
              <br />
       [12] Rapporté entre autre par l’Imam An-nawawî dans ses quarante hadîths : numéro : 35.       <br />
              <br />
       [13] Rapporté par Muslim et Al-Bukhârî Chapitre 127, Page 444, Numéro 1568.       <br />
              <br />
       [14] Hadîth 2035 (p 856) le livre de l’autorisation pour entrer chez autrui dans le sommaire du sahîh al-bukhârî  par L’imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.       <br />
              <br />
       [15] An-nawawî.       <br />
              <br />
       [16] Rapporté entre autre par l’Imâm An-nawawî dans ses quarante hadîths : hadîth numéro 27.       <br />
              <br />
       [17] Rapporté entre autre par Muslim textuellement  et par l’Imâm An-nawawî dans ses quarante hadîths : hadîth numéro 36.       <br />
              <br />
       [18] Rapporté par Muslim.       <br />
              <br />
       [19] Coran: Sourate 2, verset  256.       <br />
              <br />
       [20]Al-Bukhâri, dans le chapitre (Kitâb) al-Maghâzî : Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) envoya Mu‘âdh ibn Jabal et Abû Mûsa au Yémen afin d’y inviter ce peuple à l’Islam. Il leur recommanda de leur rendre les choses faciles et non difficiles, d’encourager les gens et de ne pas les effrayer.       <br />
              <br />
       [21] Sahîh al-Bukhârî, Vol. 1, #69.       <br />
              <br />
       [22] Rapporté par Al-Bukhârî, Hadîth 40 (p 27) le livre de la foi : « le sommaire du sahih al-bukhârî »  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome I).       <br />
              <br />
       [23] Rapporté par Al-Bukhârî, Hadîth 79 (p 45) le livre de la science : « le sommaire du sahih al-bukhârî »  par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome I).       <br />
              <br />
       [24] Rapporté par Al-Bukhârî.        <br />
              <br />
       [25] Sourate 11, verset : 112.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
             <br />
       Le bon comportement est ainsi le meilleur fruit de la bonne pratique de la religion. Il doit nous amèner surtout à veiller <b>à l'union sacrée des musulmans </b>quelque soit leur tendance et leur différent.        <br />
       La division en Islam est interdite. On doit tous se respecter et s'entraider pour le bien de l'humanité
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Comportement_a45.html</link>
  </item>

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   <title>Le Culte (al-'ibâdât)</title>
   <pubDate>Thu, 19 Jul 2007 00:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Culte (al-'ibâdât)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le culte constitue l'ensemble des actes cultuels ordonnés par la religion. Il s'agit ici de présenter en détail et <b>selon le rite malikite</b>:       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=27">Les statuts légaux des actes</a> (al-ahkâm al-khamsa)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=28">La purification (propreté) rituelle</a> (Istinjâ,Wudû,Tayammum et Ghusl)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=29">La prière canonique</a> (As-salât)        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=30">L'aumône purificatrice légale</a> (Az-zakât)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=31">Le jeûne du mois de Ramadan</a> (As-siyâm)        <br />
              <br />
       Et <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=32">le pèlerinage</a> (Hadj).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Le-Culte-al-ibadat_a36.html</link>
  </item>

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   <title>Les sectes égarées en Islam</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jul 2007 23:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Les sectes égarées en Islam]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
      ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Les-sectes-egarees-en-Islam_a34.html</link>
  </item>

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   <title>Le Dogme</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jul 2007 23:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le dogme (al-'aqîda)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
      ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Le-Dogme_a31.html</link>
  </item>

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   <title>Conditions de la Fatwa et de l'interpretation</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jul 2007 23:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Conditions de la Fatwa et de l'interpretation]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Règles et conditions de la fatwa Vidéo sur le sujet     <div><b>Règles et conditions de la fatwa</b></div>
     <div>
      <b>Avant propos :</b>       <br />
              <br />
       Allah dit dans le Coran : «<b>ne dites pas au sujet de ce que vos langues décrivent en pur mensonge : « Ceci est licite (halâl) et cela est interdit (harâm) » afin de fabriquer le mensonge sur le compte de Dieu. Ceux qui fabriquent le mensonge sur le compte de Dieu ne récoltent pas le succès. Jouissance insignifiante et ils ont un supplice douloureux</b> »[sourate 16, versets 116 et 117]       <br />
