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Doctrine Malikite


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Ibn 'âshir: "L'essentiel de la religion musulmane: Tawhîd, Fiqh et spiritualité, 2éme édition"


(Al-murshid Al-mu'în 'alâ Ad-Darûrî Min 'Ulûm ed-Dîn d'Ibn 'âshir)

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d'Ibn Abî Zayd Al-qirâwânî

Biographie:

L'Imam Mâlik - Sa vie et son époque, ses opinions et son fiqh d'Abou Zahra aux éditions Al-qalam


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Et de l'édition Selsabil SELSABIL

Makrûhât As-salât



Les Choses détestables pendant la prière (Makrûhât, Makrûh) ne rendent pas la prière invalide.

Ibn ‘âshir cite 16 Makrûh et qui sont:

1.2. Réciter le Ta‘awwudh (a'ûdhu billâhi mina ash-sahytâni ar-rajîm) et/ou la Basmala (Bismillahi ar-rahmâni ar-rahîm) avant de commencer la Fâtiha ou la Sourate (dans la prière obligatoire) :
En effet il y a divergence entre les savants pour considérer la Basmala comme un verset de la Fâtiha ou de chaque Sourate (à l'exception de la sourate 9) ou uniquement un verset de la Sourate An-naml (le verset: 30). Voir le détail et les preuves en note de bas de page [1].
Ce qui est sûr, établi et connu et qui fait unanimité c'est que la Basmala est un verset de la Sourate An-naml (le verset: 30).

3. Réciter le Coran en position d'inclinaison (rukû') ou de prosternation (sujûd). Sauf si dans le sujûd il entend (veut) par cette récitation supplier Dieu (Du’â) avec des versets de Du’â (comme le verset 8 de la Sourate III) là c'est autorisé sans karâha.

4. Se prosterner sur l’habit: (poser le front ou les mains sur la partie du vêtement que l’on porte, comme le coin d’une manche ou le bout du turban) (sauf s’il y a une nécéssité comme à cause du froid la personne met les mains dans les manches)

5. Se prosterner sur le volume du turban (s'il n'est pas très épais, sinon si cela est trop épais: il refera sa prière) ; on rapporte de Mâlik dans la Mudawwana : pour celui qui prie avec son turban (‘amâma) : je préfére qu’il dévoile sur son front pour qu’une partie du front touche le sol (la terre) ; mais s’il se prosterne sans dévoiler sur son front : je déteste cela mais cela n’invalide pas la prière. Ibn habîb ajoute : si le volume est de deux couches (ta’sîbatayn) ou moins : il ne refera pas la prière (cela est détestable seulement) mais si le volume (qui fait obstacle au front) est trop épaix : il refera sa prière.

6. Se prosterner sur les manches ou que les mains soient à l’intérieur des manches dans la prosternation. (voir: 4)

7.et 8. Porter quelque chose dans sa bouche ou dans ses manches (il faut donc éviter cela pour garder la présence et la concentration dans la prière). Par contre si cette chose (dans la bouche) empêche de prononcer les lettres (et de bouger la langue) : la prière devient invalide : car il n’aura pas pu prononcer la Fâtiha et les autres piliers oraux de la prière.

9. Penser (méditer) (aux choses de ce bas monde) à tout ce qui s'oppose à la bonne présence (humilité) dans la prière (explication: si cela dure mais qu'on reste conscient de ce qu'on fait dans la prière(c-à-d :on maîtrise les actes de la prière) ceci est détestable), il faut faire de son mieux pour faire le vide(des choses de ce monde) avant d'entrer dans la prière.

10. Al-'abath: Le fait de se toucher (agiter) les habits, la montre, la bague, la barbe…(Cela montre une distraction et une absence d’humilité (Khushû‘a) dans la prière)

11. Se tourner (tourner la tête par exemple) (sans une nécessité).(les pieds doivent obligatoirement rester en direction de la Qibla).

