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Doctrine Malikite


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Ibn 'âshir: "L'essentiel de la religion musulmane: Tawhîd, Fiqh et spiritualité, 2éme édition"


(Al-murshid Al-mu'în 'alâ Ad-Darûrî Min 'Ulûm ed-Dîn d'Ibn 'âshir)

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d'Ibn Abî Zayd Al-qirâwânî

Biographie:

L'Imam Mâlik - Sa vie et son époque, ses opinions et son fiqh d'Abou Zahra aux éditions Al-qalam


Nous remercions l'aimable partenariat:

 

Des éditions Iqra Iqrafrance.com

 

De Imusk imusk.fr

 

De El bab éditions elbab-distribution.fr

 

Et de l'édition Selsabil SELSABIL

Le pèlerinage à la maison sacrée d’Allah


Introduction
Conditions obligatoires du Hadj
Fondements,devoirs et Sunna du Hadj
Le Hadj dans le détail
Les différentes formules du Hadj
Résumé
Le Hadj dans le Coran
La Umra



Introduction

Le pèlerinage à la maison sacrée d’Allah

Allah dit dans le Coran , sourate 2 verset 197: "Le pèlerinage a lieu dans des mois connus*. Si l'on se décide de l'accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Dieu le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ò doués d'intelligence !"
*Ces mois du Hadj sont: Shawwâl, Dhul Qi'da et Dhul Hijja.

Abû Hurayra rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) dit : « Celui qui accomplit le pèlerinage sans proférer des paroles obscènes, ni commettre des actes indécents,sort de son pèlerinage aussi innocent que le jour de sa naissance» (Al-Bukhârî et Muslim)

« La visite sainte (petit pèlerinage) (‘Umra) est un acte expiatoire des péchés. Le pèlerinage sincère ne peut être récompensé que par le Paradis» (Al-Bukhârî et Muslim)

Conditions obligatoires du Hadj


Le Hadj cinquième pilier de l’Islam, n’est obligatoire pour la personne que si toutes les conditions suivantes sont réunies (en même temps) :
*Etre libre.
*Etre pubère:l’enfant (non pubère) n’est pas astreint au pèlerinage. Si l’impubère effectue un pèlerinage, celui-ci est valable, mais est compté seulement comme un pèlerinage surérogatoire : il demeure astreint au pèlerinage obligatoire losqu’il atteindra la puberté.
*Jouir de ses capacités mentales (ne pas être fou).
*La possibilité de s'y rendre: il s'agit de la possibilité d'y arriver sans peine immense. Cela inclut la sécurité de la route évitant la perte de la personne ou des biens...
*Quant à la femme elle doit remplir une autre condition qui consiste à être accompagnée de son mari ou d'un parent proche (homme) dont son mariage avec elle est illicite (Mahram), pour veiller sur elle. Sinon, elle doit être en compagnie sûre (groupe de personnes digne de confiance: ce groupe sûr peut être composé d'hommes, de femmes ou des deux à la fois).

Ceux qui permettent à la femme de faire le pèlerinage obligatoire sans la compagnie d'un proche parent [une vision chez les shafiites] se référent au Hadith authentique: rapporté par 'Addî Ibn Hâtim selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui) dit :" un jour viendra où la femme musulmane voyagera de Hîra (en Iraq) à la Mecque sans compagnie, car elle n'aura peur de rien (sécurité), puisque toutes ces contrées seront musulmanes"
واستدلوا بحديث عدي بن حاتم الطائي ، وفيه: أن النبي صلى الله عليه وسلم قال له: "هل رأيت الحيرة؟ قلت: لم أرها، وقد أنبئت عنها. قال: فإن طالت بك حياة لترين الظعينة ترتحل من الحيرة حتى تطوف الكعبة لا تخاف أحداً إلا الله... الحديث" رواه البخاري

La femme ne doit pas être en retraite de viduité ('Idda) pour cause de répudiation (talâq) ou de décès du mari (car elle doit rester dans ces cas dans la maison de la 'Idda jusqu’à la fin de la ‘Idda), si malgré l'interdiction formulée, elle accomplit son pèlerinage dans cet état, celui-ci sera valide, mais elle se charge d'un péché.

Il faut évidemment acquérir licitement les frais de ce voyage.


Le Hadj est "Fard" obligatoire seulement une fois dans la vie du musulman: si les conditions sont réunies.
La’Umra est une Sunna appuyée (une fois dans la vie) et non une obligation chez les malikites et les hanafites.

La condition de validité du pèlerinage (Hadj) est le fait d’être musulman.



Fondements,devoirs et Sunna du Hadj


Les rites du pèlerinage se divisent en trois parties (les actes constitutifs dits aussi piliers (arkân), les devoirs (wâjib), et les sunnas (Sunans) dites traditions prophétiques).
La différence entre les actes constitutifs (piliers) et les devoirs est la suivante : le manque d’un acte pilier rend nul le pèlerinage tandis que le manquement d’un acte dit de devoir (wâjib) n’annule pas le Hadj mais nécessite le sacrifice d’une bête. L’omission des Sunans n’oblige rien.


1.Les fondements du Hadj (actes fondamentaux, piliers):

L’Ihrâm : c’est l’intention d’entrer en pèlerinage en désignant quel type de pèlerinage on compte faire (voir plus loin) : qui est acte pilier. Quant au fait de se mettre en état de sacralisation à partir d’endroit bien précis : appelé : « Mîqât : pluriel Mawâqît »[1], c’est un devoir du Hadj.
Celui qui a l'intention de faire une formule puis prononce une autre (par erreur), ce n'est pas un soucis car ce qui compte ce n'est pas ce qui est prononcé mais ce qui a été voulu(al-qasd): l'intention étant un acte du coeur, il convient même de ne pas la prononcer..."


La circumambulation (Tawâf) (sept tours autour de la maison sacrée de Dieu « la Ka‘ba »):(seul le Tawâf dit de l’Ifâda (Tawâf Al- Ifâda) est un pilier).

Le parcours entre les deux monts As-Safâ et Al-Marwat.

Et le fait de marquer un arrêt à l’endroit dit ‘Arafât (au neuvième jour du mois sacré de Dhul-hidjja : à la nuit la veille de la fête d’Al-Adhâ(Sacrifice)).
Il y a deux arrêts à ‘Arafat : l’un qui est pilier du Hadj qui consiste à s’arrêter n’est ce qu’un moment de la nuit qui précéde le jour du Sacrifice : entre le coucher du soleil du 9 Dhul-Hidjja et l’aube (de la veille du 10), l’autre qui est devoir qui consiste à s’arrêter n’est ce qu’un moment de l’espace de temps qui va entre l'après-midi du 9 Dhul-Hidjja et le coucher du soleil.
Il faut en tant que devoir de ce pilier : un minimum pour cette station : équivalent au temps que le fidèle met habituellement pour effectuer une station assise entre deux prosternations de la prière.
Les deux conditions de validité pour qu’un passager par cet endroit valide sa station sont : savoir que c’est là l’endroit dit ‘Arafa et avoir l’intention par ce passage de faire cette présence à ‘Arafa qui est pilier.
Celui qui y reste n’est pas soumis à ces deux conditions.