       Le dernier Messager (paix et salut sur lui) dit dans le hadith authentique : <b>"celui qui ment sur moi volontairement qu'il s'attend à sa place en Enfer !"</b>       <br />
              <br />
       <b>Fatwa et ses conditions :</b>       <br />
              <br />
       La Fatwa consiste en une interprétation (ou une compréhension) du texte traditionnel en vue de statuer sur un sujet ou émettre un ordre légal, c'est le domaine exclusif des savants compétents. Il peut s’agir aussi d’un effort juridique (Ijtihâd)  du savant si le texte traditionnel est absent. Comme on l’a vu dans l’exemple précédent: les compagnons ont interprété la parole du Prophète (paix et salut sur lui) car ils ont vécu avec lui et ont été éduqué et enseigné par lui directement. En plus, ils n’ont pas hésité à revenir vers lui pour statuer sur leur interprétation.       <br />
       La discipline de la Fatwa et de l’interprétation du texte sacré a ses convenances et ses conditions. Elle obéit à des règles strictes.        <br />
               <br />
       On cite parmi ces règles :        <br />
              <br />
       <b>1.</b> La connaissance du Coran et de ses sciences (‘ulûm Al-qur’ân): ses différentes interprétations (les exégèses : selon Ibn ‘Abbâs, selon Ibn Mas‘ûd..), circonstances et  causes de révélation de chaque verset (<span style="font-style:italic">Asbâb An-nuzûl</span>), statut de chaque verset ...ainsi que la connaissance du Hadîth et ses sciences:  degré d’authenticité de chaque hadîth, sa portée, son statut.,son interprétation...        <br />
              <br />
       <b>2.</b> La connaissance de l’abrogé et de l’abrogeant (<span style="font-style:italic">An-nâsikh wa al-mansûkh</span>) que cela concerne le Coran ou le Hadîth : certains versets figurent dans le Coran parce que la chronologie de la révélation  l’a voulu et parce que la pédagogie évolutive de la sagesse coranique l’a exigé, mais ils ne sont plus applicable et ne comptent plus en matière de jurisprudence. A l’inverse, certains versets étaient révélés au Prophète (paix et salut sur lui) et les compagnons les avaient appris, ensuite, Dieu révéla qu’ils soient abrogés(annulés en lecture et écriture:<span style="font-style:italic">naql</span>) du Coran mais qu’ils restent applicables en matière de jurisprudence (<span style="font-style:italic">hukm</span>).       <br />
       *Exemples d’abrogé et d’abrogeant :       <br />
       Pour le Coran :       <br />
        « Ils t’interrogent sur le vin et le jeu (de hasard). Dis «  Il y a en eux un grand péché et des profits pour les gens et leur péché est plus grand que leur profit. »[1]       <br />
       Après la révélation de ce verset : une partie des musulmans a cessé de consommer le vin et une partie a réduit sa consommation…       <br />
       Ensuite, et dans la continuité de cette pédagogie éducative, la révélation encourage encore plus la non consommation du vin  en ordonnant les musulmans à ne pas approcher la prière en état d’ivresse, ce qui ne constituait pas encore une interdiction ferme du vin :       <br />
        « O vous qui avez cru ! N’approchez pas la prière alors que vous êtes ivres jusqu’à ce que vous sachiez ce que vous dites… »[2]       <br />
       Puis enfin, quand la foi s’est consolidée dans les cœurs, le verset de la Sourate Al- Mâida a été ferme et claire pour interdire définitivement la consommation du vin et les jeux du hasard et pour abroger le premier verset cité:       <br />
       « O vous qui avez cru ! Le vin, la divination par les entrailles des victimes ainsi que le tirage au sort (jeu de hasard) ne sont  qu’un acte impur de ce que fait Satan. Evitez le !....Le diable ne cherche qu’à introduire parmi vous les germes de la discorde par l’animosité et par la haine à travers le vin et le jeu (de hasard) et à vous détourner de l’invocation de Dieu et de la prière. Allez – vous donc y mettre fin ? »[3]       <br />
        Pour la parole du Prophète (paix et salut sur lui) (Hadîth):       <br />
        On cite l’exemple du Hadîth qui interdisait au début de l’Islam la visite des tombeaux (car les arabes à l’époque venaient de quitter les idoles de pierre) qui fut abrogé par le Hadîth suivant: « Je vous avais interdit de visiter les tombes, maintenant visitez les »[4] (car alors, en raison de leur foi, les compagnons ne risquaient plus d’adorer les morts ou les pierres)       <br />
              <br />
       Il faut savoir distinguer aussi dans le Coran : « le Muhkam et le Mutashâbih » c'est-à-dire les versets qui sont fermes et clairs et les versets qui ne peuvent être compris qu’au deuxième degré[5] : comme « la main de Dieu est au dessus de leur main »[6]…        <br />
              <br />
       <b>3. </b> Connaître la portée de chaque texte sacré ( portée générale, ou plutôt spécifique à une situation ou à une personne ou à une catégorie de personnes).        <br />
       Exemples:        <br />