12. Les invocations (Du‘â) dans la récitation (en position debout après la Sourate ou la Fâtiha) et aussi pendant l’inclinaison (Rukû’) (pour la prosternation (Sujûd) au contraire, il est préférable de prier Dieu et lui demander Ses bienfaits pour ce monde et pour l’autre).

13. Entrelacer les doigts: mise des doigts d'une main entre les doigts de l'autre main (Tashbîk al-asâbi').

14. Claquer(craquer) les doigts (farqa'at al-asâbi').

15. Fermer les yeux (sauf s'il a peur d'être perturbé par quelque chose dans sa prière).

16. Poser les mains sur les côtés ou la taille (At-takhassur).

On peut citer d’autres makrûhât comme le fait de faire le Du’â en langue non arabe dans la prière pour celui qui peut parler (utiliser) l’arabe[2].


Notes:

[1] A propos de la Basmala:
Allah dit dans le hadith qoudsi : « J'ai divisé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties et Mon serviteur aura ce qu'il demande. »
Ainsi, quand le serviteur dit : ' Al-Hamdulillahi Rabb-il-'Âlamîn ', Allah dit : ' mon serviteur m'a loué. '
Et quand il dit : 'Ar-Rahmân-ir-Rahîm ', Allah dit : ' mon serviteur m'a glorifié. '
Et quand il dit : 'Maliki-yawm-id-Dîn ', Allah dit : ' mon serviteur m'a honoré. '
Et quand il dit : ' Iyyâka Na'bdu wa Iyyâka Nasta'în ', Allah dit : ' ceci est entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu'il demande. '
Et quand il dit : ' Ihdinas-Sirât-al-Mustaqîm. Sirâta-alladhîna an'amta ' alayhim. Ghayril-Maghdûbi ' alayhim wa la Dâllîn ', Allah dit : ' ceci est pour Mon serviteur, et pour Mon serviteur ce qu'il demande. » [Rapporté par Muslim]

Les malikites se basent sur ce hadîth entre autre pour dire que la Basmala est détestable dans la récitation de la prière obligatoire : ce hadîth montre l’absence de Basmala avant la Fâtiha dans la prière obligatoire…

Deuxième Hadîth :
Anas Ibn Mâlik (que Dieu l’agrée) a dit : « j’ai prié derrière le Prophète (paix et salut sur lui) puis dérriére Abû Bakr puis Omar puis ‘Uthmân et il commençait tous la récitation avec « Al-Hamdulillahi Rabb-il-'Âlamîn » sans « Bismillahi Ar-rahmâni ar-rahîm » ni au début de la Fâtiha ni à sa fin.(Rapporté par Muslim dans le Livre de la Salât : bâbu hujjatu man qâla lâ yujharu bi al-basmala (preuve de ceux qui disent de ne pas prononcer la Basmala à voix haute)).

Enfin il a été prouvé que les gens de Médine ne récitaient pas la Basmala à voix haute dans la prière (on sait que les actes des gens de Médine sont considérés comme une preuve dans l’école de l’Imâm Mâlik) : voir tartîb al-madârik du qadi ‘Iyâd : tome I page 48.

Voir aussi pour le détail des avis sur ce sujet: "Bidâyat Al-Mujtahid" d'Ibn Rushd tome I page 173.


[2] Ibn 'Abidîn a rapporté du grand savant Al-qarâfî que du moment où le fidéle sait ce qu'il dit en langue non arabe: le du'a en cette langue est autorisé dans la prière comme en dehors.
Ad-dasûqî a rapporté aussi un avis similaire.
Selon la Mudawwana de Suhnûn une des principales références du Fiqh de notre école:
« Mâlik déteste le fait de faire les du'â dans la prière avec une langue non arabe. »
Celui qui ne peut pas faire les Du'â en arabe, il lui est autorisé de les faire dans sa langue, celui qui peut les faire en arabe lui est détestable (makrûh) de les faire en d'autres langues.
Evidemment les fondements de la prière (comme la Fâtiha) sont faits exclusivement en arabe...Il y a évidemment du détail pour celui qui ne peut pas...





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