(Ces piliers sont détaillés dans le sous-chapitre « Résumé » de cette section du Hadj)

2. Les devoirs du Hadj:

La sacralisation au Miqât (avant de le dépasser et non après).

Pour la sacralisation, le pèlerin, comme le prophète l'avait précisé, ne doit porter ni chemise, ni vêtement (classiquement porté), ni turban, ni se couvrir la tête (pour l’homme) : il y a obligation d’ôter ses vêtements cousus pour l’homme. Parmi les mandûb (choses recommandées) : mettre les vêtements spécifiques : un Izâr, un Ridâ et Na’layn(sandales spécifiques) pour l’homme.
La femme doit laisser apparaître le visage et les mains.Sauf si elle craint la Fitna des hommes auquel cas elle pourra rabattre un voile dessus (sur son visage) à condition qu’il ne soit ni attaché ni épinglé sur sa tête ni contenant des ghuraz…

La talbiya(voir sa formule plus loin) à partir du moment où on se met en état de sacralisation.

Rester (camper) une partie de la nuit (la veille du 10 Dhul-Hidjja) à l’endroit dit Muzdalifa : (le fait d’y passer toute la nuit jusqu’à l’aube n’est pas un devoir mais seulement Sunna)

Passer trois nuits à l’endroit dit Mina (les nuits précédents les 11éme 12éme et 13éme jour du Dhul-Hijja).

La circumambulation (Tawâf) dite de l’arrivée (Tawâf Al-qudûm) : quand on arrive : c’est le premier Tawâf. (Sauf si on craint de rater ‘Arafa ou si on oublie : là il ne sera pas obligatoire et n’imposera pas d’offrande (sacrifice))

Accomplir une prière de deux Rak‘at après le « Tawâf Al-qudûm » et aussi après le « Tawâf Al-Ifâda ».

L’enchaînement entre le « Tawâf Al-qudûm » et le parcours entre les deux monts As-Safâ et Al-Marwat. Il faut faire le parcours entre les deux monts As-Safâ et Al-Marwat juste après le Tawâf al-qudûm : sauf si on craint de rater ‘Arafa ou si on oublie.

Le fait d’accomplir le « Tawâf » et le parcours entre les deux monts As-Safâ et Al-Marwat en marchant à pied (sauf pour ceux qui ne peuvent pas).

Se raser ou se couper les cheveux de la tête (après l'immolation ; et pour ceux qui ne font pas d’immolation : après le premier jet des cailloux (c.à.d après lapidation de la stèle de 'Aqaba)). (Pour la femme elle coupe un peu des cheveux et ne doit pas les raser, pour l’homme le mieux c’est le rasage)

Le jet des cailloux (lapidation des stèles)

Il est du devoir du pèlerin d’éviter les insultes, les injures et les disputes…

Les rapports (sexuels) conjugaux (en état de sacralité, au jour du Sacrifice ou avant ce jour) avant la lapidation de la stèle de ‘Aqaba et le « Tawâf Al-ifâda » annulent le pèlerinage.
Si ces rapports arrivent après la lapidation d’Al-‘aqaba le jour du Sacrifice : cela oblige la réparation seulement par le Hady et si cela arrive après le jour du sacrifice mais avant ce Tawâf ou cette lapidation : cela oblige aussi réparation seulement par le Hady.
Il doit aussi ce Hady si les rapports sexuels lui arrivent avant le rasage et après le Tawâf al-Ifâda.

3. Les sunnas:

Parmi les Sunna :
La lotion -avant de se mettre en état de sacralisation et de porter les habits de l’Ihrâm- et aussi avant de se rendre à la station de‘Arafât.

Embrasser ou sinon (si impossibilité) toucher la pierre noire avec sa main (ou un bâton) puis poser la main (ou ce bâton) qui l’a touché sur la bouche et dire Allahu Akbar à ce moment (ceci au premier tour : après c’est seulement préférable : mandûb), mais à cause de la foule, cela pourra être difficile voir impossible, dans ce cas on se contente de dire Allahu Akbar à notre passage à côté.

Poser la main sur l’angle sud de la Ka’ba appelé Ar-rukn al-yamânî lors du premier cycle (tour) de circumambulations, puis porter celle-ci à la bouche sans l’embrasser (ceci au premier tour : après c’est seulement préférable : mandûb).

La circumambulation (Tawâf) dite de l’adieu (Tawâf Al-wadâ‘) (juste avant de quitter la Mekke).

Notes:
[1] Les Mawâqît sont :
*Dhul-hulayfa, pour les habitants de Médine. Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Al-djuhfa, pour les habitants du Shâm (Syrie, Liban, Jordanie, Palestine..), les habitants d’Egypte, du Soudan, du Maghreb, de l’Andalousie, de France…Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Qarne, pour les habitants de Najd en Arabie Saoudite et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Yalamlam, pour les habitants du Yemen et de l’Inde. Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Dhâtu ‘Irq, pour les irakiens et ceux qui viennent de leur côté (le côté Est). Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.