       *La prière de la peur (<span style="font-style:italic">salât al-khawf</span>) -décrite dans le Coran (Sourate An-nisâa, verset 102) et dans les Hadîths -est spécifique à une situation particulière...       <br />
       *Les versets à propos des polythéistes ne peuvent pas s'appliquer aux croyants...       <br />
       *Des versets révélés pour une situation/un contexte de guerre ne peuvent pas être généralisés au delà de cette situation exceptionnelle et particulière...       <br />
               <br />
       <b>4. </b> Connaître les sujets à propos desquels les savants de la communauté ont établi un consensus (Ijmâ‘).       <br />
              <br />
       <b>5.</b> Connaître les outils de la jurisprudence(droit) islamique comme l’analogie, les intérêts collectifs, les dérogations…Et la jurisprudence dans les situations exceptionnelles (famine, contrainte, guerre)… : à titre d’exemple citons ce qu’a fait le deuxième Calife, ‘Umar,  qui a annulé la sanction contre le vol au moment de la famine qui a touché l’Arabie à son époque (car les gens volaient pour manger et survivre !)[7].       <br />
       'Umar  a augmenté la sanction sur la consommation du vin, car les gens le consommaient de plus en plus à son époque.       <br />
              <br />
       <b>6.</b> La piété, le scrupule, la crainte de Dieu et la sagesse sont de même des qualités requises : la Fatwa est en effet une très lourde responsabilité : les facteurs de piété et de firâsa(le fait de voir avec la lumière de Dieu : la sagacité)  sont nécessaires dans certaines affaires : 'Uthmân Ibn ‘Affân (que Dieu l’agrée) ayant perçu(douté) que la femme qui a commis l’adultère (zinâ) n’avait pas connaissance du texte qui l’interdit ; a jugé qu’elle ne pouvait pas être sanctionnée par le Hadd…       <br />
        وحدث هشام بن عروة عن أبيه عن يحيى به عبد الرحمن بن حاطب قال: توفي عبد الرحمن ابن حاطب وأعتق من صلى من رقيقه وصام وكانت لو نوبية قد صلت وصامت وهي أعجمية لم تفقه فلم يرعه إلا حبلها، وكانت ثيبا. فذهب إلى عمر بن الخطاب فحدثه فأرسل إليها عمر فسألها فقال: أحبلت؟ قالت: نعم. من مرعوش بدرهمين، وإذا هي تستهله به ولا تكتمه فصادف عنده علي بن أبي طالب وعبد الرحمن بن عوف وعثمان بن عفان رضي الله عنهم فقال: أشيروا علي. وكان عثمان جالسا فاضطجع. فقال علي وعبد الرحمن: قد وقع عليها الحد. فقال عمر أشر علي يا عثمان. قال: قد أشار عليك أخواك. قال أشر علي أنت. قال عثمان: أراها تستهل به كأنها لا تعلمه وليس الحد إلا على من علمه. فقال عمر لعثمان: صدقت، والذي نفسي بيده ما الحد إلا على من علمه. ثم أمر عمر رضي الله عنه بجلدها مائة وتغريبها عاما تأديبا لها لقعودها عن السؤال عما يلزمها معرفته من أمر دينها       <br />
              <br />
       <b>7.</b> Connaître l’environnement (c'est-à-dire le contexte social et politique..) et l’impact des avis juridiques (sur l’intérêt et l’avenir de la communauté : particulièrement dans les pays non musulmans).        <br />
       Exemples:        <br />
       un Muftî ne peut pas se prononcer sur un produit financier sans consulter un spécialite en finance pour connaître de façon précise son contenu...       <br />
       Idem pour un produit alimentaire nouveau ou un produit pharmaceutique...       <br />
       C'est pour cela qu'on trouve de plus en plus des comités de droit (<span style="font-style:italic">Mujamma'ât fiqhiyya</span>) composés en plus des savants en droit musulman, de spécialistes en divers domaines...       <br />
       Si pour une affaire donnée, le Muftî est confronté à plusieurs avis juridiques possibles, il optera pour l'avis à la fois recevable et en même temps qui facilite la vie des gens...       <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : «Cherchez la facilité (facilitez) et évitez la difficulté (les choses dures et compliquées) (ne rendez pas les choses difficiles) ; et soyez des annonciateurs de la bonne nouvelle et ne rebutez pas les gens (ne les dégoûtez pas et ne les faites pas fuir)»        <br />
       Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim       <br />
              <br />
              <br />
       Au regard de ce qu'on a dit, il paraît évident qu'il ne suffit pas de connaître le Coran par cœur et de maîtriser la langue arabe ou d’avoir fait quelques lectures de livres de la religion pour se permettre de donner des avis juridiques (fatwa)…Même le grand savant <b>l’Imâm Mâlik de Médine : répondait fréquemment quand on lui posait des questions : « je ne sais pas ! » par crainte de Dieu et par pudeur</b>.       <br />
               <br />
       S’adonner à la Fatwa sans avoir les compétences requises, porte préjudice à la foi et  c’est même une source d’égarement. Cette attitude irresponsable  souille l’image de l’Islam et des musulmans dans le monde.       <br />
       Allah dit dans le Coran à ce propos : « <b>ne dites pas au sujet de ce que vos langues décrivent en pur mensonge : « Ceci est licite (halâl) et cela est interdit (harâm) » afin de fabriquer le mensonge sur le compte de Dieu. Ceux qui fabriquent le mensonge sur le compte de Dieu ne récoltent pas le succès. Jouissance insignifiante et ils ont un supplice douloureux</b> »[8]       <br />
               <br />