Le Hadj dans le détail


1. Se laver (lotion) pour le « Ihrâm » « état de sacralisation » en frottant, enlevant les impuretés, coupant les ongles…(Après la sacralisation il n’est plus possible de se couper les ongles ni d’enlever les saletés du corps (sauf pour les mains mais en n’utilisant pas de substance aromatique ni parfumée) ni de toucher les femmes, ni les parfums, ni se couper les cheveux…)
2. Faire une prière de deux Rak‘ats (après son Ghusl et avant l’Ihrâm)il s'agit là d'une Sunna : on lit dans la première avec « Qul yâ ayyuha alkâfirûn.. »(Sourate 109) et dans la seconde avec « Qul huwa Allahu Ahad.. »(Sourate 112).
3. Se mettre en état de sacralisation en s’habillant de draps appropriés…La blancheur des habits étant préférable.
4. S’accompagner d’une bête qui va être sacrifiée par la suite (pour l’‘Id) (pour le Qirân ou le Tamattu’) (de nos jours les pèlerins achètent un ticket dans un guichet, la bête est sacrifiée pour eux).
5. L’intention avec « Al-Ifrâd » de préférence, c'est-à-dire l’intention d’accomplir le pèlerinage (Hadj) uniquement: est préférable pour nous malékites.
6. La Talbiya : sa formule à réciter est « Labbayka Allahumma Labbayk, Labbayka Lâsharîka Laka Labbayk, Inna Al-hamda wa nni‘mata laka wa lmulk, lâ sharîka lak » autant de fois qu’il change de position (debout, en marchant, s’il monte sur sa monture…) jusqu’à ce qu’il arrive aux premières maisons de la Mecque.
7. Il s’accompagne de sacrifice (hady) : si il compte faire le « Tamattu‘ » ou le « qirân » : (de nos jours les pèlerins achètent des tickets équivalents dans un guichet, les bêtes sont sacrifiées pour eux).
8. Il se lave une deuxième fois en versant de l'eau et en passant sa main sans frotter : pour rentrer à la Mecque afin d’effectuer la circumambulation « At-tawâf » : sept tours autour de la Ka‘ba. (Il est préférable de renter à la Mecque en marchant par respect à ce lieu saint).
9. Il rentre à la Mecque par la porte « Kadâ At-thaniyya » et descend vers « Al Abtah » et le cimetière.
10. Il entre à la mosquée sacrée par la porte « as-salâm » : porte de la paix, elle s’appelle aussi la porte « Banî shayba » sans faire de prières.
11. La circumambulation « Tawâf Al-qudûm » (sept tours autour de la Ka‘ba dans le sens contraire des aiguilles d’une montre) il est parmi les devoirs du Hadj.
Ainsi, pour chaque tour :
En passant devant la pierre noire, il dit « ALLAHU AKBAR » en l’embrassant s’il peut, sinon il la touche avec sa main (si cela est possible) et touche avec cette main sa bouche et dit « ALLAHU AKBAR » (au premier tour ceci est Sunna (s’il en a la possibilité), après c’est seulement préférable) ;
En passant par Ar-rukn al-yamânî lors du premier cycle (tour) de circumambulations, il le touche par la main, puis porte celle-ci à la bouche sans l’embrasser et dit « ALLAHU AKBAR » (au premier tour ceci est Sunna (s’il en a la possibilité), après c’est seulement préférable : mandûb)
12. Il marche plus vite « Yarmilu »(cette précipitation est préférable pour les hommes seulement) pendant les trois premiers tours et marche normalement pendant les quatre autres.
13. Faire (obligatoirement) une prière de deux Rak‘at après ce Tawâf lire de préférence dans la première avec la Sourate « qul yâ ayyuha Alkâfirûn » et dans la deuxième avec « Qul huwa Allahu Ahad ».
14. Après ce « Tawâf », il s’arrête au « Multazam » (entre la porte et la pierre noire) pour invoquer son Seigneur et lui demander tout ce qu’il veut car c’est parmi les quinze lieux du pèlerinage où la prière est exaucée. Il le prend dans ses bras (si possible) en posant dessus ses mains, sa poitrine, et son visage.
15. Une fois ses prières achevées, il embrasse la pierre noire et se dirige vers le mont « As-safâ » il sort avec son pied gauche tout en invoquant Dieu et saluant son Prophète (paix et bénédiction sur lui).
16. Il marche alors jusqu’au mont « As-safâ » : là il s’y tiendra debout en direction de la Qibla pour l’invocation, puis marchera vers Al-Marwa en accélérant le pas (plus vite que ce qu’il a fait dans le tawâf dans les trois premiers tours) (Khabab) au creux de la dépression (Batn al-masîl) (situé entre les deux signaux verts qui jalonnent le parcours en direction d’Al-Marwa), ce Khabab est pour les hommes uniquement. Arrivé à « Al-marwa » il s’y tiendra debout pour l’invocation puis descend et retourne vers As-safâ, il doit ainsi faire sept étapes (allées et venues) (ashwât), au total il s’arrêtera quatre fois sur le mont (colline) As-safâ et quatre sur le mont(colline) Al-marwa, il commencera par le mont « As-safâ » et finira par le mont « Al-marwa ».
Le parcours (Sa’y) entre As-safâ et Ar-marwa est un pilier du pélérinage :elle comprend 7 longueurs(étapes), sachant qu’un aller de As-safâ vers Ar-marwa est considéré comme une longueur (shawt) et le retour de Ar-marwa vers As-safâ est considéré comme une longueur.

17. Pour le septième jour du mois « dhul-hidjja » : dernier mois du calendrier musulman qu’on appelle le jour de « az-zîna », le pèlerin se dirige vers la Mosquée Sacrée au Zuhr et écoute le prêche de l’Imâm après la prière de Zuhr.
18. Pour le huitième jour de ce mois (le jour de « Tarwiyya ») les gens qui ne sont pas encore en état de sacralisation, se mettent en état de sacralisation …et on sort vers « Mina » pour y arriver au Zuhr où on réduit les prières de quatre Rak‘at en deux Rak‘at(sauf les habitants de Minâ). On passe la nuit alors à « Mina ».
19. Au neuvième jour (dit le jour de ‘Arafât) on sort de Minâ après le lever du soleil et on va à ‘Arafa , on s’installe alors à « Namira », on se lave à l’approche de l’après midi (un Ghusl similaire à celui fait pour entrer à la Mekke) pour écouter les prêches d’‘Arafât et réunir les deux prières de « Zuhr » et « ‘Asr » en les réduisant à deux chacune. Les gens qui habitent à ‘Arafa n’y réduisent pas. On arrêtera la Talbiyya momentanemment une fois à la mosquée de Namira.
20. On s’arrête à la station d’ ‘Arafât (grand pilier du Hadj) : le Prophète (paix et bénédiction sur lui) dit : « Le Hadj c’est ‘Arafat »
Il y a deux arrêts à ‘Arafat : l’un qui est pilier du Hadj qui consiste à s’arrêter n’est ce qu’un moment de la nuit qui précéde le jour du Sacrifice : entre le coucher du soleil du 9 Dhul-Hidjja et l’aube (de la veille du 10), l’autre qui est devoir qui consiste à s’arrêter n’est ce qu’un moment de l’espace de temps qui va entre l'après-midi du 9 Dhul-Hidjja et le coucher du soleil.
Il faut en tant que devoir de ce pilier : un minimum pour cette station : équivalent au temps que le fidèle met habituellement pour effectuer une station assise entre deux prosternations de la prière.
Les deux conditions de validité pour qu’un passager par cet endroit valide sa station sont : savoir que c’est là l’endroit dit ‘Arafa et avoir l’intention par ce passage de faire cette présence à ‘Arafa qui est pilier.
Celui qui y reste n’est pas soumis à ces deux conditions.
Après le coucher du soleil de ce jour de ‘Arafa on se dirige vers Muzdalifat en passant de préférence entre les deux monts « Al-maazamayn ».
21. Il faut s’arrêter à Muzdalifat c’est parmi les devoirs du Hadj, il est préférable en outre d’y passer la nuit. Enfin on invoque Allah au « Mash‘ar Al-harâm ». Pour lapider la stèle de ‘Aqaba (la grande stèle) « Jamrat Al ‘Aqaba » le jour du sacrifice, on ramassera sept cailloux de Muzdalifa. Mais pour lapider les trois stèles successivement pendant les trois jours suivants, on ramasse les cailloux là où on veut…
22. Peu avant le lever du soleil, du dixième jour (le jour du sacrifice) (le ‘îd appelé aussi le jour du Nahr), le pèlerin part pour Mina et en chemin, il pressera [sa monture, son pas] au creux de la vallée de Mouhassir (entre Muzdalifa et Mina).(Cette vallée était le lieu où Dieu avait fait périr l’armée d’Abraha (qui vint avec son éléphant) venue détruire la Ka‘aba (voir Sourate Al-fîl pour ce fait historique). )
Arrivé à Mina, il lapidera la Jamrat Al-‘Aqaba (grande stèle) avec sept cailloux (chacune de la grosseur d’un fève ou d’un noyau de datte en prononçant le Takbîr (Allahu akbar) pour chaque caillou lancé. Le temps de cette lapidation, débute à l’aube (tulû’ al-fajr) de ce jour du Nahr; il est préférable (mandûb) de faire cette lapidation après le lever du soleil et jusqu’au Zénith (zawâl) (de ce jour) et il est détestable (makrûh) de la retarder après ce temps là.
Après cela, s’il a avec lui l’offrande (Hady), il l’immolera.
Notons que seul le pèlerin qui effectue un pèlerinage dit de jouissance (Tamattu’) ou un pèlerinage dit jumelé (Qirân) devra sacrifier une bête (sauf s’il habite la Mecque(c.à.d que c’est sa ville) dans ce cas ce ne sera pas devoir pour lui).
Celui qui ne peut pas faire le dit Hady(offrande) jeûnera 10 jours à la place : 3 jours seront jeûnés au Hadj et 7 jours seront jeûnés chez lui(quand il revient chez lui).
Pour celui qui fait le pèlerinage simple (Ifrâd), le dit Hady n’est pas devoir pour lui.
Ensuite, il rasera (ou coupera) ses cheveux. Ce devoir pour la femme consiste en la coupe des cheveux (et il ne lui est pas permis le rasage bien sûr). La femme raccourcit ses cheveux de la longueur d’une phalange(unmula), qui est le bout d’un doigt.
Le mieux pour l’homme est le rasage.
Après cela, la quasi-totalité des restrictions liées à l'état d'ihrâm sont levées. Il est ainsi permis aux hommes de porter à nouveau leurs vêtements habituels. Les relations intimes entre époux restent cependant interdites (après le tawâf al-ifâda cela devient autorisé). Umm Salama rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit: "Une fois que vous avez jeté les cailloux de 'Aqaba, tout est permis pour vous sauf coucher avec vos conjoints"