       Le prophète (paix et salut sur lui)  a dit : « <b>la personne qui se presse à donner les fatwas se presse vers l'Enfer </b>»[9]. On signale l'exemple de compagnons qui refusaient de répondre aux questions et préféraient renvoyer le requérant à d'autres, par humilité et pour se décharger de la lourde responsabilité morale qu'impliquait l'exercice d'une telle fonction[10]. Une personne qui répond à toute question qui lui est posée est qualifiée de "fou". Des grands légistes ne se gênaient pas à répondre aux questions par: "Je ne sais pas", "Je l'ignore". Abû-Hanîfah disait: « Si je ne craignais la perte de la science, je me serais abstenu de répondre aux questions »[11]. L’Imâm Mâlik répondait souvent qu’on on l’interrogeait : «  je ne sais pas »- comme on l’a vu– par humilité et par scrupule, malgré sa science vaste.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes de bas de page:</b>       <br />
              <br />
       [1] Sourate 2, verset : 219       <br />
              <br />
       [2] Sourate 4, verset : 43       <br />
              <br />
       [3] Sourate 5, versets : 90-91       <br />
              <br />
       [4] Al-Bukhârî       <br />
              <br />
       [5] Voir le chapitre du dogme à propos du « Tafwîd »       <br />
              <br />
       [6] Sourate 48 verset 10 : on ne peut comparer la main de Dieu à aucune de Ses créatures. Dieu n’a pas de semblable, et on ne peut rien imaginer à Son propos: car même notre imagination est une de Ses créations, donc elle reste faible et limitée, Dieu est au dessus de toutes nos comparaisons (voir le chapitre du dogme).        <br />
              <br />
       [7] Voir au sujet du « Ta’wîl » (interprétation) : Mukhtasar as-sawâ'iq al-mursala d’Ibn Al-Qayyim, p. 155-156 et p. 39-48 – Majmû'atu rassâ'il al-imâm ash-shahîd, al-asl at-tâsi'a ashar – Al-madkhal li dirâsat a-s-sunna an-nabawiyya, Al-Qardâwî, p. 181-204 – Hujjat ullâh l-bâligha, Shâh Waliyyullâh, ou encore « hayâtu a-ssahâbati » (la vie des compagnons) de Kandahlâwî.       <br />
              <br />
       [8] Coran : Sourate 16 ; versets : 116 et 117.       <br />
              <br />
       [9] An-Nawawi, op. cit., 13-18.       <br />
              <br />
       [10] Rapporté par Al hâfidh Abû Khaythama dans son livre " Kitan 'ilm" (21), rapporté par ad-Darimi( 137.p49/1)       <br />
              <br />
       [11] Al-‘Imâdî, op. cit., 30-36; An-Nawawi, op. cit., 13-18; Ibn-as-Sâlih, op. cit., 71-85; Al-Qâsim, op. cit., 44-45.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vidéo à ce sujet</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="1090" height="613" src="https://www.youtube.com/embed/7CPF74jgwn4" title="Dars- exégèses hadith - celui qui se précipite vers la fatwa se précipite vers le Feu" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Conditions-de-la-Fatwa-et-de-l-interpretation_a30.html</link>
  </item>

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   <title>La doctrine malikite</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jul 2007 22:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[La doctrine malikite]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      En France, la plupart des musulmans (d’origine marocaine, algérienne, tunisienne ou sénégalaise..) suivent l’école malikite, une école connue pour être <b>la plus ancienne école d'exégèse coranique </b>fondée par l’Imâm Mâlik Ibn Anas[1] qui pris sa science entre autre de : "Ibn Chihâb Az-zuhrî, Abû Az-zannâd, Ibn Hourmuz, Rabî'a Ibn 'abd Ar-rahmân, Nâfi' l'affranchi du grand compagnon Abdellah Ibn 'Umar (que Dieu l'agrée) et de Yahyâ Ibn Sa'îd Al-Ansâri (mort en 143) fils d'un partisan du Prophète (paix et salut sur lui)".        <br />
              <br />
       Le fait que l’Imâm Mâlik fut implicitement cité par le Prophète (paix et salut sur lui) et qualifié de « Savant de Médine » dans le hadîth <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=forum&subaction=message&id_chambre=3401&id_sujet=47476">voir le lien suivant</a>, suffit (à lui seul)  pour certifier que sa notoriété et sa fiabilité sont irréfutables et que sa qualité est hautement reconnue sans aucune divergence.        <br />
              <br />
       Selon An-Nawawî, <b>Mâlik eut 900 maîtres </b> dont 300 Successeurs, les autres étant des Successeurs des Successeurs.        <br />
              <br />
       <b>Al-qâdî 'Iyâd de Ceuta</b>(l'auteur du Shifâ) dit dans son <b>Tartîb al-madârik</b>: "les savants en récits traditionnels ont dit :"Le guide des consciences après 'Umar Ibn Al-khattâb fut Zayd Ibn Thâbit, et après lui, 'Abd Allah Ibn 'Umar. Vingt-et-un transmetteurs ont reçu leur science de Zayd, qu'ils ont ensuite transmise à trois hommes: Ibn Chihâb,Bukayr Ibn 'Abd Allah et Abû Az-zannâd, pour enfin parvenir à Mâlik Ibn Anas"".       <br />
              <br />
       Sa vie et sa science étaient à Médine, la ville du Prophète, qui était naturellement la mieux placée en tant que dépositaire des « traditions connues » (hadîth Mashhûr). Mâlik commença à enseigner dès l'âge de 17ans. Il choisit la Mosquée du Prophète pour tenir son cercle de science. Plus précisément, il choisit, dans la mosquée de Médine, l'endroit où se tenait le Calife 'Omar Ibn Al-Khattâb. C'est là que s'asseyait le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui).        <br />