23. Il se rendra ensuite à la Mecque (à la Demeure sacrée) où il accomplira le Tawâf al-ifâda (pilier du hadj) (sept circumambulations autour de la Ka’aba).
Le temps de Tawâf al-ifâda commence le jour du Nahr (dès l’aube du dixiéme jour) et s’étend jusqu’à la fin du mois de dhul-hijja. Il faut accomplir ce Tawâf au cours du jour du sacrifice (jour de nahr), ou au cours de l’un des trois jours qui le suivent. Il est abhorré de retarder ce Tawâf sans raison valable.
Puis il accomplira une prière de deux Rak’at(deux unités) qui est devoir après ce Tawâf.

Après le Tawâf al-Ifâda le pèlerin sera dans le Tahallul al-akbar : il pourra avoir des rapports avec sa femme et se parfumer : sauf s’il n’avait pas fait le sa’y : il faudra alors le faire pour pouvoir être dans le statut dit Tahallul al-akbar.
(Le sa’y (parcours entre As-safâ et al-marwâ) (pilier lui aussi du pèlerinage) se fera obligatoirement après le Tawâf obligatoire, si le Tawâf al-qudûm est obligatoire le Sa’y doit être fait obligatoirement avant la station de ‘Arafa).
Pour celui qui fait le pèlerinage dit de jouissance (Tamattu’), il devra faire le sa’y obligatoirement une nouvelle fois après le Tawâf al-Ifâda car celui fait après le Tawâf al-qudûm concernait sa ‘Umra et le deuxième après al-Ifâda concerne son Hadj.

24. Après le dixième jour de ce mois, et pendant les trois jours qui suivent (les jours de Tashrîq), il jettera (en tant que devoir) ses vingt et un cailloux sur les trois Jamarât (stèles ou stations) (stations de lapidation « de Satan » : la première puis la deuxième (médiane) puis celle d’Al-‘aqaba) : sept cailloux pour chacune :
Le temps de ces lapidations est du zawâl (après midi) jusqu’au coucher du soleil pour chaque jour concerné.

Le pèlerin durant chaque jour de Tashrîq(dans l’interval de temps indiqué) devra lapider les trois stèles de Mina, d'abord la plus petite, puis la médiane et enfin la plus grande, celle de Al-‘Aqaba. Sur chacune il jette sept cailloux en disant pour chaque caillou lancée: Allâhu Akbar (Dieu est le plus Grand -) … Il s'arrêtera un moment pour invoquer Allah, à la première et la deuxième Jamrat, après le lancer des cailloux. Mais il ne s’arrêtera pas après la lapidation de la stèle de ‘Aqaba (il n’a pas de prières ou invocations spécifiques à faire après la lapidation de la stèle de ‘Aqaba).Il la quitera donc sans y rester.

Il aura ainsi passer trois nuits à Minâ (celles qui précédent les 11éme, 12éme et 13éme jours de Dhu al-hijja).

Ainsi le Pèlerin qui lapide répète les gestes effectués par Ibrâhîm (Abraham) le bien aimé de Dieu, lorsqu’il lapida le Diable qui tentait de le dissuader d’obéir aux ordres divins (sacrifier son fils Ismaïl).

Remarque : Le deuxième jour après le jour du sacrifice (nahr) (c'est-à-dire le 12 éme du mois dhul-hijja), après que le pèlerin ait fait les lapidations de ce jour, s’il est pressé de partir, il devra quitter Mina avant le coucher du soleil de ce jour. S’il est encore au coucher du soleil à Mina, il doit y rester le jour suivant pour lapider une troisième fois les trois stèles.
25. Avant de quitter la Mecque il fait de préférence un dernier Tawâf : « Tawâf Al-wadâ‘ : d’adieu » (sept tours autours de la Ka‘ba comme les précédents) sans oublier le Takbîr (3 Allahu Akbar) après chaque fin de prière obligatoire durant les quatre jours de la fête : le dixième (à partir du Zuhr), le onzième le douzième et après le Subh du treizième du dernier mois de l’hégire : « à savoir que les dix premiers jours de ce mois sont bénis et il faut faire pendant ces jours plus d’actes méritoires et d’invocations -même pour les gens qui ne sont pas à la Mecque-». L’invocation et la prière sur le prophète sont très recommandées surtout en ces lieux saints.
Le pèlerin profitera de la sainte eau de Zamzam (qui a un pouvoir exceptionnel de guérison et autres), il en profitera particulièrement pour sa boisson et ses ablutions et en ramènera chez lui.

Points importants à retenir :
Au huitième jour du mois Dhu Al-hidjja : on se met en Ihrâm (qui est le premier pilier du pèlerinage) …et on passe la nuit à Mina.
Le neuvième jour : il faudra s’arrêter à la station de ‘ Arafat (le plus grand pilier du pèlerinage) et après le coucher du soleil partir à Muzdalifa.

Le dixième jour dit le jour du Nahr(Sacrifice) : il faudra faire 4 choses dans l’ordre suivant :
1. lapider la grande stèle (jamrat) de ‘Aqaba (qui est devoir) (son temps débute à l’aube (tulû’ al-fajr) de ce jour du Nahr ) ; il est préférable(mandûb) de faire cette lapidation après le lever du soleil et jusqu’au Zénith (zawâl) (de ce jour) et il est détestable (makrûh) de le retarder après ce temps là.
2.l’immolation de la bête (al-hady) (qui est devoir pour celui qui effectue un pèlerinage dit de jouissance (Tamattu’) ou un pèlerinage dit jumelé (Qirân) : sauf s’il habite la Mecque dans ce cas ce ne sera pas devoir pour lui).
3. se raser (ou couper) les cheveux après cela (et la femme coupe un peu seulement et ne rase pas (il lui est interdit de se raser), pour l’homme le rasage est meilleur) (après cela le pèlerin est sorti partiellement de son état de sacralité (tahallul al-asghar) : il peut faire toutes les choses interdites par l’état de sacralité excepté avoir des rapports sexuels (avec sa femme).)
Umm Salama rapporte que le Prophète (paix et salut sur lui) a dit: "Une fois que vous avez jeté les cailloux de 'Aqaba, tout est permis pour vous sauf coucher avec vos conjoints"

4. Le tawâf al-ifâda (qui est fondement (pilier) du pèlerinage)
Le temps de Tawâf al-ifâda commence le jour du Nahr (dès l’aube du dixiéme jour) et s’étend jusqu’à la fin du mois de dhul-hijja. Il faut accomplir ce Tawâf au cours du jour du sacrifice (jour de nahr), ou au cours de l’un des trois jours qui le suivent. Il est abhorré de retarder ce Tawâf sans raison valable.
(Le sa’y (parcours entre As-safâ et al-marwâ) (pilier lui aussi du pèlerinage) se fera obligatoirement après le Tawâf obligatoire, si le Tawâf al-qudûm est obligatoire le Sa’y doit être fait obligatoirement avant la station de ‘Arafa).
Pour celui qui fait le pèlerinage dit de jouissance (Tamattu’) il devra faire obligatoirement le Sa’y encore après le Tawâf al-Ifâda car celui fait après le Tawâf al-qudûm concernait sa ‘Umra et le deuxième après al-Ifâda concerne son Hadj.
Pour les trois jours qui suivent le jour du Nahr (appelés jours de Tashrîq), il faudra lapider les trois stèles chaque jour, par vingt et un cailloux (chacune par 7 cailloux) (le temps de ces lapidations est du zawâl jusqu’au coucher du soleil).

Notes: De nos jours, et pour une raison d’organisation, le nahr (l'immolation) est centralisé par les autorités responsables.

Les différentes formules du Hadj


Qirân : c’est quand le pèlerin entre en état de sacralisation en ayant l’intention d’accomplir une ‘Umra et un Hadj ensemble. Ou encore se sacraliser d’abord pour la ‘Umra et ensuite pour le Hadj en respectant des conditions pour cette dernière forme.
Il doit sacrifier une victime (Hady).

Ifrâd : Il n’a pas à sacrifier une victime, l’intention de la sacralisation se fait pour un Hadj uniquement à partir du lieu fixe. Après la fin de son Hadj il fera sa ‘Umra.
(La’Umra est une Sunna appuyée et non une obligation chez les malikites et les hanafites).

Tamattû‘ :C’est quand on rentre en état de sacralisation dans l’intention de faire la ‘Umra pendant les mois du Hadj, puis on se désacralise pour entrer de nouveau en état de sacralisation pour accomplir cette fois le Hadj durant la même année.
Il doit sacrifier une victime(Hady).

Les gens de la Mekke ne sont point tenu du sacrifice d’une victime dans le Tamattu’ ni dans le Qirân.

Le mode « Al-Ifrâd », est préférable pour nous malékites.

Les offrandes sacrificielles (victimes) dites hady : sont par ordre de préférence soit en camelins, soit en bovins soit en ovin soit en caprins (à l’inverse des offrandes sacrificielles dites Ud-hiyya pour lesquelles on préfére les ovins). On préfére toujours le mâle à la femelle et la bête plus en chair que les autres.

Résumé


Le pèlerinage est composé de quatre piliers fondamentaux.

1. L'intention de la sacralisation (Al-ihram)

Ce pilier consiste à avoir l'intention dans le coeur d'effectuer le pèlerinage pour Dieu en désignant le type de pélerinage. Elle s'effectue lorsqu’on arrive à certains endroits bien précis « les mawâqît », suivant notre position géographique, comme l'a indiqué le prophète (paix et saut sur lui) :
Les Mawâqît sont :
*Dhul-hulayfa, pour les habitants de Médine. Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Al-djuhfa, pour les habitants du Shâm (Syrie, Liban, Jordanie, Palestine..), les habitants d’Egypte,du Soudan, du Maghreb, de l’Andalousie, de France…Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Qarne, pour les habitants de Najd en Arabie Saoudite et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Yalamlam, pour les habitants du Yemen et de l’Inde. Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
*Dhâtu ‘Irq, pour les irakiens et ceux qui viennent de leur côté (le côté Est). Et ceux qui passent par cet endroit pour aller à la Mecque.
Le pèlerin doit alors retirer ses vêtements habituels afin de revêtir ceux du pèlerin, tout en prononçant la Talbiya. La Talbiya est le texte suivant : « Labbayka Allahumma Labbayk, Labbayka Lâsharîka Laka Labbayk, Inna Al-hamda wa nni‘mata laka wa lmulk, lâ sharîka lak », qui veut dire : "Me voici Seigneur, me voici, me voici! Tu n'as aucun associé. Me voici! A Toi la Louange, la Grâce et la Souveraineté. Tu n'as aucun associé!".
Pour ce qui est de la tenue vestimentaire, le pèlerin, comme le prophète l'avait précisé, ne doit porter ni chemise, ni vêtement (classiquement porté), ni turban, ni se couvrir la tête(pour l’homme) : il y a obligation d’ôter ses vêtements cousus pour l’homme. La femme ne doit pas se voiler le visage ni porter des gants. Sauf si elle craint la Fitna des hommes auquel cas elle pourra rabattre un voile dessus(de son visage) à condition qu’il ne soit ni attaché ni épinglé sur sa tête ni contenant des ghuraz…


2. La circumambulation (At-tawâf) : Tawâf Al-ifâda

Le temps de Tawâf al-ifâda commence le jour du Nahr (dès l’aube du dixiéme jour) et s’étend jusqu’à la fin du mois de dhul-hijja. Il faut accomplir ce Tawâf au cours du jour du sacrifice (jour de nahr), ou au cours de l’un des trois jours qui le suivent. Il est abhorré de retarder ce Tawâf sans raison valable.
Cet acte consiste à effectuer sept tours autour de la Ka‘aba, la maison sacrée en éméttant l’intention. Comme pour tous les actes du pèlerinage, il convient de l'effectuer de manière posée et concentrée, en ne pensant qu'à Dieu et en évitant les paroles inutiles, de faire du tord à un musulman... Ce pilier du pèlerinage est important et comporte les conditions de validités suivantes :
Être en état de pureté rituelle mineure et majeure, corporelle et vestimentaire, tout comme pour la prière.
Couvrir sa nudité (comme pour la prière).
L'accomplir à l'intérieur de la mosquée, même si l'on se trouve un peu éloigné de la Ka‘aba.
Qu’il ait le corps entièrement en dehors de la saillie qui est en bas du mur de la Ka’ba et qu’on appelle Shâdharwân.
Qu’il ait le corps entiérement en dehors du Hijr d’Ismaël.
Effectuer sept tours de la Ka‘aba. Chaque tour commence et se termine à la pierre noire.
La rotation autour de l'édifice doit se faire dans le sens inverse de la rotation des aiguilles d'une montre. Il faut donc avoir la Ka‘aba sur sa gauche.
La circumambulation doit se faire sans interruption (sans pause longue).
Les obligations du Tawâf sont :
*Effectuer le Tawâf al-Ifâda après avoir accompli la lapidation de la stèle de ‘Aqaba,
* les deux Rak’at après les deux Tawâf
*et le fait de l’accomplir en marchant (pour celui qui peut marcher).