              <br />
       Les sources juridiques[2] de l'école de Mâlik sont bien sûr avant tout le Coran , puis la sunna, puis le consensus des savants (ijmâ‘ ), puis les coutumes médinoises (‘amalu ahli al-Madîna) (car les médinois "descendants des compagnons du Prophète (paix et salut sur lui)" connaissaient mieux que quiconque la Sunna), l'effort d'interprétation personnelle (Ijtihâd), l'opinion personnelle (ra'y) qui découle de la réflexion (fikr) (en l'absence du texte sacré), la préférence personnelle en vue du bien (istihsân), ainsi que le raisonnement par analogie (qiyâs), et la prévention de l’inconvénient (Sadd al-ddarâi‘). Elle s’appuie également sur l’intérêt général « Al-masâlih Al-mursala » qui fait que cette école répond parfaitement aux événements liés à l’évolution des temps et aux besoins de la communauté en matière de droit. Cette diversité de méthodes et de règles juridiques est sans doute le secret de la richesse et de la force de cette école. Et bien qu'elle soit assez scrupuleuse sur le plan de la pratique religieuse (notamment des cinq piliers fondamentaux de l'Islam), cette école est aussi, avec l'école hanafite, la plus ouverte et la plus souple dans son adaptation aux différentes réalités locales et temporelles et à l'évolution du monde. Elle est donc mieux en mesure d'appréhender les adaptations nécessaires d'une façon souple et efficace. Surtout que cette école, à la suite de son fondateur, homme humble et scrupuleux, a une maturation fondamentale, et une intention (niyya) tournée avant tout vers la préservation de l'unité de la Umma, préférant cultiver ce qui réunit que de rechercher des solutions juridiques qui pourraient diviser.       <br />
               <br />
       De part la richesse de ses outils et des possibilités qu’elle révèle, de nouveaux avis juridiques peuvent  être émis par ceux qui ont les compétences juridiques pour répondre au mieux, loin du fanatisme ou de l’extrémisme religieux ; aux besoins des musulmans, sans renier les fondements généraux de l’Islam et ses valeurs d’amour, d’unité, d’entente et de paix.       <br />
              <br />
              <br />
       Pour un autre exposé détaillé sur la vie de l'Imâm Mâlik (que Dieu l'agrée): <a class="link" href="http://www.islamophile.org/spip/article689.html">cliquez ici.</a>        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Notes de bas de page:</b>       <br />
              <br />
       [1] L'Imâm de Médine comme l’avait annoncé le Prophète (paix et salut sur lui), Mâlik Ibn Anas, est né et mort à Médine (94 R/716 ap. J.-C. - 179 H./795 ap. J.-C.) : ce qui fait de cette école, au point de vue historique, la plus ancienne des écoles de Fiqh. L'Imâm Mâlik fut un disciple direct des Successeurs des Compagnons du Prophète Muhammad, sur lui la Grâce Divine et la Paix. Il étudia aussi auprès de Ja'far as-Sâdiq et connut Abû Hanifah. Il fut l’auteur du premier traité de droit musulman, <b>al-Muwatta' « La Voie Aplanie »</b>  ou « La Voie rendue aisée », qui est aussi le premier recueil de hadiths (en Islam) : Al-Muwatta’  p 5-9, Dar El-Jîl Beyrout. La qubba sur la tombe de l’Imâm Mâlik fut détruite par les Wahabbis en 1800.       <br />
              <br />
       [2] En absence d’un texte explicite dans les sources authentiques (Coran et Sunna), on fait recours aux règles juridiques : (il n’y a pas d’ «Ijtihâd »  en présence du texte traditionnel « nass »).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Doctrine-Malikite.fr</div>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/La-doctrine-malikite_a26.html</link>
  </item>

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   <title>Le dogme (al-'aqîda) : Définition</title>
   <pubDate>Tue, 17 Jul 2007 19:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le dogme (al-'aqîda)]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dieu dit dans le Coran:"Dis : Lui Dieu, est un. Dieu, le Transcendant. Il n'engendre pas. Et Il n'est pas engendré. Nul ne Lui est égal." Sourate Al-Ikhlâs     <div>
      Le dogme (Al-'aqîda) est la science qui s'intéresse à la foi (le credo).        <br />
       La religion musulmane a consacré une place importante au dogme pour guider l'homme à une croyance saine et correcte: reconnaissant l'Unicité de Dieu, Sa souveraineté absolue, Sa justice, Sa puissance, Sa volonté, Sa science illimitée et ancienne, Sa non ressemblance à Ses créatures, Son indépendance par rapport au temps et à l'espace et les attributs par lesquels il convient de Le qualifier…       <br />
              <br />
       Cette science s’intéresse aussi à ce que le musulman doit croire à l’égard des saints prophètes, des anges, des livres révélés, de jour dernier, et du destin.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les vers d'Ibn 'âshir à ce sujet</b></div>
     <div>
             <br />
       Introduction d’Abdul Al-Wâhid Ibn ‘Âshir :       <br />
              <br />
       1 `Abdul Al-Wâhid Ibn `âshir dit: | commençant  au nom du Dieu Unique qui est sur toute chose Puissant.       <br />