3. Le parcours entre As-safâ et Al-marwat (Sa'y):

Obligation (pilier) pour tous les pèlerins, le Sa'y consiste à parcourir un trajet sept fois entre As-safâ et Al-marwat, dans un esprit de dévotion. Dieu l'a prescrit dans le Coran.
La course (Sa’y) entre As-safâ et Ar-marwa est un pilier du pélérinage :elle comprend 7 longueurs(étapes), sachant qu’un aller de As-safâ vers Ar-marwa est considéré comme une longueur (shawt) et le retour de Ar-marwa vers As-safâ est considéré comme une longueur.
Voici les conditions de validité de ce troisième pilier du pèlerinage.
Accomplir ce trajet après le Tawâf.
Ne pas l'interrompre sans raison valable (pas de pause longue). Bien sûr, il est possible de le faire à son allure, surtout pour les personnes très âgées. Il est toléré une petite pause comme pour prier une prière de Janâza .
Effectuer ce parcours à sept reprises.
Commencer par As-safâ

Les obligations du Sa’y sont :
Uniquement le fait de l’accomplir en marchant (pour celui qui peut marcher).
(Si le Tawâf al-qudûm est obligatoire le Sa’y doit être fait obligatoirement avant la station de ‘Arafa). Pour celui qui fait le pèlerinage dit de jouissance (Tamattu’) il devra faire obligatoirement le Sa’y encore après le Tawâf al-Ifâda car celui fait après le Tawâf al-qudûm concernait sa ‘Umra et le deuxième après al-Ifâda concerne son Hadj.

La pureté rituelle pour le Sa’y est recommandée (mandûb) seulement.

Bien entendu, le pèlerinage étant une étape importante de la vie d'un musulman, il convient, toujours en étant propre, de multiplier les actes d'adorations et les invocations.


4. La station à ‘Arafât (Arafat):

Quatrième et dernier pilier du pèlerinage, la station à ‘Arafat consiste à s'arrêter, ne serait-ce qu'un moment, entre l'après-midi du neuf Dhul-Hidjja et la nuit du dix jusqu'à l'aube dans cet endroit appelé ‘Arafat [1]. Voici les actes à réaliser pendant ce petit séjour et après :

Il y a deux arrêts à ‘Arafat : l’un qui est pilier du Hadj qui consiste à s’arrêter n’est ce qu’un moment de la nuit qui précéde le jour du Sacrifice : entre le coucher du soleil du 9 Dhul-Hidjja et l’aube (de la veille du 10), l’autre qui est devoir qui consiste à s’arrêter n’est ce qu’un moment de l’espace de temps qui va entre l'après-midi du 9 Dhul-Hidjja et le coucher du soleil.
Il faut en tant que devoir de ce pilier : un minimum pour cette station : équivalent au temps que le fidèle met habituellement pour effectuer une station assise entre deux prosternations de la prière.

Les deux conditions de validité pour qu’un passager par cet endroit valide sa station sont : savoir que c’est là l’endroit dit ‘Arafa et avoir l’intention par ce passage de faire cette présence à ‘Arafa qui est pilier.
Celui qui y reste n’est pas soumis à ces deux conditions.

En quittant ‘Arafât, s’arrêter la nuit (la veille) du 10 à Muzdalifa, il est préférable d’y passer la nuit.

Jeter les pierres (Jamarât) à Al ‘aqaba « grande stèle », le jour du sacrifice, le 10 Dhul-Hidjja. (le temps de cette lapidation débute à l'aube (tulû' al-fajr) de ce jour du Nahr, il est préférable(mandûb) de faire cette lapidation après le lever du soleil et jusqu'au Zénith (zawâl) (de ce jour) et il est détestable (makrûh) de le retarder après ce temps là.)

Se raser ou se couper les cheveux après le jet de pierres de ‘Aqaba (très exactement après l’immolation qui suit le jet de pierre à ‘Aqaba). (Pour la femme elle coupe un peu des cheveux et ne doit pas les raser, pour l’homme le mieux c’est le rasage)

Retourner à la Mecque pour faire Tawâf al-ifâda (qui est un pilier du pèlerinage) (puis le Sa’y si on a fait un pélérinage avec Tamattu’ ou si on n’avait pas fait Sa’y après le Tawâf al-qudûm))

Passer à Minâ les trois nuits qui précédent les 11éme, 12éme et 13éme jours de Dhu al-hijja.

Jeter successivement les pierres les après-midi des jours de Tashrîq, c'est à dire les 11, 12 et 13 Dhul-Hidjja (contre les trois stèles).

Il est très recommandé de visiter la tombe du Prophète (paix et salut sur lui), le Baqî‘, les martyrs de la bataille d’Uhud et la mosquée Qobâ’[2]


Notes importantes:

[1] Historiquement, selon certains savants, cet endroit fut le lieu de la rencontre entre Adam et Eve pour la première fois sur cette terre.

[2] Les ulémas sont unanimes à considérer la visite du Prophète (paix et salut sur lui) comme l’une des œuvres pieuses les plus largement récompensées. Le musulman doit visiter celui à qui il s’adresse plusieurs fois quotidiennement au cours de l’accomplissement de ses prières, en disant:
« Que le salut, la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur toi, ô Prophète ! ».

D’après l’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) :
« Ne sanglez vos montures (visant un haut lieu) que pour aller à trois mosquées: la Mosquée Sacrée (de la Ka`ba), ma mosquée que voici et la mosquée d'Al-'Aqsâ ».
(Transmis par Al-Bukhârî)
D’après Ibn `Umar (qu’Allah soit satisfait de lui), l’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) dit : « Quiconque visite ma tombe, aura droit à mon intercession ».
Parmi ce qui prouve que cette visite est recommandée, le consensus de tous les Compagnons du Prophète (paix et salut sur lui) et de leurs Suivants sur la nécessité de rendre visite à sa sainte tombe.
Bienséances de la visite :
Le visiteur qui se rend à Médine l’Illuminée doit prier sans cesse pour le Prophète (paix et salut sur lui), invoquer Allah, l’Exalté, et le prier pour qu’Il rende cette visite profitable et l’accepter de lui et il peut dire : « Seigneur ! Ouvrez-moi les portes de Votre miséricorde et récompensez-moi pour la visite de Votre Prophète (paix et salut sur lui) comme Vous avez récompensé Vos alliés et Vos serviteurs pieux. Pardonnez-moi et faites-moi miséricorde, ô Vous le meilleur imploré ».
« Allahuma iftah lî abwâba rahmatîk, wa rzuqnî fî ziyârati nabiyyik, salla Allahu `alayhî wa sallam, mâ razaqtahu awlîyâak wa ahla ttâ`atîk wa ghfîr lî wa rhamnî yâ khayru mas’ûl ».
Il lui est conseillé, avant de pénétrer dans la Ville Illuminée, de prendre un bain de propreté, de se vêtir de ses meilleurs habits et de sentir dans son for intérieur le mérite de Médine. Arrivé à la porte de la mosquée du Prophète (paix et salut sur lui), il entre par le pied droit. En quittant ce lieu, il doit commencer par son pied gauche.
En entrant, il se dirige vers Ar-Rawda (située entre le minbar et le tombeau et tapissée en vert alors que toute la mosquée est tapissée en rouge) et accomplit la prière de la salutation de mosquée près du minbar, de sorte que le poteau de celui-ci longe son épaule droite. Puis, il se dirige vers le saint tombeau par le côté de la Qibla. S’il vient du côté des pieds des deux Compagnons, ceci témoignera de plus de bienséance. Il se tient devant sa face (paix et salut sur lui) à une distance de quatre coudées à peu près du mur du saint tombeau, par courtoisie. Puis, il salue sans trop hausser la voix, c’est-à-dire à mi-voix...
Le visiteur dit, en se concentrant et en baissant le regard:
« Que la paix soit sur toi ô Envoyé d’Allah. Que la paix soit sur toi ô Prophète d’Allah. Que la paix soit sur toi ô Aimé d’Allah. Que la paix soit sur toi ô le meilleur des créatures d’Allah. Que la paix soit sur toi ô l’Elu d’Allah. Que la paix soit sur toi ô le Maître des Envoyés et le Sceau des Prophètes. Que la paix soit sur toi ô le chef de ceux qui ont des traces brillantes aux fronts et aux pieds (grâce à la pratique parfaite des ablutions). Que la paix soit sur toi et sur les gens bons et purs de ta maison. Que la paix soit sur toi et sur tes femmes pures, mères des Croyants. Que la paix soit sur toi et sur tous tes Compagnons. Que la paix soit sur toi et sur tous les serviteurs pieux d’Allah. Qu’Allah t’accorde une récompense meilleure que celle qu’Il a accordée à n’importe quel autre prophète ou messager pour sa Communauté. Qu’Allah prie pour toi à chaque fois que t’évoquent les Croyants et négligent de t’évoquer les distraits.
Je témoigne qu’il n’y a point d’autre divinité qu’Allah et que tu es Son serviteur, Son prophète et son meilleure et honnête créature. Je témoigne que tu as transmis le Message, tu as remis le dépôt, tu as conseillé à la Communauté et tu as fait de ton mieux pour que la parole d’Allah ait le dessus ».
« as-salâmu `alyka yâ rasûla Allah, as-salâmu `alyka yâ nabî Allah, as-salâmu `alyka yâ habîbu Allah, as-salâmu `alyka yâ khîratu khalqî Allah, as-salâmu `alyka yâ safwatul Allah, as-salâmu `alyka yâ saydu al-mursalîn wa khâtamu an-nabîyyin, as-salâmu `alyka yâ qâ'idu al-ghurî al-muhadjalîn, as-salâmu `alyka wa `ala 'ahlî baytîka at-tâhyrîn, as-salâmu `alyka wa`ala 'azwâdjîka at-tâhirât 'umahâtul-mû'minîn, as-salâmu `alyka wa `ala 'ashâbîka 'adjma`în, as-salâmu `alyka wa `ala sâ'irî `ibâd Allahî as-sâlihîn, djazâka Allahu yâ rasûla Allahî 'afdhala mâ djazah nabyan wa rasûlan `an 'umatîh, wa sala Allahu `alayka kulamâ dhakaraka adh-dhâkirûn wa ghafila `an dhykrika al-ghâfilûn.
'ach-hadu 'an lâ 'ilaha 'ila Allah, wa 'ach-hadu 'anaka `abduh wa rasûluh, wa 'amînuh, wa khyratuhu mîn khalqîh, wa 'ach-hadu 'annaka qad balaghta ar-risâla, wa 'adayta al-'amâna wa nasahta al-'ummah wa djâhadta fîl Allahî haqa djihâdîh »
(Quiconque ne trouve pas le temps ou est incapable de mémoriser ces mots, qu’il dise certaines de ces formules).
Au cas où quelqu’un lui aurait demandé de saluer l’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui) de sa part, qu’il dise : « Que la paix soit sur toi ô Envoyé d’Allah de la part d’Untel fils d’Untel ».
« as-salâmu `alyka yâ rasûlu Allahî mîn fulân ibn fulân ».
Ensuite, il recule vers sa droite de la distance d’une coudée pour saluer en ces termes le compagnon Abû Bakr le véridique (qu’Allah soit satisfait de lui) :
« Que la paix soit sur toi, ô successeur de l’Envoyé d’Allah. Que la paix soit sur toi, ô le compagnon de l’Envoyé d’Allah au sein de la grotte. Que la paix soit sur toi, ô son compagnon de voyages. Que la paix soit sur toi, ô son confident. Qu’Allah t’accorde le Bien en récompense de ce que tu as fait pour l’Islam et pour les musulmans. Seigneur ! Soyez Satisfait de lui et soyez Satisfait de nous, grâce à lui ».
« as-salâmu `alyka yâ khalyfata rasûlî Allah, as-salâmu `alyka yâ sâhibu rasûlî Allah fî al-ghâr, as-salâmu `alyka yâ rafîquhu fî al-asfâr, as-salâmu `alyka yâ amînahu `ala al-asrâr, djazâka Allahu `an al-islâmî wal-muslimîn khayran, Allahuma irda `anhu wa irda `anâ bihî ».
Puis, il se déplace de son côté droit d’une coudée pour saluer `Umar (qu’Allah soit satisfait de lui), en ces termes:
« Que la paix soit sur toi, ô Emir des Croyants. Que la paix soit sur toi, ô celui qu’Allah a appuyé la religion avec ses efforts. Qu’Allah t’accorde le Bien en récompense de ce que tu as fait pour l’Islam et pour les musulmans. Seigneur ! Soyez Satisfait de lui et soyez Satisfait de nous, grâce à lui ».
« as-salâmu `alyka yâ amîra al-mûminîn, as-salâmu `alyka yâ man ayyada Allahu bîhî ad-dîn, djazâka Allahu `an al-'islâmî wal-muslymîn khayran, Allahuma irda `anhu wa irda `anâ bihî ».
Enfin, il regagne sa première place devant la face du Prophète bien-aimé, célèbre la louange et la gloire d’Allah et implore le Prophète (paix et salut sur lui) en ces termes: « [Si, lorsqu'ils ont fait du tort à leurs propres personnes ils venaient à toi en implorant le pardon d'Allah et si le Messager demandait le pardon pour eux, Ils trouveraient, certes, Allah, Très Accueillant au repentir, Miséricordieux]. Je suis venu à toi demandant le pardon de mon péché et implorant ton intercession auprès de mon Seigneur. Seigneur ! Pardonnez-nous ainsi qu’à nos pères, nos mères, nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux ».
«[wa law annahum idh dhalamû anfusahum djâûka fâ-istaghfarû Allaha wa istaghfara lahumu ar-rasûlu lawadjadû Allaha tawâbân rahîmâ], wa qad djituka mustaghfirân li-dhanbî mutashafi`ân bika ilâ rabbî, rabbanâ ighfir lanâ wa li âbâinâ wa li-ummahâtinâ, wa li-ikhwâninâ al-ladhîna sabaqûnâ bil-imân, wa lâ tadj`al fî qulûbinâ ghîllân lil-ladhîna âmanû, rabbanâ innaka raûfun rahîm ».
Il retourne, ensuite, à Ar-Rawda et y fait autant de prières et d’invocations qu’il peut.
La visite d’Al-Baqî`, des martyrs de ‘Uhud et de la mosquée Qibâ’:
Il est préconisé de se rendre chaque jour à Al-Baqî` et notamment pendant la journée du vendredi, après avoir salué l’Envoyé d’Allah (paix et salut sur lui). En y arrivant, le visiteur dit:
« Que la paix soit sur vous, ô lieu des gens croyants. Nous vous rejoindrons, si Allah le veut. Seigneur ! Pardonnez aux morts ensevelis à Al-Baqî`. Seigneur ! Accordez Votre pardon à eux et à nous ».
« as-salâmu `alaykum dâra qawmin mû'mynîn, wa 'inâ 'in châ'a Allahu bikum lâhiqûn, Allahuma 'ighfir li-'ahlî al-Baqî`, Allahuma 'ighfir lanâ wa lahum ».
Cette visite est recommandée, vu le grand nombre des Compagnons qui y sont ensevelis, avec les gens de la maison (du Prophète), tels : Al-`Abbâs, Al-Hasan ibn `Alî, Zayn Al-`Abidîn et `Uthmân ibn `Affân (qu’Allah soit satisfait d’eux tous), ainsi que ‘Ibrâhîm, le fils du Prophète (paix et salut sur lui) et les mères des Croyants, (sauf Khadîja -qui est enterrée à La Mecque- et Maymûna -qui est enterrée à Sarf), la tante paternelle du Prophète, Safiyya, Mâliq et bon nombre de Compagnons et de Suivants.
Le visiteur doit visiter la mosquée Qibâ’ pour y faire la prière, car, le Prophète (paix et salut sur lui) avait l’habitude de se rendre à Qibâ’ en monture ou à pied, et d’y faire deux rak`a. Il sera meilleur de le faire un samedi, car le Prophète (paix et salut sur lui) avait l’habitude de s’y rendre chaque samedi.
Il lui est également préconisé de visiter les martyrs de Uhud, le jeudi, notamment le maître des martyrs, Hamza, l’oncle paternel du Prophète (paix et salut sur lui). : voir entre autre, le site : http://dalil-alhaj.com/fr.