              <br />
       2 Louanges à Allah, Celui qui nous a enseigné | et par cette connaissance il nous a rendu responsable.       <br />
              <br />
       3 Qu’ (Allah) bénisse et accorde la paix à Muhammad, | sa famille, ses compagnons, et celui qui suis (la religion  qui a été révélée à Muhammad).       <br />
              <br />
       4 Puis, (je demande) le secours  d'Allah, le Majestueux | pour la composition de vers qui sont salutaires (même) pour l'illettré       <br />
              <br />
       5 Ceci concerne les principes de la croyance (la foi) selon  (l'Imâm) Al-Ash‘arî, la jurisprudence selon (l’Imâm) Mâlik, | et la Voie spirituelle (Tarîqa) de Junayd, le cheminant.       <br />
              <br />
       Le Livre de la Mère des Articles de Foi et ce qu'elle Contient comme Principes        <br />
              <br />
       14 (les attributs suivants) sont nécessaires (il est obligatoire d’y croire) pour Allah : (1) l’Existence, (2) le fait d’ « être » sans début, | (3) de même que la Permanence dans l'Existence, (4) l'Indépendance absolue et qui englobe tout,        <br />
              <br />
       15 (5) être Différent de Sa création sans similitude, | (6) l’Unité dans Son Entité, Ses attributs, et Ses actions,        <br />
              <br />
       16 (7) la Puissance, (8) la Volonté, (9) la Connaissance, (10) la Vie, | (11) l’Ouïe, (12) la Parole, et (13) la Vue. Ce sont les (attributs d'Allah) nécessaires.        <br />
              <br />
       17 et les opposés de ces attributs sont impossibles (pour Allah) : | (1) la Non-existence, (2) avoir un commencement - ceux-ci sont seulement pour des choses créées,        <br />
              <br />
       18 (3) de même se fondre dans la non-existence et (4) être dans le besoin (d’une chose) sont également comptés, | (5) qu'Il ait un semblable, (6) la négation de Son Unité,        <br />
              <br />
       19 (7) l’incapacité (à effectuer des actions contingentes), (8) être forcé (à agir), (9) l’ignorance, (10) la mort, | (11), la surdité, (12) le mutisme, (13) la cécité et le silence.        <br />
              <br />
       20 il est possible (pour Allah) et dans Son droit d'accomplir des actions contingentes | - toutes - et aussi les laisser (ineffectuées) dans la non-existence.        <br />
              <br />
       21 Son existence a une preuve concluante : | Le besoin de tout ce qui est créé d’un Créateur.        <br />
              <br />
       22 Si l'univers avait commencé par lui-même | la similitude et la prépondérance se réuniraient (en même temps[1]).        <br />
              <br />
       23 Mais, c'est impossible. Et le commencement de l'univers | est dérivé (de l’observation des) changements des attributs (qui définissent les parties de l'univers) et (savoir que les attributs sont) intrinsèquement liés (aux essences).        <br />
              <br />
       24 Si le fait d’Être sans début n'était pas Son attribut nécessaire, | (le fait d’) avoir un commencement obligerait à une boucle infinie ou à une régression.        <br />
              <br />
       25 S’Il pouvait passer par la non-existence, Son attribut d’être sans début serait nié. | S'Il était semblable à la création, le fait qu’Il ait commencement aurait certainement été vraie.        <br />
              <br />
       26 Si l'indépendance n’était pas Son attribut nécessaire, il serait dans le besoin (d'un Formateur Lui-même). | S'Il n'avait pas été Un, Il n’aurait aucune capacité (à effectuer des actions, car s’Il avait un concurrent ou un adversaire ou un associé : ceci mettra l’équilibre voir l’existence de l’univers en péril).        <br />
              <br />
       27 S'Il n’était pas vivant, voulant, sachant, | et puissant, vous ne verriez pas un monde (empli de création merveilleuse).        <br />
              <br />
       28 La deuxième partie des six postulats si…alors ci-dessus est fausse. | Ainsi, (cela implique que) la première partie l’est également (fausse).        <br />
              <br />
       29 L’Ouï, la Vue, et la Parole | sont déduites par transmission (dans les sources premières) et conviennent également à Sa Perfection.        <br />
              <br />
       30 Si une chose contingente possible était impossible ou nécessaire, | elle obligerait à un changement des réalités (du monde physique).        <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Concernant les messagers et les prophètes :</b></div>
     <div>
             <br />
       Les prophètes et les Messagers  sont tous des créatures de Dieu dans la servitude, mais ils sont Infaillibles de part la nature de leur mission.       <br />
       Les saints (walis, amis de Dieu, élus) qui sont les héritiers spirituels des prophètes ne sont pas infaillibles mais ils sont sous la protection divine (mahfûzûn).[2]       <br />
              <br />
       31 (Les attributs suivants) sont nécessaires pour les nobles messagers[3]: (1) l’exactitude, | (2) la fidélité dans l'obéissance, et (3) la transmission du message en toute vérité,        <br />