Le Hadj dans le Coran


Allah dit dans le Coran : dans la Sourate III :
96. La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c'est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l'univers.
97. Là sont des signes évidents, parmi lesquels l'endroit où Abraham s'est tenu debout; et quiconque y entre est en sécurité.
Et c'est un devoir envers Dieu pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le pèlerinage de la Maison (Hadj). Et quiconque ne croit pas... Dieu Se passe largement des mondes.

Et il dit dans la Sourate II :

158. As Safa et Al Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés de Dieu. Donc, quiconque fait pèlerinage à la Maison ou fait l'Umra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne œuvre, alors Dieu est Reconnaissant, Omniscient.

Et dans d’autres versets :

196. Et accomplissez pour Dieu le pèlerinage et l'Umra. Si vous en êtes empêchés, alors faite un sacrifice qui vous soit facile. Et ne rasez pas vos têtes avant que l'offrande [l'animal à sacrifier] n'ait atteint son lieu d'immolation. Si l'un d'entre vous est malade ou souffre d'une affection de la tête, qu'il se rachète alors par un Siyam(jeûne) ou par une aumône ou par un sacrifice. Quand vous retrouverez ensuite la paix, quiconque a joui d'une vie normale après avoir fait l'Umra en attendant le pèlerinage, doit faire un sacrifice qui lui soit facile. S'il n'a pas les moyens, qu'il jeûne trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit en tout dix jours. Cela est prescrit pour celui dont la famille n'habite pas auprès de la Mosquée sacrée. Et craignez Dieu. Et sachez que Dieu est dur en punition.
197. Le pèlerinage a lieu dans des mois connus. Si l'on se décide de l'accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage. Et le bien que vous faites, Dieu le sait. Et prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ò doués d'intelligence !
198. Ce n'est pas un pêché que d'aller en quête de quelque grâce de votre Seigneur. Puis, quand vous déferlez depuis ‘Arafat, invoquez Dieu, à al-Mash‘ar-al-Harâm. Et invoquez-Le comme Il vous a montré la bonne voie, quoiqu'auparavant vous étiez du nombre des égarés.
199. Ensuite déferlez par où les gens déferlèrent, et demandez pardon à Dieu. Car Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.
200. Et quand vous aurez achevé vos rites, alors invoquez Dieu comme vous invoquez vos pères, et plus ardemment encore. Mais il est des gens qui disent seulement : "Seigneur ! Accorde nous [le bien] ici-bas !" - Pour ceux-là, nulle part dans l'au- delà.
201. Et il est des gens qui disent : "Seigneur ! Accorde nous belle ici-bas, et belle part aussi dans l'au-delà; et protège-nous du châtiment du Feu !".
202. Ceux-là auront une part de ce qu'ils auront acquis. Et Dieu est prompt à faire rendre compte.
203. Et invoquez Dieu pendant un nombre de jours déterminés. Ensuite, il n'y a pas de péché, pour qui se comporte en piété, à partir au bout de deux jours, à s'attarder non plus. Et craignez Dieu. Et sachez que c'est vers Lui que vous serez rassemblés.

La Umra


La 'Umra est une sunna appuyée et non une obligation pour les malikites et hanafites (et une fois dans la vie).
Elle se fait exactement comme le Hadj sauf que après le Sa’ay on fait le raccourcissement ou le rasage des cheveux et c’est fini.
Dans la 'Umra il n’y a pas de station à ‘Arafa ni campement à Muzdalifa ni le fait de passer les nuits à Mina ni lapidation car tout cela est spécifique uniquement au Hadj.
La ‘Umra se compose tout simplement donc de l’Ihrâm, puis du Tawâf, puis du Sa’ay et enfin du raccourcissement ou le rasage des cheveux. Pour tous ceux là, les mêmes modalités et conditions du Hadj déjà vu s’appliquent.
Pour celui qui est à la Mecque, son Miqât est le Hill et il lui est préférable de se sacraliser du « Tan’îm » (la mosquée de notre mère Aïsha que Dieu l’agrée).
La ‘Umra peut se faire librement à tout moment de l’année, elle est préférable au mois Ramadan.


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