              <br />
       32 (Les attributs suivants) sont impossibles (pour les messagers) : (2) le mensonge/ la malhonnêteté, (2) agir dans la désobéissance, | et (3) la non transmission. (Alors comprend donc) ô (toi) l’intelligent (et intelligence est également compté par beaucoup en tant qu’attribut nécessaire des messagers).        <br />
              <br />
       33 Il est possible et dans leur droit d'être décrit par tout attribut (humain normal) | qui ne diminue pas (leur capacité de transmetteurs), comme la maladie (ils ne peuvent pas par contre être atteints de lèpre ou être aveugle par exemple car cela ne conviendrait pas à la nature de leurs missions).        <br />
              <br />
       34 S'ils n'étaient pas véridiques, il serait nécessaire | que Allah ait menti en attestant d’eux –        <br />
              <br />
       35 Puisque leurs miracles sont comme Sa parole, qui est vraie : | « Cet esclave (à Moi) a dit la vérité dans tout ce qu’il rapporte. »        <br />
              <br />
       36  Si la transmission était niée ou qu’ils trahissaient la confiance (en désobéissant), cela impliquerait | que l'acte interdit soit transformé en acte d'obéissance ( et puisque nous sommes invités à les imiter, tous les actes seront alors arbitraires, et ce sera l’anarchie !).        <br />
              <br />
       37 Le fait qu’il soit permis qu’il leur arrive des afflictions humaines (et les maladies) (dans ce bas monde) est l'argument contre ceux (qui nient la nature humaine des prophètes). | Et que ces états normaux leur arrivent réellement (est la preuve qu'ils sont possibles pour eux) et la sagesse derrière ceci est de consoler les messagers (par le fait de leur montrer leur rang élevé dans la vie future) (et par là, d’informer les autres de la valeur basse de ce monde par rapport à l’au-delà).        <br />
               <br />
       38 Et la déclaration : Il n'y a aucun dieu à part Allah | (et) Muhammad[4] est l’Envoyé de Dieu        <br />
              <br />
       39 Cette parole englobe l’essence de la foi et c’est son signe.       <br />
              <br />
       40 Et cette déclaration (lâ-ilâha-illa-Allah) est la meilleure de tous les types de dhikr (invocation de Dieu) prononcés. | Ainsi, faites en votre occupation durant toute votre vie et vous serez victorieux (dans les deux mondes).        <br />
               <br />
              <br />
       [1] La métaphore ici fait référence à une balance ancienne à deux plateaux, qui à la fois pencherait d’un coté (ce qui représente l'existence) et en même temps serait équilibrée (signifiant la non-existence). L'idée ici est que quelqu'un doit bien placer un poids sur un des plateaux de la balance afin qu’il y ait prépondérance d’un des cotés. En d'autres termes, quelqu'un doit choisir l'état d'existence pour un phénomène physique particulier un moment particulier puisque ce phénomène physique ne pourrait pas choisir sa propre existence puisqu'il n'était pas présent avant qu'il ait été créé.       <br />
               <br />
              <br />
       [2] Le Prophète Muhammad paix et salut sur lui  dit dans un Hadîth Sahîh : «  les prophètes n’ont pas laissé d’héritage matériel mais ils ont légué la science ; celui qui prend cette science prend une part sublime (de l’héritage) ». Abû Hurayra disait: "j'ai pris du Prophète (paix et salut sur lui) deux récipients (wi'ayni), l'un je l'ai diffusé parmi vous (il s'agit de la tradition orale et comportementale du Prophète: l'exotérisme), le deuxième si je le divulgue, vous me couperez la gorge"       <br />
              <br />
       [3] Le prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a dit : « les prophètes sont tous des frères et leur religion est une » : le croyant croit en tous les prophètes et messagers. Pour Jésus (paix et salut sur lui) la révélation coranique a consacré une place d’honneur pour lui et sa mère la vierge Marie (voir Sourate Maryam (Marie)) : Jésus (paix et salut sur lui) est un homme (une créature de Dieu) : il est le Verbe de Dieu et il a été créé de l’Esprit de Dieu : d’une mère sans père comme Adam a été créé sans père ni mère : de l’esprit de Dieu aussi. Pour les musulmans, Dieu a remplacé Jésus au moment où ses ennemis voulaient le crucifier et l’a élevé chez Lui. Il retournera à la fin des temps sur terre pour tuer le faux Messie et faire régner la paix et la justice : (voir le chapitre : le faux Messie dans Sahîh Al-Bukhârî). Dieu dit dans le Coran: « Etant donné leur négation et les énormes mensonges effrontés qu’ils dirent à propos de Marie. Parce qu’il ont dit : « Nous avons tué le Messie Jésus fils de Marie, le Messager de Dieu », Ils ne l’ont ni tué, ni crucifié mais ils furent abusés par quelque ressemblance. Ceux qui ont été en désaccord à son sujet doutèrent certainement de sa vraie identité car ils n’avaient de lui aucune connaissance sûre si ce n’est une simple conjecture et ils ne l’ont pas tué pleinement convaincus de son identité. Dieu l’a plutôt élevé à Lui et Dieu est constamment puissant et sage » Coran : Sourate 4, versets : 156,157 et 158. Dieu dit aussi à propos de Jésus (paix et salut sur lui) : « Le messie Jésus fils de Marie n’est que le Messager de Dieu, Son verbe qu’Il a jeté à Marie et un esprit venant de Lui. Croyez donc à Dieu et à Ses messagers et ne dites point « trois ». Cessez ! C’est préférable pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Loin de Sa gloire et sa pureté        <br />
       qu’Il ait un enfant. » Coran Sourate 4, verset 171.       <br />
              <br />
              <br />
       [4] A propos de sidna Muhammad : le croyant doit aussi croire à son intercession en faveur de sa communauté: « Shafâ‘atun » signe de la grandeur du dernier Messager Muhammad (paix et salut sur lui) et de son rang élevé auprès d’Allah. Le prophète dit : « chaque prophète avait un vœu exaucé qu’il a consommé de son vivant, et j’ai épargné mon vœu pour intercéder en faveur de ma communauté au jour du jugement … »        <br />
              <br />
       Quand il se prosternait il priait : « ma communauté, ma communauté : o le Pardonneur »        <br />
              <br />
       Dieu dit dans le Coran : « Peut être ton Seigneur te ressuscitera-t-il dans une station glorieuse » Sourate 17, verset 79.       <br />
              <br />
       Sheykh Abû ‘Ali al-Ghassânî al-Juyyanî nous a rapporté, dans ce qu’il a écrit de sa propre main, d’après une chaîne de transmetteurs qui remonte jusqu’à Adam Ibn ‘Ali sa parole :       <br />
              <br />
       J’ai entendu Ibn ‘Umar dire ceci : Au jour de la Résurrection, les gens se rassembleront puis chaque nation suivra son prophète. Ils diront : Ô un tel ! Intercède en notre faveur ! Ô un tel ! Intercède en notre faveur ! Jusqu’à ce que l’intercession soit dévolue au Prophète (paix et salut sur lui). C’est là le Jour où son Seigneur le ressuscitera dans une station glorieuse ». Rapporté entre autre par l’Imam Ahmad dans son Musnad (2/441,528) et Al-bukhârî (4/163).       <br />
              <br />
       Après que notre père Adam fit l’erreur en mangeant de l’arbre, il demanda le pardon à Dieu en l’implorant par la grâce et par le grand degré de Muhammad.       <br />
       Dieu exalté soit –t-Il  lui dit (alors qu’Il sait parfaitement ce qu’il en est) : « comment connaît tu sa valeur », Adam paix et salut sur lui répond : «  le jour où Tu m’as créé et que Tu as soufflé de Ton Esprit en moi, j’ai aperçu sur le Trône écrit : « Il n’y a de divinité si ce n’est Allah et Muhammad est Son Messager », j’ai compris que le nom qui suivait Ton Nom ne pouvait être que le nom de ta plus chère créature »…Dieu lui dit alors : « …si ce n’était lui je ne t’aurais pas créé… » Et il fut pardonné. : Rapporté par Al-hâkim dans le « Mustadrak » (2/615) et Ibn ‘Asâkir :       <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/Le-dogme-al-aqida-Definition_a20.html</link>
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   <title>L'authenticité de l'Ijtihâd (effort juridique)</title>
   <pubDate>Tue, 17 Jul 2007 18:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>[Tarik.B] Equipe Doctrine-Malikite</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pourquoi une doctrine]]></dc:subject>
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             <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui)  avait enseigné à Mu'âdh ibn Jabal avant de l’envoyer au Yémen comme messager des bonnes valeurs de l’Islam: "Selon quoi jugeras-tu lorsque le besoin s'en présentera ? – Selon le Livre de Dieu, avait répondu Mu'âdh. – Et si tu ne trouves pas (de solution explicite) dans le Livre de Dieu ? – Je jugerai alors selon les Hadîths du Messager de Dieu, avait répondu Mu'âdh. – Et si tu ne trouves pas (de solution explicite) dans les Hadîths du Messager de Dieu ? – Je ne manquerai alors pas de faire un effort de réflexion (ijtihâd) pour formuler mon opinion, avait répondu Mu'âdh." Sur quoi le Prophète avait manifesté son approbation en ces termes : "Louange à Dieu qui a guidé le messager du Messager de Dieu vers ce qu'agrée le Messager de Dieu" (rapporté par at-Tirmidhî et Abû Dâoûd, voir aussi A'lâm ul-muwaqqi'în, tome 1 pp. 49-50).        <br />
              <br />
              <br />
       Le Prophète (paix et salut sur lui)  a dit : « lorsque le juge a fait un effort (juridique) (ijtahada) puis a atteint la vérité, il a deux récompenses, et s’il a fait un effort (juridique) et s’est trompé, il a une seule  récompense ». Rapporté par Al-Bukhârî : Hadîth n° : 6805 : chapitre : « Al- i‘tisâm bi al-kitâb wa as-sunna »       <br />
              <br />
       On traite dans cette rubrique les sujets suivants:       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=19">Définition et Histoire</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=20">les quatre écoles sunnites</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=21">Suivre Une école</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.doctrine-malikite.fr/index.php?action=rubrique&numrub=22">L'école malikite</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.doctrine-malikite.fr/L-authenticite-de-l-Ijtihad-effort-juridique_a17.html</link>
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